Mleiha

  • 16 septembre : Guerres du Moyen Orient

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    Lourde responsabilité occidentale dans l’émergence du califat islamique
    On peut aujourd’hui affirmer que l’administration américaine porte une lourde responsabilité dans l’émergence d’un califat islamique. Le blogger NotGeorgeSabra a clairement expliqué pourquoi :
    - Quand les rebelles syriens semblaient gagner la guerre, en 2011 et 2012, l’administration américaine et la CIA ont imposé un blocus sur les livraisons à la rébellion d’armes lourdes. Barak Obama préférant une solution politique négociée pour mettre un terme au conflit et ne voulait pas permettre à la rébellion de gagner.
    - Cette stratégie a fonctionné au-delà de toute espérance et les rebelles ont commencé à perdre leur momentum, permettant à l’armée d’Assad de se regrouper. Puis, grâce à une aide massive de l’Iran, et aussi de la Russie, elle a repris son offensive contre la rébellion, la bousculant dans de nombreuses régions. Devant la dégradation de la situation des rebelles, les Etats-Unis et certains de ses alliés ont alors autorisé les livraisons d’armes lourdes. Mais pas de missiles sol-air Manpads. Ceci aurait pourtant été la seule arme capable de mettre un terme à la campagne de bombardement à l’aide de barils de poudre entreprise par les hélicoptères et les avions du régime syrien. Et même ces Manpads n’auraient pas été efficaces contre les vols à haute altitude des avions de chasse assadistes.
    - A partir du début de 2014, il faut se rendre à l’évidence. L’armée syrienne libre est non seulement menacée par l’armée assadiste, mais aussi par un nouvel acteur sur le terrain : les jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL). Une organisation salafiste extrémiste comptant un grand nombre d’islamistes étrangers dans ses rangs. La menace a changé de genre et de dimension. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre un dirigeant exécré par les dirigeants occidentaux pour ses crimes de guerre, Bachar el-Assad, mais contre une menace terroriste qui met en ligne, jour après jour, les vidéos de ses atrocités d’un autre âge. Les Américains s’empressent, avec leurs alliés arabes, de sélectionner des brigades rebelles « dignes de confiance » pour les entraîner et les armer. D’autant plus que la Conférence de Genève II, sensée apporter une solution politique s’est soldée par un échec. L’aide occidentale va concerner 40 000 combattants rebelles environ dans les régions d’Edleb, au nord, et Deraa, au sud.
    - Trop tard, trop peu. Car, entretemps, les Jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, ont réussi à  capturer deux provinces syriennes, Deir ez-Zhor à l’est et Raqqa au nord, en chasser les autres brigades rebelles et l’armée assadiste et les transformer en véritable bastion. Puis, le 9 juin 2014, les Jihadistes de l’EI ont lancé une vaste offensive en Irak, capturant une énorme portion du territoire dans les provinces sunnites avant d’annoncer la création d’un califat islamique.
    Voilà comment la pusillanimité de dirigeants occidentaux, l’absence de vision géopolitique et de clairvoyance a créé une situation  extrêmement délicate aujourd’hui.

    Une intervention occidentale qui pourrait être vouée à l’échec
    Les Etats-Unis ont convaincu un certain nombre de pays à rejoindre une coalition internationale pour une nouvelle intervention militaire au Moyen Orient.
    Le problème de cette coalition tient au fait que les objectifs manquent de clarté, non seulement entre les participants, entre, par exemple, les Américains et plusieurs pays occidentaux, ou encore entre ces mêmes pays occidentaux et  les pays arabo-musulmans. Les uns veulent mettre un terme au pouvoir de Bachar el-Assad, les autres non. Certains veulent en finir avec un Etat irakien ou syrien issu d’un « arrangement  colonial », d’autres veulent, maintenir ces Etats dans l’inviolabilité de leurs frontières contre vents et marées. Et pour couronner le tout, les deux leaders occidentaux les plus en pointe de la lutte contre le califat, Obama et Hollande, ne sont pas des champions de la clarté et du pouvoir de décision. Chacun se souvient comment Barak Obama a renier la « ligne rouge » qu’il venait lui-même de fixer à Bachar el-Assad, seulement quelques jours avoir l’avoir décidée, provoquant une grave crise au sein de la rébellion syrienne et prenant Hollande au dépourvu, lui qui s’était précipité pour copier sa politique sur celle du président américain.
    On peut donc s’inquiéter de voir une expédition militaire débutée sans vision stratégique claire et sans un chef charismatique à sa tête.

    Front syrien

    Combats tous azimuts en Syrie
    Deir ez-Zhor
    La destruction du pont as-Siyassa (politique en arabe) sur l’Euphrate à Deir ez-Zhor est un coup dur pour le califat islamique, incapable d’approvisionner les quartiers qu’ils contrôlent dans la grande ville de l’est syrien autrement que par bateau. Les Jihadistes assiégés dans Deir Ez-Zhor se trouvent désormais en mauvaise posture.

    L’Etat islamique a évacué ses armes lourdes de Deir ez-Zhor (est syrien)
    Les califatistes se préparent à faire face aux frappes aériennes de la coalition internationale. Ils ont évacué en toute hâte leur armement lourd des positions qu’ils occupent dans la province de Deir ez-Zhor, et diminué au strict minimum le nombre de ses miliciens stationnés dans les Q.G..
    Des habitants ont dit avoir vu des convois de chars de l’EI prendre la direction de l’Irak. La plupart des miliciens qui ont prêté allégeance au califat se sont mis à l’abri. Ils ont ordonné aux habitants de Deir ez-Zhor de rester sur place, sans doute pour servir de boucliers humains en cas de raids aériens.
    Dans le même temps, les accrochages se poursuivent entre les Jihadistes et l’armée d’Assad autour de l’ancien aéroport de Deir ez-Zhor, provoquant la mort de plus de 40 Salafistes.
     
    Qalamoun (près de la frontière libanaise : pertes importantes du Front al-Nosra
    La branche armée d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, aurait subi des pertes importantes dans la région du Qalamoun. Un de ses chefs militaires, connu sous le pseudonyme d’Abou Omar al-Homsi  aurait été tué au cours des combats
    Les pertes les plus importantes ont eu lieu dans le jurd de Flita, un village syrien du Qalamoun situé à proximité immédiate de la frontière libanaise. Un groupe de combattants du Front al-Nosra, qui tentait de progresser en direction de positions militaires de l’armée syrienne  est tombé dans une embuscade formée par des pièges explosifs. Des accrochages violents s’en sont suivis et des dizaines de miliciens auraient péri. 

    Edleb (nord syrien)
    Les Jihadistes du front al-Nosra livrent également une bataille sans merci à l’ouest du gouvernorat d’Edleb contre la milice du Front des révolutionnaires de Syrie (FRS), qu'ils accusent d’avoir exécuté il y a quelques jours un de leurs responsables de nationalité jordanienne, Abou Machari. Il en aurait résulté un nombre important de tués et d’enlèvements de part et d’autre dans la province de Jisr al-Choghour.
    Il n’y a pas si longtemps, le Front al-Nosra et le Front des Révolutionnaires Syriens, un groupe très bien armé, combattaient ensemble contre l’armée d’Assad. Mais les relations se sont détériorées depuis peu.
    Pendant ce temps, l’armée assadiste poursuit sa progression dans la province de Hama et s'est emparée du village al-Jadidat, ainsi que de Tal al-Milh
     
    Alep
    Des combats se poursuivent entre les Jihadistes du Califat islamique (Daesh) et le Front islamique, un groupe rebelle armé et financé par l’Arabie saoudite. Huit Jihadistes de l’Etat Islamique (Daesh) auraient été mis hors de combat. Les combats opposent également les califatistes à l’armée d’Assad.  Quelques 25 Jihadistes du califat auraient perdu la vie, la plupart étant des étrangers. Ils auraient été tués au cours d’un raid de l’armée de l’air assadiste  contre un de leurs sièges secrets a proximité de la centrale thermique à l’est d’Alep.

    Damas
    La situation sécuritaire s’est à nouveau dégradée dans la capitale syrienne où des obus se sont abattus  sur deux quartiers résidentiels : la banlieue d’Assad, et Douwaylia.
    Ces bombardements à l’aide de roquettes Katioucha seraient le fait d’un groupuscule armé connu sous l’appellation «  l’Union Islamique des soldats du Levant ». Ce groupe aurait annoncé avoir lancé contre les quartiers de la capitale la deuxième phase de son opération baptisée « les missiles des soldats ». Il a déclaré vouloir pilonner, à partir du mardi 16 septembre, « la zone présidentielle dans le quartier al-Maliki» et « la région  sécuritaire et militaire dans le quartier de Mazzé ».
    Les rebelles expliquent que l’attaque est une réponse aux massacres commis par le régime :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=eAqOyDFnauA&feature=player_detailpage
    La première phase de cette campagne contre les quartiers de la capitale syrienne s’était soldée par la mort de 31 civils.
    Plusieurs quartiers de Damas font également l’objet depuis la semaine passée de tentatives d’infiltration des rebelles.
    La plus récente a été celle perpétrée lundi 15 septembre à partir du camp palestinien de Yarmouk, via les égouts, contre la région Az-Zahirat dans le quartier al-Maydane, mais l’armée aurait réussi à repousser l’attaque. Une attaque similaire avait eu lieu la semaine dernière à Dakhaniyyé à l’est de Damas. Elle aurait couté la vie au chef du sinistre département des renseignements aériens, le général Rida Hafez Makhlouf, connu sous le nom de guerre Abou Leith.
    Originaire du fief alaouite de Qardaha, dans le gouvernorat de Lattaquié, Rida Hafez Makhlouf était un proche du président syrien Bachar al-Assad       
    Les combats sont incessants dans le quartier de Jobar et à Douma où l’armée aurait réussi à faire quelques progrès. L’armée assadiste aurait découvert, du côté de la cite ouvrière d’Adra, un tunnel d’une longueur de 500 mètres de longueur et de 11 mètres de profondeur.
    Cette vidéo montre les bombardements de Douma :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=C-m2-BOb-OI&feature=player_detailpage

    Mleiha
    Cette localité située à l’est de Damas était tombée aux mains des rebelles au printemps de 2013. Elle a été reprise par l’arméee assadiste à la mi-août 2014 à l’issue d’une bataille de cinq mois. 
    Cette vidéo montre ce qu’il reste de la ville. Les artificiers sont toujours en train de désamorcer les nombreux pièges laissés par les rebelles dans la ville :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QOFXjMfXvwk

    Raqqa
    Les califatistes ont abattu un Mig de l’armée assadiste à d Raqqa, la place forte du califat islamique :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=QoNzlDnYAjM&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Front irakien

    Bagdad
    L’armée de l’air américaine a bombardé des positions jihadistes au sud-ouest de Bagdad pour la première fois depuis le début de l’opération aérienne U.S.
    Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré mardi 16 septembre 2014 que l'attaque a été lancée après que les forces irakiennes aient réclamé des secours. Au moins une position de l’EI a été mise hors de combat.
    Les avions de combat américains avaient déjà frappé des positions jihadistes à l’ouest de l’Irak la semaine dernière, ce qui a permis à l’armée irakienne de reprendre le J barrage de Haditha.
    Les bombardiers américains ont également attaqué, ce mardi 16 septembre, plusieurs positions de l’EI à proximité de Mount Sinjar, détruisant six véhicules.
    Ces nouvelles attaques portent à 162 le nombre des interventions aériennes  américaines depuis le 8 Août 2014.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • 22 juillet – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front syrien

    Les Occidentaux ont un gros problème en Syrie
    Personne ne semble savoir comment faire pour mettre un terme à la guerre civile syrienne qui a déjà fait 191 000 morts et des dizaines de millions de gens malheureux (blessés, emprisonnés, violés, torturés, réfugiés, déplacés).
    L’arrivée sur la scène syrienne des Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) puis de l’Etat Islamique (l’ancienne al-Qaïda en Irak du temps des Américains) a compliqué la situation au point que les Occidentaux pourraient être enclins à trouver que Bachar el-Assad pourrait encore avoir un rôle-clé pour faire face à la menace de l'Etat Islamique.
    Après avoir diabolisé Bachar el-Assad, les Occidentaux pourraient être contraints de renouer les contacts avec le président syrien.
    En effet, les Occidentaux, après être restés relativement indifférents à la menace représentée par les Jihadistes de l'État islamique, commencent à prendre conscience de leur dangerosité. Entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les forces de Bachar el-Assad, on ne trouve plus guère que le Front Islamique soutenu par l’Arabie saoudite et dont on ne peut pas dire qu’il défend un concept modéré de l’Islam. L’opposition démocratique que les Occidentaux appelaient de leurs vœux a été laminée en raison même des tergiversations occidentales à s'engager dans le conflit syrien. Et on ne peut que le comprendre !
    Du coup les forces de Bachar el-Assad représentent la seule alternative. C’est la seule aujourd’hui qui puisse garantir le droit des minorités alaouites, chrétiennes et druzes, un droit cher au cœur des gouvernements occidentaux. Bachar el-Assad le sait et attend patiemment qu'on lui fasse un appel du pied, soit en secret, via les services de renseignement, soit par la voie diplomatique. Une victoire de la stratégie du pouvoir syrien qui a beaucoup fait pour favoriser l'apparition des Jihadistes dans le conflit syrien, en libérant en 2012, par exemple, des Islamistes notoires des geôles syriennes et en s’abstenant pendant de longs mois de bombarder les secteurs tenus par les militants de l’Etat Islamique. 
    En attendant, un ancien général américain, le général Martin Dempsey, a suggéré le 21 août que l'armée américaine devrait élargir son théâtre d’opération et bombarder les Jihadistes de l’EI non seulement en Irak, mais aussi en Syrie. Cette suggestion a aussitôt été approuvée par le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, qui a déclaré : « regarder toutes les options "pour arrêter l'expansion de l'État islamique, comme étant le plus sophistiqué et le mieux financé parmi tous les groupes que nous avons vus jusqu’ici. »
    Cependant, ni Hagel ni Dempsey sont allés jusqu'à dire si les Américains devaient aider les insurgés syriens.

    Base aérienne militaire de Tabqa (près de Raqqa – nord syrien)
    Les médias de l’Etat syrien ont enfin rompu le silence concernant l'offensive menée par les Jihadistes de l'Etat Islamique contre les positions de l’armée d’Assad dans le nord. Citant une source militaire ils ont nié que les djihadistes soient entrés dans la base aérienne militaire de Tabqa, précisant qu’"un grand nombre de terroristes avait été anéanti". Selon la chaine de télévision libanaise hezbollahie, Al-Manar, et Al-Mayadeen, une chaîne pro-régime, toutes deux basées à Beyrouth, plus de 150 djihadistes auraient été tués.
    La base aérienne militaire de Tabqa est la dernière position majeure du régime dans la province de Raqqa après que les jihadistes aient récemment pris le contrôe d'autres bases militaires.
    L'armée syrienne riposte en utilisant au maximum sa force aérienne. Un total de 122 sorties ont été effectuées par l’armée de l’air contre les Jihadistes de l'État islamique le week-end dernier, dont 26 sur des bâtiments occupés par les Jihadistes à Raqqa même. Des missiles ont étalement été tirés sur des cibles près de la base aérienne de Tabqa  pour repousser les assaillants.
    Les soldats d’Assad auraient réussi à tendre une embuscade dans la nuit du 21 au 22 août à un nombre de 200 à 300 jihadistes, dont la moitié des étrangers. Les Jihadistes se dirigeaient vers la base de Tabqa à bord de dizaines de véhicules surmontés de mitrailleuses anti-aériennes et de canons et précédés par deux camions suicide. Plutôt que d’attendre que l’attaque ne se développe, le commandant de la base a envoyé des forces spéciales de l’armée miner un endroit où il savait que les Jihadistes devaient nécessairement passer. Il a également demandé à l’armée de l’air un support aérien. Aussi, quand les camions suicide se sont lancés contre l’entrée nord de la base de Tabqa, ils ont été détruits par le tir de trois missiles anti-char Kornet. On a identifié le second  kamikaze. Il s’agit d’un Saoudien nommé Majed al-Sahim (alias Abou Hajer).
    majed_sahim.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Jihadistes, qui se lançaient à l’assaut derrière les camions suicide ont voulu poursuivre  soit à pied, soit à bord de véhicules. Mais les défenseurs de la base ont alors déclenché les explosifs placés par les forces spéciales, tuant un grand nombre des assaillants, tandis que les bombardiers Sukhoï (utilisés pour la première fois dans la guerre civile syrienne) finissaient la besogne. Au total, 140 Jihadistes auraient été mis hors de combat. Parmi les Jihadistes de l’EI tués au cours de l’assaut figurent Abou-l-Mathna le Belge, Abou Saïf le britannique et Abou Sarah al-Ansari.

    Daech (l’Etat Islamique) aurait exécuté un de ses dirigeants pour collusion avec les Occidentaux
    Selon des comptes Twitter de l’EI, l’un de ses plus hauts responsables du mouvement jihadiste aurait été exécuté. Il était accusé d’avoir collaboré avec des services de renseignement britanniques.
    Il s’agit d’Abou Obeida le Marocain. Il occupait un poste équivalent au chef des renseignements.
    Il aurait été impliqué dans la mort d’un célèbre dirigeant d’Al-Qaïda,  Abou Khaled al-Souri qui commandait la milice Ahrar al-Cham, l’une des composantes de la coalition de milices pro saoudiennes, le Front Islamique.
    Originaire d’Alep, Abou Khaled était très proche de la sphère des dirigeants historiques d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden, son successeur Ayman al-Zawahiri, sans oublier le fondateur des « jihadistes arabes » en Afghanistan, cheikh Abdallah Azzam. Abou Khaled avait combattu en Afghanistan, en Tchétchénie, puis en Irak aux côtés de Zarkaoui, puis d’Abou Omar al-Baghdadi, le calife de l'Etat Islamique.
    Abou Khaled avait été chargé par al-Zawahiri le chef d’al-Qaïda de trouver le moyen de mettre fin à la guerre impitoyable que se livraient en Syrie les deux frères ennemis d’Al-Qaïda, Daech (alors appelé Etat Islamique d’Irak et du Levant) et le front al-Nosra.
    Il avait été tué lors d’une violente explosion qui avait ravagé son Q.G dans le quartier al-Halak à Alep.
    Sa mort avait été imputée à Daech (Etat Islamique), soupçonné d’avoir voulu se venger de la mort de son numéro deux en Syrie Haji Bakr.
    Daech lui en voulait également pour avoir intercédé en faveur du Front al-Nosra auprès de Zawahiri, ce qui avait valu à l’EI d’être désavoué par la direction d’al-Qaïda pour son engagement en Syrie, demandant aux Jihadistes de Daech de se limiter à l’Irak.

    Alep
    Alep - carte.png 
    La guerre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'armée syrienne libre (ASL), le Front Islamique, les forces du régime et l'Etat Islamique se combattent les uns les autres pour des gains territoriaux infimes
    Trois vidéos. La première montre des membres de la Brigade Noureddine al-Zanki (membre du Front islamique pro-saoudien) tirant à la mitrailleuse sur une position occupée par les soldats d’Assad dans le quartier de Salah ed-Dine :
    https://www.youtube.com/watch?v=3DR7eVyzqVA&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng&feature=player_detailpage
    Ou réalisant un coup direct contre un bâtiment occupé par les soldats d’Assad dans le même quartier :
    https://www.youtube.com/watch?v=pWY_1fdletU&feature=player_detailpage&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng
    Cette vidéo montre les destructions après un bombardement aux barils d’explosifs au cours de la nuit du 21 au 22 août du quartier d’al-Hulak :
    https://www.youtube.com/watch?v=ioQdLqfBPTM&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Ghouta orientale
    L’armée syrienne poursuit son avancée depuis qu’elle s’est emparée de Mleiha, une ville clé dans la région. Les soldats d’Assad sont parvenus à atteindre l’usine pharmaceutique Talco à Jisrine, la plus grande de Syrie.  Un haut officier de l’armée syrienne, le colonel Adnane Omrane, directeur de la direction de la défense aérienne, a perdu la vie durant les combats
    Après de laborieuses négociations, la brigade Oum al-Mou’minine a décidé de déposer les armes et de se rendre aux forces régulières. En représailles, le Front Islamique dirigé par Zahrane Allouche (pro-saoudien) a enlevé 31 miliciens de la brigade Oum al-Mou’minine, à moins qu’ils ne se soient ralliés, refusant de se rendre aux forces de Bachar el-Assad.

    Adra (banlieue de Damas)
    Adra est une cité industrielle située au nord-est de Damas, dans la Ghouta orientale. Le QG de l’armée islamique, la principale composante du Front islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) vient d’être atteint par un baril d’explosifs faisant plusieurs morts :
    Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=uEx7gf_g7d4&feature=player_embedded

    Un accord également à Qoddam
    Un autre accord de « réconciliation » entre insurgés et l’armée de Bachar el-Assad a eu lieu dans le quartier de Qoddam, au sud de la capitale syrienne. Cet accord a permis aux habitants déplacés de rentrer chez eux.
    L’accord stipule un cessez-le feu et l’installation de barrages de l’armée sur toutes les entrées du quartier. Les noms des miliciens faits prisonniers seront échangés avec ceux des soldats enlevés par les miliciens.  
    Cette vidéo montre le etour de déplacés au quartier d’al-Asali après un accord de « réconciliation » :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=w6t10nQNQ-w&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    Les retrouvailles des familles après une longue séparation :
    https://www.youtube.com/watch?v=f7XEC3kKyEw&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Qalamoun
    Quinze miliciens du Hezbollah ont été tués dans la région syrienne du Qalamoun, proche de la frontière libanaise lors de combats avec les rebelles syriens, affirme la Coalition nationale syrienne dans un communiqué publié jeudi 21 août sur son site.
    Les combats ont eu lieu dans le jurd de Fleita dans le Qalamoun, précise la Coalition, soulignant que les combattants de l'opposition syrienne ont pris le contrôle de nouveaux points dans la région.
    Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé qu'Abou Abdallah al-Iraki, un chef irakien du groupe jihadiste de l’État islamique (EI) impliqué dans des attentats suicide au Liban, avait été tué par le Hezbollah dans le Qalamoun. Plusieurs voitures piégées en provenance de Syrie avaient pu entrer au Liban via cette région, avant que celle-ni ne soit sous le quasi-contrôle du régime et du parti chiite.

    Front irakien

    Un demi-million de déplacés
    Le HCR mène actuellement une vaste opération humanitaire, qui a démarré mercredi 20 août, visant à aider un demi-million de personnes ayant fui les attaques des jihadistes dans le nord de l’Irak. Le HCR espère faire parvenir 2410 tonnes d'aide dans la région.

    700 000 déplacés au Kurdistan
    "La région du Kurdistan en Irak accueille maintenant près de 700 000 déplacés irakiens, la plupart étant arrivés début juin", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse. Mercredi, le HCR avait indiqué avoir comptabilisé quelque 600 000 déplacés irakiens dans cette même région. M. Edwards a expliqué que le HCR n'était pas en mesure de dire si les 100 000 déplacés supplémentaires correspondaient à l'arrivée de nouveaux déplacés ou s'il s'agissait de personnes déjà arrivées au Kurdistan qui avaient décidé de s'enregistrer auprès des humanitaires.
    La plupart des déplacés vivent encore dans des écoles, des mosquées, des églises, des bâtiments inachevés et ailleurs.

    Les Peshmergas kurdes tentent de reprendre la ville de Jalawla
    Les combattants kurdes ont lancé vendredi 22 août une offensive pour tenter de reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) la ville de Jalawla.
    Jalawla, située à 130 km au nord-est de la capitale irakienne et à une trentaine de km de la frontière iranienne, est une localité stratégique sur la ligne de front d'un millier de km défendue par les forces kurdes. Elle est revendiquée par les Kurdes comme faisant partie du Kurdistan, ce que refusent d’admettre les autorités de Bagdad et les fondamentalistes de l’EI.
    La ville était tombée aux mains des jihadistes le 11 août après de violents combats qui avaient fait un nombre indéterminé de morts dans les deux camps.
    "Les peshmergas (combattants kurdes) ont avancé sur Jalawla à partir de différents axes" avant l'aube, a précisé Shirko Mirwais, un responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ajoutant qu'ils avaient déjà repris plusieurs positions et isolé les insurgés.

    Vers une nouvelle guerre des mosquées ?
    En Irak, le phénomène des attaques visant mosquées sunnites ou chiites n’est pas un phénomène nouveau. La « guerre des mosquées » fait rage depuis le printemps 2013, à coups de bombes ou même d’obus de mortier. Des dizaines d’attaques avaient eu lieu avant même l’offensive éclaire des Jihadistes de l’Etat Islamique. Mais la destruction systématique des mosquées chiites dans les régions conquises par les insurgés sunnites devait fatalement raviver les tensions sectaires déjà très vives entre la minorité sunnite et la majorité chiite.
    Aujourd’hui 22 août, des hommes armés ont tiré sur des fidèles au moment de la prière du vendredi dans la mosquée sunnite Musab Omair de la région de Hamreen, de la province de Diyala, faisant au moins 70 morts et des dizaines de blessés.
    Les responsables de cette attaque ne sont pas toujours clairement identifiés. Les auteurs des attaques contre les mosquées sunnites peuvent aussi bien être le fait de milices chiites, omniprésentes à Bagdad, que des extrémistes sunnites reprochant aux fidèles de ne pas adhérer à leur vision rigoriste de l’islam.
    Mais il semble que dans ce cas, les terroristes soient des miliciens chiites. Le massacre pourrait porter un coup fatal aux efforts du nouveau premier ministre de rétablir la confiance entre les communautés sunnite et chiite. L’attaque pourrait être une réponse à la mort de  miliciens chiites tués au cours d'affrontements dans la région. Il pourrait également s’agir d’une vengeance après l’explosion d’une bombe près d’une patrouille de miliciens chiites enrôlés dans la lutte contre les Jihadistes de l’EI par le gouvernement. On a constaté, d’ailleurs, que ces miliciens chiites sont de plus en plus impliqués dans des assassinats sectaires brutaux, notamment à Bagdad.

    Front libanais

    Ersal (nord-est du Liban, à la frontière syrienne)
    La tension reste très vive dans la région d’Ersal, théâtre de violents combats entre les Jihadistes du Front al-Nosra associé aux fondamentalistes de l’Etat Islamique et les soldats de l’armée libanaise.
    On sait que l’armée libanaise avait subi un sérieux revers au début de l’affrontement. Celui avait été déclenché par l’arrestation « fortuite » d’un chef jihadiste, à un barrage de l’armée. Des soldats auraient été enlevés après avoir abandonné leurs positions sous la pression des combattants islamistes ou auraient déserté pour les rejoindre. On ne sait pas trop. Un grand nombre de questions sont soulevées néanmoins par cette affaire. Qui avait renseigné l’armée sur l’identité de ce Jihadiste, Imad Jomaa, arrêté alors que celui-ci semblait avoir pris l’habitude, depuis deux ans, de franchir les barrages de l’armée positionné dans la région d’Ersal sans être inquiété outre mesure. On prétend que le « tuyau » venait du Hezbollah, et était destiné à piéger l’armée libanaise et la forcer à se joindre au Hezbollah dans sa bataille contre les fondamentalistes sunnites. Autre question : Si ces militaires ont déserté, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette unité avait une seule couleur communautaire ? Pourquoi, enfin, est-on toujours dans l’ignorance de l’identité des déserteurs ?
    Le sort de ces prisonniers de la bataille d’Ersal est aujourd’hui l’objet d’âpres discussions entre l’association des oulémas musulmans, les Jihadistes et l’armée libanaise.
    Dernière question : Le commandement militaire libanais avait-il pris suffisamment de mesures pour protéger les militaires et empêcher l'effondrement de leurs positions durant les premières heures de la bataille, et pourquoi, par exemple, les soldats de l'armée sont restés de dix heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, sans renfort et sans que rien ne soit tenté pour leur porter assistance ?
    Il semble que peu de choses aient changé depuis cet affrontement. Le passage d’al-Hosn est toujours accessible sans aucun contrôle de l’armée libanaise aux Jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique (Daech) qui peuvent ainsi passer du Liban à la Syrie ou vice et versa.
    Aujourd’hui, les négociations pour la libération des militaires libanais sont dans l’impasse. Et le Front al-Nosra a haussé le ton et proféré des menaces à l’encontre des soldats. Accusant les négociateurs de ne pas respecter leurs promesses, ils menacent de diffuser bientôt une video dans laquelle deux  soldats libanais exhorteront  l'Etat à répondre à leurs  demandes sinon un soldat sera exécuté toutes les 48 heures. Et pour marquer sa détermination, le Front al-Nosra a chassé  les membres de l’Association des oulémas musulmans d’Ersal, «parce que l’Association  nous a trahis», a déclaré l’Emir d’al-Nosra  pour la région du Qalamoun,  Abu Malik Talli.
    Le chef du Front al-Nosra affirme avoir suffisamment fait pour montrer sa bonne volonté dans les négociations.  « Nous avons remis à la  délégation des soldats. Ensuite, nous leur avons donné encore et encore, puis nous avons remis à Cheikh Moustafa plusieurs militaires sans échange. Tous les militaires que nous avons remis en liberté sont  un signe de bonne volonté de notre part et de bonnes intentions. Paradoxalement,  l'État libanais ne nous a rien offert»,a-t-il affirmé.
    De son côté, l’Etat Islamique (Daech) cherche à gagner du temps, afin d'acheminer plus de renforts à Ersal et n'a en fait aucune  intention de négocier.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • 16 août 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    D’importantes tribus sunnites ont pris les armes contre les Jihadistes de l’EI
    D'importantes tribus sunnites ont pris les armes vendredi 15 août dans l'ouest de l'Irak contre les Jihadistes de l’EI (appelé Daech en arabe) selon des informations obtenues d’un leader tribal.
    Le soulèvement concerne 25 tribus sunnites de la province d'al-Anbar, où Daech contrôle des secteurs importants.
    Analyse :
    Le remplacement de Nouri al-Maliki par Haïdar Abadi approuvé par l’Arabie saoudite et les Américains, (tandis que l’Iran abandonnait al-Maliki), pourrait avoir donné le signal aux tribus qu’il était temps de remettre de l’ordre dans les provinces sunnites irakiennes et qu’elles devaient désormais affronter et chasser les Jihadistes (en majorité étrangers) de leur région.
    Il faut dire que l’offensive menée par les Jihadistes de l’EI commençait par poser de sérieux problèmes à l’administration Obama. Les atrocités commises récemment par les Jihadistes de l’EI contre les Chrétiens et les Yazidis, profitant du retrait brutal et inexpliqué des Peshmergas avaient projeté les Américains en première ligne. Ceux-ci se trouvaient au pied du mur et se devaient de réagir pour satisfaire l’opinion internationale et protéger le Kurdistan et accessoirement le contrat signé par la société pétrolière Exxon avec les autorités kurdes. Mais qui dit intervention, même aérienne, dit personnel au sol, ne serait ce que pour renseigner sur les cibles potentiels et régler les tirs. Or, l'opinion américaine était visiblement allergique à un déploiement de militaires au sol, si petit soit-il. C'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite semble avoir donné un ordre de partir au combat aux tribus sunnites.
    "Cette révolte populaire a été convenue par toutes les tribus souhaitant combattre Daech qui a fait couler notre sang", a expliqué à l'AFP cheikh Abdeljabbar Abouricha, un des leaders du soulèvement.
    Le général Ahmed Saddak, de la police d'al-Anbar, a fait état du soutien des forces de sécurité gouvernementales à ce soulèvement, déclenché à 06H00 locales (03H00 GMT) vendredi 15 août.
    "Les combats se poursuivent", a-t-il assuré faisant état de 12 Jihadistes tués. "Nous n'arrêterons pas avant la libération d'al-Anbar", a-t-il ajouté.
    Cette contre-offensive a commencé par des attaques sur plusieurs secteurs au nord-ouest de Ramadi, selon MM. Abouricha et Saddak.
    Le colonel de police Ahmed Choufir a pour sa part indiqué que les Brigades Hamza, un groupe qui avait lutté par le passé contre les extrémistes liés à Al-Qaïda, avait repris du service. Il a indiqué que ce groupe avait pour mission de repousser les insurgés hors des secteurs qu'ils tiennent à l'ouest de Haditha, une autre ville de la province d'al-Anbar.

    Les Kurdes tentent de reprendre le barrage de Mossoul aux jihadistes de l’EI
    Les forces kurdes, soutenues par l'aviation américaine, ont lancé samedi 16 août une offensive pour reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) le barrage de Mossoul que ces derniers avaient occupé le 7 août dernier.
    Les peshmergas soutenus par l’armée de l’air américaine ont réussi à reprendre le contrôle du côté est du barrage et les combats continuent.

    Nouvelles informations sur des massacres commis par les jihadistes de l’EI
    Des jihadistes ont tué des dizaines de personnes, en majorité des membres de la minorité yazidie, dans le village irakien de Kocho (nord), selon des témoins et des responsables locaux.
    "Nous avons des informations de nombreuses sources, dans la région et via les services de renseignement, que (vendredi 15 août) après-midi, un convoi d'hommes armés (de l'EI) est entré dans ce village", a déclaré à l'AFP un haut responsable irakien, Hoshyar Zebari. "Ils s'en sont pris aux habitants, en majorité des Yazidis qui n'ont pas fui leurs maisons", a-t-il dit, en référence à cette minorité kurdophone non-musulmane, considérée comme hérétique par les jihadistes. "Ils ont commis un massacre contre les habitants", a affirmé M. Zebari, disant qu'"environ 80 personnes ont été tuées".
    Harim Kamal Agha, un haut responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) dans la province de Dohuk, frontalière de celle de Ninive, a fait état de 81 morts, ajoutant que les assaillants avaient conduit les femmes dans des centres de détention qu'ils contrôlent.
    Mohsen Tawwal, un combattant yazidi, a affirmé à l'AFP par téléphone avoir vu un grand nombre de corps dans le village. "On a réussi à pénétrer dans une partie de Kocho, où les habitants étaient assiégés, mais on est arrivé trop tard", a-t-il dit. "Il y avait des cadavres partout. On a seulement réussi à emmener deux personnes vivantes, toutes les autres ont été tuées", a-t-il ajouté.

    Le leader de l’EI a fui vers la Syrie
    Le leader de l’Etat Islamique, le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi aurait fui Mossoul pour revenir en Syrie afin d’échapper à d’éventuelles frappes aériennes américaines. C’est tout au moins ce qu’a affirmé Saeed Mamo Zinni, le porte-parole du PDK, le Parti Démocratique du Kurdistan, au quotidien As-Sharq al-Awsat.
    Selon les services de renseignement, Abou Bakr al-Baghdadi aurait gagné la Syrie dans un convoi de 30 véhicules Humvee.

    Front syrien

    Mleiha a bien été prise par les soldats d’Assad
    Cette vidéo de l’AFP confirme la prise de Mleiha par l'armée d'Assad, un succès après une longue série de revers. Les rebelles avaient réussi à rompre le siège de la ville mais ils n'étaient pas parvenus à se redéployer pour consolider leurs gains, ce qui a permis à l’armée de lancer une contre-offensive victorieuse.
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=mf-Xi-TdLvg

    Bataille de Marea entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les rebelles du Front Islamique
    De violents combats ont eu lieu samedi 16 août entre les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) et les Jihadistes de l’Etat Islamique à l’est de Marea. Cette localité est la place forte du Front islamique, le plus important groupe rebelle qui combat à la fois  les troupes d’Assad et les jihadistes de l’Etat Islamique. Le Front Islamique est soutenu par l’Arabie saoudite.
    "La pression militaire est maintenant sur Marea, ", a déclaré Abou Omar, porte-parole du Conseil Révolutionnaire de Marea.
    Les rebelles ont envoyé des renforts et des armes pour défendre Marea, comme en témoigne cette vidéo qui montre une colonne des Kataëb al-Zanki partant pour la région.
    https://www.youtube.com/watch?v=4lYW8ql-APs&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng&feature=player_detailpage
    "Les rebelles considèrent qu'il s'agit d'une des batailles les plus importantes contre l’Etat Islamique... Il n'est pas question de perdre», a ajouté Abou Omar.
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique utilisent des armes lourdes, parmi lesquelles des chars et de l’artillerie, saisies à l’occasion de la  déroute de l'armée irakienne lors de l’offensive éclair de Juin dernier. Ces armes avaient été fournies aux forces irakiennes par les Etats-Unis.
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique se sont déjà emparés d’une dizaine de villages dans la région de Marea et Azaz les 14 et 15 août. On craint beaucoup pour les dizaines de rebelles capturés compte tenu de la cruauté dont font preuve les Jihadistes envers leurs prisonniers.
    Azaz, à côté de la frontière avec la Turquie, est une autre cible des Jihadistes de l’Etat Islamique qui cherchent à  développer leur "califat" autoproclamé en Syrie et en Irak

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

  • 14 août – l’Etat Islamique progresse sur tous les fronts

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    Front Irakien

    Les Etats-Unis font-ils marche arrière en Irak ?
    Après avoir donné des signes que les Etats-Unis allaient se porter au secours des Kurdes, des Chrétiens et des Yazidis en Irak, Washington a brusquement fait marche arrière dans la soirée du 13 août, isolant une nouvelle fois François Hollande et sa promesse d’armer les Kurdes.

    La situation des Yazidis n'est pas si tragique dit Wahshington
    Le Pentagone a déclaré qu’il était peu probable qu’une mission soit engagée pour évacuer les Yazidis encerclés sur le Mont Sinjar par l'avancée des Jihadistes de État Islamique après qu’une équipe d'évaluation américaine ait  jugé la situation humanitaire moins mauvaise que redoutée.
    Plus tôt dans la semaine, les États-Unis avaient annoncé avoir envoyé 130 Marines supplémentaires et des forces spéciales à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Selon certaines informations, les forces spéciales américaines avaient gagné le mont Sinjar, avec quelques membres des SAS britanniques. Ces forces spéciales avaient pour mission de récolter des renseignements en vue d’une évacuation des Yazidis, et également repérer les cibles jihadistes en vue de frappes aériennes. 
    Une vingtaine de Bérets Verts américains et du personnel humanitaire ont gagné le mont Sinjar en pleine nuit pour évaluer la situation des réfugiés qui ont fui la ville de Sinjar et les villages voisins.
    Selon le Pentagone l'équipe envoyée sur place aurait  constaté beaucoup moins de personnes en fuite que prévu.
    En outre, les soldats américains ont déclaré que la situation s'était améliorée grâce au fait que des milliers de Yazidis avaient réussi à quitter la montagne au cours des dernières nuits, grâce aux largages de nourriture et d'eau, à la contre-offensive des Peshmergas kurdes et aussi en raison des frappes aériennes sur les cibles de l’Etat islamique. Un drone des forces américaines a d’ailleurs, détruit, mercredi 13 août, un véhicule armé des jihadistes de l'Etat islamique près de Sinjar. «Sur la base de cette évaluation, une mission d'évacuation est beaucoup moins probable," a précisé le Pentagone

    Un rapport qui tombe à pic
    Le rapport fait par les Forces spéciales américaines tombe bien pour le Pentagone. En effet, l’administration Obama n’avait aucune envie, voire intention, d’envoyer des troupes au sol. Or, une opération d’évacuation d’un grand nombre de réfugiés supposait la sécurisation d’un périmètre et de voies d’évacuation par des soldats sur le terrain. Cette présence comportait le risque d’un affrontement direct avec les Jihadistes qui ont déjà pris leurs dispositions pour s’abriter des attaques aériennes en se positionnant au milieu de civils.
    Tant qu’Erbil ne sera pas menacé, les Etats-Unis n’interviendront pas. Or, on a constaté ces derniers jours que les Jihadistes de l’EI n’avançaient plus vers la capitale du Kurdistan.

    Front syrien

    L’armée d’Assad a pris le contrôle de la ville stratégique de Mleiha
    Les forces gouvernementales ont pris le contrôle total d'une localité clé dans la banlieue de Damas, après des mois de combats. La prise de cette ville stratégique est le premier succès des forces d'Assad après des semaines de revers dans le nord et la région du Qalamoun.
    Les forces armées contrôlent Mleiha mais les combats continuent dans les vergers au nord et au sud de la ville.
    Mleiha, à 10 km au sud-est de Damas, est un bastion rebelle que les forces du régime, appuyées par les combattants du Hezbollah libanais, cherchaient à reprendre depuis avril 2014. Depuis plus d'un an, la ville, vidée de ses habitants, était assiégée et la cible de bombardements. Le chef des forces aériennes syriennes le général Hussein Isaa, avait été tué en mai 2014 dans cette région.
    Mleiha est une localité stratégique car elle représente le point d'accès vers la Ghouta orientale, une région arboricole tenue par les rebelles. "Sa prise de contrôle va hâter l'anéantissement des poches rebelles qui restent dans la Ghouta orientale", a dit une source militaire précisant que la localité était pleine de tunnels. Reprendre Mleiha permet au régime de protéger certaines zones de Damas des roquettes tirées par les rebelles.
    Cette vidéo montre les bombardements de l’aviation d’Assad sur la localité de Mleiha avant sa prise par l'armée d'Assad :
    https://www.youtube.com/watch?v=AzAxp6Y_yPQ&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Progression des Jihadistes de l'Etat Islamique à Alep
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont fait une progression fulgurante au nord de la province d'Alep, le mercredi 13 juillet, infligeant de lourdes pertes aux insurgés de l’Armée Syrienne Libre et du Front Islamique pro-saoudien.
    Il semble que les rebelles de l’Armée Syrienne Libre et du Front Islamique aient manqué d’armes et de munitions alors que leurs adversaires du Front Islamique disposaient d’une énorme quantité d’équipements grâce à  leurs récents succès dans le nord de l'Irak et la Syrie orientale.
    Le Conseil suprême des forces armées a averti mercredi qu’ "Alep tombera si la communauté internationale n'intervient pas en soutien." Le problème est que personne n’est prêt à intervenir.

    Yabroud, à la frontière syro-libanaise
    Yabroud, qui a été le dernier bastion important des rebelles dans la région de Qalamoun, est située à 70km au nord de Damas et à proximité du Liban. La moitié de la ville est aujourd’hui occupée par l’armée d’Assad et l’autre moitié par les insurgés.
    Les combats se poursuivent avec les guérilleros du Front al-Nosra tandis que l’armée d’Assad, appuyée par le Hezbollah libanais tente toujours d’occuper la totalité de Yabroud, ainsi que la vallée le long de la frontière libano-syrienne.
    Pour prendre la ville de Yabroud, il faut prendre le contrôle de la montagne Mar Maroun.
    Cette vidéo montre le journaliste gagner le sommet  de cette montagne, objet de combats acharnés. Si les rebelles réussissent à conquérir cette hauteur, ils pourront  contrôler toute la ville de Yabroud et la vallée. Ils auront alors la possibilité de surveiller l'autoroute reliant Damas au nord du pays.
    Les soldats d’Assad  tirent périodiquement par delà les montagnes vers les pentes où sont cachées les positions adverses..
    La vidéo est signée   Andrey Filatov, Viktor Kouznetsov, Alexey Pronin, Marat Musin.
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TUyVhu0RPfA
      

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Irak/Syrie : les théâtres des guerres du Proche Orient

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    Irak

    L’Etat Islamique vient de commettre deux erreurs stratégiques
    Les Jihadistes de Daesh (Etat Islamique) viennent de franchir deux lignes rouges pour les occidentaux :
    - Ils menacent plusieurs minorités confessionnelles, les Chrétiens, les Yazidis et les Chabaks, ce qui est la pire des fautes pour l’Occident.
    - Ils menacent les riches régions pétrolifères du Kurdistan dont les droits d’exploitation sont la propriété de la société américaine Exxon.

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    Les Kurdes ont-ils mis les Occidentaux, et notamment les Américains, devant leur responsabilité ?
    Les conditions dans lesquelles est tombée la ville chrétienne de Qaraqosh, une localité de 50.000 habitants en majorité de confession chrétienne, sont assez curieuses.  Les Jihadistes sont arrivés dans la nuit du 6 au 7 août et ont pris possession de la ville après un brutal retrait des forces kurdes, entraînant avec eux la quasi-totalité de la population par crainte des Jihadistes.
    Le même scénario s’est produit à Tal Kayf, une ville où vivent de nombreux chrétiens et des membres de la minorité chiite chabak. Là encore, les Jihadistes sont arrivés aux environs de minuit et n’ont rencontré aucune résistance.
    Selon le patriarche chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh, Louis Sako,  ce sont 100.000 chrétiens qui ont pris la fuite, n’apportant « rien d'autre que leurs vêtements sur eux ».  Il précise que les localités de « Tal Kayf, Bartella et Karamlesh » ont été « vidées de leurs habitants » sans que les forces kurdes n'opposent une quelconque résistance.

    Un désastre humanitaire et culturel
    « C'est un désastre humanitaire. Les églises sont occupées, leurs croix enlevées », et plus de 1 500 manuscrits ont été brûlés, a souligné Mgr Sako. « Nous lançons un appel avec beaucoup de douleur (...) au Conseil de sécurité de l'Onu, à l'Union européenne et aux organisations humanitaires pour qu'ils aident ces gens en danger de mort ». Et le patriarche a ajouté qu'il redoutait un « génocide ».

    Pourquoi les Kurdes mettent-ils l’Occident au pied du mur ?
    Les revers subis récemment par les forces kurdes sont d’autant plus surprenants que les Peshmergas sont considérés comme de loin les plus efficaces et les mieux organisés.
    Le problème est que les forces kurdes se sont brutalement retrouvées étirées par le soudain écroulement de l’armée irakienne lors de la guerre éclair des Jihadistes en juin 2014. Les Kurdes avaient profité de la confusion pour élargir leur territoire de près de 40%.
    Du coup, les Peshmergas se retrouvent avec une étendue bien plus importante à contrôler et ils se révèlent démunis en combattants, en moyens militaires et en finances pour faire face à leur nouveau défi.
    Conséquence : les peshmergas ont subi plusieurs revers majeurs début août face aux insurgés, perdant coup sur coup plusieurs villes à la frontière syrienne, en particulier Zoumar et Sinjar, ainsi que deux petits champs pétrolifères.
    Pour faire face au manque de combattants, les Peshmergas peuvent compter sur l’arrivée massive de militants kurdes d’autres régions. Les Peshmergas d'Irak, les combattants du PYD de Syrie et du PKK de Turquie ont uni leurs forces dans une rare alliance pour faire face aux jihadistes dans le Nord irakien. Les trois groupes avaient pourtant des  relations tendues mais ils ont mis leurs différends de côté dans une sorte d'union sacrée contre la menace jihadiste. C’est ainsi que les Kurdes venus de Syrie et de Turquie « sont chargés de combattre » les jihadistes « dans la région de Rabia et de Sinjar », à l'ouest de Mossoul, a déclaré hier Hallo Penjweny, haut responsable du parti de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).
    Pour les moyens militaires et financiers, la seule solution était de faire appel aux Etats-Unis, d’où, sans doute, ce retrait tactique des forces kurdes pour mettre les Occidentaux au pied du mur.

    Il y avait urgence car les Jihadistes de l’Etat Islamique se sont beaucoup renforcés
    Les Jihadistes disposent depuis leur offensive éclair de juin et la débandade de l’armée irakienne de chars, de humvees, de missiles et d’autres armements lourds pris à leurs adversaires. Ce matériel, souvent de fabrication américaine, a transformé les capacités militaires de l'EI.
    Ce matériel est tombé entre les mains de combattants aguerris par des mois de guerre en Syrie. Ils ont acquis la réputation de combattants sanguinaires n’ayant pas peur de la mort, ce qui contribue à effrayer leurs ennemis.
    Les chefs de l’Etat Islamique ont jusqu’ici poursuivi une stratégie infaillible : Ils ont privilégié les zones sunnites où ils savaient trouver des soutiens, des infrastructures stratégiques ou des endroits faiblement défendus, évitant ainsi des pertes minimes.
    Leur avancée a été fulgurante, couvrant des distances énormes mais il faut savoir que la majorité des régions conquises sont désertiques, ce qui a facilité leur progression tant que la force aérienne n’était pas massivement utilisée contre eux.
    La mise en scène de leur extrême brutalité démoralise leurs adversaires et leur permet de s'emparer de villes entières sans rencontrer de résistance. C’est la raison pour laquelle l’Etat Islamique diffuse en permanence des photos d'ennemis décapités.

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    Le président Barak Obama donner l’ordre d’intervenir à son aviation
    Le président Obama a bien entendu le message kurde. Et cette fois, il s’est empressé de réagir, autorisant des tirs ciblés de drones sur des cibles jihadistes. A peine avait-il pris et annoncé sa décision que deux chasseurs bombardiers américains F/A 18 ont largué des bombes de 250 kilos sur une pièce d'artillerie mobile de l'Etat Islamique qui bombardait des forces kurdes à Erbil, dans le Kurdistan irakien. La justification donnée par le porte-parole du Pentagone, l'amiral John Kirby, est que ces tirs menaçaient des personnels américains basés dans la ville.
    De nouvelles frappes américaines avaient lieu vers 17 heure. Un drone éliminait des Jihadistes servant un mortier. Vers 18h20, quatre chasseurs larguaient un total de huit bombes qui ont neutralisé un convoi et un mortier près d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

    Hollande menace aussi
    La France est "prête à prendre toute sa part" dans l'aide aux populations civiles victimes des "exactions intolérables" de l'Etat islamique en Irak, a affirmé l'Elysée dans un communiqué vendredi 8 août 2014.
    François Hollande "s’est félicité de la décision importante prise par le Président (Barack) Obama d'autoriser des frappes aériennes ciblées afin de contrer l'Etat islamique ainsi que de mettre en oeuvre un effort humanitaire" "impérieux et urgent". "La France va examiner avec les Etats-Unis et l'ensemble de ses partenaires les actions qui pourraient être menées afin d'apporter conjointement tout le soutien nécessaire pour mettre un terme aux souffrances des populations civiles. Elle est prête à y prendre toute sa part", ajoute le texte.

    Syrie

    Raqqa (Nord syrien)
    Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) se sont emparés dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août de la base de la Brigade 93, une importante base de l'armée syrienne dans la province septentrionale de Raqqa. 300 soldats d’Assad auraient été tués et plus de 100 capturés. Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont mis en ligne, comme ils en ont l’habitude pour effrayer leurs adversaires, la décapitation de soldats morts.
    La chute de la base a été soudaine. L’opération a débuté par un triple attentat suicide suivi par de violents combats.
    Le régime de Damas ne tient plus désormais qu'une seule position dans la province de Raqqa, l'aéroport de Tabqa.
    Cette vidéo tournée par l'Etat Islamique fait un tour de la base de la Brigade 93 qui montre la quantité de matériel sur lequel les Jihadistes ont encore mis la main :
    https://www.youtube.com/watch?v=trp0HAX7E5c&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Alep
    Une nouvelle vidéo mise en ligne le 5 août par la brigade Zanki concerne l’utilisation d’un missile antichar Tow pour détruire un char de l’armée d’Assad. La scène se déroule dans la cité industrielle au niveau de l’usine de carton :
    https://www.youtube.com/watch?v=MPfc80JxAq0&list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng&feature=player_detailpage
    Et une autre le 6 août :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUtkgK9TNy-izDXpixqz_8Ng&v=P-inLlWg7d8&feature=player_detailpage

    Damas
    Le front est pratiquement stabilisé devant Damas comme le montre cette vidéo (côté rebelles) mise en ligne le 7 août 2014 :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZY3_EomsUGc&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage
    La capitale syrienne est désormais la cible quotidienne d'obus et de roquettes tirés par les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien). 21 personnes ont perdu la vie à Damas au cours de ces derniers jours. Les rebelles tirent des obus à partir de leurs fiefs de la Ghouta orientale et du quartier de Jobar situé à la périphérie de Damas où les combats de rue font penser à ceux qui se déroulaient à Stalingrad.
    Abdel Rahmane al-Chami, un dirigeant de Jaish al-Islam (l’armée de l’Islam), l’une des plus importantes organisations rebelles du Front Islamique, explique que les tirs sont « une réponse à l'escalade des bombardements » du régime contre les zones tenues par la rébellion. Jaish al-Islam et Ajnad al-Cham (les soldats de Syrie), une autre formation rebelle, bombardent la capitale avec des obus de 107 et 120 mm le palais présidentiel dans le quartier Malki au cœur de Damas, les bâtiments de la sécurité et d'autres bâtiments militaires à Kfar Soussé et à Mazzé 86, à l'Ouest de la capitale.
    Cette vidéo montre les rebelles de Ghouta orientale tirant au canon sur le centre de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=M9AA_-jm-Do&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage
    De son côté, l’aviation militaire d’Assad vient régulièrement bombarder Douma, une ville au nord-est de la capitale et fief de Jaish al-Islam, ainsi que les localités de Kafar Batna, à l'est de Damas et Mleiha.
    Cette vidéo mise en ligne le 6 août montre un bombardement de l’aviation syrienne sur le quartier rebelle de Jobar :
    https://www.youtube.com/watch?v=xU26md8XWJE&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Aéroport de Damas
    Les insurgés du Front islamique (pro-saoudien) ont saisi un territoire à l'ouest de l'aéroport de Damas. Ils se sont emparés de positions proches des usines près de Ghazlania, une ville qu’ils cherchent à capturer et qui se trouve à proximité de Hatitat al-Turkman.
    Leur objectif est d’encercler l'aéroport pour entraver l’arrivée d’armes et de munitions en provenance d’Iran. Ils veulent également couper les routes principales, ce qui limiterait les opérations de l'armée d'Assad entre la Ghouta occidentale et la Ghouta orientale.
    Cette vidéo montre un blindé des rebelles en action dans les environs de l’aéroport :
    https://www.youtube.com/watch?v=jDIYzKBR1tI&feature=player_embedded

    Côte méditerranéenne
    Un front que l’on a tendance à oublier, celui de la côté méditerranéenne. Cette vidéo mise en ligne le 6 août montre un char de l’Armée Syrienne Libre en action dans le jebel al-Akrad (la montagne des Kurdes). Le char tire sur une position des soldats d’Assad :
    https://www.youtube.com/watch?v=vnb3BOFQunI&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Deir ez-Zhor
    La province de Deir ez-Zhor, à l’est de la Syrie, est pratiquement sous le contrôle des Jihadistes de l’Etat islamique. Ceux-ci se livrent depuis à des exécutions arbitraires en grand nombre. Cette vidéo montre l’arrestation de 20 hommes à un barrage de l’EI. Les malheureux seront amenés pour être exécutés :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUXlQjCFr2NXJK-wLqsTFU1Q&v=oMMHPmkMIVI&feature=player_detailpage

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    Divers

    Cette vidéo kurde tourne en dérision les Jihadistes de l’Etat Islamique et leur cruauté aux barrages routiers :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=U_p31HvI0BM

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

  • Le Front al-Nosra (al-Qaïda) rompt le siège de la ville stratégique de Mleiha

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    Le front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) a réussi à rompre, lundi 4 août, le siège de la ville de Mleiha encerclée depuis des mois par l’armée d’Assad. Mleiha occupe une position stratégique à l’est de Damas.
    Cette vidéo, mise en ligne le 25 juillet, montre une position des soldats d’Assad à l’intérieur d’un bâtiment sur la ligne de front :
    https://www.youtube.com/watch?v=bYRkHhWoZ44&feature=player_detailpage
    Le lundi 4 août, une attaque du Front al-Nosra a débuté par une opération kamikaze à l’aide d’un véhicule BMB piégé conduit par un dénommé Abu al’aa al-Tunisi, ce qui pourrait impliquer qu’il s’agisse d’un Tunisien.

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    L’explosion a été filmée :
    https://www.youtube.com/watch?v=jwhKyr18Ibw&feature=player_embedded
    Suivi d’un assaut des jihadistes contre les positions adverses :
    https://www.youtube.com/watch?v=H4SVvN13dbY&feature=player_embedded
    Un blindé du Front al-Nosra entre en action :
    https://www.youtube.com/watch?v=Jjd8GtL64v4&feature=player_embedded
    et
    https://www.youtube.com/watch?v=BPAQWWZ8CLA&feature=player_embedded
    Les Islamistes du Front al-Nosra se sont emparés d’un bâtiment adverse et modifient les barricades de sacs de sable pour les porter de l’autre côté du bâtiment :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=wsNgd8px53E&feature=player_detailpage
    L’armée de l’air d’Assad intervient pour tenter de stopper l’avance des Jihadistes du Front al-Nosra :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=DsnfcMq1BcY&feature=player_detailpage

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

    Lien permanent Catégories : Front al-Nosra, Mleiha, SYRIE 0 commentaire