Manifestations anti-françaises

  • Niger : manifestations contre la présence militaire française à Niamey et à Dosso

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    Des Nigériens ont manifesté, dimanche 18 septembre 2022, dans la capitale Niamey et à Dosso, une ville située au sud-ouest, afin de protester contre la présence militaire française au Niger et la cherté de la vie.

    À Niamey, les manifestants ont marché sur près de trois kilomètres, de la "Place Toumo" située à la périphérie Est de la capitale à la "Place de la concertation" située devant l'Assemblée nationale.

    Ils scandaient des slogans et portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Non à la présence militaire", "La France, dégage", etc.

    "Nous exigeons le départ de la force française Barkhane du territoire nigérien pour l'atteinte à la souveraineté et son mépris envers le peuple nigérien illustré par des tueries multiples des populations civiles, ainsi que ses velléités de déstabilisation du Sahel et l'obstacle que constitue sa présence à l'indispensable collaboration entre le Niger et le Mali dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré Abdoulaye Seydou, un des organisateurs de la manifestation dans un discours applaudi par les manifestants.

    Il a exprimé leur "solidarité" au peuple malien dans sa lutte pour la souveraineté face à la France. Certains manifestants brandissaient aussi des drapeaux russes. Les manifestants ont aussi dénoncé la cherté de la vie, faisant allusion à la récente augmentation du prix du litre du gasoil à la pompe.

    A Dosso, les manifestants se sont rassemblés pour scander les mêmes slogans.

    Les manifestations de Niamey et Dosso ont été organisées à l'appel d'un regroupement de la société civile nigérienne dénommé "M62".

    Lancé le 3 août dernier à l'occasion de la célébration du 63ème anniversaire de l'indépendance du Niger, ce mouvement a appelé à "une union sacrée" pour la sauvegarde de la souveraineté et la dignité du peuple nigérien.

    "Considérant les multiples assassinats de nos populations civiles par la force Barkhane, chassée du Mali et illégalement présente sur notre territoire qu'elle estime conquis pour matérialiser son dessein funèbre de déstabilisation du Sahel, réitérons notre opposition à la présence militaire française dans notre pays et exigeons son départ immédiat", avait annoncé le M62.