Milices pro-iraniennes en Syrie

  • Syrie : des drones non identifiés ont attaqué des casernes de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie

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    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a signalé que le soir du 7 décembre, des drones non identifiés ont attaqué aux missiles des casernes de milices pro-iraniennes près de puits de pétrole à environ 8 km à l'ouest de Boukamal, près des frontières syro-irakiennes.

    Le 28 novembre, des drones non identifiés avaient déjà attaqué des cibles dans la région d'Athar al-Shabli (à l'est de la province syrienne de Deir ezZor) peu après l'arrivée de camions chargés d'armes et de munitions, accompagnés de miliciens de formations armées pro-iraniennes. Le 15 novembre, des drones non identifiés avaient également attaqué des cibles dans l'est de la Syrie. Enfin, dans la nuit du 10 novembre, un drone non identifié avait attaqué des dépôts d'armes et de munitions dans la région de Boukamal. Israël et la  coalition internationale dirigée par les États-Unis pourraient être à l'origine de ces attaques.

  • La Syrie a besoin de l'Iran en l'absence de l'aide des pays arabes

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    Syrie : L'Iran a mis la main sur l'économie et la sécurité syriennes
    L'Iran a accordé trois prêts au gouvernement syrien malgré sa propre crise économique. Le gouvernement iranien a voulu profiter du fait que le régime syrien était soumis à un boycott international et privé de tout soutien extérieur.

    Alors que la Syrie était dévastée par la guerre, l'Iran a conclu de nombreux accords de coopération et contrats économiques avec le gouvernement syrien. Ces contrats concernent la reconstruction des infrastructures, l'électricité, la santé, les moulins, les denrées alimentaires et les secteurs financiers.

    La Syrie a besoin de l'Iran qui est sa seule fenêtre sur le monde. Téhéran en a profité pour pousser Damas à faire de plus en plus de concessions. Le gouvernement syrien a exempté les produits des entreprises iraniennes de tous frais et taxes à leur importation en Syrie. Le régime syrien a été contraint d'hypothéquer les propriétés du gouvernement et les biens immobiliers en échange des prêts iraniens.

    Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est passé de 280 millions de dollars en 2010 à un milliard de dollars en 2014, et l'ambition iranienne est d'atteindre 10 milliards de dollars, ce qui correspond plus ou moins au volume des échanges commerciaux avec l'Irak. 

    L'Iran a forcé la Syrie à signer des contrats commerciaux
    Téhéran a réussi à forcer le régime syrien à signer des contrats lucratifs avec des entreprises iraniennes.
    L'objectif de l'Iran reste la phase d'après-guerre, en particulier le processus de reconstruction. Des millions de maisons, d'installations et d'infrastructures ont été détruites par la guerre en Syrie. L'Iran, qui se classe comme le plus grand producteur de ciment et de fer au Moyen-Orient, a l'intention de jouer un rôle dominant dans le processus de reconstruction.

    Le peuple syrien n'est pas satisfait du soutien iranien et de la présence des milices chiites dans le pays. Il s'inquiète de la montée en puissance de l'Iran dans le pays. Il considère le régime religieux des Ayatollahs, le concept du Walih al-Faqih, comme un danger pour le peuple syrien et l'avenir du régime, pour l'environnement arabe, et la sécurité de la Syrie, notamment face à Israël. Mais le problème est l'absence d'un réel soutien international au peuple syrien à l'heure actuelle. 

    Les milices pro-iraniennes terrorisent la société syrienne
    Les milices pro-iraniennes exercent déjà leur autorité et leur pouvoir sur une bonne partie du territoire, ce qui se traduit par un niveau accru de violence et de meurtres. 

    Les initiatives arabes sont nécessaires pour contrer l'Iran
    Les initiatives arabes comme celles menées par le roi de Jordanie Abdallah II concernant les infrastructures de gaz et d'électricité de la Jordanie et de l'Égypte au Liban via la Syrie sont à saluer. Il est également important que les États-Unis lèvent les restrictions et les sanctions contre le peuple syrien et de permettre aux institutions, entreprises, usines et pays arabes, avec leurs ministères et gouvernements, de traiter avec les Syriens sans entraves ni pénalités. Cette étape permettrait d'offrir aux Syriens des options et des possibilités pour concurrencer l'Iran, qui ne résisterait pas longtemps face à une assistance arabe. Les pays arabes riches interviendraient en Syrie, non pas par profit, comme le fait l'Iran, mais dans le but d'aider ce peuple qui a vécu les affres de la guerre.

    Un premier petit pas des Emirats Arabes Unis
    La visite du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Abdullah bin Zayed, à Damas et sa rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad, s'inscrivent dans le cadre du retour du soutien arabe à la Syrie. Mais des actions plus larges que des visites et une aide rationnée sont nécessaires. Il faut exploiter ce que le roi jordanien Abdallah II a déjà entamé, pour reconstruire l'économie syrienne et restaurer une vie normale dans ce pays, notamment en étudiant sérieusement les plans russes qui visent à se passer de l'Iran pour la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre civile.

    Obstacles américains
    La Russie a présenté des projets et des plans de reconstruction, mais ils se sont heurtés aux obstacles américains et aux menaces de sanctions de Washington aux pays, entreprises et institutions internationales qui envisageraient d'intervenir pour reconstruire la Syrie.

     

     

     

  • Syrie : Frappes israéliennes sur le port de Lattaquié

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    Des frappes aériennes israéliennes ont atteint des conteneurs du port situé au sud ouest de la ville de Lattaquié (ouest de la Syrie) dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 décembre 2021, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne, une rare attaque contre des installations stratégiques du pays.

    "Vers 1h23 aujourd'hui (23h23 GMT lundi), l'ennemi israélien a mené une agression aérienne avec plusieurs missiles visant le parc à conteneurs du port commercial de Lattaquié", et ce bombardement a mis le feu à "un certain nombre de conteneurs commerciaux" sans faire de victimes, a déclaré une source militaire syrienne citée par l'agence SANA.

    La défense aérienne syrienne n'est pas intervenue pour repousser l'attaque menée à partir de la Méditerranée.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que des conteneurs contenant des armes pour les milices pro-iraniennes ont été détruits par l'armée de l'air israélienne. 

  • Syrie : Des iraniens et pro-iraniens tués et blessés dans une attaque de Daech

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    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) ont subi des pertes dans la région désertique de Boukamal lors d'une attaque menée par des membres de Daech (Etat islamique) contre leurs positions. Il y a des morts et des blessés. 

    Information en cours d'évaluation.

  • Syrie : Un missile israélien frappe la banlieue sud de Damas

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    Au petit matin du mercredi 17 novembre 2021, une frappe de missiles israéliens a visé la périphérie sud de la capitale syrienne, Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré à l'Agence de presse arabe syrienne gérée par l'État que la cible était un « bâtiment vide », affirmant qu'aucune perte n'avait été subie.

    "A environ 00h45 aujourd'hui, l'ennemi israélien a lancé une agression avec deux missiles en direction du Golan syrien occupé, visant un bâtiment vide au sud de Damas", a déclaré la source. "L'un des missiles hostiles a été abattu et aucune perte n'a été subie."

    La source anonyme n'a pas précisé si les missiles avaient été tirés depuis une base terrestre israélienne ou par des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne, comme lors des attaques les plus récentes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que l'attaque avait visé une zone où se trouvent le siège et les casernes de militants pro-iraniens et du Hezbollah. Il est à noter que nous parlons de la 25e frappe de Tsahal sur des cibles en Syrie cette année.

    Il s'agissait de la 25e frappe de Tsahal depuis le début de 2021 et la troisième attaque israélienne contre la Syrie en novembre. La première attaque , qui a eu lieu le 3 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire dans la banlieue sud de la capitale, Damas. La deuxième attaque , qui a eu lieu le 8 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire au sud de la ville côtière de Tartous, ainsi qu'une base de défense aérienne au sud de la ville de Homs.

    Les attaques israéliennes contre la Syrie sont de plus en plus fréquentes. L'ampleur des attaques est également de plus en plus grande. Tel-Aviv espère apparemment que ces attaques répétées forceront l'Iran à quitter le pays déchiré par la guerre. Néanmoins, le contraire semble se produire.

  • Syrie : Cinq militaires tués dans un attentat dans l'est

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    Un général et quatre soldats de l'armée syrienne ont été tués, dimanche 14 novembre 2021, dans l'explosion d'une bombe dans l'est de la Syrie où sont actifs les jihadistes, au lendemain de la mort de 13 combattants pro-régime dans une attaque, a indiqué une ONG.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une bombe a explosé lors du passage d'un véhicule dans lequel se trouvaient les cinq militaires dans la province de Deir Ezzor. Les soldats syriens procédaient à un ratissage de la zone, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    Malgré sa déroute en Syrie en mars 2019 avec la chute de son "califat", le groupe Etat islamique (EI) continue de lancer des attaques meurtrières dans le pays, notamment dans le vaste désert de la Badiya qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor. Samedi, au moins 13 combattants pro-régime avaient été tués dans une embuscade tendue par l'EI dans la zone désertique de Masrib, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor, selon l'OSDH.

    Depuis mars 2019, près de 1.600 membres des forces du régime ou des groupes qui lui sont fidèles ont été tués, ainsi que 153 combattants pro-iraniens non syriens, lors de diverses attaques, bombardements ou embuscades menés par l'EI, selon un décompte de l'OSDH. 

    Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a causé la mort d'environ un demi-million de personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population.

  • Syrie : Des drones repérés à nouveau près de la frontière irako-syrienne où sept miliciens pro-iraniens ont été tués récemment

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    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que deux avions sans pilote non identifiés ont été vus dans la région de Boukamal, à la frontière syro-irakienne, où sont stationnés des miliciens pro-iraniens, tôt vendredi 12 novembre 2021.

    Rappelons que dans la nuit du 10 novembre, un drone non identifié avait attaqué des dépôts d'armes et de munitions dans la région de Boukamal. Israël ou la coalition internationale dirigée par les États-Unis pourraient être à l'origine de l'attaque. Au moins sept militants auraient été tués (dont trois syriens)

    La semaine dernière, l'OSDH a publié son rapport mensuel sur la présence des forces iraniennes en Syrie. Les auteurs du rapport notent que les forces iraniennes et pro-iraniennes continuent de renforcer leur présence dans les zones de Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad, malgré l'état de "guerre froide" avec l'armée russe et les frappes aériennes répétées d'Israël et la coalition internationale contre les cibles des forces pro-iraniennes.