Michel Aoun

  • Liban : Le Hezbollah traite "positivement" l'initiative française d'aide au Liban

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    L'information est apparue dans une déclaration du bloc «loyauté à la résistance» du parti chiite Hezbolah (13 députés sur 128), suite à sa réunion périodique à son siège à Beyrouth.

    Le communiqué a déclaré que "le Hezbollah traite positivement les initiatives de nos frères ou amis, dans le but d'aider le Liban à réaliser des réformes et à mener à bien des projets de développement, notamment l'initiative française".

    Il a expliqué que le bloc du parti parlementaire «suit avec intérêt les conditions du pays, les efforts et les initiatives (...), notamment l'initiative du président français».

    Il a appelé à "faciliter la formation du nouveau gouvernement afin de répondre aux tâches nationales urgentes, de gérer les affaires du pays et de résoudre les problèmes et les crises résultant de la pandémie de Corona et de l'explosion du port de Beyrouth".

    Le président français s'est rendu deux fois dans la capitale libanaise, Beyrouth, après l'explosion survenue dans le port, et la dernière a eu lieu lundi dernier, où il a rencontré les dirigeants politiques du pays.

    «La France considère (le Hezbollah) comme un partenaire clé avec lequel il est nécessaire de coopérer pour conserveer une influence au Liban», selon des analystes libanais.

    Le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, a commenté la première visite de Macron, affirmant qu '"il y avait une acceptation d'initiatives plutôt que d'autres (...) Si l'Iran ou la Syrie offraient une initiative, alors c'est un problème, mais si une invitation venait d'un autre président comme Macron, c'est normal."

    L'initiative française, formulée par Macron sur le ton des menaces et des instructions, comprend la formation d'un nouveau gouvernement, la réforme de la banque centrale et du système bancaire au Liban, d'ici la fin octobre.

    Il a averti que "si les responsables n'accomplissaient pas de progrès, ils en supporteraient les conséquences. Si les autorités ne font rien, la communauté internationale ne débloquera pas l'aide financière".

     

  • Israël/Liban : Le président libanais s'est déclaré prêt à des pourparlers de paix avec Israël

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    Le président libanais Michel Aoun a clairement indiqué dans une interview à la chaîne de télévision française BFM qu'il envisageait la possibilité de signer un traité de paix avec Israël. Il est devenu le premier représentant des dirigeants libanais actuels à faire une telle déclaration.

    L'intervieweur demandait si le Liban suivrait l'exemple des Émirats arabes unis, qui ont conclu un accord de normalisation avec Israël. A cela, le président a répondu: "Cela dépend de beaucoup. Nous avons des problèmes avec Israël, nous devons d'abord les résoudre." Quel genre de problèmes sont discutés, Aoun n'a pas précisé.

    Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait du traité de paix, le président a répondu que les Émirats arabes unis étaient un État indépendant.

    La déclaration du président Aoun a provoqué un choc dans le monde arabe. L'actuel président libanais est un allié fidèle du groupe chiite Hezbollah, le satellite iranien. Il a fait à plusieurs reprises des déclarations anti-israéliennes très dures, déclarant, entre autres, que le Liban deviendrait le dernier pays arabe à signer la paix avec Israël.

  • Liban : La double explosion du port de Beyrouth a endommagé 601 bâtiments historiques de Beyrouth

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    601 bâtiments historiques endommagés
    Mercredi 12 août, le ministre libanais de la Culture Abbas Murdata a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré que 601 bâtiments historiques de Beyrouth avaient été endommagés par l'explosion.
    Selon lui, environ 70 bâtiments sont en mauvais état et peuvent s'effondrer à tout moment.
    Le ministère craint que les promoteurs, profitant de la situation, n'achètent ces bâtiments pour les démolir et faire une opération immobilière à leur place. Pour éviter cela, une interdiction temporaire a été introduite sur la vente de bâtiments historiques dans le centre de Beyrouth.
    Pour rassurer les propriétaires des maisons endommagées, Abbas Murdata a déclaré que la restauration aux frais de l'Etat commencerait dans les semaines à venir.

    Le coût des dégâts dépasse les 15 milliards de dollars, selon le président libanais
    Le coût des dégâts causés à Beyrouth par l'explosion meurtrière et dévastatrice au port dépasse les 15 milliards de dollars, a annoncé mercredi le président du Liban Michel Aoun.
    "Les estimations préliminaires pour les pertes essuyées (après) l'explosion au port dépassent les 15 milliards de dollars", a assuré le président libanais lors d'un entretien téléphonique avec le roi d'Espagne Felipe VI, selon le compte Twitter de la présidence.

    Sur 55 structures médicales évaluées, plus de la moitié "hors service", selon l'OMS
    Plus de la moitié des 55 structures médicales de Beyrouth évaluées, parmi lesquelles trois des principaux hôpitaux de la capitale libanaise, sont "hors service", a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Après évaluation, "nous savons qu'un peu plus de 50% de ces établissements sont hors service" du fait de la gigantesque explosion du 4 août, a déclaré Richard Brennan, directeur régional des urgences de l'OMS, lors d'une conférence de presse au Caire. Trois des principaux hôpitaux de Beyrouth sont concernés, et trois autres ne fonctionnent qu'à capacité réduite, selon lui. "Cela veut dire que nous avons perdu 500 lits."
    M. Brennan a appelé les autorités et leurs partenaires à "rétablir les capacités de ces établissements au plus vite" pour répondre aux besoins du pays afin de faire face également à la pandémie de Covid-19 et aux autres urgences médicales.
    Selon Iman Shankiti, représentante de l'OMS pour le Liban, les unités de soins intensifs et les lits épargnés sont occupés par les blessés graves. L'explosion combinée à la pandémie auront un "impact sur les capacités d'hospitalisation au Liban", notamment dans les services de réanimation, selon elle.

    Record de contaminations à la Covid-19
    Mardi, un record quotidien de contaminations au nouveau coronavirus a été enregistré au Liban: 309 cas et sept décès. Au total, 7.121 cas, dont 87 décès, depuis février, selon un dernier bilan officiel. La pandémie de Covid-19 avait été maîtrisée dans un premier temps mais les cas sont repartis à la hausse après la réouverture de l'aéroport international de Beyrouth le 1er juillet et la levée progressive des mesures de confinement. Le gouvernement avait décrété un re-confinement provisoire en deux temps fin juillet, mais avait annulé cette mesure après l'explosion au port.

  • Liban : Nouveaux incidents dans le centre-ville de Beyrouth

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    Dispute entre manifestants et gardes du corps du député Roukoz
    Une dispute a éclaté dimanche soir sur la place des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, entre des manifestants et les gardes du corps du député Chamel Roukoz (photo), rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
    Selon l'Ani, M. Roukoz a voulu se joindre aux manifestants se trouvant sur la place. Il a aussi indiqué que son éventuelle démission du Parlement libanais "allait être étudiée demain avec un groupe de députés". Les manifestants refusant qu'un politicien se trouve parmi eux, une dispute a alors éclaté entre eux et les gardes du corps du député.
    M. Roukoz, député du Kesrouan, est le gendre du chef de l'État Michel Aoun, qui fait partie des figures rejetées par le mouvement de contestation populaire depuis des mois. La colère est montée d'un cran depuis la double explosion meurtrière de dimanche au port de Beyrouth. M. Roukoz avait claqué la porte de la formation parlementaire aouniste, il y a quelques mois, sur fond de désaccords avec Gebran Bassil, exacerbés par le début de la révolte populaire d'octobre 2019.
    De violents affrontements ont repris dimanche soir
    Dimanche en soirée, des centaines de personnes se sont rassemblées devant une des entrées du Parlement, dans le centre-ville, face aux forces de l'ordre tandis que d'autres groupes de protestataires se trouvaient devant l'hôtel Le Grey et sur la Place des Martyrs. Les affrontements ont éclaté en début de soirée entre les manifestants et les forces de l'ordre, notamment dans la rue Weygand, près du Parlement libanais.
    L'Agence nationale d'information (ANI), a rapporté que des manifestants ont investi les bâtiments des ministères des Travaux et des Déplacés à Starco. 
    Selon les images rapportées par les journalistes sur place, les forces de l'ordre tiraient de nombreuses grenades lacrymogènes contre les protestataires qui répliquaient avec des jets de pierres et des projectiles.
    Des tirs au fusil d'assaut
    Selon un correspondant de la chaîne LBCI sur place, au moins un individu en civil, du côté des forces de l'ordre, a tiré à plusieurs reprises à l'aide d'un fusil d'assaut. A priori, ces tirs n'ont pas fait de victimes. Hier, plusieurs personnes avaient été blessées par des tirs de chevrotine et autres munitions létales, la police et l'armée démentant toutefois avoir fait usage de telles armes, alors que sur les réseaux sociaux, plusieurs images montrent des agents en civil tirer sur des manifestants.

     

     

  • Liban : 4 députés démissionnent du Parlement

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    La députée Paula Yacoubian (photo) a annoncé sa démission du Parlement libanais, à la suite de l'explosion dans le port de Beyrouth, qui a fait 158 morts et plus de 6 000 blessés.
    Il s'agit de la deuxième démission d'un député au Parlement libanais après l'attentat de Beyrouth, où le député du bloc «Rencontre démocratique» dirigé par Timur Joumblatt, Marwan Hamadeh, a annoncé sa démission.
    Le leader druze, Walid Joumblatt, a confirmé, lui, que son bloc parlementaire ne démissionnerait pas du parlement, afin de ne pas permettre au Mouvement patriotique libre (le parti du président de la République) et au Hezbollah de dominer le parlement.
    En revanche, des informations ont indiqué au journal libanais "An-Nahar" que les députés des Kataeb s'apprêtaient à annoncer leur démission du Parlement après les obsèques du secrétaire général du parti Kataeb, décédé après l'explosion du port.
    Le bloc Kataeb est composé de 3 députés: Sami Gemayel, chef du Parti Phalange, Nadim Gemayel, fils du défunt président libanais Bashir Gemayel, et Elias Hanakish

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

    Lien permanent Catégories : Abdelaziz Bouteflika, ALGÉRIE, Ali Khamenei, Asia Bibi, Ayatollah Ali Khameneï, Bambara (ethnie), Beyrouth, Bouteflika (président), Chrétiens du Pakistan, Condamnations pour blasphème, Contingent militaire britannique, Contingent militaire danois, Contingent militaire estonien, Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Corps expéditionnaire français, Dioura (localité), Diyab Hassan, Dogon (ethnie), Douentza, Dozos (chasseurs), Etat Islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Force al-Qods, FRONTLIVE-CHRONO, G-5 SAHEL, Gangafani (village dogon), Gourma (région proche du Burkina), Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans, Hirak (mouvement de contestation), IRAN, Islamistes radicalisés, Junaid Hafeez (professeur condamné à mort pour bla, Khadim Hussain Rizvi (chef du TLP), Koufa Amadou (prédicateur jihadiste peul), LIBAN, Liptako (région), MALI, Manifestations contre la classe politique, Michel Aoun, Minusma, Ogossagou (village peul), Opération Barkhane, PAKISTAN, Peuls (ethnie), Qasem Souleimani, Rawalpindi, Saad Hariri, Sinda (village peul), Sobane-Kou (village dogon), Tebboune Abdelmadjid (élu président le 12/12/2019), Tehreek-e-Labaik Pakistan, Yoro (village dogon) 0 commentaire
  • Liban: Appels à la grève générale et la fermeture des routes à partir de plusieurs régions du pays

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) arالعربية (Arabe)

    Des appels à la fermeture des routes et à la grève générale étaient lancés dimanche en début de soirée, depuis différentes régions du Liban où étaient rassemblés sur les places publiques des milliers de manifestants qui réclament depuis le 17 octobre la chute de toute la classe dirigeante.
    Dans le centre-ville de Beyrouth, à Saïda et dans les villages de Halba et Aabdé, dans le Akkar, les représentants de certaines organisations locales menant le mouvement de révolte ont appelé à la fermeture de tous les commerces et administrations et au blocage des routes à partir de lundi, et ce jusqu’à ce que soit formé un nouveau gouvernement.
    Ces appels étaient également lancés sur les réseaux sociaux, accompagnés de « #Non aux atermoiements »
    Rassemblement des partisans du CPL à Baabda en soutien du président Aoun
    Le regain d’intensité de la contestation intervient alors qu’un rassemblement avait été organisé, dimanche midi, des partisans du Courant Patriotique Libre (CPL) à Baabda, en soutien du président Michel Aoun et au chef du CPL, Gebran Bassil, tous les deux cibles privilégiées des manifestants. Ces deux derniers ont prononcé un discours pour l’occasion.
    « Les Libanais ont perdu confiance en l’État. Nous devons restaurer cette confiance », a lancé Michel Aoun, devant ses partisans.
    « Cette révolution doit rester la révolution contre l’injustice, sinon elle s’effondrera », avait averti Gebran Bassil, quelques minutes avant le président.
    « Vous dites « Tous, c’est à dire tous », mais tout le monde n’est pas corrompu. Si vous vous en prenez à tout le monde, les corrompus et les autres, il ne peut pas y avoir de reddition des comptes. Nous ne devons pas être la cible des symboles de la corruption, et celle de leurs victimes », a ajouté M. Bassil. « Au lieu de bloquer la route aux citoyens en érigeant des barrages, qui nous rappellent le temps de la guerre et des milices, coupons la route aux corrompus et à ceux qui ne votent pas les lois contre le recouvrement des fonds volés, la levée de l’immunité et du secret bancaire », a-t-il également dit.
    Importante mobilisation à Nabatiyé malgré les pressions exercées sur les manifestants
    Des centaines de personnes ont manifesté dimanche à Nabatiyé, scandant « le peuple veut la chute du régime », malgré les pressions exercées au cours des derniers jours sur les protestataires.
    Les protestations avaient baissé d’intensité au cours de la semaine écoulée, notamment en raison des pressions exercées sur les manifestants dans cette zone où le Hezbollah et le mouvement Amal sont prépondérants.
    « C’est une nouvelle intifada à Nabatiyé », a affirmé un manifestant qui a requis l’anonymat. « C’est une des plus grandes manifestations dans la ville », a déclaré un autre protestataire. « Nous sommes revenus dans la rue aujourd’hui, après une semaine au cours de laquelle le mouvement avait baissé d’intensité, en raison des pressions et aussi parce que les gens avaient du travail », a-t-il expliqué.
    Les protestataires s’étaient rassemblés en petit nombre dès le matin près du Sérail gouvernemental, et leur nombre a grossi au cours de la journée. A midi, ils ont organisé un déjeuner villageois traditionnel sous une tente, avant d’effectuer une marche commune avec les manifestants du village voisin de Kfar Remmane en direction de la branche de la Banque du Liban à Nabatiyé, répétant « A bas le règne des banques ».
    Le nombre de protestataires a augmenté en soirée, notamment en raison de la présence du chanteur engagé Khaled Habre qui a donné un concert improvisé au carrefour de Kfar Remmane. Dimanche dernier, Marcel Khalifé avait également drainé des foules lorsqu’il était venu se solidariser avec les manifestants.
    Certains protestataires ont confié avoir reçu au cours des derniers jours des appels téléphoniques ou des messages sur la messagerie instantanée Whatsapp les mettant en garde contre toute participation aux rassemblements. D’autres ont été traités sur les réseaux sociaux de traîtres ou d’agents à la solde d’Israël ou de certaines ambassades, recevant de l’argent de l’étranger pour conduire un mouvement contre le pouvoir ou le Hezbollah.
    Mardi dernier, 25 personnes avaient été blessés lorsque des fonctionnaires du conseil municipal de Nabatiyé, affilié au Hezbollah, avaient attaqué les manifestants.
    Plus de 3.000 manifestants rassemblés sur la place Élia de Saïda
    Quelque 3.000 manifestants se sont rassemblés dimanche en fin de journée sur la place Élia, rebaptisée place de la Révolution du 17 octobre, dans le centre-ville de Saïda (Liban-Sud), épicentre de la contestation dans cette ville, qui a connu au cours des derniers jours plusieurs échauffourées entre les protestataires et les forces de l’ordre.
    Selon Mountasser Abdallah, correspondant de l’OLJ, les manifestants se sont rassemblés sur cette place stratégique, brandissant des drapeaux libanais et au son des chants révolutionnaires, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à des manifestations de grande ampleur sur toutes les places du Liban pour « le dimanche de l’unité ». Ils ont bloqué les accès à cette place et ont paradé avec un énorme drapeau libanais, de près de 40 mètres de long.
    Les protestataires ont également organisé un convoi d’une centaine de voitures qui ont sillonné les rues de la ville, drapeaux libanais flottant au vent.
    A plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée, les manifestants dans la capitale du Liban-Sud avaient été forcés d’évacuer la place Élia au cours des derniers jours, à la faveur d’échauffourées avec l’armée qui avaient fait plusieurs blessés.
    Plusieurs centaines de personnes manifestent dans une ambiance festive à Baalbeck
    A Baalbeck, dans la Békaa, quelque 500 personnes ont manifesté sur la place Khalil Moutran selon des habitants, dans une atmosphère festive au son de chansons patriotiques, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à une mobilisation massive dans le cadre d’un « dimanche de l’unité ».
    Hommes et femmes étaient rassemblées sur la place Moutran de cette localité considérée comme une zone d’influence du Hezbollah, brandissant des drapeaux libanais et appelant à la « Révolution ».
    A Baalbeck, les manifestations avaient baissé d’intensité au cours des derniers jours.
    Madi K, le « DJ de la révolution », au centre-ville de Beyrouth ce soir
    Mahdi Karimeh, connu sous le nom de DJ Madi K, et rebaptisé « le DJ de la révolution » depuis qu’il a fait danser les manifestants de Tripoli, dans la nuit du 19 octobre, officie ce dimanche soir depuis 18h dans le centre-ville de Beyrouth. L’annonce a été faite sur le compte Instagram du Tripolitain de 29 ans.
    Alors que samedi soir, c’est Tripoli qui a maintenu la flamme de la révolution, avec des milliers de manifestants, certains venant de Beyrouth et d’autres régions du Liban, rassemblés sur la place al-Nour, un grand rassemblement a lieu ce dimanche, à partir de 16h, dans le centre-ville de Beyrouth. Un nouveau rassemblement anti-pouvoir placé sous le slogan du « dimanche de l’unité » et où sont attendus des manifestants de tout le pays.



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