Manifestations contre la classe politique

  • Liban : Affrontements entre la sécurité et les manifestants à Beyrouth - TV live

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    Les forces de sécurité libanaises ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui tentaient de franchir un point de contrôle pour atteindre le bâtiment du Parlement dans le centre de Beyrouth, dans le prolongement des manifestations de colère après la double explosion du port de Beyrouth et les énormes destructions dans la capitale libanaise.
    L'"Agence nationale de presse" a déclaré aujourd'hui que des groupes de manifestants s'étaient rassemblés sur la place des Martyrs au centre-ville de Beyrouth pour participer à une manifestation et appeler à "la démission du gouvernement.
    Des dizaines de manifestants, cherchant à entrer au Parlement, ont tenté de s'en approcher, jetant des pierres, du bois et des restes de l'explosion de mardi dernier sur les forces de sécurité présentes pour protéger le bâtiment.
    Les manifestants ont tenté de détruire les obstacles en fer placés devant l'entrée du Conseil par les forces de sécurité pour créer une échappatoire pour entrer au Conseil.

    Une potence avec des effigies de Hassan Nasrallah, Michel Aoun et Nabih Berri
    Les manifestants ont scandé: «Avec notre âme et notre sang, nous nous sacrifions pour Beyrouth», ou encore «Révolution Révolution». Ils ont également dressé une potence pendant des découpages de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, du président Michel Aoun et du président du Parlement Nabih Berri.

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    Ministère des Affaires étrangères occupé et devenu QG des manifestants
    Les manifestants ont également pris d'assaut le ministère des Affaires étrangères à Achrafieh. Ils ont déclaré qu'il était devenu leur QG et ont accroché des banderoles exigeant un "Beyrouth démilitarisé et sans armes".
    Le ministère de l'Environnement et celui de l'Économie ont également été pris d'assaut par les manifestants qui ont jeté des portraits de Michel Aoun et des dossiers par les fenêtres. Le ministère de l'Economie est situé dans le complexe de bâtiments de la rue des Lazaristes. De l'intérieur, les contestataires ont jeté par la fenêtre un portrait de Michel Aoun, selon des images du groupe Facebook Akhbar al-Saha. Un quatrième ministère a été occupé en fin de soirée. Il s'agit du ministère de l'Energie. Le ministère de l'énergie a été évacué un peu plus tard par les forces de l'ordre. Les manifestants sont également entrés dans le siège de l'Association des banques du Liban, proche de la place des Martyrs, où ils ont détruit le mobilier.
    Assemblés devant le ministère des Affaires Etrangères les manifestants scandent "Iran, get out! Beirut is free, free!". Le ministère des Affaires Etrangères a été évacué dans la nuit par les officiers à la retraite à la demande de l'armée.
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    Nader.jpegL'assaut contre le ministère des Affaires étrangères dirigé par d'anciens officiers de l'armée
    Le général à la retraite George Nader (photo de gauche) aurait dirigé les vétérans de l'armée (photo de droite) qui se sont emparés du bâtiment du ministère des Affaires étrangères.

    Poste de police de Gemmayzé bloqué
    Le poste de police de Gemmayzé, le quartier chrétien visité par le président français, se trouve bloqué ce soir par les manifestants. Au même moment, sur le ring, les forces spéciales de l'armée libanaise sont intervenues lourdement contre les manifestants.

    Coups de feu à Beyrouth

    Des coups de feu ont été entendus sur les lieux de manifestations dans le centre-ville de Beyrouth et notamment aux alentours du Parlement où les tirs étaient assez intenses en soirée. La police confirme que des tirs à balles réelles ont eu lieu.
    Un agent des Forces de sécurité intérieure (FSI) a été tué alors qu'il intervenait à l'intérieur de l'hôtel Le Gray, qui longe la place des Martyrs, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Aucune information n'est toutefois encore disponible sur les circonstances du décès. 
    Des manifestants ont été touchés par des tirs de plombs sur la place des Martyrs, ont constaté les journaliste de L'Orient-le-Jour sur le terrain. Les affrontements dans le centre ville ont fait 728 blessés, dont 70 militaires.

    Des barricades en début de nuit entre le Ring et Achrafiyé

    Le premier ministre propose des élections législatives anticipées
    "Je vais proposer lundi la tenue de législatives anticipées", a déclaré le premier ministre Hassane Diab
    "Je suis prêt à assumer mes responsabilités pendant deux mois, jusqu'à ce que les parties politiques s'entendent", affirme le Premier ministre.

    De nombreux Libanais affirment que l'Etat les a abandonnés
    De nombreux Libanais, dont les maisons ont été détruites, estiment que l'État qu'ils considèrent corrompu les a abandonnés. Rappelons qu'il y a eu des manifestations depuis des mois avant le désastre du port de Beyrouth, pour protester contre la façon dont le gouvernement gérait la crise économique qui sévissait dans le pays.
    "Nous n'avons aucune confiance en notre gouvernement ... Je souhaite que les Nations Unies prennent la barre au Liban", a déclaré une étudiante, alors qu'elle nettoyait les taches de sang sur les murs de l'immeuble dans lequel elle vivait et qui a été endommagée par l'explosion.
    "Nous vivons au centre de l'explosion», a déclaré Maryse Hayek, 48 ans, psychologue. Je souhaite qu'un autre pays reprenne nos affaires en mains. Nos dirigeants sont une bande de pourriture".
    Samedi, le chef du parti Kataeb, Sami Gemayel, a annoncé la démission de trois députés du parti phalangiste du parlement. Il a fait cette annonce lors des funérailles du secrétaire général du parti, Nizar Najarian, qui a été tué dans l'explosion du port de Beyrouth.
    "Nous nous dirigeons vers une confrontation» pour réformer l'État", a déclaré Gemayel.
    Il a ajouté: "J'appelle toutes les personnes honorables à démissionner de la Chambre des représentants et à renvoyer immédiatement la question au peuple pour décider qui les gouverne sans que personne ne leur impose aucun ordre".

  • Liban : Plusieurs blessés dans des violences entre manifestants et forces de l'ordre dans le centre-ville, jeudi soir 5 août

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    Des dizaines de manifestants qui manifestaient jeudi dans le centre-ville pour condamner les autorités, qu'ils jugent responsables de la double explosion qui a ravagé Beyrouth il y a deux jours, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre. Des violences ont ensuite éclaté dans les rues de la capitale entre les forces de l'ordre et les contestataires, faisant plusieurs blessés dans les rangs de ces derniers, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
    Selon des informations de la chaîne locale d'informations LBCI, les forces de sécurité ont tenté de disperser des rassemblements de manifestants, qui réclamaient notamment la démission du gouvernement de Hassane Diab, devant le Parlement libanais, ce qui a provoqué des violences.
    Sur des images diffusées notamment par le groupe Facebook Akhbar al-Saha, qui relaie les activités du mouvement de contestation, on peut voir les protestataires scander des slogans révolutionnaires, face à un important déploiement de unités de la force anti-émeute. Dans une autre vidéo, les contestataires sont dispersés dans une des rues du centre-ville, certains lançant des projectiles en direction des policiers, d'autres vidant des poubelles au milieu de la rue.
    La rue de la municipalité de Beyrouth a été fermée, peu avant minuit, par un barrage de pneus et de débris enflammés.
    Appels à manifester samedi, des activistes érigent une potence sur la place des Martyrs
    Des activistes réclamant que les responsables de la double explosion qui a ravagé Beyrouth mardi rendent des comptes ont érigé vendredi une potence sur la place des Martyrs, dans le centre-ville de la capitale, alors que des appels circulent sur les réseaux sociaux à une manifestation anti-gouvernementale, samedi, sous le thème "Pendez-les".
    Sur les réseaux sociaux, des appels à un grand rassemblement dans le centre-ville de Beyrouth circulent depuis plusieurs jours. L'un d'eux, intitulé "Dressez les potence", donne rendez-vous aux contestataires à 17h.
    La déflagration de mardi, d'une puissance inouïe, la plus dévastatrice vécue par le Liban, a alimenté la colère de la population, qui avait déclenché en octobre 2019 un vaste mouvement de protestation contre la classe dirigeante. L'indignation est d'autant plus grande que le gouvernement s'est avéré incapable de justifier la présence du nitrate d'ammonium au port "sans mesures de précaution" de l'aveu même du Premier ministre Hassane Diab.

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

    Lien permanent Catégories : Abdelaziz Bouteflika, ALGÉRIE, Ali Khamenei, Asia Bibi, Ayatollah Ali Khameneï, Bambara (ethnie), Beyrouth, Bouteflika (président), Chrétiens du Pakistan, Condamnations pour blasphème, Contingent militaire britannique, Contingent militaire danois, Contingent militaire estonien, Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Corps expéditionnaire français, Dioura (localité), Diyab Hassan, Dogon (ethnie), Douentza, Dozos (chasseurs), Etat Islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Force al-Qods, FRONTLIVE-CHRONO, G-5 SAHEL, Gangafani (village dogon), Gourma (région proche du Burkina), Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans, Hirak (mouvement de contestation), IRAN, Islamistes radicalisés, Junaid Hafeez (professeur condamné à mort pour bla, Khadim Hussain Rizvi (chef du TLP), Koufa Amadou (prédicateur jihadiste peul), LIBAN, Liptako (région), MALI, Manifestations contre la classe politique, Michel Aoun, Minusma, Ogossagou (village peul), Opération Barkhane, Pakistan, Peuls (ethnie), Qasem Souleimani, Rawalpindi, Saad Hariri, Sinda (village peul), Sobane-Kou (village dogon), Tebboune Abdelmadjid (élu président le 12/12/2019), Tehreek-e-Labaik Pakistan, Yoro (village dogon) 0 commentaire