MINUSCA (mission de l'ONU en RCA)

  • République centrafricaine : 44% du territoire occupés par les groupes armés (ONU)

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    "Aujourd’hui, les groupes armés occupent 44% du territoire centrafricain et non pas les 2/3 comme affirment certains acteurs. Mais pour nous même 1% c’est déjà trop et nous continuerons à soutenir l’extension de l’autorité de l’Etat partout , a déclaré mercredi à Bangui, le Directeur de cabinet par intérim de la Mission onusienne en RCA (Minusca), Souleymane Thioune.

    Invité à la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, le Directeur de cabinet a également salué la contribution des onze bureaux de terrain localisés dans les préfectures de la République centrafricaine à la mise en œuvre du mandat de la Mission.

    Il a, également, rappelé la contribution de ces bureaux de terrain à la restauration de l’autorité de l’Etat, notamment l’appui logistique aux préfets, sous-préfets et aux forces de défense et de sécurité centrafricaines, ainsi qu’à la mise en œuvre de l’Accord de paix et à l’organisation des élections du 27 décembre 2020.

  • Centrafrique: deux Casques bleus tués par les rebelles

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    Deux casques bleus ont été tués par des rebelles lundi en Centrafrique, portant à 7 le nombre de morts parmi le contingent de la mission de l'ONU (Minusca) depuis le début de l'offensive des rebelles contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, réélu officiellement dans la journée, a annoncé l'ONU.
     
    "Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou), dans le sud de la RCA, suite à l'embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés", a annoncé la Minusca dans un communiqué.

    Serge Singha Bengba, député de Bangassou 1, a expliqué que « des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ont fait face durant des heures aux forces de l’ONU, qui tentaient de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou », où ils avaient été repoussés dans la nuit de vendredi à samedi.
     
    « Il y a des rebelles et des Casques bleus tués dans les combats. Nous aurons les détails exacts mardi », a précisé le député.
     
    Dans un communiqué publié lundi soir, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye,  a souligné que « la Minusca a payé un lourd tribut avec sept Casques bleus tombés au service de la paix, depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les anti-Balaka, le 3R, le MPC et l’UPC, alliés à l’ancien président François Bozizé ». 
     
    Il a néanmoins précisé que la force de l’ONU en RCA « reste engagée à poursuivre son mandat pour protéger les populations civiles et sécuriser les élections ».
     
    Samedi, les casques bleus ont repris le contrôle de la ville de Bangassou, occupée par des groupes rebelles depuis le 4 janvier 2021. La Minusca a annoncé dans un communiqué samedi, le contrôle total de la ville « suite à l’ultimatum lancé par la Force de la Mission aux groupes armés ».
     
    Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes rebelles qui occupaient le nord de la Centrafrique se sont coalisés, puis ont annoncé le 19, une offensive dans le but d'empêcher le processus électoral qui était en cours.
     
    Le 27 décembre dernier, la Centrafrique a organisé des élections présidentielle et législatives. Faustin-Archange Touadéra a été proclamé Président, lundi, par la Cour constitutionnelle, pour un deuxième mandat de cinq ans, avec 53,16% des suffrages exprimés.

     

  • Centrafrique : la Minusca reprend le contrôle de Bangassou

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    La mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) a annoncé avoir repris le contrôle de l'ensemble de la ville de Bangassou (sud-est) dans un communiqué rendu public samedi soir 16 janvier 2021. La ville avait été attaquée par des rebelles, le 3 janvier.
     
    « La ville de Bangassou est sous contrôle total de la Minusca, suite à l’ultimatum lancé vendredi par la Force de la Mission aux groupes armés. Les rebelles ont abandonné les positions qu’ils occupaient et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi », a déclaré le 16 janvier, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), Vladimir Monteiro.
     
    Il a précisé que c’est au milieu de la semaine que des Casques bleus supplémentaires en provenance de Bria sont arrivés à Bangassou pour renforcer le dispositif en place et lancer une opération destinée à restaurer l’ordre et l’autorité effective de l’Etat dans la ville, et protéger la population civile.
     
    « Les Casques bleus ont intensifié les patrouilles dans la ville et contrôlent à présent tous les principaux axes. La base des FACA (Forces armées centrafricaines) et la brigade de gendarmerie sont également sous contrôle de la Force ».
     
    Les habitants qui avaient fui Bangassou suite aux attaques lancées le 3 janvier par des groupes rebelles contre la ville, ont commencé à revenir dans la ville, selon le Minusca.
     
    Dans un tweet dimanche matin, le Premier ministre de la RCA, Ngrebada Firmin, a souligné qu’il y a eu des incidents de « pillage de Bangassou par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) avant leur retrait » de la ville, dans la nuit de vendredi à samedi.
     
    « Le gouvernement est résolu à mettre fin aux pillages de nos richesses et les biens de notre peuple », a-t-il souligné.
     
    Le 19 décembre, une coalition de groupes armés avait lancé une offensive pour perturber les élections présidentielle et législatives et promis de «marcher sur Bangui».
     
    Dans la nuit de mardi à mercredi, les rebelles qui étaient jusque-là tenus à distance de la capitale par les Casques bleus de l'ONU et les forces armées de Centrafrique (FACA), avaient tenté de prendre le contrôle de Bangui, mais ils ont été repoussés.
     
    Le pouvoir traque les insurgés
    L’ancien chef d’état-major des armées centrafricaines, le général à la retraite, Ludovic Ngaïféi a été arrêté à son domicile par des militaires lourdement armés de même que le père et le frère de Stève Yambete, un proche de l'ancien président François Bozizé, arrêtés, eux aussi chez eux, a-t-on appris de l’avocat du Général et de sources familiales, dimanche.
     
    « Mon frère n’a pas été arrêté mais enlevé dans la nuit de vendredi aux environs de minuit. Des militaires lourdement armés sont entrés avec fracas chez lui. Ils l’ont emmené au Camp de Roux. Je demande que sa vie et son intégrité soient protégées. Mon frère n’est pas un rebelle. S’il voulait faire la rébellion, il serait rentré en brousse », a indiqué  Elie Ouefio, frère du Général Ludovic Ngaïféi.
     
    Selon Karim Doundembi, avocat du Général Ludovic, son client a été arrêté et conduit à la Section de recherches et d’investigation (SRI) où il a été auditionné samedi en journée.
     
    « Une procédure judiciaire a été ouverte mais aucune charge n’a été retenue contre lui. Sûrement lundi, nous serons mieux fixés sur sa situation », a-t-il précisé.
     
    Pour rappel, c’est le 14 mars 2020 que le Général de division Ludovic Ngaïféi avait été limogé de l’armée par un décret présidentiel, puis placé en position hors cadre et remis à la Fonction publique de la Centrafrique pour emploi.
     
    Après son limogeage de l’armée, le Général Ludovic a écrit un livre intitulé : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre » où il a expliqué que la situation actuelle que traverse son pays est due à l’inaction du régime en place.
     
    « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y a bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme », a souligné le Général Ludovic dans son ouvrage.
     
    Dans la même nuit de vendredi, des forces de sécurité intérieure ont aussi procédé à l’arrestation du père et du frère de Stève Yambete, un ancien lieutenant de l’armée centrafricaine et un proche de François Bozizé.
     
    « Mon mari et mon fils ont été interpellés dans notre domicile et conduits à une destination inconnue. Je ne comprends pas cet acharnement contre ma famille, peut-être à cause de nos liens avec Bozize », a indiqué Yambete Alice.

    Un général français affirme que la Russie et la France "travaillent pour le même objectif"
    Le général Jean-Pierre Perrin, commandant des forces françaises au Gabon, a condamné vendredi les violences en cours en République centrafricaine, notamment de l’aventure militaire » de François Bozizé, qui n’a « aucun avenir », ont rapporté des médias français.
     
    Perrin s'est rendu mercredi en Centrafrique où il a rencontré notamment le président Faustin- Archange Touadéra, précise Radio France Internationale (RFI).
     
    Le général Jean-Pierre Perrin s’est adressé à la presse vendredi 15 janvier, selon la même source.
     
    Il a rappelé que la Centrafrique est engagée dans un processus électoral soutenu par les différents partenaires dont la France, rapporte le média français.
     
    Répondant à la question de l’engagement de la France en Centrafrique, Perrin a déclaré : « Nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2013. En 2013, nous nous sommes engagés, c’était Sangaris. Vous savez ce que Sangaris a réussi à faire et a fait. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2013, observe-t-il. On a quand même 11 000 hommes et un peu plus de la Minusca, Vous avez des partenaires bilatéraux de la Centrafrique, vous avez les Faca [Forces armées centrafricaines]. On n’est pas dans les mêmes conditions. »
     
    « Donc, chacun apporte sa contribution en complémentarité les uns des autres, en coordination chaque fois que c’est possible. Et la situation n’est pas la même. Par ailleurs, il n’y a pas que le côté militaire. La France est quand même le premier partenaire bilatéral de la Centrafrique en termes d’investissements pour le développement. 
     
    Le général Perrin a aussi précisé avoir rencontré le général russe Oleg Polguev, assurant que la Russie et la France en Centrafrique sont ensemble, travaillant pour le même objectif.
     

  • République centrafricaine : Cinq rebelles tués à Bangassou

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    Au moins cinq rebelles ont été tués suite à une attaque contre la ville de Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine, dimanche à l'aube, a-t-on appris de sources concordantes.
     
    « La ville de Bangassou est attaquée depuis 5 heures (heure locale) ce dimanche matin et il y a des affrontements entre des rebelles et l’armée un peu partout dans la localité», a déclaré Rosevel Pierre Louis, chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Bangassou.
     
    Il a précisé que des éléments des forces armées de la Centrafrique (Faca) et de la Minusca ont été déployés dans la ville.
     
    Dans un tweet, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a confirmé les attaques qui ont eu lieu dimanche matin, « suite à l’invasion des groupes armés dans la ville de Bangassou ».
     
    Selon la force onusienne en Centrafrique, au moins « cinq éléments armés » ont été retrouvés morts suite à ces affrontements.
     
    « Des jeunes de Bangassou se sont mobilisés et ont pu riposter contre les attaques des Anti-Balaka et FPRC qui se sont regroupés en la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cinq d’entre eux ont été tués par des jeunes du quartier Maliko dans le 2ème arrondissement de Bangassou », a précisé  le maire de Bangassou, M. Théophile Demba.
     
    Selon la même source, « une trentaine d’assaillants ont été arrêtés par les jeunes qui les ont plus tard remis aux forces centrafricaines et la Minusca ».
     
    D’après cette autorité municipale, plusieurs personnes ont fui les hostilités à Bangassou et ont trouvé refuge en République démocratique du Congo, voisin.
     
    sur son compte twitter, la Minusca a condamné « fermement » l’attaque de ce dimanche 3 janvier sur la ville de Bangassou, « menée par les groupes armés alliés à l’ancien président centrafricain Francois Bozizé ».
     
    La force de l’ONU « demande la cessation immédiate des violences dont les principales victimes sont les populations civiles ».
     
    Pour rappel, quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre en République centrafricaine, des groupes armés se sont rassemblés autour de l'ancien président François Bozizé dans le cadre d'une coalition dite "des patriotes pour le changement" (CPC) et se sont opposés au processus électoral.

  • République Centrafricaine : Mort de 3 Casques bleus internationaux

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    Les Nations Unies ont annoncé vendredi que 3 soldats de la paix burundais avaient été tués à Dekoa dans une attaque par des "combattants inconnus" en République centrafricaine. Trois autre Casques bleus ont également été blessés.
     
    Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné les attaques lancées par des inconnus armés contre les forces nationales de défense et de sécurité et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine.
     
    «Le Secrétaire général condamne fermement les attaques perpétrées aujourd'hui par des militants armés inconnus contre les forces nationales de défense et de sécurité de l'Afrique centrale et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Decoa et Bakouma. À Dekoa, trois soldats de la paix burundais ont été tués et deux ont été blessés, a déclaré Dujarrick.
     
    Les attaques surviennent un jour après que les principaux groupes rebelles aient annulé le cessez-le-feu avant les élections nationales prévues dimanche prochain.
     
    Des groupes armés se faisant appeler "l'Alliance des patriotes pour le changement" ont déclaré dans un communiqué: "Face à l'obstination du gouvernement, qui a rejeté le cessez-le-feu, nous avons décidé d'arrêter la trêve de 72 heures et de reprendre notre marche vers la réalisation de l'objectif final."
     
    Les rebelles contrôlent actuellement la ville méridionale de Bambari

  • République Centrafricaine : Trois groupes rebelles lancent une offensive contre la capitale

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    Les combats ont repris en République centrafricaine (RCA) à l'approche des élections présidentielles. Les forces de maintien de la paix de l'ONU ont été déployées dans la partie occidentale du pays, tandis que le président de la RCA Faustin-Archange Touadéra est gardé par des contractuels militaires privés russes.
     
    Samedi 19 décembre, trois grands groupes rebelles ont annoncé la formation d'une coalition avant les prochaines élections du 27 décembre. Pour l'instant, la nouvelle coalition se compose de «la Coalition 3R», «Anti-Balaka Ngaison», et des groupes MPC, qui gardent le contrôle sur de vastes zones du pays.
     
    Les groupes rebelles ont décidé de «regrouper tous les mouvements en une seule entité, appelée Coalition des patriotes pour le changement ou PCC, sous un commandement unifié».
     
    Tous les groupes d'opposition ont été invités à rejoindre la Coalition. Le PCC a appelé ses membres à respecter l'intégrité des civils, des forces des Nations Unies et des groupes humanitaires.
     
    Cependant, les revendications du PCC n'ont pas empêché les tensions dans l'ouest du pays, dans la région de Bangui, la capitale de la RCA. Le gouvernement a accusé l'ancien président François Bozizé d'avoir tenté un coup d'État.
     
    Environ 9 000 militants de la nouvelle coalition ont commencé à s'emparer de villes clés près de Bangui. Selon des sources humanitaires et onusiennes, des groupes armés se sont emparés de plusieurs villages le long des routes, menaçant de blocus la capitale (photos). Les rebelles lourdement armés seraient sous le commandement de l'ancien président centrafricain François Bozizé.

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    Après de violents affrontements, les rebelles peuls, principalement présents dans le nord du pays, auraient capturé la ville d'Ucole aux Forces armées centrafricaines (FACA). Des militants peuls ont attaqué la ville d'Ucole le 19 décembre au matin, forçant les soldats des FACA à battre en retraite après de violents combats.
     
    Pendant ce temps, les sources locales ont rapporté que des milices armées avaient pris la ville de Gallo dans le nord-ouest du pays samedi soir. La ville, qui se trouve près de la frontière camerounaise, a été prise sous le contrôle des rebelles sans résistance.
     
    Les groupes rebelles mènent actuellement leur offensive sur d'autres villes du nord-ouest de la RCA. Les unités de police et de l'armée préfèrent ne pas opposer de résistance et se retirent vers la capitale.
     
    Le 18 décembre, la mission de l'ONU en RCA, la MINUSCA, a déclaré que ses forces de casque bleu étaient en «alerte maximale». Des casques bleus de l'ONU ont été déployés dans les villes de Bosemptele et Bossembele, à la suite d'une offensive des milices 3R, du Mouvement patriotique pour l'Afrique centrale (MPC) et «anti-Balaka». La MINUSCA compte 11 500 soldats de la paix en RCA.
     
    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à «cesser d'urgence les actions hostiles» en RCA pour empêcher les groupes armés de perturber les élections.
     
    «La mission souligne que ces attaques coordonnées dans des zones bien identifiées impliquent une tentative délibérée de perturber les élections», indique le communiqué de la MINUSCA.
     
    Cependant, il semble que les Casques bleus de l'ONU n'arrivent pas à maintenir l'ordre en RCA par leurs propres forces.
     
    Les vidéos de la région révèlent que les forces de maintien de la paix de l'ONU sont accompagnées de contractuels militaires sans aucun signe distinctif. On pense que ce sont des PMC russes.
     
    Les PMC russes assurent la sécurité du président de la RCA lors de ses visites sur le terrain, du contrôle de la sécurité autour de la capitale Bangui et de ses territoires périphériques.
     
    Le 1er décembre, des PMC russes ont été repérés en train d'assurer la sécurité de Faustin-Archange Touadéra et de nombreux autres responsables de la RCA lors d'un défilé militaire en l'honneur de la fête de la République qui s'est tenu à Bangui.
     
    Moscou soutient activement l'administration actuelle de la RCA à la fois militaire et politique. Le 19 décembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov a eu une conversation téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères de la RCA, Sylvie Baipo Temon.
     
    "La partie russe a confirmé sa position inébranlable en faveur de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RCA, ainsi que les efforts de son gouvernement pour assurer la sécurité et la stabilité de la république", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
     
    Affrontement entre Chrétiens et Musulmans
    La RCA est plongé dans un conflit civil  depuis 2013, lorsque le président de l'époque, François Bozizé, a été évincé par la Séléka, une coalition rebelle largement issue de la minorité musulmane. Le coup d'État a déclenché un bain de sang entre la Séléka et les soi-disant forces d'autodéfense «anti-Balaka», principalement chrétiennes et animistes. À ce jour, l'affrontement entre le syndicat musulman «Séléka» et les unités de la milice chrétienne «Anti-Balaka» se poursuit.
     
    En 2016, la direction du pays était dirigée par l'ancien Premier ministre Faustin-Arcange Touadera, qui a souligné sa position neutre à la fois envers la «Séléka» et les «anti-Balaka».
     
    Début 2018, la Russie a répondu à la demande d'assistance militaro-technique des autorités centrafricaines. Sous la coordination de l'ONU, Moscou a envoyé un lot d'armes et de munitions en RCA. Il a également envoyé des instructeurs militaires pour former le personnel militaire local.
     
    Les «instructeurs» russes se trouvent principalement à proximité de gisements minéraux, notamment d'or, de diamants et d'uranium, dont la République africaine est riche. Apportant un soutien important aux autorités locales, la Russie poursuit à la fois ses intérêts économiques et une nouvelle stratégie de présence en Afrique centrale.

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