Michel Aoun

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

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  • Liban: Appels à la grève générale et la fermeture des routes à partir de plusieurs régions du pays

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    Des appels à la fermeture des routes et à la grève générale étaient lancés dimanche en début de soirée, depuis différentes régions du Liban où étaient rassemblés sur les places publiques des milliers de manifestants qui réclament depuis le 17 octobre la chute de toute la classe dirigeante.
    Dans le centre-ville de Beyrouth, à Saïda et dans les villages de Halba et Aabdé, dans le Akkar, les représentants de certaines organisations locales menant le mouvement de révolte ont appelé à la fermeture de tous les commerces et administrations et au blocage des routes à partir de lundi, et ce jusqu’à ce que soit formé un nouveau gouvernement.
    Ces appels étaient également lancés sur les réseaux sociaux, accompagnés de « #Non aux atermoiements »
    Rassemblement des partisans du CPL à Baabda en soutien du président Aoun
    Le regain d’intensité de la contestation intervient alors qu’un rassemblement avait été organisé, dimanche midi, des partisans du Courant Patriotique Libre (CPL) à Baabda, en soutien du président Michel Aoun et au chef du CPL, Gebran Bassil, tous les deux cibles privilégiées des manifestants. Ces deux derniers ont prononcé un discours pour l’occasion.
    « Les Libanais ont perdu confiance en l’État. Nous devons restaurer cette confiance », a lancé Michel Aoun, devant ses partisans.
    « Cette révolution doit rester la révolution contre l’injustice, sinon elle s’effondrera », avait averti Gebran Bassil, quelques minutes avant le président.
    « Vous dites « Tous, c’est à dire tous », mais tout le monde n’est pas corrompu. Si vous vous en prenez à tout le monde, les corrompus et les autres, il ne peut pas y avoir de reddition des comptes. Nous ne devons pas être la cible des symboles de la corruption, et celle de leurs victimes », a ajouté M. Bassil. « Au lieu de bloquer la route aux citoyens en érigeant des barrages, qui nous rappellent le temps de la guerre et des milices, coupons la route aux corrompus et à ceux qui ne votent pas les lois contre le recouvrement des fonds volés, la levée de l’immunité et du secret bancaire », a-t-il également dit.
    Importante mobilisation à Nabatiyé malgré les pressions exercées sur les manifestants
    Des centaines de personnes ont manifesté dimanche à Nabatiyé, scandant « le peuple veut la chute du régime », malgré les pressions exercées au cours des derniers jours sur les protestataires.
    Les protestations avaient baissé d’intensité au cours de la semaine écoulée, notamment en raison des pressions exercées sur les manifestants dans cette zone où le Hezbollah et le mouvement Amal sont prépondérants.
    « C’est une nouvelle intifada à Nabatiyé », a affirmé un manifestant qui a requis l’anonymat. « C’est une des plus grandes manifestations dans la ville », a déclaré un autre protestataire. « Nous sommes revenus dans la rue aujourd’hui, après une semaine au cours de laquelle le mouvement avait baissé d’intensité, en raison des pressions et aussi parce que les gens avaient du travail », a-t-il expliqué.
    Les protestataires s’étaient rassemblés en petit nombre dès le matin près du Sérail gouvernemental, et leur nombre a grossi au cours de la journée. A midi, ils ont organisé un déjeuner villageois traditionnel sous une tente, avant d’effectuer une marche commune avec les manifestants du village voisin de Kfar Remmane en direction de la branche de la Banque du Liban à Nabatiyé, répétant « A bas le règne des banques ».
    Le nombre de protestataires a augmenté en soirée, notamment en raison de la présence du chanteur engagé Khaled Habre qui a donné un concert improvisé au carrefour de Kfar Remmane. Dimanche dernier, Marcel Khalifé avait également drainé des foules lorsqu’il était venu se solidariser avec les manifestants.
    Certains protestataires ont confié avoir reçu au cours des derniers jours des appels téléphoniques ou des messages sur la messagerie instantanée Whatsapp les mettant en garde contre toute participation aux rassemblements. D’autres ont été traités sur les réseaux sociaux de traîtres ou d’agents à la solde d’Israël ou de certaines ambassades, recevant de l’argent de l’étranger pour conduire un mouvement contre le pouvoir ou le Hezbollah.
    Mardi dernier, 25 personnes avaient été blessés lorsque des fonctionnaires du conseil municipal de Nabatiyé, affilié au Hezbollah, avaient attaqué les manifestants.
    Plus de 3.000 manifestants rassemblés sur la place Élia de Saïda
    Quelque 3.000 manifestants se sont rassemblés dimanche en fin de journée sur la place Élia, rebaptisée place de la Révolution du 17 octobre, dans le centre-ville de Saïda (Liban-Sud), épicentre de la contestation dans cette ville, qui a connu au cours des derniers jours plusieurs échauffourées entre les protestataires et les forces de l’ordre.
    Selon Mountasser Abdallah, correspondant de l’OLJ, les manifestants se sont rassemblés sur cette place stratégique, brandissant des drapeaux libanais et au son des chants révolutionnaires, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à des manifestations de grande ampleur sur toutes les places du Liban pour « le dimanche de l’unité ». Ils ont bloqué les accès à cette place et ont paradé avec un énorme drapeau libanais, de près de 40 mètres de long.
    Les protestataires ont également organisé un convoi d’une centaine de voitures qui ont sillonné les rues de la ville, drapeaux libanais flottant au vent.
    A plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée, les manifestants dans la capitale du Liban-Sud avaient été forcés d’évacuer la place Élia au cours des derniers jours, à la faveur d’échauffourées avec l’armée qui avaient fait plusieurs blessés.
    Plusieurs centaines de personnes manifestent dans une ambiance festive à Baalbeck
    A Baalbeck, dans la Békaa, quelque 500 personnes ont manifesté sur la place Khalil Moutran selon des habitants, dans une atmosphère festive au son de chansons patriotiques, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à une mobilisation massive dans le cadre d’un « dimanche de l’unité ».
    Hommes et femmes étaient rassemblées sur la place Moutran de cette localité considérée comme une zone d’influence du Hezbollah, brandissant des drapeaux libanais et appelant à la « Révolution ».
    A Baalbeck, les manifestations avaient baissé d’intensité au cours des derniers jours.
    Madi K, le « DJ de la révolution », au centre-ville de Beyrouth ce soir
    Mahdi Karimeh, connu sous le nom de DJ Madi K, et rebaptisé « le DJ de la révolution » depuis qu’il a fait danser les manifestants de Tripoli, dans la nuit du 19 octobre, officie ce dimanche soir depuis 18h dans le centre-ville de Beyrouth. L’annonce a été faite sur le compte Instagram du Tripolitain de 29 ans.
    Alors que samedi soir, c’est Tripoli qui a maintenu la flamme de la révolution, avec des milliers de manifestants, certains venant de Beyrouth et d’autres régions du Liban, rassemblés sur la place al-Nour, un grand rassemblement a lieu ce dimanche, à partir de 16h, dans le centre-ville de Beyrouth. Un nouveau rassemblement anti-pouvoir placé sous le slogan du « dimanche de l’unité » et où sont attendus des manifestants de tout le pays.



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  • Liban: Bagarres à Beyrouth et dans la Bekaa entre partisans du Hezbollah et manifestants : plusieurs blessés

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    Des bagarres impliquant des dizaines de personnes ont éclaté peu avant 15h sur la place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, entre des partisans du Hezbollah et des manifestants anti-gouvernementaux, faisant plusieurs blessés dans les rangs des deux camps mais aussi dans les rangs des forces anti-émeutes qui sont intervenues pour rétablir le calme.
    Les disputes ont éclaté lorsque des partisans du parti chiite se sont opposés à des manifestants pacifistes, leur réclamant de ne pas insulter le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
    « Tous sans exception, Nasrallah inclus », leur a alors rétorqué un manifestant. Un autre a affirmé que ces partisans du parti chiite ont été envoyés « pour infiltrer les manifestants ». La police a dépêché des renforts un peu plus tard afin de circonscrire les bagarres. Plusieurs suspects ont été arrêtés.
    Des dizaines de milliers de Libanais, des centaines de milliers au pic de la contestation, sont dans les rues de tout le pays depuis le 17 octobre, afin de protester contre la classe politique et la corruption.
    Le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Saad Hariri, n’ont pas réussi jusque-là à calmer la colère de la rue. Le secrétaire général du Hezbollah doit prononcer un discours à 16h.
    Fait notable, de nombreux fiefs du parti chiite, notamment Nabatiyé, au Liban-Sud, sont touchés par la contestation.
    Heurts entre des manifestants et partisans du Hezbollah à Fekha, dans la Békaa
    Des heurts se sont déclenchés vendredi entre des manifestants et des partisans du Hezbollah à Fekha, dans la Békaa, peu après un discours du secrétaire général du parti chiite Hassan Nasrallah. L’armée est intervenue.

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  • Iran: l’AIEA confirme le dépassement de la limite autorisée d’uranium enrichi

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    L’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), chargée de vérifier l’application par Téhéran de l’accord nucléaire de 2015, a confirmé lundi que l’Iran avait dépassé la limite imposée à ses réserves d’uranium enrichi, selon un porte-parole de l’agence onusienne.
    « L’Agence a vérifié au 1er juillet que le stock total d’uranium enrichi a dépassé les 300 kilos » et le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, en a informé le conseil des gouverneurs, a indiqué ce porte-parole dans une déclaration écrite peu après que Téhéran a annoncé le dépassement du plafond autorisé d’uranium enrichi à 3,67%.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le lundi 1er juillet 2019

    • Afghanistan : Au moins 6 morts, une cinquantaine d’écoliers blessés à Kaboul dans un attentat taliban – Abonnés
    • Irak : Six combattants de Daech tués dans le nord du pays – Abonnés
    • Iran: l’AIEA confirme le dépassement de la limite autorisée d’uranium enrichi – Article libre
    • Liban: Suite des affrontements interdruzes : des partisans d’Arslane coupent des routes à Aley – Abonnés
    • Libye : les forces de Haftar vont « bombarder massivement » Tripoli, selon un de leurs commandants – Abonnés
    • Syrie : L’attaque de l’armée de l’air israélienne en Syrie a fait 16 morts, dont six civils – Abonnés
    • Syrie : la coalition internationale dit avoir frappé el-Qaëda dans le Nord-Ouest – Abonnés
  • Liban: Deux morts et deux blessés lors de tirs sur le convoi du ministre Gharib dans la caza d’Aley

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    Deux personnes sont décédées et deux autres ont été blessées dimanche en fin de journée dans le caza d’Aley lors d’échanges de tirs visant le convoi du ministre libanais d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib. Les tirs étaient en fait dirigés contre le convoi du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, chef du Courant Patriotique Libre et beau-frère du président Aoun. Les partisans du Parti socialiste progressiste (PSP), de Walid Joumblatt, voulaient empêcher la visite de Gebran Bassil dans la région d’Aley, au Mont-Liban. Des manifestations des partisans druzes du PSP avaient été organisées dans plusieurs villes et villages de la région et de nombreuses routes menant à la ville de Kfarmatta, que Basil était sensé visiter, avaient été barrées et la circulation interrompue. Des échauffourées éclataient entre les habitants druzes du village de Kfarmatta et des militaires, les habitants refusant de laisser passer le convoi de M. Basil dans la localité.
    Lorsque le convoi de M. Gharib , qui appartient au parti démocrate libanais allié de Gebran Basil, a atteint la localité de Qabr Chamoun, « il y a eu des frictions suivies de tirs ». Le véhicule de M. Gharib s’est soudain retrouvé au centre d’une fusillade avec des partisans du PSP. Trois des gardes du corps du ministre, Karim Gharib, Rami Salmane et Samer Abi Faraj, ont été blessés et les deux derniers sont morts de leurs blessures à l’hôpital. Un membre du PSP, Samer Ghosn, a également été blessé par les tirs de riposte en provenance du convoi du ministre.
    Cet incident intervient alors que la tournée du chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, dans le caza de Aley a été marquée par des échauffourées entre les habitants du village de Kfarmatta et des militaires, les habitants refusant de laisser passer le convoi de M. Bassil dans la localité.
    Selon des informations de la chaîne de télévision locale LBCI, M. Gharib avait rejoint Gebran Bassil dans la localité de Chemlane, où il a été décidé d’annuler la visite du chef du CPL à Kfarmatta, en raison des échauffourées avec les habitants. C’est à son départ de cette réunion avec M. Bassil que le convoi de Saleh Gharib a été pris pour cible par des tireurs.
    Selon un source du Parti Démocrate Libanais, du député Talal Arslane, rival du chef du PSP Walid Joumblatt, la fusillade était « un piège armé et une tentative d’assassinat de Gebran Bassil ». « Ceux qui ont ouvert le feu sont des partisans du PSP et et ils ne savaient pas que le convoi qu’ils ont visé était celui du ministre Gharib », a ajouté cette source à la chaîne de télévision locale LBC.
    Une source au sein du PSP a quant à elle affirmé que c’était les gardes du corps de Saleh Gharib qui avaient tiré en premier, alors que des jeunes essayaient de retirer des pneus enflammés placés sur la route.