ORGANES DE PRESSE

  • Israël : Un navire israélien attaqué dans le nord de l'océan Indien, selon Al-Mayadeen, un organe de presse proche de l'Iran

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    La chaîne de télévision par satellite panarabe .Al Mayadin, proche de l'Iran, a rapporté samedi 3 juillet 2021 qu'un navire israélien avait été attaqué et qu'un incendie se serait déclaré à bord. Le navire se rendait de Djeddah aux Émirats arabes unis. Il s'agirait, selon nos premières informations du CSAV TYNDALL, battant pavillon libérien de la Zodiac Maritime Cy. Il n'y avait pas de personnel israélien à bord et l'attaque n'aurait fait aucune victime.
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    Selon un rapport d'Al-Mayadin, citant ses « sources fiables », le navire a été endommagé par « des armes inconnues. Cependant, jusqu'à présent, personne n'a revendiqué la responsabilité de l'incident.

    Un responsable israélien a confirmé que le navire qui a été attaqué dans l'océan Indien appartient à un homme d'affaires israélien.

    Les responsables israéliens de la défense vérifient actuellement si le cargo appartenant à des Israéliens a été attaqué par les forces iraniennes alors qu'il se rendait de Djeddah aux Émirats arabes unis, rapporte la télévision israélienne N12.

    Al-Mayadin a lié l'attaque à une tentative de sabotage qui a visé un bâtiment de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran (AEOI) dans la ville de Karaj, à 40 km à l'ouest de la capitale Téhéran, le 23 juin. La tentative a été déjouée par la sécurité iranienne. L'Iran accuse les renseignements israéliens d'être derrière l'incident.

  • France/Turquie : Ankara s'en prend à la France après des critiques contre l'agence de presse étatique Anadolu

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    Mercredi 28 avril 2021, la Turquie a accusé  la France d'"opprimer" les médias après que Paris eut reproché à l'agence de presse étatique turque de "propager des fake news" sur la situation des musulmans dans l'Hexagone.

    Mardi, le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), un organisme français, avait publié une série de tweets critiques à l'endroit de l'agence de presse turque Anadolu, qualifiée d'"organe de propagande". En cause, plusieurs tribunes publiées sur le site en français d'Anadolu dénonçant l'"islamophobie" dont sont victimes, selon leurs auteurs, les musulmans vivant en France.

    "Anadolu est un organe de propagande qui publie sur son site des tribunes d'opinion attaquant, de façon mensongère et calomnieuse, la France", a dénoncé le SG-CIPDR. Anadolu "n'a de cesse de propager des fake news contre la France (...) en affirmant que l'État mettrait en place un ciblage de ses concitoyens musulmans. Cela est intolérable", a-t-il ajouté.

    Ces critiques ont suscité une vive réaction mercredi du directeur du service de communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, qui a repris à son compte les accusations d'islamophobie contre la France et défendu Anadolu. "Nous constatons que la France continue sa politique de discrimination et d'oppression à l'égard des musulmans, mais aussi des médias", a déclaré sur Twitter M. Altun. "Arrêtez d'attiser l'islamophobie par le biais des institutions de l'Etat. Cessez vos pressions sur l'agence Anadolu", a-t-il ajouté.

    Cet échange intervient dans un contexte de tensions entre la Turquie et la France, deux pays membres de l'OTAN dont les relations se sont dégradées ces derniers mois. 

    Le président Recep Tayyip Erdogan taxe souvent le gouvernement français d'"islamophobie", une accusation reprise en chœur par les médias turcs, dont Anadolu. L'agence Anadolu, qui a été fondée en 1920 et publie dans 13 langues, est régulièrement accusée par ses détracteurs de faire la propagande de M. Erdogan et de son parti. Elle publie régulièrement des tribunes et analyses à charge contre les pays avec lesquels la Turquie a de mauvaises relations.

  • Liban : Attaque de partisans aounistes contre le siège de la télévision al-Jadeed

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    L'association "Journalistes pour la liberté" a condamné mercredi le comportement de "partisans du Courant patriotique libre" (CPL, fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun) qui s'en sont pris violemment la veille au soir au siège de la télévision al-Jadeed, après une introduction du journal télévisé particulièrement critique à l'égard du président Aoun et du chef du CPL, Gebran Bassil. 

    Mardi soir, les actualités de la chaîne al-Jadeed avaient commencé avec une sortie virulente à l'encontre de MM. Aoun et Bassil, sur fond de tensions politiques, exacerbées par les tractations gouvernementales et l'enquête sur les explosions du port. En réaction aux critiques lancées contre leurs leaders, des partisans aounistes se sont rendus en soirée devant le siège d'al-Jadeed, dans le quartier dit de "Cola", dans le sud de Beyrouth, et ont lancé des pierres et frappé à coups de bâtons le bâtiment, rapportaient hier des médias locaux, avant de prendre la fuite. 

    Cette attaque "constitue une violation flagrante des libertés de la presse" et est un exemple de "la faillite à laquelle la classe dirigeante a mené le pays", a dénoncé dans un communiqué l'association "Journalistes pour la liberté". Elle a condamné "l'absence d'un minimum de respect envers les institutions" de la part de ces partisans.

    Ces derniers mois ont été caractérisés, au Liban, par de nombreuses atteintes du pouvoir contre la liberté d'expression, note le quotidien L'Orient-le-Jour. Elles ont été dénoncées à plusieurs reprises par les associations de défense des libertés et des droits de l'homme. En juin, le procureur général près la Cour de cassation, le juge Ghassan Oueidate, avait chargé les enquêteurs de la police judiciaire de lancer des investigations pour déterminer l'identité de toute personne ayant diffusé des publications et des images portant atteinte au chef de l'État, afin qu'elles soient poursuivies en justice pour diffamation et outrage public. Cette décision avait fait un tollé dans les milieux d'activistes.

  • Gaza/Israël : Des progrès auraient été réalisés dans les pourparlers entre Israël et les factions de la bande de Gaza, selon les médias

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    Selon le journal Al-Ayyam , l'envoyé du Qatar, Muhammad al-Emadi, a tenu une série de pourparlers au cours des dernières 24 heures avec des représentants des dirigeants israéliens et des dirigeants des groupes armés opérant dans la bande de Gaza.

    Selon des sources palestiniennes, des progrès ont été accomplis dans les négociations, même s'il reste encore un long chemin à parcourir avant une compréhension totale. Al-Ayyam affirme qu'Israël a accepté certaines des demandes de la partie palestinienne, en particulier l'importation de carburant et d'un autre lot «d'argent qatari» dans le secteur.

    Les groupes exigent la levée complète du blocus de la bande de Gaza, menaçant Israël d'une escalade du conflit. Cependant, la publication note qu'en cas de progrès tangibles dans les négociations, ils sont prêts à arrêter le lancement des "ballons incendiaires" ou à en réduire considérablement l'intensité.

    Rappelons que le 27 août, la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin, considérée comme le porte-parole du Hezbollah, a rapporté que les tentatives israéliennes de détente autour de la bande de Gaza s'étaient soldées par un échec.

    Selon la chaîne pro-Hezbollah, Israël avait proposé la formule «le calme en échange de calme», tandis que les factions palestiniennes insistaient sur le fait qu'un calme n'était possible que si le blocus était levé. Elle avait également accusé Israël d'avoir tenté d'utiliser l'épidémie du coronavirus dans le secteur comme un outil de pression.

     

  • israël: Pour la première fois, Sky News Arabia a diffusé une interview de Benjamin Netanyahu

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    Lundi 17 août, l'édition en langue arabe de Sky News Arabia, une chaîne de télévision basée à Londres, a diffusé pour la première fois de son histoire une interview du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La conversation a été consacrée à la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis.

    Dans une interview accordée à l'édition arabe de la chaîne Sky News TV, Benjamin Netanyahu a déclaré que les gens ordinaires sont fatigués de l'hostilité et de l'extrémisme, ils aimeraient voir un avenir meilleur. "Je pense que d'autres pays de la région, et finalement les Palestiniens, rejoindront bientôt l'accord de paix", a déclaré le Premier ministre israélien.

    Benjamin Netanyahu a parlé des changements en cours dans la région. Selon lui, les pays qui considéraient auparavant Israël comme leur ennemi le considèrent désormais comme leur allié.

    "L'Iran n'est pas satisfait de ce qui se passe", a déclaré Netanyahu. "Mais cela signifie que nous sommes sur la bonne voie."

     

  • Emirats Arabes Unis / Iran : Un journal iranien juge Abou Dhabi "cible légitime"

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    Les Emirats arabes unis sont devenus une "cible légitime" pour les forces pro-Téhéran, après que le pays du Golfe a conclu un accord historique avec Israël pour normaliser leurs relations, a affirmé samedi un journal ultra-conservateur iranien.

    Les Emirats et l'Etat hébreu ont convenu jeudi de normaliser leurs relations, dans le cadre d'un accord historique négocié par les Etats-Unis, salué par les alliés de Washington et d'Israël mais dénoncé par l'Iran, la Turquie et les Palestiniens. Pour le quotidien Kayhan, le porte-voix de la frange ultra-conservatrice du système politique iranien, l'accord est une "grande trahison" de la cause palestinienne.

    "Si (cette décision des Emirats) n'a qu'un seul résultat, ce sera de faire de ce petit pays riche fortement dépendant de la sécurité une cible légitime et facile pour la résistance", peut-on lire dans l'article publié en une du journal. Cet accord, une fois signé, ferait d'Abou Dhabi le troisième pays arabe seulement à suivre la voie de la normalisation des relations avec Israël, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

    De son côté, le président iranien Hassan Rohani a menacé le gouvernement émirati que les calculs entre les deux pays seraient différents si l'accord de normalisation avec l'occupation israélienne était mis en œuvre.

    Rohani a déclaré dans des interventions télévisées que l'accord était une "grave erreur, et nous espérons qu'Abu Dhabi l'abandonnera".

    Il a menacé: "Nous avertissons les EAU de ne pas permettre à Israël de s'implanter dans la région, car nos calculs avec lui différeront à ce moment-là.

    Abou Dhabi a réduit en janvier 2016 ses relations avec Téhéran dans un contexte de vives tensions entre les deux poids lourds de la région: l'Arabie saoudite, proche alliée des Emirats, et l'Iran. Le chef de la diplomatie iranienne a néanmoins entretenu début août avec son homologue émirati, de rares discussions ayant porté notamment sur la coopération dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. En dépit de leurs relations politiques tendues, la République islamique et les Emirats arabes unis, deux pays riverains du Golfe, sont d'importants partenaires économiques, en particulier Dubaï, un géant portuaire qui abrite aussi le plus grand hub aéroportuaire au monde pour les passagers étrangers.

  • Gaza/Israël : Frappes israéliennes sur Gaza après des tirs de ballons incendiaires

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    L'armée israélienne a indiqué avoir frappé dans la nuit de mardi à mercredi des positions du Hamas dans la bande de Gaza à la suite de lancers de ballons incendiaires depuis l'enclave palestinienne vers le territoire israélien.
    Dans la soirée du 11 août, les pompiers israéliens ont rapporté que 68 incendies provoqués par des "boules de feu" avaient été enregistrés mardi sur le territoire israélien bordant la bande de Gaza. Il s'agit d'un nombre record d'incendies depuis la reprise de la "terreur du feu" depuis Gaza.
    "Des jets de combats, des hélicoptères d'attaque et des tanks ont frappé un certain nombre de cibles du Hamas dans la bande de Gaza", a souligné l'armée israélienne dans un communiqué, disant avoir visé "des infrastructures souterraines et des postes d'observation du Hamas" en "représailles" à la multiplication des tirs de ballons incendiaires vers Israël.
    L'agence Safa , dont le siège est à Gaza, rapporte que l'armée de l'air israélienne a tiré plusieurs roquettes sur le site de Nazarim (Netzarim), à l'ouest de la ville de Gaza, sur une cible près de l'ancien aéroport de Gaza à l'est de Rafah et aux points de contrôle. dans la région d'Al-Nahda à l'est de Rafah et près de la décharge de Juhr ad-Dik à l'est de la ville de Gaza. Le rapport note que des dommages importants ont été causés, mais aucune information sur les victimes n'a été rapportée.
    Ces derniers jours des ballons incendiaires ont été lancés à plusieurs reprises depuis l'enclave palestinienne vers Israël, ce qui a mené à des frappes de représailles israéliennes contre des positions du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. Les pompiers israéliens ont fait état d'une soixantaine d'incendies provoqués par ces ballons dans le sud d'Israël au cours de la seule journée de mardi, sans toutefois faire état de victimes.
    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'une visite à la base aérienne de Hazor le 11 août, a déclaré qu'Israël prendrait «la terreur de feu» avec tout le sérieux, et qu'ellei aurait des «conséquences désastreuses» pour le Hamas et le Jihad islamique.
    Mardi, les autorités israéliennes ont annoncé la fermeture pour une période indéterminée du point de passage des marchandises entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza de Kerem Shalom sauf pour "l'aide humanitaire essentielle et le carburant".
    "Cette décision a été prise en raison des lancers incessants de ballons incendiaires depuis la bande de Gaza vers Israël", a précisé dans un communiqué l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat), qui accuse le Hamas d'être "responsable" de ces lancers depuis l'enclave de deux millions d'habitants.
    Le Hamas a de son côté dénoncé une mesure "agressive" témoignant de "l'insistance" d'Israël à "assiéger" la population de l'enclave palestinienne et ne pouvant que contribuer à "aggraver" la situation humanitaire.
    Selon des analystes palestiniens, les tirs depuis Gaza visent à faire pression sur l'Etat hébreu pour qu'il donne son feu vert à l'entrée de l'aide financière du Qatar dans l'enclave paupérisée et sous blocus israélien.
    Si le point de passage pour les marchandises de Kerem Shalom a fermé, le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l'Egypte, fermé en avril en raison de la pandémie, a, lui, rouvert pour trois jours mardi.
    Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres (2008, 2012, 2014). Malgré une trêve l'an dernier, favorisée par l'ONU, l'Egypte et le Qatar, les deux camps s'affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes, de mortiers ou de ballons incendiaires depuis Gaza et des représailles de l'armée israélienne.