Midjiyawa Bakari (gouverneur de l'extrême nord)

  • Cameroun : au moins deux civils tués dans une nouvelle attaque des djihadistes de Boko Haram

    Imprimer

    Au moins deux civils ont été tués dans une nouvelle attaque perpétrée par des éléments de Boko Haram dans l'Extrême-Nord du Cameroun, selon le gouverneur de la région.

    L'attaque a visé dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 décembre 2021 la localité de Kouyape située dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, à quelques dizaines de kilomètres du Nigeria, fief du groupe djihadiste Boko Haram, a précisé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Les terroristes de Boko Haram sont venus vers 23 heures (heure locale), à bord de motocyclettes, lourdement armés. Nous déplorons la mort de deux de nos compatriotes. Cinq autres personnes ont été blessées. Les assaillants ont aussi volé des bœufs et emporté des denrées alimentaire », a ajouté la même source.

    Selon le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM) de lutte contre Boko Haram, le Général Bouba Dobekréo, un bataillon de l’armée a été mis jeudi soir aux trousses des assaillants « qui ont fui ver le Nigeria abandonnant une motocyclette ».

    L'Extrême-Nord du Cameroun, frontalier avec le Nigeria, est régulièrement visé par les attaques de Boko Haram. La localité de Kouyape avait déjà été frappée, dans la nuit du 30 au 31 août 2021 L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à Kouyapé par un attentat qui avait tué 6 personnes et blessé 7 autres.

    Le groupe islamique y enlève fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.

    L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27 000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun, selon les rapports de l’ONU et des ONG.

    Depuis 2015, les pays du Bassin du Lac Tchad luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

  • Cameroun : un militaire tué et plusieurs autres blessés dans l’Extrême-Nord

    Imprimer

    FFSbR2LX0AEIS9o.jpegUn officier de l’armée camerounaise a été tué, dimanche 28 novembre 2021, et plusieurs autres soldats ont été blessés  par des combattants du groupe islamique Boko Haram qui leur ont tendu une embuscade à Zélévet, une localité de l’Extrême-Nord du Cameroun, a indiqué le gouverneur de la région.

    « Dimanche matin, des militaires qui effectuaient une patrouille près de la frontière sont tombés dans une embuscade de Boko à Zélévet dans la commune de Moskota, département du Mayo Tsanaga », a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    L'attaque, qui a eu lieu à proximité du Nigeria, où Boko Haram sème la terreur, a fait un mort et des blessés dans les rangs de l’armée camerounaise selon le gouverneur.

    Depuis le début de la saison sèche dans l’Extrême-Nord du Cameroun, le groupe islamique Boko Haram multiplie les attaques contre des civils et des forces de défense.

    D’après le gouverneur de la région et le ministère de la Défense, au moins une dizaine d’attaques de Boko Haram ont été enregistrées au cours de la semaine qui s’achève.

    Selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, les combattants de Boko Haram ont attaqué dans la nuit du 24 au 25 novembre, le poste militaire d’Amchokouli situé dans le canton Afadé dans le département du Logon et Chari.

    Dans cette zone de l’Extrême-Nord du Cameroun, l'armée est régulièrement la cible d'attaques, menées soit par l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), créé en 2016, soit par Boko Haram installé dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.

    Depuis le début de la rébellion du groupe islamique Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36 000 morts et deux millions de déplacés.

    En 2016, le groupe s'est scindé, avec d'un côté la faction historique et de l'autre l'ISWAP, affilié à "État islamique".

  • Cameroun : au moins 3 militaires tués dans une attaque de l'Etat islamique (ISWAP)

    Imprimer

    Au moins trois militaires camerounais ont été tués et plusieurs autres blessés, dimanche soir, dans une attaque attribuée à ll'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris de source régionale, lundi 9 août 2021.

    Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août, des combattants terroristes de l'ISWAP lourdement armés, ont attaqué le poste militaire de Sagme situé près de Fotokol, a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    « Lors de cette attaque, nous avons perdu trois de nos vaillants soldats. Cinq autres ont été blessés et plusieurs matériels militaires dont des armes et un véhicule ont été emportés par les assaillants qui se sont, plus tard, repliés vers le pays voisin », a-t-il précisé ajoutant que le bilan pourrait s’alourdir.

    Selon le gouverneur, le bilan des victimes sera évalué plus tard.

    Dans cette zone proche des frontières avec le Tchad et le Nigeria, les attaques se sont multipliées ces derniers mois, les islamistes profitant de leur connaissance de ce terrain marécageux.

    Le 24 juillet dernier, au moins six soldats camerounais avaient trouvé la mort dans une précédente attaque contre ce même poste militaire de Sagme.

    La rébellion islamiste éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager vers les pays voisins.

    Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon les Nations Unies.

  • Cameroun : huit militaires tués dans une attaque d'islamistes dans l'Extrême-Nord

    Imprimer

    Huit militaires camerounais ont été tués dans une attaque perpétrée, samedi, par des guérilleros islamistes contre un poste militaire dans l'Extrême-Nord du Cameroun.

    Des islamistes armés ont tué au moins huit militaires camerounais lors d’une « attaque musclée et bien planifiée » contre un poste militaire situé près de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, a expliqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    Cette attaque a également fait quatorze blessés, a-t-il ajouté.

    « Dans la nuit de vendredi à samedi vers 4 heures (heure locale), plusieurs éléments lourdement armés et arrivés à bord de six véhicules et des motos, ont attaqué le poste de l’armée dans le village Sagme vers Fotokol », une ville frontalière entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, a indiqué la même source.

    « Le bilan de cette attaque terroriste fait état de 8 militaires tués et 14 autres blessés. Les blessés viennent d’être évacués pour recevoir les soins nécessaires. Du côté des terroriste, le bilan n’est pas encore connu », a-t-il précisé ajoutant qu’un renfort de l’armée a été dépêché à Sagme et qu’un ratissage est en cours.

    D’après cette même source, plusieurs armes et du matériel militaire ont été emportés par les assaillants qui se sont repliés vers le Nigeria voisin.

     

     

  • Cameroun : Un attentat attribué à Boko Haram fait 14 morts

    Imprimer

    L’Extrême-Nord du Cameroun a été le théâtre d'une nouvelle attaque de Boko Haram, vendredi, qui a fait 14 morts, 12 civils et deux assaillants. Il s'agit de l'un des attentats les plus meurtriers de Boko Haram depuis des mois.
     
    « Douze paysans du canton Mozogo dans le département du Mayo Tsanaga ont trouvé la mort vendredi lors d’un attentat perpétré par une kamikaze de Boko Haram vers 1 heure du matin », a rapporté le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
     
    « Des combattants de Boko Haram se sont introduits dans le village en tirant des coups de feu en l’air et les villageois se sont réveillés et couraient dans tous les sens avant de se réfugier dans un parc. Les jihadistes de Boko Haram ont alors introduit une fille qui portait une charge explosive. 12 paysans, la kamikaze et un membre de Boko Haram ont été tués lors de l’explosion », a expliqué un témoin.
     
    Installés dans les grottes et montagnes nigérianes près de la frontière camerounaise, les islamistes de Boko Haram en sortent régulièrement pour attaquer des civils et des postes militaires dans l’extrême-nord du Cameroun.

    Identité des victimes :
    -Djallo Gadjo. -Kalla Antoine. -Belinda Antoine. -Madeleine Antoine. -Zoubi Warda. -Viché Mangoché. -Ndarana Mangoche. - Modou Waziri. -Abou Raved. -Liman Malla. -Ngari Kaldapa. -Goni Oumar. -Boukar (Dan Malla).

  • Cameroun : Deux civils tués par les jihadistes de Boko Haram dans l'Extrême-Nord

    Imprimer

    ATT.E.B.

    Au moins deux civils ont été tués et cinq autres enlevés dans une attaque perpétrée par des éléments du groupe terroriste Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

    L'attaque a eu lieu dans le village de Woudal frontalier avec le Nigeria, fief de Boko Haram.

    « Jeudi vers 22h40, plusieurs combattants de Boko Haram ont attaqué les villageois de Woudal. alors qu'ils dormaient. Les terroristes ont tués deux personnes âgées et ont enlevés cinq autres dont trois hommes et deux jeunes filles », a indiqué le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM), le Général de brigade Bouba Dobekréo.

    « Alertés, les militaires sont intervenus mais n'ont pas pu rattraper les assaillants», a-t-il ajouté.

    Selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa, d'autres éléments de Boko Haram ont perpétré une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi dans le canton Sandawadjiri situé dans l’arrondissement de Kolofata, département du Mayo Sava.

    « Nous n’avons pas enregistré de pertes en vie humaine. Les combattants de Boko Haram ont seulement volé des denrées alimentaires », a-t-il souligné.

  • Cameroun : au moins neuf morts et plusieurs blessés dans une série d’attaques de Boko Haram

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Au moins neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une série d’attaques, attribuées à l’organisation jihadiste Boko Haram, menées dans la nuit de lundi à mardi dans la région de l’Extrême nord du Cameroun.

    Ces attaques ont été confirmées mardi matin par des sources militaires et locales.

    L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à Kouyapé, un village camerounais situé près du Nigéria, suite à l’activation d’une charge explosive par un terroriste, tuant 6 personnes et blessant 7 autres.

    « Vers 1 heure (heure locale, TU+1), des combattants de Boko Haram ont lancé une attaque contre le village Kouyapé situé dans le canton de Kolofata. Quand les islamistes ont constaté l’arrivée de l’armée, l’un d’eux a déclenché une charge explosive tuant six civils et blessant sept autres », a précisé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Un membre de Boko Haram a été neutralisé et du matériel de guerre récupéré », a-t-il ajouté.

    Dans la même nuit de lundi à mardi, « vers 23 heures, un autre groupe de Boko Haram a perpétré une attaque contre le village Talakatchi dans le canton Mayo Moskota tuant deux civils et blessant un militaire », a affirmé le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram, le général Bouba Dobkréo.

    Cet officier de l’armée camerounaise ajoute, par ailleurs, que des éléments de la Force Mixte Multinationale (FMM) « en mission de ravitaillement, sont tombés dans une embuscade de Boko Haram à Wulgo » département du Logon et Chari dans la zone du Lac Tchad.

    Le bilan fait état d’«un militaire nigérian de la FMM tué, un soldat nigérian blessé et trois militaires camerounais blessés ».

    Le groupe terroriste Boko Haram, dont le nom signifie « Le livre (book) est péché », est né dans le Nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières; des enlèvements, notamment de femmes et de filles; et des pillages et destructions systématiques de biens.

    « Les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé plus de 322 000 personnes à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014 », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans son rapport du 25 août 2020.