Mayo Tsanaga (département)

  • Cameroun : Un attentat attribué à Boko Haram fait 14 morts

    Imprimer

    L’Extrême-Nord du Cameroun a été le théâtre d'une nouvelle attaque de Boko Haram, vendredi, qui a fait 14 morts, 12 civils et deux assaillants. Il s'agit de l'un des attentats les plus meurtriers de Boko Haram depuis des mois.
     
    « Douze paysans du canton Mozogo dans le département du Mayo Tsanaga ont trouvé la mort vendredi lors d’un attentat perpétré par une kamikaze de Boko Haram vers 1 heure du matin », a rapporté le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
     
    « Des combattants de Boko Haram se sont introduits dans le village en tirant des coups de feu en l’air et les villageois se sont réveillés et couraient dans tous les sens avant de se réfugier dans un parc. Les jihadistes de Boko Haram ont alors introduit une fille qui portait une charge explosive. 12 paysans, la kamikaze et un membre de Boko Haram ont été tués lors de l’explosion », a expliqué un témoin.
     
    Installés dans les grottes et montagnes nigérianes près de la frontière camerounaise, les islamistes de Boko Haram en sortent régulièrement pour attaquer des civils et des postes militaires dans l’extrême-nord du Cameroun.

    Identité des victimes :
    -Djallo Gadjo. -Kalla Antoine. -Belinda Antoine. -Madeleine Antoine. -Zoubi Warda. -Viché Mangoché. -Ndarana Mangoche. - Modou Waziri. -Abou Raved. -Liman Malla. -Ngari Kaldapa. -Goni Oumar. -Boukar (Dan Malla).

  • Cameroun : deux militaires tués dans une attaque de Boko Haram contre un poste militaire

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Deux soldats camerounais ont été tués dans une attaque attribuée au groupe terroriste Boko Haram, menée contre un poste militaire situé à l'Extrême-Nord du Cameroun, dans la nuit de samedi à dimanche 6 septembre, ont affirmé des sources sécuritaires.

    « Plusieurs combattants de Boko Haram lourdement armés, ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure, le poste militaire de la Force Mixte Multinationale de Toufou, localité située aux monts Mandaras dans le département du Mayo Tsanaga dans l’Extrême-Nord », a souligné le général de brigade Bouba Dobkréo, commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM).

    « Deux de nos militaires sont malheureusement tombés dans l’attaque et un autre a été blessé aux côtes. On déplore également du matériel militaire emporté par les assaillants », a-t-il ajouté.

    D’après l’officier camerounais, les assaillants se sont repliés au Nigéria après l’attaque meurtrière.

    En prenant l’initiative des attaques, les combattants de Boko Haram montrent qu’ils ont pu se reconstituer une logistique et entraîner suffisamment d’hommes. Une posture qu’ils avaient perdue depuis la fin de la grande offensive conjointe des États riverains du lac Tchad, il y a plusieurs mois.

    Née dans le nord-est du Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est, peu à peu, propagée à ses voisins camerounais, nigérien et tchadien, particulièrement dans la région du lac Tchad, située à la frontière entre ces quatre pays.

    Les attaques terroristes, après une certaine accalmie, se sont de nouveau intensifiées à partir de 2019. Début mars 2020, l'armée tchadienne a lancé une vaste offensive, à laquelle se sont rejoints par la suite les armées nigériane et nigérienne.

    Près de 1000 combattants de Boko Haram avaient été tués dans les combats selon le président tchadien, Idriss Deby.