Masyaf (site de stockage d'armes)

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : l'armée de l'air israélienne frappe le centre de production de missiles syriens - Au moins six tués

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    Une série de frappes aériennes israéliennes  a détruit dans la région de Masyaf, des dépôts de missiles, un centre de production de missiles à courte et moyenne portée et le siège d'un centre de recherche. usines militaires où se trouvaient les milices iraniennes.

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    Des dommages importants ont été occasionnés. Au moins six miliciens pro-iraniens ont été tués. Les combattants tués étaient tous des paramilitaires non syriens qui combattaient aux côtés des forces du président Bachar el-Assad
     
    L'armée de l'air israélienne a également attaqué des postes de l'armée syrienne à l'ouest de Masyaf.
     
    Le centre de développement de missiles à moyenne portée se trouvait dans le village d'Az-Zawi dans la région de Masyaf.  Le camp de milices pro-iraniennesL'se trouvait, lui,  dans le village voisin de Sheikh Kadban.
     
    Selon les médias d'État syriens, Les avions de l'armée de l'air israélienne ont attaqué leurs cibles dans la région de Masyaf alors qu'ils se trouvaient dans l'espace aérien du nord du Liban.

    L'agence de presse syrienne SANA a déclaré vendredi que la défense aérienne avait intercepté des missiles tirés par Israël sur Massyaf. "Notre défense aérienne a intercepté une attaque israélienne sur la zone de Massyaf" dans la campagne de Hama, a rapporté SANA. L'agence a ajouté que la défense aérienne avait touché "la plupart" des missiles avant qu'ils n'atteignent leur cible. La télévision d'Etat syrienne a diffusé des images prétendant montrer la défense aérienne répondant à l'attaque israélienne.

    Le service de presse des Forces de défense israéliennes n'a pas commenté les information, se bornant à faire état de frappes contre des cibles en Syrie. L'Etat hébreu confirme rarement les détails de ses opérations en Syrie, mais affirme que la présence de l'Iran en soutien au président Bachar el-Assad constitue une menace et qu'elle poursuivra ses frappes. Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du Hezbollah. 
     
    La société israélienne ImageSat International a publié des photos satellites des cibles frappées
    La société israélienne ImageSat International, qui est l'opérateur du satellite d'observation Eros-B, a publié des photos montrant les conséquences des frappes aériennes menées le 25 décembre 2020 sur des cibles dans la région syrienne de Masyaf. Les images montrent les cibles avant et après les frappes.

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  • Syrie: Un responsable du stockage des armes chimiques éliminé

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD LE 

    Article traduit en Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Néerlandais, Russe

    Jeudi 25 octobre, des sources de l’opposition syrienne ont annoncé l’élimination par des inconnus d’un haut commandant de l’armée syrienne, responsable du stockage d’armes chimiques.
    L’officier aurait été abattu alors qu’il se rendait en voiture de Damas à Lattaquié. L’attaque au moment où l’officier quittait l’aire de stationnement du complexe du renseignement militaire.
    L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) affirme que le colonel de l’armée syrienne Mahmoud Ashkar et son épouse sont décédés sur la route reliant Damas à Lattaquié. Selon la version officielle, la cause de leur décès est un accident de la route. Mais des sources de l’opposition insistent sur le fait qu’il s’agit d’une attaque armée.
    Damas n’a pas commenté les affirmations de l’opposition selon lesquelles Ashkar était l’officier en charge du stockage d’armes chimiques.
    Rappelons que le 18 août de cette année, le chef du département « Palestine » des renseignements syriens, Ahmad Isa Habib, a été tué dans des circonstances peu claires. Ahmad Isa Habib coordonnait les activités anti-israéliennes du régime de Bachar al-Assad.
    Le 4 août, Aziz Asbar, l’un des responsables du programme de missiles syriens, a également été tué dans la ville de Masyaf située dans la province de Hama. Lui et son chauffeur ont été tués par l’explosion de leur voiture. Bien que le groupe de la brigade Abu Amar associé au groupe Ahrar al-Sham ait revendiqué l’assassinat d’Asbar, de nombreux médias syriens et iraniens pensent plutôt que l Mossad israélien est responsable de ces éliminations.

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