Mopti

  • Mali : Deux soldats maliens tués et sept autres blessés dans une embuscade

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    ATT.E.B.

    Deux soldats maliens ont été tués et 7 autres blessés dans une embuscade dans la région de Mopti, au centre du Mali, a fait savoir l'armée malienne dans un communiqué.

    L'embuscade à eu lieu mardi 23 février 2021 vers 14h "sur la RN6 à 32 km environ au nord-est de Sévaré", a précisé le communiqué.

    "Une mission FAMa de la 53ème Compagnie d’Intervention Rapide (CIR), quittant Sévaré pour Konna, est tombée dans une embuscade tendue par des Groupes Armées Terroristes (GAT)", a indiqué la même source.

    "Le bilan provisoire est de, côté FAMa, 2 morts et 7 blessés. Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional Somino Dolo de Sévaré", a ajouté le communiqué des forces armées maliennes, faisant savoir également que des renforts terrestres et aériens ont été déployés sur le lieu de l'embuscade.

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont récurrents, notamment dans le centre du Mali et la région des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

    Le Mali a basculé dans l'insécurité depuis 2012 et, malgré le déploiement de forces régionales et internationales, la situation ne s'est pas stabilisée.

  • Mali : l'armée neutralise quatre terroristes au centre du pays

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    ATT.E.B.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé quatre terroristes dans le Macina, région de Ségou, au centre du Mali.

    "Hier aux environs de 23h30 (22h30 GMT), les FAMa du check-point à la sortie du Macina dans le secteur 5 de l'opération Maliko, ont énergiquement réagi à une attaque des Groupes armés terroristes (GAT).

    Les assaillants étaient à bord d'un pick-up et de motos", a annoncé l'armée malienne dans un communiqué publié sur sa page Twitter.

    "Suite à cette riposte, quatre terroristes ont été neutralisés par les FAMa et deux pistolets mitrailleurs (PM) ont été récupérés", a ajouté la même source, précisant que les FAMa n'ont enregistré aucune perte en vie humaine et aucun dégât matériel.

    L'opération "Maliko" avait été lancée en janvier dernier par le gouvernement malien, avec pour mission "d'affirmer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans les régions de Gao, Tombouctou, Menaka, Ségou, Taoudeni, Mopti et Kidal".

    Depuis 2012 le Mali fait face à des attaques attribuées à des groupes terroristes.

    Au départ concentrées au nord, ces attaques se sont progressivement étendues à des régions du centre et du sud du Mali où se sont retranchés des combattants des groupes terroristes fuyant les offensives des forces armées maliennes et étrangères déployées au Mali.

  • Mali : La France annonce une frappe sur des dizaines de jihadistes, des villageois parlent de victimes civiles

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    Plusieurs personnes ont été tuées dimanche dans le centre du Mali, l'armée française disant mardi avoir frappé des dizaines de jihadistes tandis que des villageois et une association locale parlaient de civils atteints par un appareil non-identifié lors d'un mariage.
     
    Les messages ont proliféré sur les réseaux sociaux depuis dimanche sur les évènements survenus dans le village de Bounti, dans le centre du Mali, un des principaux foyers de violence de cette région plongée dans la tourmente. Des villageois interrogés par l'AFP ont évoqué des tirs venus d'un hélicoptère non-identifié selon eux lors d'un mariage. Ils ont évoqué jusqu'à une vingtaine de morts.
     
    L'état-major français a réfuté ces dires. Une patrouille d'avions de chasse a "neutralisé" des dizaines de jihadistes préalablement repérés après une opération de renseignement de plusieurs jours, a-t-il indiqué à l'AFP. "Les informations relatives à un mariage ne correspondent pas aux observations effectuées", a-t-il dit.
     
    Le silence observé jusqu'alors par les autorités civiles et militaires maliennes ainsi que les forces armées françaises a laissé le champ depuis dimanche à un flot de spéculations, très difficilement vérifiables dans une zone éloignée dont l'accès est rendu très compliqué par la présence réputée forte des jihadistes.
     
    Les opérations offensives aériennes au Mali sont essentiellement le fait de l'armée malienne et de la force française Barkhane. Des villageois joints sur place ont rapporté une frappe d'hélicoptère en plein jour semant la panique dans une foule assemblée selon eux pour des noces. Cela "a été le sauve-qui-peut. Je me suis retrouvé en brousse mais j'ai perdu deux frères", a dit Ahmadou Ghana. En tout, 19 personnes ont été tuées et plusieurs autres gravement blessées, a-t-il ajouté.
    "Nous avons été surpris par l'intensité de la frappe. L'hélicoptère volait très bas, au point qu'on croyait qu'il allait survoler le village", a abondé Mady Dicko.
     
    Dès dimanche, Tabital Pulakuu, une association pour la promotion de la culture des Peuls, une des ethnies maliennes, a fait état d'une "frappe aérienne (ayant) coûté la vie à une vingtaine de personnes civiles au moins" au cours d'un mariage.
     
    "Il ne peut y avoir de doutes et d'ambiguïté, il n'y avait pas de mariage. C'est une frappe menée après un processus particulièrement formel et multipartite sur un groupe armé terroriste pleinement identifié, après un recoupement d'informations, des attitudes, une posture, sur une zone caractérisée", a dit à l'AFP une source militaire française proche du dossier.
     
    La région de Mopti, où se trouve Bounti, à quelque 600 kilomètres de la capitale Bamako, est l'un des principaux foyers des violences parties du nord en 2012 et qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

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  • Mali : Derniers incidents sécuritaires

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    Les djihadistes subissent des pertes dans la zone de Koro
    L'armée malienne a annoncé ce soir qu'elle avait infligé de lourdes pertes à des hommes armés à moto, présumés djihadistes, lors d'une opération militaire ce dimanche, près du village de Karokaro, dans la zone de Koro, région de Mopti, au centre du pays.
     
    Frontière nigérienne/malienne
    Au moins huit personnes, dont quatre civils, ont été tuées dans des affrontements qui ont eu lieu ce dimanche, entre des hommes armés présumés combattants de l'Etat islamique et des habitants d'un village, à la frontière nigérienne/malienne.

  • Mali : L'armée neutralise une dizaine de terroristes au centre du pays

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    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé, samedi 26 décembre, avoir neutralisé une dizaine de terroristes, en riposte à une attaque menée jeudi contre un convoi de l'armée dans la région de Mopti, au centre du Mali.
     
    "Un convoi des FAMa a fait, le jeudi 24 décembre 2020, l'objet d'une attaque par des terroristes entre Dinangourou et Mondoro", a rapporté le site d'information de l'armée malienne.
     
    Bénéficiant d'un appui aérien, le détachement des FAMa de Mondoro a riposté, neutralisant une dizaine d'assaillants, a ajouté la même source, précisant qu'aucune victime n'est à déplorer dans les rangs de l'armée malienne.
     
    La localité de Mondoro est située dans le cercle de Douentza et la région de Mopti, dans le centre du Mali.
     
    Depuis 2012 le Mali est secoué par des attaques menées par des groupes terroristes basés dans sa partie Nord. Sous la pression des forces maliennes et des forces étrangères, ces groupes se sont éparpillés dans le sud et le centre du pays où ils continuent à mener des attaques visant aussi bien des objectifs militaires que des populations civiles.

  • Mali : huit civils tués dans le centre, près de Bandiagara

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    Att.E.B.

    Au moins huit civils ont été tués, mardi, lors d'une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés près de la localité de Bandiagara (photo ci-dessus), dans le centre du Mali..

    Les huit civils ont été tués lors de l'attaque d'un bus de transport en provenance de Mopti. Deux bébés figurent parmi les victimes.

    Aucune partie n'a revendiqué l'attaque et aucune déclaration officielle n'avait été faite, mercredi à 16h GMT.

    Cette attaque est la deuxième du genre perpétrée dans la même zone en l'espace d'un mois.

    Il y a trois semaines, un autre bus de transport avait été attaqué par des hommes armés. Au moins treize civils avaient été tués dans cette attaque.

    Le Mali fait face, depuis 2012, à des attaques menées par des groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à Daech au Sahel.

    Concentrées dans un premier temps dans le Nord du pays, ces attaque ont progressivement atteint le centre du Mali.

    Lien permanent Catégories : Bandiagara, MALI, Mopti 0 commentaire
  • Mali : chaos dans le pays entre protestations et attaques armées

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    Un groupe d'hommes armés a tué au moins 12 habitants lors d'une série de raids contre sept villages Dogons situés dans la région de Mopti, au centre du Mali, le jeudi 16 juillet.
    "Parmi les morts, 10 sont des hommes qui travaillaient la terre", a déclaré un responsable local, Ali Dodo, à l'agence de presse Reuters. "Cela signifie que les attaques ont pour but d'empêcher les habitants de cultiver leurs champs", a-t-il ajouté.
    A Bamako, la capitale, les médiateurs de certains pays d'Afrique de l'Ouest discutent avec le gouvernement de la manière de mettre fin aux protestations contre le président, Ibrahim Boubacar Keita.
    L'ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, est arrivé à Bamako à la tête d'une délégation du bloc régional d'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO. Les représentants ont rencontré le président Keita et devraient discuter avec les dirigeants de l'opposition et la commission électorale. Les discussions doivent porter sur les stratégies à adopter pour mettre fin aux violents affrontements entre manifestants et les forces de sécurité, qui ont provoqué la mort d'au moins 11 personnes jusqu'à présent. "Avec votre coopération et celle des personnes de bonne volonté qui veulent résoudre le problème, j'espère que la crise prendra fin", a déclaré Jonathan le jeudi 16 juillet.
    La semaine dernière, M. Keita a promis de s'engager à mettre en œuvre les recommandations formulées par une précédente délégation de la CEDEAO arrivée dans le pays en juin. Parmi les demandes figurait une invitation adressée au gouvernement malien à "reconsidérer" les résultats des dernières élections législatives.
    Les protestations témoignent de la frustration générale face aux attaques croissantes des groupes armés et aux nombreuses violences interethniques. Keita, qui est au pouvoir depuis 2013, a promis de rencontrer des représentants de différents partis dans le but d'"apaiser la situation politique". Cependant, la coalition d'opposition, composée de chefs religieux, de politiciens et de personnalités de la société civile, a déclaré que le président semblait "ignorer les demandes" du mouvement. Il s'agit notamment de la dissolution du parlement et de la formation d'un gouvernement de transition capable de répondre aux besoins de la population. "Le mouvement réitère sa détermination à obtenir par des moyens légaux et légitimes la démission définitive du chef de l'Etat", souligne la déclaration du M5-RFP.
    La lenteur des réformes politiques, la crise économique, le manque de financement des services publics et la perception largement partagée d'une corruption rampante dans les sphères du pouvoir alimentent le sentiment anti-Keita. Le président a d'abord cherché à adopter une position conciliante, en favorisant la formation d'un gouvernement d'union nationale, lors d'un discours à la nation le 14 juin. Les manifestants ont cependant rejeté l'offre, appelant au remplacement de toute la classe dirigeante actuelle.
    Les protestations ont éclaté début juin, après que les résultats des élections législatives aient donné la victoire au parti lié au président, le Groupement pour le Mali (RPM). Le deuxième tour des élections s'était déroulé le 19 avril, en pleine pandémie de coronavirus, et enregistré l'un des taux de participation les plus faibles de l'histoire du Mali, avec environ 35 %. Le premier tour de scrutin, reporté pendant un certain temps, avait eu lieu le 29 mars. Les deux tours de scrutin ont été marqués par l'insécurité et entachés par des enlèvements, des pillages et des attaques aveugles contre les citoyens qui sont allés voter. Les incidents se sont produits principalement dans les régions du nord et du centre. De nombreux enlèvements et assassinats ont eu lieu, malgré le déploiement de quelque 1 600 observateurs indépendantsLes élections ont également été entachées par des pillages de bureaux de vote. C'est la première fois depuis 2013 que les citoyens du Mali ont pu voter pour élire de nouveaux députés à l'Assemblée nationale après plusieurs reports.