Milice Stability Support Agency

  • Libye : Craintes d'une reprise des combats à Tripoli et d'une partition du pays

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    uneLes politiciens et les observateurs ont mis en garde contre le danger d'affrontements armés  entre les milices déployées dans la capitale, Tripoli, pour contrôler des zones vitales et y imposer leur influence.

    Ils attirent l'attention sur le fait que les « milices » de Tripoli, se déplacent de manière suspecte sur le terrain, ce qui laisse présager de futurs affrontements.

    Les analystes ont exprimé leurs craintes d'une escalade du conflit dans un proche avenir. Il y a une tendance à un scénario de "partition", notamment au vu de la marginalisation de grandes régions du pays, malgré les ressources naturelles qu'elles possèdent.

    L'homme politique libyen et ancien chef du conseil local de la région de Tobrouk, Faraj Yassin, a déclaré que la Grande-Bretagne avait averti ses citoyens, il y a quelques jours, de quitter la Libye.

    Tripoli est le théâtre de mouvements des « milices », selon les observateurs, ce qui sont des signes avant-coureurs d'un possible nouveau round d'affrontements. Ces mouvements concernent es groupes tels que « Al-Baqara », « Force spéciale de Dissuasion », « Ghaniwa », « 444 », « Tripoli révolutionnaires », « Bataillon 301 » et la « Stability Support Agency ». Avant et après l'annonce du report des élections présidentielles, qui étaient prévues le 24 décembre 2021, on a assisté à des affrontements à l'arme moyenne et lourde, entre ces milices, pour le contrôle des quartiers de la capitale.

    Refus des courants extrêmes
    Nombreux sont les Libyens qui reprochent aux pays occidentaux leur intervention dans la crise libyenne, ce qui a eu pour résultats le maintien de courants extrémistes. Le peuple libyen avait pourtant exprimé leur refus de es courants, comme cela est apparu clairement dans les résultats des élections législatives de 2014. Le résultat est que les Frères musulmans ont conservé leur influence en Libye alors qu'ils n'ont plus leur place dans d'autres pays de la région comme l'Egypte et la Tunisie. Les Libyens ne comprennent pas pourquoi on a voulu trouver une solution politique et prévoir des élections avant de désarmer les milices comme préambule à toute recherche de solution. Pourquoi, s'interrogent les Libyens, l'Occident ferme-t-il les yeux sur l'action des Frères musulmans en Libye, alors qu'ils condamnent les mouvements islamistes dans des pays comme l'Afghanistan.  

    Scénario de partition
    Il y a des risque que le pays se dirige vers le scénario le plus dangereux, celui de la « partition ». On assiste, en effet, à une marginalisation des régions de Cyrénaïque (est ) et du Fezzan (sud). Les habitants constatent que leurs régions sont abondantes en eau, pétrole et autres ressources, mais que ces richesses ne leur profitent pas.

    Les analystes décrivent la Libye comme un « géant endormi », déclare Yassin, le chef du conseil local de la région de Tobrouk, en raison de ses capacités dans les domaines du pétrole et du tourisme qui pourraient générer de gros revenus s'ils étaient bien utilisés.

    Pour Yassin, la solution commence par « le démantèlement et le désarmement des milices, et l'élimination des mercenaires et des combattants étrangers. Seulement alors, les Libyens pourront s'asseoir et s'entendre entre eux ».

    Depuis le report des élections présidentielles, la plupart des villes libyennes ont connu des manifestations appelant à des élections comme issue au chaos dont souffre le pays, exprimant leur désir de revenir à un état normal et leur refus d'un retour à un état de conflit.