Menace islamiste au Benin

  • Bénin : Attaque terroriste à la frontière avec le Niger : Un policier tué 

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    Un policier a été tué et le commissariat de Monsey incendié, dans une attaque "terroriste" dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 avril, dans la commune de Karimama, localité frontalière avec le Niger. Les assaillants se sont dirigés vers le parc W en direction du village Petchinga.

    Attaque revendiquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM)
    Dans un message audio non officiel, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) a revendiqué l'attaque du 26 avril contre un poste de police à Monsey (Karimama), Alibori. Les islamistes affirment avoir saisi des armes et des munitions (15 AK, 2 armes de poing, environ 100 chargeurs d'AK, 2 boîtes de munitions et une grosse somme d'argent.

  • Burkina Faso : L'armée française annonce avoir neutralisé 40 terroristes à la frontière entre le Burkina Faso et le Bénin

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    L'opération française Barkhane a annoncé, samedi 12 février 2022, avoir neutralisé 40 terroristes dans la matinée du 10 février courant, dans une frappe aérienne effectuée par un drone REAPER MQ-9 alors que la colonne de terroristes venait de pénétrer sur le territoire Burkinabé, a indiqué l'état-major des armées françaises dans un communiqué publié samedi soir.

    « Les 8 et 9 février 2022, des attaques coordonnées, menées par un groupe armé terroriste au Bénin, dans la région du parc naturel transfrontalier W-Parks géré par le Burkina Faso, le Bénin et le Niger, ont visé une patrouille de rangers puis des membres des forces armées du Bénin engagés en renfort », souligne le communiqué.

    Selon l'état-major général des armées françaises, « le 10 février 2022, à la suite de ces attaques, alertée par ses partenaires béninois et burkinabé, la Force Barkhane a engagé des capacités aériennes de renseignement pour localiser ce groupe armé qui a été détecté une première fois sur le territoire béninois, à proximité du lieu de l'attaque ».

    Et l’état-major d’ajouter « dans la matinée du 10 février, après avoir localisé et identifié une première colonne de terroristes se déplaçant à moto, en accord et en coordination permanente avec les autorités burkinabé, une frappe aérienne a été effectuée par un drone REAPER alors que la colonne venait de pénétrer sur le territoire burkinabé. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés et 5 motos ont été détruites ».

    « L'engagement d'une patrouille de chasseurs Mirage 2000 a permis de procéder à trois nouvelles frappes visant des regroupements terroristes à proximité du lieu de la première frappe. Au cours de cette action plus d'une trentaine de terroristes ont été neutralisés, un pick-up et plus d'une dizaine de motos ont été détruits. Au total, 40 terroristes ont été mis hors de combat », conclut le communiqué.

    Pour rappel, le 8 février courant, une attaque terroriste perpétrée dans un parc du nord du Bénin avait fait huit morts et douze blessés, selon un bilan officiel annoncé par le gouvernement béninois à l’issue d'un conseil ministériel tenu jeudi.

    Un agent civil d’African Parks Network (une organisation en charge de la gestion de plusieurs parcs animaliers en Afrique), 5 gardes forestiers ainsi que leur instructeur français, et un militaire, faisaient partie des victimes.

  • Bénin : Une attaque terroriste dans un parc national fait 8 morts, dont un Français

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    Une nouvelle attaque terroriste dans le nord du Bénin, perpétrée mardi soir 8 février 2022, dans le parc national du W-Bénin, a fait huit morts, dont instructeur français, un soldat de l’armée béninoise, et douze blessés, ont rapporté les médias locaux, qui citent des sources sécuritaires et un communiqué de African Parks Network (une organisation panafricaine fondée en 2000 qui s’occupe de la gestion des aires protégées de plusieurs pays du continent africain).

    Jérome Lydoine.jpegL'instructeur français, Jérôme Lydoine (photo ci-contre), âgé de 50 ans, avait été porté disparu après l'attaque. Mais son corps a été retrouvé un peu plus tard. Il s'agissait d'un ancien militaire du 1er RPIMa (3ème compagnie) et du 23e BIMa. Il s'agirait d'un ancien spécialiste du contre-terrorisme et libération d’otages. Il avait été recruté en 2018 par African Parks, une ONG de défense de l'environnement. Outre l'instructeur français et le soldat de l'armée béninoise, les six autres personnes tuées dans cette attaque sont des rangers béninois et un employé d'African Parks Network.

    Les rangers, pour précision, constituent un maillon important dans la chaîne de conservation des parcs nationaux. C’est la catégorie de personnel la plus nombreuse du parc national du W-Bénin où l’attaque a eu lieu mardi dans la soirée. Ils sont placés sous la supervision de la Brigade spéciale de lutte anti-braconnage, et s’occupent de la surveillance du parc et de la lutte contre le prélèvement illégal de ses ressources fauniques et floristiques.

    Ils ont été pris dans une embuscade tendue par les terroristes, d’après les médias locaux, au moment où ils effectuaient leur patrouille quotidienne à la limite nord du parc, dans la zone des trois frontières entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso.

    Le soldat, lui, serait mort à la suite de l’explosion d’une mine artisanale alors que les éléments de l’armée béninoise allaient en renfort aux rangers.

    C’est la deuxième fois en une semaine que le Bénin essuie des attaques terroristes dans le nord. Samedi 5 février, des assaillants munis d’armes lourdes venus du Burkina Faso, avaient attaqué une position de l’armée béninoise dans la zone frontalière entre les deux pays (précisément à Yangouali dans le nord-est).

    L’armée béninoise a réussi à les repousser. Un assaillant a été retrouvé mort lors d'une opération de ratissage. Au moins trois attaques de cette même nature ont eu lieu ces derniers mois dans cette partie nord du Bénin.

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  • Al-Qaida : un plan d’expansion vers le Golfe de Guinée

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    Le Bénin et le Togo ont essuyé, à la fin de l'année écoulée, des attaques terroristes depuis leurs frontières communes avec le Burkina Faso, ce qui a constitué la principale menace quant à un éventuel transfert des groupes armés de leurs activités, depuis la région du Sahel, au climat sec, vers les pays du Golfe de Guinée qui ont un climat humide et des forêts denses.

    En effet, deux soldats béninois ont été tués dans une attaque terroriste perpétrée, le 2 décembre 2021, aux frontières avec le Burkina Faso et plusieurs autres ont été blessés.

    Une deuxième attaque a eu lieu dans le département de l’Atacora dans le nord du Bénin. Des éléments armés se sont attaqués à une patrouille militaire à Alibori (Nord), le 1er décembre 2021. Deux éléments armés ont été éliminés selon les médias.

    Ces deux attaques sont les premières du genre lancées contre l’armée du Bénin. Toutefois, des éléments armés avaient en 2019 kidnappé deux touristes français sur le territoire béninois avant de les transférer au Burkina Faso. 

    Le Togo a également annoncé que ses forces armées avaient repoussé, au mois de novembre 2021, une attaque terroriste. Un groupe armé avait tenté de franchir les frontières séparant le Burkina Faso du Bénin.

    C'est la première fois que le Togo annonce un affrontement avec des éléments armés, depuis 2018, lorsque l’armée avait lancé une opération militaire pour interdire l'infiltration d'éléments armés depuis le Burkina Faso vers son territoire.

    Les violents accrochages entre l'armée burkinabè et des groupuscules affiliés à Al-Qaïda ont contraint ces derniers à fuir et à se diriger vers les territoires togolais et béninois.

    Le Golfe de Guinée dans le viseur d’al-Qaida
    Les observateurs qui suivent le développement des activités des groupes terroristes en Afrique constatent que ces groupes ont débuté en Algérie, au cours de la décennie des années 90, mais qu’après après avoir perdu leur bataille face à l'armée algérienne à la fin du siècle dernier, ces groupes ont tenté de s'implanter en Mauritanie et après un deuxième échec, ils ont recouru au Nord du Mali.

    Ces groupes armés ont exploité la faiblesse des armées des Etats de la région du Sahel africain ainsi que les conflits ethniques et tribaux qui ont éclaté dans le nord du Mali, en 2012, pour s’allier au début avec les Touaregs et les Azawad.

    Malgré leur incapacité à maintenir leur domination sur les grandes villes dans le nord du Mali, en raison, entre autres, de l'intervention des forces françaises (Opération Serval) en 2013, il n'en demeure pas moins que les groupes terroristes relevant d'Al-Qaïda sont parvenus à s'étendre au-delà du Fleuve du Niger après leur alliance avec le Front de Libération du Macina (FLM).

    L'alliance de quatre groupes armés au Sahel a abouti à leur extension au Niger, puis vers le Burkina Faso et leurs activités couvre désormais, selon des sources officielles, près de 80% de la superficie du Mali.

    L’émergence du groupe Boko Haram dans le nord du Nigeria, en 2009, et la scission intervenue en 2015 au sein, un groupe ralliant l'Etat islamique, a abouti à l'élargissement des activités des islamistes jusqu’au Lac Tchad, dont les rives sont partagées entre quatre pays, en l’occurrence, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

    Par la suite, la défaite de l'Etat islamique dans la ville libyenne de Syrte, à la fin de l'année 2016, a généré un renforcement de la présence de cette organisation dans les régions du Sahel et du Lac Tchad, après que les éléments qui étaient déployés en Libye trouvèrent refuge à travers les pays du Sahel et le Lac Tchad.

    Plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan avaient mis en garde sur le fait que les pays du Golfe de Guinée étaient désormais dans le viseur des groupes terroristes pour s'étendre et assurer leur expansion.

    Parmi ces personnalités figure Bernard Emié, patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) française, qui avait déclaré, le 1er février 2021, au cours d'une rare apparition publique, que « l'Organisation d'Al-Qaïda dans la Région du Sahel examine actuellement un projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, en particulier vers la Côte d'Ivoire et le Bénin ».

    Cela explique, partiellement, la création par la France de l'Académie internationale de Lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire, au mois de juin 2021, ce qui sera de nature à renforcer son influence parmi les pays du Golfe de Guinée, compte tenu de la rude concurrence avec des forces régionales et mondiales dans cette région.

    Le journaliste français Nicolas Beau a écrit dans un article mis en ligne sur le site « Mondafrique » que les groupes terroristes ont affirmé, au cours de l'année écoulée, qu'ils « n'ont pas renoncé à leur plan qui prévoit le transfert de leurs activités du Sahel vers le Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Togo) ».

    Le Bénin et le Togo…Les maillons faibles
    Parmi les principaux pays du Golfe de Guinée, le Bénin et le Togo sont visiblement les maillons faibles.

    En effet, ces deux pays ne disposent pas d'une armée comme celle du Ghana (17éme armée africaine) ou la Côte d'Ivoire (24ème armée africaine). Les armées du Bénin et du Togo ne sont même pas classées dans la liste des 140 armées au monde, qui compte 34 armées africaines, ce qui dénote leur faiblesse.

    A titre d'exemple, l'armée du Bénin compte 11.100 soldats et officiers et dispose seulement de 10 chars chinois et de 47 blindés français, américains et chinois de fabrication ancienne, ainsi qu'un nombre réduit d'avions de transport ou de prospection, dont deux seulement parmi ces appareils sont opérationnels selon des médias français.

    De même, l'armée togolaise compte des effectifs de l’ordre de 11.000 éléments et possède 11 anciens chars soviétiques, dont la majorité sont hors service dans d'autres armés, tels que les T-34, ainsi que 15 engins blindés.

    Par ailleurs, aucun détail n'existe pour savoir si l'armée togolaise dispose d'avions de combat ou pas et quand bien même elle en disposerait, ces appareils sont plutôt destinés au transport et à la prospection et non pas au combat et à l’interception.

    Ainsi, il est possible de décrire les armées béninoise et togolaise comme étant les plus faibles parmi celles des Etats du Golfe de Guinée, ce qui fait d’elles l’un des objectifs faciles à atteindre et éventuellement une cible pour les groupes terroristes.

    Boko Haram…une éventuelle menace
    Si l'organisation d'Al-Qaïda se focalise, dans son projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, sur ses bastions au Burkina Faso pour s'infiltrer vers le Bénin à travers ses frontières nord, l'organisation de Boko Haram s'emploierait à attaquer le Bénin à travers ses frontières de l'est que ce pays partage avec le Nigeria.

    En effet, après avoir perdu la majorité de ses fiefs dans la forêt de Sambisa et au Lac Tchad dans le nord-est du Nigeria, suite à de sanglants affrontements avec l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Boko Haram a déplacé ses activités vers des régions éparpillées, en particulier, dans le centre-nord du Nigeria juxtaposant les frontières avec le Bénin.

    Le Bénin a participé à la Coalition régionale mise sur pied pour combattre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aux côtés du Nigéria, du Tchad, du Niger et du Cameroun et représente le seul pays qui n'est pas riverain du Lac.

    La participation du Bénin à cette Coalition, composée de cinq pays, reflète son inquiétude quant à l'extension des activités des groupes terroristes vers son territoire, d'autant plus que cette menace pèse désormais directement sur le pays.

    De plus, des groupes armés évoluent dans le nord-ouest du Nigeria, près des frontières orientales du Bénin, à l'instar du groupe « Ansaru » proche d'Al-Qaïda et qui s’est allié à des bandes organisées locales dans la région. Ce groupe constitue, à son tour, une menace contre ce petit pays du Golfe de Guinée.

    Quant à l'organisation de l'Etat islamique, elle se déploie davantage dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). L'épicentre de son activité s’oriente davantage vers l'est en direction du Lac Tchad et ne semble pas intéressée, particulièrement, par une expansion vers l'ouest du Nigéria, en direction du Golfe de Guinée.

    La situation dans le Golfe de Guinée laisse entrevoir de multiples dangers, d'autant plus qu'al-Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram ciblent les petites armées et les régions pauvres, tout en maîtrisant le jeu des alliances avec les bandes organisées opérant dans les domaines du trafic en tout genre, du kidnapping et du pillage, voire avec les groupes tribaux marginalisés.

    Cette situation contraint les pays du Golfe de Guinée à se préparer à la prochaine phase, aux niveaux sécuritaire, social et politique et à prendre en considération les expériences des autres pays dans la lutte contre le terrorisme, à l'instar de l'Algérie et de la Mauritanie, pour en tirer les leçons requises, tout en suivant de près les évolutions et autres développements dans les Etats du Sahel et de la Coalition du lac Tchad.

  • Bénin : deux soldats tués dans le nord-ouest

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    « Un véhicule des Forces armées béninoises (FAB) a sauté dans la matinée du jeudi 6 janvier 2022 sur une mine artisanale à Tanguiéta, département de l’Atacora », près de la frontière avec le Burkina Faso, a rapporté le journal local La Nouvelle Tribune.

    « Cette explosion du véhicule militaire a occasionné deux morts du côté béninois », a précisé cette source.

    D’après le journal béninois Daabaaru, « l’incident est survenu après que le véhicule qui transportait les agents de sécurité ait sauté sur la mine » dans « la région Nord Ouest du pays qui est sous menace terroriste ».

    C'est la quatrième explosion en moins de trois mois concernant un véhicule de l’armée béninoise.

    Il faut rappeler que la première attaque contre l’armée béninoise a eu lieu le mercredi 30 novembre 2021 au niveau du pont de Mékrou à l’Ouest de la commune de Banikoara où un policier avait trouvé la mort.

    La seconde attaque s’est produite à Porga dans la commune de Matéri dans la nuit du mercredi 1er décembre 2021. Une position des Forces armées béninoises (FAB) a été attaquée une nouvelle fois par des présumés terroristes près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Une autre attaque a été perpétrée dans le nord-ouest du Bénin près de la frontière du Burkina Faso mercredi 22 décembre 2021. C’est une position des forces armées béninoises qui a été attaquée. Il s’agit de la troisième attaque survenue au cours du mois de décembre dans cette région du nord-ouest du Bénin. Il y a eu des victimes des deux côtés.

    Dans son discours sur l’état de la nation le 29 décembre dernier, le président du Bénin Patrice Talon est revenu sur l’insécurité dans le nord du pays.

    Il a annoncé la mise en place d’un dispositif de renforcement des capacités des forces de défense sur le plan humain, logistique et technologique avec l’appui des pays voisins.

    Afin de garantir davantage la sécurité des personnes et des biens, Patrice Talon a également souligné que la coopération avec les pays limitrophes sera renforcée pour mutualiser les moyens de prévention et de lutte contre les terroristes, tout en rappelant que depuis deux ans des investissements importants ont été consentis pour équiper les forces nationales de défense et de sécurité.Pendjori.jpeg

  • Bénin : un militaire tué dans une nouvelle attaque dans le nord

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    Un militaire a été tué dans une nouvelle attaque terroriste dans le nord du Bénin frontalier avec le Burkina, ont rapporté jeudi 23 décembre 2021 des médias locaux.

    Une position de l’armée béninoise a été visée par des terroristes dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le département de l’Atacora situé au nord du pays, selon le journal Banouto.

    « Dans les rangs de l’armée béninoise, on déplore le décès d’un militaire et deux autres blessés », précise la même source ajoutant que le corps d’un terroriste a été trouvé par des soldats lors d’une opération de ratissage menée par l’armée après cette attaque.

    Selon Benin web tv, « un 2ème corps aurait été retrouvé du côté des assaillants lors du ratissage, ce qui porte le nombre de morts à au moins trois ».

    Selon les médias béninois, aucune information officielle n’a été communiqué pour le moment par le gouvernement ni par l’état-major des armées sur cette nouvelle attaque terroriste.

    Il s’agit de la 3e attaque survenue au cours de ce mois de décembre dans cette région du nord-ouest du Bénin. Une position de l’armée béninoise avait été visée par des terroristes dans l’extrême nord du pays dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 décembre. Deux militaires avaient été tués dans cette attaque.

    Le 1er mai 2019, deux touristes français avaient été enlevés et leur guide assassiné dans le parc de la Pendjari, vaste aire animalière protégée béninoise limitrophe du Burkina Faso.

    Ce rapt commandité par la Katiba Macina s’était achevé par l’intervention des forces spéciales française et la mort de deux commandos de marine.

    Depuis, le Bénin a déployé un important dispositif sécuritaire sur sa frontière burkinabé.img_915d01aed9946224f205f8fee3d3c30792102.jpg

  • Benin : Les récentes attaques signalent une menace djihadiste croissante dans le nord du pays

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    La petite nation ouest-africaine du Bénin a été relativement épargnée par les insurrections djihadistes qui font rage au Nigeria, au Burkina Faso et au Niger voisins. Cependant, les développements récents semblent indiquer une menace croissante pour la sécurité au nord du pays.

    Au cours de la semaine du 14 décembre, des détails ont émergé d'une attaque le long de la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Il s'agissait du deuxième incident de ce type en l'espace de quelques jours seulement. Des militants islamistes avaient mené une opération similaire, le 3 décembre, qui aurait fait deux morts.

    Le chercheur Caleb Weiss de "Long War Journal" attribue la propagation de l'instabilité dans cette région à la montée de la violence au Burkina Faso voisin, probablement provoquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda. Il est significatif qu'Al-Qaida ait revendiqué sa première attaque officielle au Bénin début décembre.

    Les récentes attaques n'étaient pas totalement inattendues, car il y a eu un certain nombre de signes avant-coureurs au cours des mois qui ont précédé les affrontements. En février, des reportages dans les médias français citaient Bernard Emie , le chef du renseignement français, avertissant que le GSIM étendait ses activités vers le sud en direction du golfe de Guinée, et le Bénin était l'un des pays visé par le groupe djihadiste. Des groupes affiliés à l'État islamique opèrent également à proximité.

    Auparavant, les activités de djihadistes et de bandits au Bénin incluaient l'enlèvement en mai 2019 de deux touristes français et le meurtre de leur guide touristique dans le parc national de la Pendjari, une attaque contre la police des frontières en février 2020 et l'arrestation d'un djihadiste en mars 2021.

    Il a également été rapporté que des djihadistes se déplaçaient entre le Burkina Faso et le Nigeria en transitant par le Bénin. Ces groupes djihadistes suivent certaines routes commerciales, y compris celles qui sont connues pour être utilisées dans le trafic des stupéfiants . Les djihadistes utilisent ces routes pour transiter dans toute l'Afrique de l'Ouest, et il semble que le Bénin soit utilisé comme point de transit.

    Face à la menace djihadiste rampante dans le nord, le Bénin est confronté à des problèmes de capacités militaires et policières limitées et doivent également faire face à divers types d'autres problèmes de sécurité. 

    Par rapport à certains de ses voisins, le Bénin a une petite armée par rapport à la taille de sa population et celle-ci est dans un mauvais état de préparation. Un facteur qui pourrait être un obstacle à la réponse aux activités djihadistes est le manque de capacité de frappe de l'armée de l'air béninoise. Elle dispose actuellement de 14 avions de transport et hélicoptères offrant la possibilité de répondre rapidement à une agression interne, mais toute contre-attaque nécessaire pour repousser une incursion devra très probablement être fournie par un tiers.

    Les tensions le long de la frontière avec le Burkina Faso ne sont pas la seule menace sécuritaire potentielle à laquelle le Bénin est confronté. En mars 2016, le Bénin a annoncé envoyer 150 soldats pour rejoindre la force multinationale avec le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun qui combattent le groupe djihadiste Boko Haram et l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région du bassin du lac Tchad. Les groupes djihadistes de la région du Lac Tchad ont été assez actifs et se sont avérés très meurtriers.

    Le Bénin consacre également une partie de ses ressources limitées à la lutte contre la piraterie au large de ses côtes dans le golfe de Guinée, qui est devenu le premier foyer mondial d'activités maritimes illicites. Le dernier rapport Stable Seas note que le Bénin est l'un des pays les plus proches de la majeure partie des opérations de piraterie régionales et a dû augmenter ses dépenses pour acquérir de nouveaux bateaux pour tenter de faire face à la menace.

    À l'heure actuelle, le Bénin ne fait pas face au niveau de la menace djihadiste observé sur de vastes étendues du bassin voisin du lac Tchad, cependant, il y a des indications claires que des opérations djihadistes s'infiltrent dans le nord du pays. Le Bénin fait face au spectre d'attaques majeures, et peut-être d'une insurrection prolongée si les militants continuent de faire pression sur la région frontalière et si les forces gouvernementales sont incapables d'établir efficacement un tampon de sécurité pour briser cette progression.