MAURITANIE

  • Mauritanie : Alerte à la famine en raison des répercussions de la guerre d'Ukraine

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    L'opposition mauritanienne a tiré la sonnette d'alarme, vendredi 11 mars 2022, sur ce qu'elle a qualifié de signes de glissement du pays vers la famine en raison de la pénurie aiguë de nourriture et de l'exacerbation des prix des denrées alimentaires en raison des répercussions de la guerre russe contre l'Ukraine.

    Le chef de "l'institution d'opposition en Mauritanie" Ibrahim Ould Al-Bakai a déclaré qu'"il y a un risque de famine en raison d'une pénurie aiguë de nourriture, en raison du faible intérêt du gouvernement pour les campagnes agricoles".

    L'"Institution d'opposition" est un organe légal composé des partis d'opposition représentés au Parlement, et sa direction est le parti majoritaire.

    Al-Bakai a souligné que "la situation régionale et internationale turbulente a des répercussions sur le système alimentaire, et il est impératif que le gouvernement assume la responsabilité de développer des stratégies pour parvenir à l'indépendance dans le domaine alimentaire".

    Il a appelé à transformer le dossier de l'agriculture en un dossier souverain relevant directement du président du pays, soulignant la nécessité d'allouer d'importantes ressources matérielles et humaines au secteur.

    Al-Bakai a souligné que le pays vit "un moment décisif qui nécessite de faire la lumière sur le déséquilibre du secteur agricole, l'échec des politiques gouvernementales et le gâchis d'opportunités pour un secteur qui a de grandes capacités, afin de construire un système alimentaire qui est capable de résister et de rivaliser."

    Les autorités officielles estiment les terres arables et irriguées à plus de 500 000 hectares, tandis que 31 % des 4 millions d'habitants de la Mauritanie vivent en dessous du seuil de pauvreté.

    Le manque de pluie cette année a affecté le secteur agricole, car les agriculteurs ont perdu une partie de leurs terres, ce qui a touché des fermes, qui étaient des projets générateurs de revenus pour des centaines de familles dans le pays.

    Coopération mauritano-marocaine
    Par ailleurs, vendredi, la Mauritanie et le Maroc ont signé 13 accords couvrant plusieurs secteurs, dont l'agriculture, la protection de l'environnement, le tourisme, l'industrie, la santé et la sécurité.

    La signature des accords est intervenue en présence des chefs de gouvernement des deux pays, en marge de la huitième session du Comité supérieur mixte, qui a été lancée mercredi dans la capitale marocaine, Rabat, entre les deux voisins après une pause de 9 ans.

    En marge de la signature des accords, le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch a déclaré qu'"il est nécessaire de renforcer la coopération conjointe entre les deux pays, compte tenu des défis internationaux", soulignant la nécessité de renforcer le transport aérien et terrestre et de renforcer les échanges commerciaux.

    Pour sa part, le Premier ministre mauritanien Mohamed Ould Bilal Massoud a déclaré que "les accords et protocoles d'accord signés lors de cette session suffisent à faire avancer la coopération bilatérale car ils couvrent la plupart des domaines de développement".

    Masoud a exprimé son espoir d'accélérer les initiatives pour l'entrée en vigueur de ces accords dès que possible.

    Les travaux de la septième session du comité se sont déroulés dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, en avril 2013. Ni Rabat ni Nouakchott n'ont annoncé les raisons pour lesquelles le comité ne s'était pas réuni depuis des années, mais leurs relations étaient parfois tendues et se sont récemment améliorées.

    Les positions des deux capitales diffèrent sur les questions régionales, en particulier la région du Sahara contestée entre le Maroc et le Front "Polisario", ainsi que sur la réception ponctuelle de responsables du Polisario au palais présidentiel de Nouakchott.

    La Mauritanie affirme que sa position sur ce conflit est neutre et vise à trouver une solution pacifique qui épargnera à la région le risque d'escalade.

    Rabat propose une autonomie élargie sous sa souveraineté, tandis que le "Polisario" appelle à un référendum d'autodétermination, une proposition soutenue par l'Algérie, qui accueille des réfugiés de la région.

     

     

  • Mali : Des mercenaires du groupe russe Wagner ont tiré sur des mauritaniens en territoire malien

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    Six mauritaniens qui se trouvaient en territoire malien ont essuyé, samedi 5 mars 2022, des tirs, blessant deux d’entre eux, selon Sahara Medias.

    Ces personnes se trouvaient dans la zone « Cheikh Ahmed », située à 36 kilomètres de la frontière mauritanienne, en territoire malien, quand elles se sont retrouvées en face d’une patrouille de l’armée malienne accompagnée par des éléments du groupe russe Wagner.

    Selon les mêmes sources les éléments de Wagner ont immédiatement tiré à la vue des 6 mauritaniens avant que les soldats maliens n’attirent leur attention sur le fait qu’il s’agissait de paisibles mauritaniens.

    Les sources de Sahara Medias précisent que deux personnes ont été blessées l’une à l’abdomen et l’autre au bras, avec des degrés de gravités différents.

    Les soldats maliens ont autorisé l’un des mauritaniens à transporter les blessés à Adel Begrou pour y être soignés et ont arrêté les trois autres en même temps que deux autres citoyens maliens originaires de l’Azawad, nord du Mali.

    L’incident est intervenu près d’un puits artésien appelé « puits cheikh Ahmed », fréquenté par des éleveurs et des agents de développement animalier, qui y viennent pour ‘abreuver leur bétail.

    L’armée malienne n’a fait aucune déclaration à propos de cet incident qui intervient plus d’un mois après le meurtre de 7 mauritaniens en territoire malien.

    Le gouvernement mauritanien qui s’était engagé à poursuivre les auteurs de cette tuerie et de les déférer devant la justice, a constitué avec le gouvernement malien une commission chargée de faire la lumière sur l’incident.

    Le mois dernier, les autorités locales du Hodh Chargui ont appelé les populations de la région à s’éloigner des frontières maliennes, qui constituent un foyer d’insécurité ces derniers temps.

     

  • Mali : 22 terroristes islamistes neutralisés dans plusieurs régions du pays

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    Au moins 22 terroristes ont été neutralisés par les Forces armées maliennes (FAMa), dont 19 dans les régions de Ségou, Mopti et Bandiagara dans le centre du pays et 3 dans la région de Bougouni au sud, a annoncé l'état-major des armées du Mali dans un communiqué, publié mardi soir 22 février 2022.

    « Dans les régions de Ségou, Mopti et Bandiagara, les reconnaissances offensives dans différents secteurs ont fait un bilan de 15 bases terroristes démantelées, 19 terroristes neutralisés dont Hassane Sangaré ayant conduit l'attaque contre le détachement FAMa de Sokoura en août 2020 et 15 suspects interpellés », note le colonel Souleymane Dembelé, Directeur de l'Information et des relations publiques des armées (Dirpa).

    Colonel Dembelé a, en outre, affirmé que « 2 suspects mauritaniens ont été interpellés et remis à l'ambassade, 34 motos récupérées et 15 autres détruites, 37 téléphones, 3 batteries de mise en œuvre d'engins explosifs improvisés (IED), 8 engins explosifs improvisés ont été également récupérés », affirmant que « des renseignements recoupés ont permis de localiser et d'interpeler un complice-indicateur des terroristes installé au Point A (aux abords du pont de Markala) pour informer sur les mouvements FAMa sur les axes Markala-Niono et Markala-Macina ».

    La même source souligne que « dans la région de Bougouni, les unités FAMa ont détruit, à l'artillerie, une base terroriste dans la forêt de Téla (Arrondissement de Kignan), avec un bilan de 3 terroristes neutralisés, 2 pistolets mitrailleurs et 4 chargeurs garnis récupérés, des outils de fabrication d'IED récupérés ».

    « Depuis le dernier communiqué de l'Etat-major Général des Armés en date du 16 février 2022, faisant état des activités de routine, il a été procédé à l'intensification de la recherche du renseignement et des contrôles de zone, particulièrement au centre et au sud du pays », poursuit-il.

    Colonel Dembelé rappelle que « les unités FAMa continuent les reconnaissances et les patrouilles principalement orientées vers la sécurisation et la protection des populations civiles dans le secteur de Tessit dans le cercle d'Ansongo au nord du Mali, face à un ennemi adoptant désormais l'évitement ».

    Cependant, il souligne que « dans la région de Tombouctou, les efforts ont porté sur la précision du renseignement ayant conduit à l'arrestation de 8 terroristes, tous activement recherchés, dont 2 chefs de base, Abdou et Mahamadou Barry, 1 chef de guerre, Boubacar Nouhoum Diallo di Malitel ».

    Enfin, Colonel Souleymane Dembelé, rassure que « les indices collectés sur les lieux de l'assassinat des 2 policiers à Tombouctou, le 21 février 2022, permettent d'orienter les recherches sur deux terroristes déjà identifiés et sévissant dans le secteur de Ber avec des assassinats ciblés et des poses d'IED dont le dernier incident a été commis sur la route Tombouctou-Ber ».

  • Mauritanie : Création d’un groupe parlementaire pour l’amitié mauritano-turque

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    L'Assemblée nationale mauritanienne  a annoncé la création d'un groupe parlementaire pour l'amitié mauritano-turque.

    Selon l'agence mauritanienne d’information (AMI), cette équipe vise à "contribuer au renforcement des relations de coopération entre les deux pays frères et les pousser vers des horizons plus larges au service d'intérêts communs".

    Le vice-président de l’Assemblée nationale, Ahmadi Ould Hamadi, a déclaré que la Mauritanie et la Turquie "lient des relations de longue date que les dirigeants des deux pays, Mohamed Ould Sheikh al-Ghazwani et Recep Tayyip Erdogan, tiennent à renforcer afin de servir les intérêts communs des deux pays frères", selon la même source.

    Il a ajouté, dans son discours lors de l'annonce de la mise en place de l’équipe, que "la création de cette équipe parlementaire contribuera à renforcer les liens entre les institutions législatives mauritanienne et turque, et à travers elles, entre les deux pays amis".

    Il a ajouté qu'il espérait "que cette équipe, avec ses collègues parlementaires turcs, puisse explorer de nouveaux horizons de coopération", faisant référence au rôle que joue la diplomatie parlementaire dans le rapprochement entre les peuples.

    A son tour, l'ambassadeur de Turquie à Nouakchott, Cem Kahyaoglu, a déclaré dans son discours prononcé à la même occasion que "cette équipe parlementaire est intervenue à un moment où les relations de coopération entre les deux pays frères connaissent un développement dans divers domaines, ce qui formera un soutien fort pour pousser ces relations vers des horizons plus larges", selon l'agence officielle.

    Unité de la religion
    Pour sa part, le chef du groupe parlementaire, Sidi Mohamed Ould Sidi, a fait savoir que "les relations des peuples mauritanien et turc, dont les fils ont été tissés par l'unité de la religion, remontent à plusieurs siècles".

    Il a ajouté : "Les parlementaires sont tenus de s'efforcer de raviver, de développer et de diversifier ces relations pour servir les intérêts de nos deux pays et contribuer à faire face aux nombreux défis communs".

    Il a également souligné que "la Mauritanie observe fièrement le grand développement que la Turquie a réalisé".

    Les relations entre Ankara et Nouakchott connaissent un développement continue, renforcée par la visite du président de la République turque Erdogan en Mauritanie le 28 février 2018.

  • Al-Qaida : un plan d’expansion vers le Golfe de Guinée

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    Le Bénin et le Togo ont essuyé, à la fin de l'année écoulée, des attaques terroristes depuis leurs frontières communes avec le Burkina Faso, ce qui a constitué la principale menace quant à un éventuel transfert des groupes armés de leurs activités, depuis la région du Sahel, au climat sec, vers les pays du Golfe de Guinée qui ont un climat humide et des forêts denses.

    En effet, deux soldats béninois ont été tués dans une attaque terroriste perpétrée, le 2 décembre 2021, aux frontières avec le Burkina Faso et plusieurs autres ont été blessés.

    Une deuxième attaque a eu lieu dans le département de l’Atacora dans le nord du Bénin. Des éléments armés se sont attaqués à une patrouille militaire à Alibori (Nord), le 1er décembre 2021. Deux éléments armés ont été éliminés selon les médias.

    Ces deux attaques sont les premières du genre lancées contre l’armée du Bénin. Toutefois, des éléments armés avaient en 2019 kidnappé deux touristes français sur le territoire béninois avant de les transférer au Burkina Faso. 

    Le Togo a également annoncé que ses forces armées avaient repoussé, au mois de novembre 2021, une attaque terroriste. Un groupe armé avait tenté de franchir les frontières séparant le Burkina Faso du Bénin.

    C'est la première fois que le Togo annonce un affrontement avec des éléments armés, depuis 2018, lorsque l’armée avait lancé une opération militaire pour interdire l'infiltration d'éléments armés depuis le Burkina Faso vers son territoire.

    Les violents accrochages entre l'armée burkinabè et des groupuscules affiliés à Al-Qaïda ont contraint ces derniers à fuir et à se diriger vers les territoires togolais et béninois.

    Le Golfe de Guinée dans le viseur d’al-Qaida
    Les observateurs qui suivent le développement des activités des groupes terroristes en Afrique constatent que ces groupes ont débuté en Algérie, au cours de la décennie des années 90, mais qu’après après avoir perdu leur bataille face à l'armée algérienne à la fin du siècle dernier, ces groupes ont tenté de s'implanter en Mauritanie et après un deuxième échec, ils ont recouru au Nord du Mali.

    Ces groupes armés ont exploité la faiblesse des armées des Etats de la région du Sahel africain ainsi que les conflits ethniques et tribaux qui ont éclaté dans le nord du Mali, en 2012, pour s’allier au début avec les Touaregs et les Azawad.

    Malgré leur incapacité à maintenir leur domination sur les grandes villes dans le nord du Mali, en raison, entre autres, de l'intervention des forces françaises (Opération Serval) en 2013, il n'en demeure pas moins que les groupes terroristes relevant d'Al-Qaïda sont parvenus à s'étendre au-delà du Fleuve du Niger après leur alliance avec le Front de Libération du Macina (FLM).

    L'alliance de quatre groupes armés au Sahel a abouti à leur extension au Niger, puis vers le Burkina Faso et leurs activités couvre désormais, selon des sources officielles, près de 80% de la superficie du Mali.

    L’émergence du groupe Boko Haram dans le nord du Nigeria, en 2009, et la scission intervenue en 2015 au sein, un groupe ralliant l'Etat islamique, a abouti à l'élargissement des activités des islamistes jusqu’au Lac Tchad, dont les rives sont partagées entre quatre pays, en l’occurrence, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

    Par la suite, la défaite de l'Etat islamique dans la ville libyenne de Syrte, à la fin de l'année 2016, a généré un renforcement de la présence de cette organisation dans les régions du Sahel et du Lac Tchad, après que les éléments qui étaient déployés en Libye trouvèrent refuge à travers les pays du Sahel et le Lac Tchad.

    Plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan avaient mis en garde sur le fait que les pays du Golfe de Guinée étaient désormais dans le viseur des groupes terroristes pour s'étendre et assurer leur expansion.

    Parmi ces personnalités figure Bernard Emié, patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) française, qui avait déclaré, le 1er février 2021, au cours d'une rare apparition publique, que « l'Organisation d'Al-Qaïda dans la Région du Sahel examine actuellement un projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, en particulier vers la Côte d'Ivoire et le Bénin ».

    Cela explique, partiellement, la création par la France de l'Académie internationale de Lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire, au mois de juin 2021, ce qui sera de nature à renforcer son influence parmi les pays du Golfe de Guinée, compte tenu de la rude concurrence avec des forces régionales et mondiales dans cette région.

    Le journaliste français Nicolas Beau a écrit dans un article mis en ligne sur le site « Mondafrique » que les groupes terroristes ont affirmé, au cours de l'année écoulée, qu'ils « n'ont pas renoncé à leur plan qui prévoit le transfert de leurs activités du Sahel vers le Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Togo) ».

    Le Bénin et le Togo…Les maillons faibles
    Parmi les principaux pays du Golfe de Guinée, le Bénin et le Togo sont visiblement les maillons faibles.

    En effet, ces deux pays ne disposent pas d'une armée comme celle du Ghana (17éme armée africaine) ou la Côte d'Ivoire (24ème armée africaine). Les armées du Bénin et du Togo ne sont même pas classées dans la liste des 140 armées au monde, qui compte 34 armées africaines, ce qui dénote leur faiblesse.

    A titre d'exemple, l'armée du Bénin compte 11.100 soldats et officiers et dispose seulement de 10 chars chinois et de 47 blindés français, américains et chinois de fabrication ancienne, ainsi qu'un nombre réduit d'avions de transport ou de prospection, dont deux seulement parmi ces appareils sont opérationnels selon des médias français.

    De même, l'armée togolaise compte des effectifs de l’ordre de 11.000 éléments et possède 11 anciens chars soviétiques, dont la majorité sont hors service dans d'autres armés, tels que les T-34, ainsi que 15 engins blindés.

    Par ailleurs, aucun détail n'existe pour savoir si l'armée togolaise dispose d'avions de combat ou pas et quand bien même elle en disposerait, ces appareils sont plutôt destinés au transport et à la prospection et non pas au combat et à l’interception.

    Ainsi, il est possible de décrire les armées béninoise et togolaise comme étant les plus faibles parmi celles des Etats du Golfe de Guinée, ce qui fait d’elles l’un des objectifs faciles à atteindre et éventuellement une cible pour les groupes terroristes.

    Boko Haram…une éventuelle menace
    Si l'organisation d'Al-Qaïda se focalise, dans son projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, sur ses bastions au Burkina Faso pour s'infiltrer vers le Bénin à travers ses frontières nord, l'organisation de Boko Haram s'emploierait à attaquer le Bénin à travers ses frontières de l'est que ce pays partage avec le Nigeria.

    En effet, après avoir perdu la majorité de ses fiefs dans la forêt de Sambisa et au Lac Tchad dans le nord-est du Nigeria, suite à de sanglants affrontements avec l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Boko Haram a déplacé ses activités vers des régions éparpillées, en particulier, dans le centre-nord du Nigeria juxtaposant les frontières avec le Bénin.

    Le Bénin a participé à la Coalition régionale mise sur pied pour combattre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aux côtés du Nigéria, du Tchad, du Niger et du Cameroun et représente le seul pays qui n'est pas riverain du Lac.

    La participation du Bénin à cette Coalition, composée de cinq pays, reflète son inquiétude quant à l'extension des activités des groupes terroristes vers son territoire, d'autant plus que cette menace pèse désormais directement sur le pays.

    De plus, des groupes armés évoluent dans le nord-ouest du Nigeria, près des frontières orientales du Bénin, à l'instar du groupe « Ansaru » proche d'Al-Qaïda et qui s’est allié à des bandes organisées locales dans la région. Ce groupe constitue, à son tour, une menace contre ce petit pays du Golfe de Guinée.

    Quant à l'organisation de l'Etat islamique, elle se déploie davantage dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). L'épicentre de son activité s’oriente davantage vers l'est en direction du Lac Tchad et ne semble pas intéressée, particulièrement, par une expansion vers l'ouest du Nigéria, en direction du Golfe de Guinée.

    La situation dans le Golfe de Guinée laisse entrevoir de multiples dangers, d'autant plus qu'al-Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram ciblent les petites armées et les régions pauvres, tout en maîtrisant le jeu des alliances avec les bandes organisées opérant dans les domaines du trafic en tout genre, du kidnapping et du pillage, voire avec les groupes tribaux marginalisés.

    Cette situation contraint les pays du Golfe de Guinée à se préparer à la prochaine phase, aux niveaux sécuritaire, social et politique et à prendre en considération les expériences des autres pays dans la lutte contre le terrorisme, à l'instar de l'Algérie et de la Mauritanie, pour en tirer les leçons requises, tout en suivant de près les évolutions et autres développements dans les Etats du Sahel et de la Coalition du lac Tchad.

  • L'Algérie et la Mauritanie signent plusieurs accords de coopération

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    Les présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani ont révélé la signature d'accords de coopération qui couvraient plusieurs domaines dans le cadre d'une montée en puissance des relations bilatérales à des niveaux plus larges.

    Le président Tebboune a souligné, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue mauritanien, mardi 28 décembre 2021, que "les relations entre les deux pays ont réalisé plusieurs acquis, et elles méritent aujourd'hui d'offrir les conditions de leur promotion et de surmonter les difficultés pour parvenir à l'accord commun et le développement durable auquel nous aspirons tous."

    Pour sa part, le président mauritanien a déclaré que la visite a été fructueuse et constructive, au cours de laquelle les deux pays ont renouvelé leur volonté commune de redoubler d'efforts pour pousser la coopération à des niveaux plus divers.

    Un accord de coopération a été signé dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et un programme exécutif pour les années 2022/2024/2023 a été signé.

    Un protocole d'accord de coopération dans le domaine de la santé, ainsi qu'un protocole d'accord dans le domaine de la formation professionnelle, et un protocole d'accord dans le secteur des petites entreprises ont également été signés.

     

  • La Mauritanie dément l'existence d'une éventuelle "menace terroriste" à Nouakchott

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    La Direction de la sécurité nationale mauritanienne a nié l'existence d'une éventuelle menace terroriste dans la capitale, Nouakchott, notant que ses services "resteront vigilants pour assurer la sécurité et le calme sur l'ensemble du territoire national".

    Ce démenti intervient après que les ambassades de France et des États-Unis, aient mis en garde, mardi 14 décembre 2021, leurs ressortissants contre la fréquentation du gymnase Elite Fitness à Nouakchott, en raison de ce qu'ils ont qualifié de "menace terroriste possible".

    La Direction de la sécurité nationale mauritanienne a déclaré, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, que "cette alerte est liée à des informations fournies le 11 novembre par l'un des partenaires ainsi que certaines sources privées, en se basant sur une conclusion selon laquelle le site susmentionné pourrait être exposé à un acte terroriste."

    La même source a ajouté que cette alerte est fondée sur la fréquentation du lieu par des personnes ayant des antécédents judiciaires.

    "Après une enquête menée sur cette question, il est désormais clair que l'alerte est fondée sur la fréquentation du lieu par quatre personnes dont certaines ont des antécédents judiciaires. Les suspects étaient adhérents au gymnase entre juin 2021 et début du mois de décembre", lit-on de même source.

    Le Département de la sécurité a rassuré "les citoyens et résidents qu'il n'y a pas de menace terroriste, et que les services sécuritaires resteront vigilants pour assurer la sécurité et le calme sur l'ensemble du territoire national".

    Elite Fitness est l'un des gymnases les plus importants et les plus célèbres de Nouakchott, et la plupart de ses visiteurs sont des ressortissants occidentaux.

    A noter que la Mauritanie n'a connu aucune attaque armée depuis 2011.