MALI

  • Mali : La Turquie est aux côtés du peuple malien, déclare Cavusoglu, le ministre turc des AE

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLe ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu (photo), a déclaré à propos du coup d'Etat militaire au Mali : "La Turquie sera toujours auprès du peuple malien dans le processus de rétablissement de l'ordre constitutionnel".

    Cavusoglu s'est exprimé mercredi à la télévision malienne après sa rencontre avec les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

    Après avoir souligné que le Mali est pour la Turquie un pays avec un peuple ami et frère, Cavusoglu a assuré que son pays à toujours été aux côtés du peuple malien dans les moments difficiles.

    Dans le cadre de sa visite au Mali, Cavusoglu a rencontré le leader du CNSP, Aissimi Goita, ainsi que des membres du Comité.

    Avant cette réunion, Cavusoglu a rencontré Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, et Pierre Buyoya, le Haut Représentant de l'Union africaine au Mali, a déclaré Cavusoglu, notant avoir discuté avec eux des mesures qui peuvent être prises au Mali au cours du processus qui s’annonce.

    "Notre souhait est que le Mali mène à bien le processus de transition. Il est important pour l'avenir du Mali de prendre les mesures nécessaires pour établir un ordre constitutionnel et organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais" a-t-il insisté.

    Ce dernier a assuré avoir discuté de tous ces sujets sincèrement avec les membres du Conseil avant d'ajouter :

    "En tant que Turquie, nous serons toujours aux côtés du peuple malien pour établir un ordre constitutionnel afin que (le Mali) puisse passer ce processus en douceur."

    Cavusoglu a noté que jusqu'à présent, ils ont soutenu la mission locale de l'ONU, que deux policiers turcs sont en fonction ici, et qu’ils ont également contribué au budget de la mission de l'ONU ici cette année.

    Le chef de la diplomatie turque a souligné que la Turquie continuera d’apporter son soutien à la lutte contre le terrorisme au Mali, ainsi qu’à la lutte contre le nouveau type de coronavirus (Covid-19) et que dans ce cadre, des ventilateurs et des masques n-95 ont été envoyés par la Turquie.

    Cavusoglu a assuré qu’après le Mali, il effectuera des visites officielles en Guinée-Bissau et au Sénégal.

    Et Cavusoglu de poursuivre : "Dans les circonstances dans lesquelles se trouve actuellement le Mali, nous trouvons positif d'entamer des négociations approfondies avec la société civile et les partis politiques. De la même manière, la coopération avec la communauté internationale, en particulier la CEDEAO (Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest), l'ONU, est importante dans ce processus. En tant que Turquie, nous apporterons la contribution nécessaire en matière de coopération avec la communauté internationale. Au cours de la période à venir, nous continuerons de soutenir le peuple frère du Mali."

  • Mali / Attaque de Guiré : plus d’une trentaine de terroristes neutralisés (Armée)

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    (Attention E.B.)

    Les forces armées maliennes (Fama) ont annoncé avoir neutralisé plus d’une trentaine de jihadistes lors de l’attaque survenue jeudi dernier dans la région de Guiré, près de la frontière mauritanienne.

    «Les terroristes ont enterré le samedi 18 corps dans la localité de LOADY Chérif dans la forêt de Wagadu», a indiqué l’armée malienne sur son compte Twitter.

    Une quinzaine de corps d’autres terroristes ont été enterrés à Akor, un autre village dans la forêt de Wagadu, a ajouté l’armée, précisant que ces terroristes ont été " abattus" le 3 septembre au cours des affrontements à Guiré.

    Jeudi, des hommes armés non identifiés avaient tendu une embuscade à un détachement de l’armée malienne près de la frontière mauritanienne. Un véhicule transportant des soldats maliens avait été attaquée dans la soirée de jeudi.

    Selon un bilan fourni par l’armée malienne, au moins dix de ses soldats avaient été tués dans l’attaque qui n’a pas été revendiquée.

    La Mauritanie et le Mali partagent les plus longues frontières terrestres de la région, totalisant 2.237 km, dont la plupart sont situées dans un vaste désert aride.

    De nombreuses organisations qualifiées d'extrémistes opèrent le long des frontières des deux pays, dont Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).

  • Mali : Deux militaires français du 1erRHP tués en opération dans le nord du Mali

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    (Attention E.B.)

    Deux militaires du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes appartenant à la force française Barkhane au Sahel ont été tués en opération samedi matin par l'explosion d'un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule blindé, lors d'une opération dans la région de Tessalit dans le nord du Mali. Un troisième soldat a été blessé par l'explosion et se trouve dans un état stable mais son pronostic vital demeure réservé.

    C'est le Groupe de "soutien à l'islam et aux musulmans" (JNIM, affilié à al-Qaïda), qui a posé l'engin explosif qui a conduit à la mort des deux soldats français.

    L'un des deux soldats décédés est le 1CL Arnaud Volpe (photo) du #1RHP. Le second n'est connu que sous ses initiales à la demande de la famille. Il s'agit du brigadier-chef S.T .

    1er Régiment de Hussards parachutistes (1er RHP)
    Le 1er RHP avait déjà perdu un des siens, le 1ère classe Tojohasina Razafintsalama tué dans l'explosion d'un véhicule suicide, le 23 juillet.

    Un tiers des Français morts au combat tués par des IED
    Un tiers des 48 morts de Serval et Barkhane ont péri par les engins explosifs (IED, véhicules suicides, mines), ce qui en fait la première cause de mortalité dans les rangs français. Après les VABSAN, ce sont manifestement les VBL qui font désormais l'objet de ciblages.

    Arnaud Volpe
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  • Mali : 10 soldats tués dans une embuscade près de la frontière mauritanienne

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    (Attention E.B.)

    Dix soldats maliens, dont un officier,  ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade par des assaillants inconnus, dans la région de Guiré, dans la région de koulikoro, près de la frontière mauritanienne.

    Une voiture transportant des soldats a été attaquée jeudi soir. L’attaque n’a pas encore été revendiquée, rapportent les médias locaux.

    La Mauritanie et le Mali sont liés par des frontières terrestres qui sont les plus longues de la région, totalisant 2 237 km, dont la plupart sont situées dans un vaste désert aride.

    De nombreuses organisations qualifiées d'extrémistes opèrent le long des frontières des deux pays, dont Al-Qaïda au Maghreb.

    Salafistes.jpeg

  • Mali : Un civil tué par des soldats français dans un incident impliquant un bus

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    (Attention : E.B.)

    Un civil malien a été tué et deux blessés mardi par des militaires français de la force antijihadiste Barkhane, lors d'un incident impliquant un bus qui refusait de ralentir malgré des sommations, selon un communiqué de l'état-major français.

    A une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Gao (Nord-Est), "un bus qui se dirigeait à vive allure en direction du convoi militaire (français) a fait l'objet de sommations verbales et gestuelles, puis d'un premier tir de sommation, alors que la menace de véhicules suicides est élevée", détaille l'état-major. Mais "ces premières mesures n'ont pas fait ralentir le bus", affirme-t-il : "un second tir de sommation dirigé vers le sol a alors été effectué. Deux balles ont ricoché sur le sol et traversé le pare-brise, blessant trois passagers dont l'un grièvement". "Le blessé grave a été évacué par hélicoptère vers l'hôpital de la force Barkhane à Gao" mais "est décédé des suites de ses blessures", poursuit le communiqué. "La force Barkhane présente ses sincères condoléances aux proches de la victime décédée", conclut l'état-major français, en précisant que "toutes les mesures ont été prises pour établir les circonstances exactes de cet événement", en collaboration avec la gendarmerie malienne.

    Paris compte 5.100 militaires au Sahel au sein de la force Barkhane, qui combat des groupes armés affiliés à l'Etat islamique (EI) et el-Qaëda, et ce genre d'événement est rare. Celui-ci intervient dans un climat incertain au Mali, dirigé depuis le 18 août par une junte militaire qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta après sept années de pouvoir, exercé avec le soutien de la communauté internationale dans le combat contre la propagation jihadiste et pour la stabilité du Sahel. Les militaires à la tête du Mali depuis deux semaines ont fait un pas mardi vers la transition devant ramener les civils au pouvoir, en fixant à la fin de semaine la tenue de concertations avec les partis et la société civile.

    La France avait appelé dimanche la junte à organiser "rapidement" une transition vers un pouvoir civil au Mali, l'avertissant que cela profiterait sinon aux "terroristes".

    Lien permanent Catégories : Gao, MALI, Opération Barkhane 0 commentaire
  • Mali : Les putschistes maliens installent Assimi Guetta président de la République

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    Les putschistes ont annoncé l'investiture du chef de la junte militaire, Asimi Guetta (photo), à la présidence de la République.

    Cela a été publié au Journal officiel vendredi 28 août et signé par Assimi Guetta, le chef du «Comité national pour le salut du peuple» (CNSP). Le décret comprend 41 articles expliquant «les droits et devoirs fondamentaux».

    L'article 32 du document stipule que le chef du «Comité national pour le salut du peuple» doit assumer le poste de président de la République.

    Les articles seront appliqués en tant qu '"ajout" aux dispositions de la Constitution de 1992, et ils seront abrogés après l'acceptation du règlement sur le processus de transition.

    Jeudi, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a informé le conseil militaire du Mali qu'elle accepterait un gouvernement de transition dirigé par des civils ou des militaires à la retraite, pour une période maximale de 12 mois.

    Après la rébellion militaire du 18 août, le groupe "CEDEAO" a souligné le retour du président Ibrahim Boubacar Keita à son poste.

    Depuis juin, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bamako, appelant Keita à démissionner, invoquant son "échec à faire face à la détérioration de la situation sécuritaire et à la corruption".

    Keita avait espéré que les concessions qu'il avait faites à l'opposition et les recommandations d'une délégation de médiation de dirigeants régionaux aideraient à endiguer la vague de mécontentement, mais les dirigeants de la contestation avaient rejeté les propositions d'adhérer à un gouvernement de partage du pouvoir.

  • Mali : une vingtaine de terroristes neutralisés

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    Une vingtaine de terroristes ont été neutralisés, jeudi dans le centre du Mali, ont annoncé les Forces armées maliennes (Fama) dans un communiqué rendu public sur leur dite officiel.

    L’opération toujours en cours se déroule « dans le secteur de Konna-Douentza entre Bima-Batouma dans la région de Mopti », au centre du pays, dans le même endroit où a eu lieu l’embuscade qui a coûté la vie à 4 soldats de la gendarmerie anti-braconnage, plus tôt dans la journée de jeudi.

    "Une vingtaine de GAT (Groupe Armé Terroriste) neutralisés suite à l'attaque complexe contre les FAMa, le 27 août 2020 à Douentza. L'aviation est arrivée sur zone. Ainsi une vingtaine de GAT ont été neutralisés", ont précisé les Fama.

    Après l’arrivée de l’aviation sur zone, les Fama avancent un bilan provisoire – outre les 20 terroristes neutralisés- de « deux pick-up récupérés et une dizaine de motos détruites ».

    Pour rappel, les opérations ont commencé dans la matinée du jeudi, après qu’une brigade anti-braconnage est tombée dans une embuscade "à environ 25 Km de Konna sur le tronçon Konna-Douentza, entre Bima et Batouma".

    Les Fama avaient déploré 4 morts et 12 blessés plus tôt dans la journée de jeudi.