Mikati Nagib (actuel premier ministre)

  • Liban : L'électricité coupée dans tout le pays

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    En raison de la pénurie de pétrole, deux des plus grandes centrales électriques du Liban ont été arrêtées, ce qui a provoqué une coupure générale d'électricité dans tout le pays.

    Les autorités libanaises affirment que le black-out total pourrait durer plusieurs jours.

    Le Liban fait face à la pire crise économique de son histoire. La livre libanaise a perdu 90 % de sa valeur. La crise politique prolongée n'a été surmontée qu'après que le Hezbollah ait décidé de soutenir le nouveau gouvernement formé par l'ancien Premier ministre Najib Mikati.

  • Liban : Décret signé sur la formation du nouveau gouvernement

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    Vendredi 10 septembre 2021, le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre désigné Najib Mikati, en présence du président du Parlement Nabih Berry, ont signé un décret sur la formation d'un nouveau gouvernement.

    Aoun a ensuite signé un décret nommant Mikati au poste de Premier ministre. Un autre décret a approuvé la démission du gouvernement du Premier ministre par intérim Hassan Diyab.

    Najib Mikati a annoncé que les élections législatives au Liban se tiendront le 8 mai 2022.

    Depuis août 2020, il n'y a plus eu de gouvernement au Liban. Le précédent gouvernement avait été dissous après la gigantesque explosion dans le port de Beyrouth.

    Rappelons que la candidature de Najib Mikati au poste de Premier ministre avait été approuvée par le parlement libanais en juillet de cette année.

    Homme politique et homme d'affaires indépendant de Tripoli, Najib Mikati a dirigé le gouvernement du pays à deux reprises : lors de la crise politique aiguë en 2005 après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafik Hariri et lors de la crise en Syrie voisine en 2011-2014.

     

  • Liban : Nagib Mikati, chargé une nouvelle fois de tenter de former un gouvernement

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    Le nouveau Premier ministre désigné, Nagib Mikati, chargé lundi de former le prochain gouvernement après avoir obtenu les voix de 72 députés sur 118 lors des consultations parlementaires contraignantes, a entamé mardi ses concertations avec les différents groupes parlementaires, en vue de mettre sur pied son équipe. Ces entretiens ont débuté place de l’Étoile par une réunion avec le président de la Chambre, Nabih Berry. Il devait ensuite s'entretenir avec les anciens Premiers ministres Saad Hariri et Tammam Salam et le vice-président du Parlement, Élie Ferzli, avant de se réunir avec les blocs parlementaires et les députés indépendants.

    Lors d'une brève allocution depuis le palais de Baabda lundi, Nagib Mikati, s’est engagé à former un  cabinet « en coopération avec le chef de l’État, Michel Aoun ». Un cabinet « qui mettra en œuvre l'initiative française » présentée le 1er septembre 2020 à Beyrouth par le président français Emmanuel Macron. M. Mikati, milliardaire, vétéran de la politique, et, en quelque sorte, roue de secours récurrente, a également expliqué que s’il n’avait pas eu des « garanties extérieures », il n'aurait « pas accepté cette mission ».

    Un soutien qu’il pourrait mettre à profit dans ses négociations avec le chef de l’État pour former un gouvernement attendu depuis près d’un an maintenant. L’information a été confirmée lundi soir dans les milieux du Hezbollah. Une source proche du parti chiite précisait que l’accord sur la candidature de M. Mikati « est le choix imposé par l’urgence de la situation pour éviter l’effondrement ». Pour cette source, cette désignation « est le fruit de la convergence entre plusieurs États concernés par la situation libanaise ».

    La France, pour sa part, a indiqué, par la voix de la porte-parole de la diplomatie française, avoir « pris note » de la désignation de M. Mikati. « L'urgence est désormais de former un gouvernement compétent et capable de mettre en œuvre les réformes indispensables au relèvement du pays, que tous les Libanais attendent », a ajouté Agnès von der Mühll. « La France appelle l'ensemble des dirigeants libanais à agir en ce sens le plus rapidement possible. Leur responsabilité est engagée », a-t-elle encore souligné.

    Il reste que les obstacles qui avaient empêché le chef du courant du Futur, Saad Hariri, de former un cabinet, restent plus ou moins identiques. Fort de l’appui de sa communauté sunnite et du club des anciens chefs de gouvernement dont il fait partie, M. Mikati ne saura dépasser certaines lignes rouges. S’il a déjà marqué sa différence avec M. Hariri en acceptant de rencontrer le chef du CPL, Gebran Bassil, qu’il a reçu à dîner samedi, le plus dur reste à faire pour le nouveau Premier ministre désigné.

  • Le Liban après la démission de Hariri ne sera plus jamais le même

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    Liban  
    Sabhane
    Le Liban après la démission de Hariri ne sera plus jamais le même
    Thamer el-Sabhane, ministre pour les affaires du Golfe 
    Le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer el-Sabhane, a affirmé lundi matin 6 novembre que le Liban, après la démission samedi de son Premier ministre, Saad Hariri, "ne sera plus jamais le même".
    "Le Liban, après la démission (de Saad Hariri), ne sera plus jamais le même. Il n'acceptera plus d'être une base pour le terrorisme contre nos pays. Et les dirigeants libanais ont le choix de faire de leur pays un État de terrorisme ou de paix", a écrit le responsable saoudien qui mène une offensive verbale virulente contre le Hezbollah depuis plusieurs semaines.
    Ses propos interviennent moins de 48h après la démission surprise de Saad Hariri au moment où il se trouvait en Arabie saoudite. Le Premier ministre démissionnaire avait alors lu un discours dans lequel il fustigeait le Hezbollah et l'Iran, affirmant également craindre pour sa vie.
    Le 30 octobre déjà, Thamer el-Sabhane avait souligné que "ceux qui s'imaginent que la teneur de (ses) tweets reflète un point de vue personnel vivent dans l'illusion, et ils verront dans les prochains jours ce qu'il se passera".
    Selon certains observateurs, l'Arabie saoudite aurait poussé M. Hariri à démissionner. Mais quelques heures après cette démission, Thamer el-Sabhane avait assuré que Riyad n'avait pas incité le Premier ministre libanais à jeter l'éponge.
    Liban, Syrie, Irak, Yémen : les dossiers de la tension entre Riyad et Téhéran
    La démission de Saad Hariri intervient dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah. Les deux puissances régionales sont farouchement opposées sur des questions comme la Syrie, le Yémen et le Liban, où elles soutiennent des camps adverses.
    Le nouvel homme fort d'Arabie saoudite, fer de lance de la lutte contre l'influence iranienne
    Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, s'est en outre imposé comme le fer de lance de la lutte contre l'influence iranienne dans la région.
    Une crise libanaise qui devrait durer
    En 2011, le Hezbollah avait renversé le premier gouvernement Hariri après la démission de ses ministres, poussant M. Hariri à quitter le pays avant d'y revenir en juin 2016.
    Saad Hariri n'est toujours pas rentré au Liban, et le chef de l'État, Michel Aoun, attends son retour pour se prononcer sur sa démission. Le chef du gouvernement démissionnaire pourrait regagner Beyrouth dans les prochaines heures, selon des informations non confirmées.

    Crise
    Il sera « difficile » de nommer le prochain Premier ministre, estiment les milieux sunnites
    (Yara Abi Akl)
    Tout comme l'ensemble du Liban, les leaders sunnites restent sous le choc après la démission surprise, samedi 4 novembre, du Premier ministre Saad Hariri, mais considèrent urgent de commencer à songer à l'après-Hariri, comme en témoigne la dynamique qui s'est créée hier autour de Dar el-Fatwa (Union des organisations islamiques du Liban), où le chargé d'affaires saoudien, Walid Boukhari, et l'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, ont été reçus tour à tour.
    Difficile de trouver un nouveau premier ministre sur fond de regain de tension entre Riyad et Téhéran
    Dans les milieux sunnites, nombreux sont ceux qui estiment qu'il sera difficile de trouver un successeur à Saad Hariri dans les circonstances actuelles, d'autant que le nouveau Premier ministre est appelé à gérer l'organisation des élections législatives prévues en principe en mai 2018 et que la démission de Hariri est intervenue alors que la querelle irano-saoudienne ne fait que s'amplifier.
    L'ancien premier ministre, Nagib Mikati, propose une solution
    C'est peut-être ce paysage complexe qui expliquerait l'initiative lancée hier par l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, depuis Dar el-Fatwa.
    À l'issue d'un entretien avec le mufti de la République, Abdellatif Deriane, qui a plaidé en faveur de « la pondération et du dialogue », et après son entretien avec Walid Boukhari, M. Mikati a annoncé à la presse avoir présenté à son hôte une « initiative pour résoudre la crise actuelle et préserver en même temps l'unité de la communauté sunnite ». Selon ses explications, il appartient au mufti d'en annoncer les détails en temps voulu, mais, d'après ses proches, Nagib Mikati propose la formation d'un cabinet neutre qui serait formé de personnalités non candidates au scrutin de 2018. M. Mikati a ainsi exclu être lui-même candidat à la succession de Hariri, affirmant vouloir s'engager dans la bataille électorale à Tripoli.
    S'il a choisi d'annoncer son initiative à partir de Dar el-Fatwa, avec toute sa dimension symbolique, politique et religieuse, c'est dans un souci de montrer qu'il s'agit d'une question « éminemment sunnite et de barrer la voie à des surenchères dans ce cadre ».

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com