Mohamed Idriss Deby

  • Tchad : Conflit intercommunautaire à Abéché : le bilan s’alourdit à 27 morts

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    Des violences intercommunautaires se sont produites dimanche 19 septembre 2021 à Tiyo, un village situé à une trentaine kilomètres d'Abéché dans la province du Ouaddai. Un dernier bilan fait état de 27 morts et quatre blessés, selon le ministre tchadien de la Justice, Mahamat Ahmat Alhabo.

    « Hier c’était Moito, aujourd’hui c’est Abeché, le conflit foncier continue à tuer. Pour des lopins terre, les Tchadiens s’entretuent ! 27 habitants des villages Kidji-Mira et Tiyo sont morts ce dimanche 19 septembre. Ils se disputent une superficie de 25 Km2 environ », a affirmé lundi soir, le ministre de la Justice à la télévision nationale tchadienne.

    Afin de constater de visu ce qui c’était passé, une délégation composée notamment du ministre en charge de la Défense, Daoud Yaya Brahim, du ministre de la Sécurité publique, Souleyman Abakar Adam et du ministre de la Justice, Mahamat Ahmat Alhabo s'est rendue lundi à Abéché, dans la province du Ouaddaï, à bord d’un hélicoptère militaire.

    Le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby Itno, a lui aussi présenté ses condoléances aux familles éplorées tout en appelant la justice à faire son travail.

    « Face à cette barbarie d'un autre temps, le Gouvernement a dépêché sur place plusieurs ministres pour prendre toutes les mesures qui s'imposent afin que les criminels à l'origine de ce bain de sang soient sévèrement punis conformément à la loi », a annoncé dans un tweet, le président du Conseil militaire de transition du Tchad.

  • Tchad : La France "ne laissera jamais remettre en cause la stabilité et l'intégrité du Tchad"

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    "La France ne laissera jamais personne, ni aujourd'hui, ni demain, remettre en cause la stabilité et l'intégrité du Tchad", a promis vendredi le président Emmanuel Macron aux funérailles d'Idriss Déby Itno, tué au front par des rebelles et remplacé par une junte militaire dirigée par son fils.

    "Cher Président, cher Maréchal, cher Idriss (...) vous avez vécu en soldat, vous êtes mort en soldat, les armes à la main", a déclaré M. Macron en préambule. "La France sera également là pour faire vivre la promesse d'un Tchad apaisé", a-t-il poursuivi, en appelant le Conseil Militaire de transition (CMT) dirigé par le jeune général Mahamat Idriss Déby, qui a promis des "élections libres et démocratiques dans 18 mois", à promouvoir la "stabilité, l'inclusion, le dialogue, la transition démocratique".

  • Tchad : Les rebelles tchadiens menacent les dirigeants participant aux funérailles de Déby

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    Le front rebelle, connu sous le nom d '«Accord pour le changement au Tchad», a menacé tous les chefs d'État et de gouvernement qui viendraient assister aux funérailles du président tchadien, Idriss Deby.

    Les obsèques devraient avoir lieu vendredi 23 avril, deux jours après que la télévision tchadienne ait annoncé la mort de Deby, suite aux blessures reçues lors de sa participation aux combats contre le front rebelle dont l'objectif est de renverser le régime.

    Parmi ceux qui ont annoncé leur présence aux funérailles figurent le président français ; Car la France est un allié proche du Tchad, d'autant plus que ses forces participent avec l'armée tchadienne à la confrontation des groupes terroristes dans la région sahélienne de l'Afrique.

    Et il y a aussi des rapports non confirmés sur la présence de responsables de pays voisins tels que la Côte d'Ivoire, le Soudan, la Mauritanie, le Mali et le Congo.

    L'opposition refuse d'accepter Deby Jr.
    Le Front a également refusé, dans un communiqué, que Mohamed Idriss Déby, succédant à son père, dirige temporairement le pays jusqu'à la tenue des élections présidentielles qui doivent se tenir dans 18 mois. "Le Tchad n'est pas une monarchie, et il ne peut y avoir aucune délégation ni transfert de pouvoir entre membres de la famille dirigeante du pays", indique le communiqué.

    Une charte de transition publiée sur le site de la présidence tchadienne a annoncé que le général Mohamed Idriss Déby, chef du Conseil militaire de transition, qui a été mis en place mardi à la suite du décès de son père, Idriss Déby, assumera les fonctions de président de la République. 

    Le général Mohamed Idriss Déby (37 ans), officier de l'armée, dirige la direction générale du service de sécurité des institutions de l'Etat, connu des Tchadiens sous le nom de garde présidentielle.

    La région du massif du Tibesti, près de la frontière avec la Libye, est le théâtre depuis des années d'affrontements continus entre l'armée tchadienne et les rebelles. Les affrontements les plus féroces ont eu lieu en 2019 lorsque l'armée de l'air française a bombardé, à la demande du gouvernement tchadien, les rebelles qui avançaient dans l'une de leurs tentatives pour renverser Idriss Deby.

     

  • Tchad : Les rebelles jurent de liquider, le fils du président Deby 

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    Les rebelles tchadiens ont juré d'isoler et d'éliminer Mohamed Eby, alias Kaka, le fils du président décédé, Idriss Deby, qui a pris la direction du pays, quelques heures après la réouverture des frontières, et alors que la Libye a annoncé des mesures de sécurité à la frontière commune.

    Les rebelles armés ont menacé d'isoler son fils, Muhammad Idris Déby, qui a été installé comme président à la tête du conseil militaire de transition, tandis que les principaux partis d'opposition du pays ont condamné ce qu'ils ont qualifié de «coup d'État institutionnel», protestant contre la prise de pouvoir du  fils du président.

    Trente partis politiques de l'opposition démocratique ont appelé à une transition menée par les civils grâce à un dialogue. Quant aux rebelles, ils ont menacé de déposer le fils du président , après qu'il ait été choisi comme chef par intérim, soulevant le spectre d'une violente lutte pour le pouvoir.

    Les rebelles seraient aux portes de N'Djamena
    Il y avait une incertitude tôt ce matin sur la distance séparant la colonne rebelle de N'djamena, une ville d'un million d'habitants, et si l'armée resterait fidèle à Muhammad Deby Itno après la mort de son père.

    Tard dans la soirée de mardi, le groupe rebelle a annoncé que ses forces «se dirigeaient vers N'djaména». "Il ne peut y avoir de transfert de pouvoir entre les familles dirigeantes de notre pays", a déclaré un communiqué publié par le groupe connu sous le nom de Front de l'alternance et de la concorde (.

    Conseil militaire de transition
    Il est à noter que le général Mohamed Idriss Déby, âgé de 37 ans, qui occupe également le poste de "commandant suprême des forces armées", a annoncé hier, sur le site Internet de la présidence, la formation d'un conseil militaire de transition dirigé par lui, indiquant qu'il assumerait la présidence selon une charte de transition.

    Il a également nommé par décret 14 généraux très proches de son père assassiné au conseil de transition chargé d'organiser la transition du pouvoir pour une période de 18 mois jusqu'aux «élections libres et démocratiques».

     

  • Tchad : Le Conseil militaire de transition transmet tous les pouvoirs au  fils d'Idriss Deby 

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    Le Conseil militaire de transition a annoncé ce mercredi matin sa charte de transition prévoyant de transmettre tous les pouvoirs  entre les mains du chef de son conseil, le fils du président défunt Deby, Mohamed Idriss Deby.

    La charte n'a pas précisé si les membres du conseil militaire avait le droit de se présenter aux prochaines élections. Elle a aussi annoncé que le Conseil militaire, selon l'article 35 de la charte,  est l'organe suprême pour gérer la période de transition qui a une durée de 18 mois et qui pourra être renouvelée une fois, après l'approbation des deux tiers des membres. Pendant cette période, le président du conseil militaire exercera les pouvoirs du président de la République.

    La rébellion refuse de reconnaitre le Conseil Militaire de Transition
    Le Front d'alternance et de la concorde au Tchad (FNCT) refuse de reconnaître le Conseil militaire de transition, dirigé par le fils du défunt président, et déclare que "le Tchad n'est pas un royaume". Il annonce se diriger vers la formation d'un autre conseil pour diriger l'État.