Milices pro-iraniennes en Syrie

  • Syrie : Les forces américaines déjouent une attaque -  les miliciens pro-iraniens soupçonnés

    Imprimer

    Les forces américaines ont annoncé mardi 4 janvier 2022 avoir déjoué une attaque dans la région de Deir ez-Zor, dans le Nord-Est syrien, au lendemain du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Kassem Soleimani.

    Après avoir repéré "plusieurs sites de lancement de roquettes qui représentaient un risque imminent", les forces de la coalition ont "éliminé la menace" par des frappes aériennes, a indiqué dans un communiqué un responsable de la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis. Les roquettes visaient une base américaine appelée "Green Village", dans la vallée de l'Euphrate où des combattants du groupe Etat islamique sont encore actifs et où les forces américaines continuent de coopérer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS). Les tirs à distance de roquettes et de missiles "représentent une menace grave pour les civils du fait de leur manque de précision" et les forces de la coalition "se réservent le droit de se défendre", a ajouté le responsable ayant requis l'anonymat.

    Questionné sur les auteurs possibles de cette attaque, la troisième en moins de 48 heures dans la région après celles qui ont visé mardi 4 janvier la base aérienne d'Aïn Al-Assad, dans l'ouest de l'Irak et lundi l'aéroport international de Bagdad, le porte-parole du Pentagone, John Kirby a indiqué ne pas pouvoir les identifier. "Cela dit, nous continuons à voir nos forces en Irak et en Syrie menacées par des milices soutenues par l'Iran", a-t-il ajouté.

    Ces attaques, dont aucune n'a fait de victime, interviennent alors que l'Irak a commémoré l'assassinat par les Etats-Unis de Qassem Soleimani, exécuteur du plan iranien au Moyen-Orient, et de son lieutenant irakien, tués par un tir de drone des Etats-Unis en Irak le 3 janvier 2020.

    Quelque 900 soldats américains restent déployés dans le Nord-Est syrien et sur la base d'Al-Tanf dans le sud, aux confins de l'Irak et la Jordanie.

  • Syrie : Un soldat syrien tué lors d'un raid israélien dans le sud du pays

    Imprimer

    Un soldat de l'armée syrienne a été tué dans la nuit du mercredi 15 au  jeudi 16 décembre 2021 par des tirs de missiles israéliens lors d'un raid effectué depuis le Golan, dans le sud du pays, rapporte l'agence de presse syrienne SANA.

    "Vers 00h50, l'ennemi israélien a effectué un raid aérien avec plusieurs missiles depuis le Golan syrien occupé et ciblant plusieurs positions dans le sud", a indiqué une source militaire citée par SANA.

    La défense antiaérienne syrienne est parvenue à "abattre la plupart des missiles", ajoute la source militaire qui précise que "l'agression a causé la mort d'un soldat et des dégâts matériels".

    Israël cible généralement les forces iraniennes et leurs milices soutenant le président syrien Bachar al-Assad. Les forces iraniennes ont récemment été présentes dans les régions du sud sous la bannière de la quatrième division dirigée par le général de division Maher al-Assad, frère du président syrien, sachant que l'accord signé à Deraa en 2018 stipule le retrait des forces iraniennes de cette région du sud frontalière avec Israël. 

    Début décembre, Israël avait effectué des frappes sur une cargaison d'armes iraniennes au port de Lattaquié dans l'ouest de la Syrie, sans faire de victimes.

    Fin novembre, trois militaires et deux miliciens syriens affiliés au Hezbollah avaient été tués par des frappes israéliennes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Et le 8 juin un raid israélien avait visé des sites de développement d'armes chimiques.

    Les responsables israéliens avaient ordonné le raid, sur la base de renseignements alléguant que le gouvernement syrien obtenait des précurseurs chimiques et d'autres fournitures nécessaires pour reconstruire les armes chimiques qu'il avait abandonnées il y a huit ans.

    Le raid du 8 juin avait détruit des entrepôts militaires fortifiés près de Nasiriyah et deux autres sites près de Homs. Les frappes avaient fait sept morts parmi les  militaires, dont le colonel syrien Ayham Ismail.

    Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en territoire syrien, ciblant des positions des soldats du régime syrien ainsi que des forces iraniennes et du Hezbollah, qui combattent aux côtés du régime de Damas.

  • Syrie : des drones non identifiés ont attaqué des casernes de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie

    Imprimer

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a signalé que le soir du 7 décembre, des drones non identifiés ont attaqué aux missiles des casernes de milices pro-iraniennes près de puits de pétrole à environ 8 km à l'ouest de Boukamal, près des frontières syro-irakiennes.

    Le 28 novembre, des drones non identifiés avaient déjà attaqué des cibles dans la région d'Athar al-Shabli (à l'est de la province syrienne de Deir ezZor) peu après l'arrivée de camions chargés d'armes et de munitions, accompagnés de miliciens de formations armées pro-iraniennes. Le 15 novembre, des drones non identifiés avaient également attaqué des cibles dans l'est de la Syrie. Enfin, dans la nuit du 10 novembre, un drone non identifié avait attaqué des dépôts d'armes et de munitions dans la région de Boukamal. Israël et la  coalition internationale dirigée par les États-Unis pourraient être à l'origine de ces attaques.

  • La Syrie a besoin de l'Iran en l'absence de l'aide des pays arabes

    Imprimer

    Syrie : L'Iran a mis la main sur l'économie et la sécurité syriennes
    L'Iran a accordé trois prêts au gouvernement syrien malgré sa propre crise économique. Le gouvernement iranien a voulu profiter du fait que le régime syrien était soumis à un boycott international et privé de tout soutien extérieur.

    Alors que la Syrie était dévastée par la guerre, l'Iran a conclu de nombreux accords de coopération et contrats économiques avec le gouvernement syrien. Ces contrats concernent la reconstruction des infrastructures, l'électricité, la santé, les moulins, les denrées alimentaires et les secteurs financiers.

    La Syrie a besoin de l'Iran qui est sa seule fenêtre sur le monde. Téhéran en a profité pour pousser Damas à faire de plus en plus de concessions. Le gouvernement syrien a exempté les produits des entreprises iraniennes de tous frais et taxes à leur importation en Syrie. Le régime syrien a été contraint d'hypothéquer les propriétés du gouvernement et les biens immobiliers en échange des prêts iraniens.

    Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est passé de 280 millions de dollars en 2010 à un milliard de dollars en 2014, et l'ambition iranienne est d'atteindre 10 milliards de dollars, ce qui correspond plus ou moins au volume des échanges commerciaux avec l'Irak. 

    L'Iran a forcé la Syrie à signer des contrats commerciaux
    Téhéran a réussi à forcer le régime syrien à signer des contrats lucratifs avec des entreprises iraniennes.
    L'objectif de l'Iran reste la phase d'après-guerre, en particulier le processus de reconstruction. Des millions de maisons, d'installations et d'infrastructures ont été détruites par la guerre en Syrie. L'Iran, qui se classe comme le plus grand producteur de ciment et de fer au Moyen-Orient, a l'intention de jouer un rôle dominant dans le processus de reconstruction.

    Le peuple syrien n'est pas satisfait du soutien iranien et de la présence des milices chiites dans le pays. Il s'inquiète de la montée en puissance de l'Iran dans le pays. Il considère le régime religieux des Ayatollahs, le concept du Walih al-Faqih, comme un danger pour le peuple syrien et l'avenir du régime, pour l'environnement arabe, et la sécurité de la Syrie, notamment face à Israël. Mais le problème est l'absence d'un réel soutien international au peuple syrien à l'heure actuelle. 

    Les milices pro-iraniennes terrorisent la société syrienne
    Les milices pro-iraniennes exercent déjà leur autorité et leur pouvoir sur une bonne partie du territoire, ce qui se traduit par un niveau accru de violence et de meurtres. 

    Les initiatives arabes sont nécessaires pour contrer l'Iran
    Les initiatives arabes comme celles menées par le roi de Jordanie Abdallah II concernant les infrastructures de gaz et d'électricité de la Jordanie et de l'Égypte au Liban via la Syrie sont à saluer. Il est également important que les États-Unis lèvent les restrictions et les sanctions contre le peuple syrien et de permettre aux institutions, entreprises, usines et pays arabes, avec leurs ministères et gouvernements, de traiter avec les Syriens sans entraves ni pénalités. Cette étape permettrait d'offrir aux Syriens des options et des possibilités pour concurrencer l'Iran, qui ne résisterait pas longtemps face à une assistance arabe. Les pays arabes riches interviendraient en Syrie, non pas par profit, comme le fait l'Iran, mais dans le but d'aider ce peuple qui a vécu les affres de la guerre.

    Un premier petit pas des Emirats Arabes Unis
    La visite du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Abdullah bin Zayed, à Damas et sa rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad, s'inscrivent dans le cadre du retour du soutien arabe à la Syrie. Mais des actions plus larges que des visites et une aide rationnée sont nécessaires. Il faut exploiter ce que le roi jordanien Abdallah II a déjà entamé, pour reconstruire l'économie syrienne et restaurer une vie normale dans ce pays, notamment en étudiant sérieusement les plans russes qui visent à se passer de l'Iran pour la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre civile.

    Obstacles américains
    La Russie a présenté des projets et des plans de reconstruction, mais ils se sont heurtés aux obstacles américains et aux menaces de sanctions de Washington aux pays, entreprises et institutions internationales qui envisageraient d'intervenir pour reconstruire la Syrie.

     

     

     

  • Syrie : Frappes israéliennes sur le port de Lattaquié

    Imprimer

    Des frappes aériennes israéliennes ont atteint des conteneurs du port situé au sud ouest de la ville de Lattaquié (ouest de la Syrie) dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 décembre 2021, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne, une rare attaque contre des installations stratégiques du pays.

    "Vers 1h23 aujourd'hui (23h23 GMT lundi), l'ennemi israélien a mené une agression aérienne avec plusieurs missiles visant le parc à conteneurs du port commercial de Lattaquié", et ce bombardement a mis le feu à "un certain nombre de conteneurs commerciaux" sans faire de victimes, a déclaré une source militaire syrienne citée par l'agence SANA.

    La défense aérienne syrienne n'est pas intervenue pour repousser l'attaque menée à partir de la Méditerranée.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que des conteneurs contenant des armes pour les milices pro-iraniennes ont été détruits par l'armée de l'air israélienne. 

  • Syrie : Des iraniens et pro-iraniens tués et blessés dans une attaque de Daech

    Imprimer

    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) ont subi des pertes dans la région désertique de Boukamal lors d'une attaque menée par des membres de Daech (Etat islamique) contre leurs positions. Il y a des morts et des blessés. 

    Information en cours d'évaluation.

  • Syrie : Un missile israélien frappe la banlieue sud de Damas

    Imprimer

    Au petit matin du mercredi 17 novembre 2021, une frappe de missiles israéliens a visé la périphérie sud de la capitale syrienne, Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré à l'Agence de presse arabe syrienne gérée par l'État que la cible était un « bâtiment vide », affirmant qu'aucune perte n'avait été subie.

    "A environ 00h45 aujourd'hui, l'ennemi israélien a lancé une agression avec deux missiles en direction du Golan syrien occupé, visant un bâtiment vide au sud de Damas", a déclaré la source. "L'un des missiles hostiles a été abattu et aucune perte n'a été subie."

    La source anonyme n'a pas précisé si les missiles avaient été tirés depuis une base terrestre israélienne ou par des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne, comme lors des attaques les plus récentes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que l'attaque avait visé une zone où se trouvent le siège et les casernes de militants pro-iraniens et du Hezbollah. Il est à noter que nous parlons de la 25e frappe de Tsahal sur des cibles en Syrie cette année.

    Il s'agissait de la 25e frappe de Tsahal depuis le début de 2021 et la troisième attaque israélienne contre la Syrie en novembre. La première attaque , qui a eu lieu le 3 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire dans la banlieue sud de la capitale, Damas. La deuxième attaque , qui a eu lieu le 8 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire au sud de la ville côtière de Tartous, ainsi qu'une base de défense aérienne au sud de la ville de Homs.

    Les attaques israéliennes contre la Syrie sont de plus en plus fréquentes. L'ampleur des attaques est également de plus en plus grande. Tel-Aviv espère apparemment que ces attaques répétées forceront l'Iran à quitter le pays déchiré par la guerre. Néanmoins, le contraire semble se produire.