Miliciens syriens pro-turcs en Libye

  • La Turquie recrute toujours des mercenaires pour combattre en Libye

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    La Turquie recrute toujours des militaires syriens pour combattre en Libye, a rapporté le 21 février l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Dans un rapport, l'OSDH a déclaré qu'Ankara continuait d'ignorer l'accord intra-libyen conclu le 23 octobre 2020. L'accord stipulait que tous les combattants étrangers devaient quitter le pays dans les trois mois. La date limite a pris fin le 23 janvier. Cependant, les miliciens syriens recrutés par la Turquie sont toujours en Libye.

    «Les mercenaires qui ont été envoyés par le gouvernement turc pour servir ses intérêts en Libye sont toujours là et leur retour est toujours suspendu», lit-on dans le rapport de l'OSDH. «Au contraire, il y a des opérations de recrutement continues à l'intérieur de la Syrie afin d'envoyer des militants en Libye.»

    Selon de récents rapports de l'OSDH, la Turquie a envoyé plus de 18 000 mercenaires syriens en Libye depuis 2019. Beaucoup sont rentrés. Cependant, des milliers sont toujours là.

    Les mercenaires syriens soutenus par la Turquie ont aidé les forces fidèles au Gouvernement d'Accord National (GNA) à repousser une attaque à grande échelle de l'armée nationale libyenne contre la capitale, Tripoli. De plus, ils ont pris part à une série d'attaques qui ont vu les forces gouvernementales capturer des zones clés du nord-ouest et de l'ouest de la Libye.

    La situation en Libye est actuellement stable. Le 5 février, le Forum de dialogue politique libyen a élu un nouveau Conseil présidentiel sous la supervision de l'ONU.

    Malgré les progrès récents du processus de paix libyen, la Turquie ne semble pas vouloir mettre un terme à son intervention dans le pays. Ankara souhaite établir des bases permanentes pour ses forces dans l'ouest de la Libye et sur ses côtes, selon plusieurs rapports.

  • Libye : Les Etats-Unis demandent le retrait immédiat des forces russes et turques de Libye

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    Les Etats-Unis "demandent à la Turquie et à la Russie de commencer immédiatement le retrait de leurs forces" de Libye, incluant militaires et mercenaires, a affirmé jeudi 28 janvier à l'ONU l'ambassadeur américain par intérim, Richard Mills.

    "Nous demandons à toutes les parties extérieures, incluant la Russie, la Turquie et les Emirats Arabes Unis, de respecter la souveraineté libyenne et de cesser immédiatement toutes les interventions militaires en Libye", a-t-il insisté lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur ce pays.

    Cette prise de position claire et ferme de la nouvelle administration américaine de Joe Biden tranche avec le flou qui a entouré ces dernières années la politique américaine de Donald Trump à l'égard de la Libye. Ce dernier avait ainsi semblé à un moment soutenir l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, aux dépens du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli.

    "Conformément à l'accord de cessez-le-feu d'octobre, nous demandons à la Turquie et à la Russie d'entamer immédiatement le retrait de leurs forces du pays et le retrait des mercenaires étrangers et des substituts militaires, qu'ils ont recrutés, financés, déployés et soutenus en Libye", a souligné Richard Mills.

    En décembre, l'ONU avait estimé à environ 20.000 le nombre de mercenaires et militaires étrangers déployés auprès des deux camps rivaux. L'ONU avait aussi recensé 10 bases militaires totalement ou partiellement occupées par des forces étrangères dans le pays. En vertu d'un accord de cessez-le-feu conclu entre les belligérants le 23 octobre, les troupes étrangères et mercenaires devaient avoir quitté la Libye dans les trois mois. L'échéance, le 23 janvier, est passée sans aucun signe de retrait des mercenaires de Libye.

    Le maréchal Haftar est soutenu par les Emirats Arabes Unis, l'Egypte et la Russie, notamment via des mercenaires issus du groupe privé Wagner réputé proche du pouvoir russe, alors que le GNA est appuyé militairement par la Turquie et des rebelles syriens ayant été transférés de Syrie en Libye. Lors de la visioconférence du Conseil de sécurité, une très grande majorité de ses membres, dont l'Inde, le Royaume-Uni ou la Chine a aussi demandé le retrait des troupes étrangères et mercenaires de Libye et le respect de l'embargo sur les armes imposé au pays depuis 2011.

  • Egypte : Frappes préventives contre des militants islamistes déployés près de la frontière libyenne 

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    Mardi 8 décembre, les forces armées égyptiennes ont annoncé avoir mené des frappes préventives contre des militants islamistes déployés près de la frontière libyenne. Selon l'armée, les frappes ont éliminé 21 SUV chargés de militants, d'armes et de munitions.
    Vidéo (langue arabe) :

    Les actions de l'Égypte, l'un des principaux soutiens de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), sont intervenues alors que l'ANL interceptait et capturait un navire turc - le «Mabrouka», naviguant sous pavillon jamaïcain, dans les eaux territoriales libyennes. Selon l'ANL, le navire naviguait vers le port de Misrata et était censé livrer des armes.

    «L'équipage du navire est composé de neuf Turcs, sept Indiens et un marin azerbaïdjanais. Il fait l'objet d'une enquête pour violations des lois et règlements maritimes », a déclaré le porte-parole de l'ANL, le général de brigade Ahmed al-Mismari.
    Vidéo du navire turc

    La Turquie soutient le clan rival de l'ANL - le gouvernement d'accord national (GNA) basé à Tripoli. Ankara fournit régulièrement des armes et du matériel au GNA et a déployé ses propres troupes et des militants syriens pro-turcs pour soutenir le GNA.

    Il y a quelques jours, des affrontements entre l'ANL et les forces soutenues par la Turquie ont éclaté dans le sud de la Libye. Ces incidents pourraient annoncer un nouveau cycle d'escalade.

  • Syrie : Des centaines de mercenaires syriens sont revenus de Libye

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    Plus de 1 400 militants syriens soutenus par la Turquie sont rentrés récemment de Libye, où ils se sont battus pour le gouvernement d'accord national (GNA), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 26 septembre.

    L'OSDH a déclaré que les militants syriens sont rentrés de Libye après avoir rempli leurs contrats. Ils ont tous été entièrement payés. Des rapports précédents ont révélé que les militants se sont vu promettre jusqu'à 2 000 dollars par mois.

    La Turquie a déployé plus de 18.000 militants syriens, dont 350 enfants, en Libye depuis l'année dernière pour soutenir les forces du GNA.

    Les militants syriens ont participé à une série d'attaques contre l'Armée nationale libyenne (ANL). Leur soutien a permis aux forces du GNA de réaliser des progrès significatifs dans l'ouest et le nord-ouest de la Libye au début de cette année.

    Aujourd'hui, après la mise en place d'un cessez-le-feu en Libye, de nombreux militants retournent en Syrie. Selon l'OSDH, 8.500 militants sont retournés dans leur pays jusqu'à présent.

    La GNA et l'ANL du maréchal Haftar sont aujourd'hui plus proches que jamais d'un règlement politique. La Russie et la Turquie faciliteraient les efforts de paix en Libye en travaillant au retrait de tous les combattants étrangers qui soutiennent les deux parties.

  • Libye : Les avions de l'Armée Nationale Libyenne (Haftar) détruisent un convoi de combattants pro-GNA près de Syrte

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    Les avions de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), commandée par le maréchal Khalifa Haftar, ont bombardé des colonnes de véhicules chargés de combattants pro-GNA, le gouvernement de Tripoli dirigé par Fayez al-Sarraj et appuyé par l'ONU, dans la région de Wadi Bay, à l'ouest de Syrte.
    Des sources libyennes ont déclaré que le convoi transportant des combattants pro-GNA, parmi lesquels de nombreux mercenaires pro-turcs, tentait d'infiltrer la ville de Syrte lorsque les jets de l'ANL l'ont bombardé. La colonne aurait été complètement anéantie.
    Cependant, aucun détail n'a été donné sur le nombre d’éléments du groupe pro-GNA ni sur la zone qu'ils tentaient d'infiltrer.
    Aucun parti officiel n'a encore fait de commentaires sur le bombardement de "Wadi Bay" qui est un point d'approche stratégique vers la ligne Syrte et Jufrah sur le flanc nord-ouest des défenses de l'Armée Nationale Libyenne (pro-Haftar).
    Ce raid est survenu un jour après que les Forces de défense côtières aient pris pour cible un bateau qui violait l'embargo maritime au large des côtes de Ras Lanouf.

  • Libye : la présence d'Ankara et de Moscou se poursuit, l'ANL appelle Washington

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    Alors que le gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de Gouvernement d'accord national (GNA), a observé l'arrivée de 5 avions russes, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté que 10 000 islamistes radicaux auraient été envoyés de Turquie en Libye. Pendant ce temps, l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar, a envoyé un message à Washington pour demander une intervention "internationale".
    Selon les rapports du GNA, gouvernement dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, les 5 avions russes sont arrivés le 1er août à la ville côtière de Syrte et à la base de Jufra et, selon le porte-parole de la salle de commandement en charge du front, le brigadier Abdul Hadi Dara, les avions transportaient des mercenaires, des armes et des munitions pour les forces du général Haftar. En outre, a-t-il ajouté, deux avions en provenance de Syrie ont atterri à l'aéroport de Benghazi le 1er août et le 31 juillet, deux vols russes sont arrivés à l'aéroport d'Al-Abraq, dans le district de Derna.
    Déjà en avril dernier, des sources avaient rapporté que Moscou avait envoyé environ 300 combattants de Quneitra, dans le sud de la Syrie, sur les fronts de bataille libyens après un entraînement dans un camp près de Homs. Un rapport du ministère américain de la défense du 16 juillet parle cependant de 800 à 2 500 hommes. Selon les rapports, le régime syrien de Damas et la Russie ont décidé d'envoyer entre 300 et 400 anciens rebelles du gouvernorat syrien de Quneitra, en leur accordant une somme mensuelle de 1 000 dollars. Dans le même temps, la participation russe au conflit libyen est également attestée par la présence de mercenaires appartenant à une société privée, la société Wagner, bien que le Kremlin ait souligné à plusieurs reprises qu'il n'était pas directement responsable.
    Pour sa part, Ankara a également formé des combattants dans ses propres camps en Syrie, avant de les envoyer sur les fronts de bataille libyens pour combattre aux côtés des forces de Tripoli. Ce sont des militants issus des brigades Sultan Murad, un groupe rebelle armé actif dans la guerre civile syrienne, soutenu par la Turquie et aligné sur l'opposition syrienne, Suleyman Shah et al-Mutassim, une faction affiliée à l'Armée syrienne libre, une force rebelle qui vise à renverser le président syrien, Bachar al-Assad. Ankara, selon l'OSDH, garantit à ces mercenaires des passeports turcs, des incitations et un salaire mensuel d'environ 2 000 dollars. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le nombre de ces militants aurait atteint 17 000.
    Le journal al-Arabiya du 2 août ajoute, sur la base des derniers chiffres fournis par l'OSDH, qu'environ 10 000 "extrémistes", dont 2 500 citoyens tunisiens, sont arrivés en Libye. La question des islamistes radicaux, envoyés par la Turquie, a également été soulevée dans le rapport publié par le ministère américain de la défense. La crainte actuelle, explique al-Arabiya, est qu'en plus du conflit qui perdure, la Libye pourrait devenir un bastion des groupes terroristes vaincus ces dernières années en Syrie et en Irak. De là, les militants extrémistes auraient alors la possibilité de mettre en œuvre leurs plans dans la région du Sahel, dans le Sahara, ainsi qu'en Afrique de l'Ouest et en Europe.
    Pendant ce temps, le GNA et l'ANL, assistés par leurs alliés respectifs, continuent d'alimenter un climat de tension en Libye. Comme l'ont également signalé les Nations unies, le danger est que la crise conduise à un "conflit régional".
    Selon des sources d'al-Arabiya, l'armée de Haftar a envoyé un message à Washington, appelant à une action internationale et, en particulier, au contrôle des voies de communication terrestres et maritimes, pour s'assurer que les forces de Tripoli ne reçoivent pas d'armes et de combattants supplémentaires de l'allié turc. En parallèle, l'ANL a souligné son opposition à toute négociation avec Ankara. Cette décision a été prise après que le général Khalifa Haftar, le général en chef de l'Armée de libération nationale (ALN), ait souligné, dans la soirée du 1er août, la détermination de ses forces à contrer "l'invasion turque".

     

  • Syrie : le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham a arrêté un commandant d'un groupe terroriste qui refusait de combattre en Libye

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    Le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham (HTS) a arrêté un haut commandant de Horas al-Din, affilié à Al-Qaïda, parce qu'il avait refusé de partir en Libye, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 29 juillet.
    Selon l'OSDH, le commandant, Fadel al-Libi, a été arrêté avec cinq terroristes étrangers par les forces de sécurité de HTS.
    HTS aurait voulu que Fadel al-Libi, un citoyen libyen, retourne en Libye et se batte pour le Gouvernement d'Accord National (GNA), soutenu par la Turquie. Ankara avait décidé qu'il devait retourner en Libye pour combattre.
    "Ils ont refusé de quitter la Syrie et de se rendre en Libye malgré les ordres de la Turquie à ce sujet", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.
    La Turquie a déployé depuis l'année dernière de nombreux rebelles syriens en Libye, et parmi eux des jihadistes étrangers.