MALI

  • Mali : deux morts dans une attaque au centre

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    ATT.E.B.

    Deux personnes ont été tuées, samedi, dans une attaque contre un bus de transport en commun, dans le centre du Mali, ont rapporté des médias locaux. L'attaque a également fait douze blessés, dont une femme gravement atteinte. Ils ont tous été évacués à l'hôpital Somino Dolo de Sevaré.

    "Ce samedi 28 novembre 2020 aux environs de 08h sur l'axe Bandiagara-Sevaré, des individus armés non identifiés ont attaqué un bus de transport en commun (compagnie Air Konna) entre Tilekanda et Songho", a rapporté le site d'information "Malijet".

    Selon le média, l'attaque aurai fait deux morts et douze blessés parmi les voyageurs, évacués au centre de santé de Bandiagara.

    C'est la troisième attaque contre un bus de transport enregistrée ces dernières semaines au Mali. Dans la nuit du 19 au 20 novembre, des hommes armés ont attaqué un bus de transport dans la région de Sikasso, au sud-ouest du Mali.

    Un militaire membre de l'escorte a été tué et sept voyageurs ont été blessés dans cette attaque.

    Le 3 novembre, un autre bus de transport a été attaqué par des hommes armés non identifiés près de la localité de Bandiagara, dans le centre du Mali. Au moins, huit civils ont été tués dans cette attaque.

    Le Mali fait face depuis 2012 à un climat d'insécurité alimenté par des groupes terroristes armés (GAT) installés sur son territoire.

    Au départ basés dans le nord du Mali, ces groupes se sont éparpillés dans le sud et le centre du Mali du fait de la pression de l'armée malienne et des forces étrangères déployées dans le pays.

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  • Mali : trois attaques revendiquées par al-Qaïda contre la Minusma et Barkhane à Gao, Kidal et Menaka

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    Att. E.B.
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    Trois attaques, revendiquées par le groupe jihadiste al-Qaïda, ont eu lieu quasi-simultanément, lundi matin, dans le nord du Mali, contre des camps de la force française Barkhane et de la mission onusienne (Minusma) à Gao, Kidal et Ménaka.

    Selon des témoignages concordants, ces camps ont essuyé des tirs d'obus sans, à priori, faire des blessés ni de dégâts.

    A Gao, vers 5h30 (TU), il y a eu une explosion suivie d'une attaque dans la zone aéroportuaire, du côté du camp de la force française Barkhane. L’attaque aurait été vite repoussée.

    A Ménaka, à 7h, au moins 6 obus ont été lancés contre des positions de la Minusma et Barkhane et il n'y aurait pas eu, non plus, de dégâts importants à signaler.

    A Kidal aussi à 6h (TU), des tirs d'obus et de mortiers ont visé le camp de la Minusma.

    Seule la base de Kidal a subi des dommages, a déclaré a déclaré Thomas Romiguier, porte-parole de l'opération Barkhane. La base de Kidal abrite également des contingents de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali. L'Onu n'a pu être jointe dans l'immédiat.

    «En visant les camps de Barkhane et de la Minusma, le but recherché pourrait être de mettre la pression sur ces deux forces internationales, les obliger à s'intéresser, un temps, à leurs camps afin que les auteurs (groupes terroristes) puissent disposer de temps pour d'autres activités comme le déplacement des troupes et des matériels, le changements de positions…», a souligné une source sécuritaire.

    «Harcelés dans la zone dite des Trois frontières, les réseaux terroristes ont sans doute besoin de se repositionner. Et les attaques de ce matin visent sans doute à détourner l’attention des forces internationales pour leur laisser le champ libre un moment», a conclu notre source sécuritaire jointe à Gao, dans le nord du Mali.

    Suite à ces attaques, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a condamné "avec la dernière énergie les attaques qui ont ciblé les Forces internationales".

    « Nous restons solidaires auprès de nos partenaires et n'épargnerons aucun effort pour mener nos mandats respectifs à bien et ramener la paix au Mali », a-t-il indiqué sur le compte twitter de la Minusma.

  • Mali : Double attaque dans le cercle de Bankass au centre du pays

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    Une double attaque a été menée, lundi et mardi contre la localité de Minima Kanda, dans le cercle de Bankass, au centre du Mali, ont rapporté des médias maliens et internationaux.

    "Les groupes terroristes se sont, à nouveau, signalés dans le cercle de Bankass, en attaquant, lundi dans l'après-midi, la localité de Minima Kanda, dans la commune de Koulongo", a rapporté le quotidien malien "L'Indépendant".

    Même si aucun bilan officiel n'est disponible, le média indique que "des sources locales évoquent la mort de plusieurs civils, la disparition de plusieurs autres et des dégâts matériels importants, suite à l'incendie provoqué par les assaillants".

    D'autres médias ont rapporté que la même localité de Minima Kanda a été de nouveau attaquée mardi, sans donner de précisions sur le bilan de l'attaque. Aucune partie n'a revendiqué la double attaque et aucune déclaration officielle n'a encore été enregistrée.

    Le Mali fait face depuis 2012 à une situation sécuritaire pour le moins instable, à cause des attaques menées par des groupes terroristes.

    Au départ installés dans le nord du pays, ces groupes se sont dispersés dans le sud et le centre du Mali, du fait de la pression des forces armées maliennes et étrangères.

  • Mali : Premier anniversaire de la mort de 12 soldats français

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    Il y a exactement un an, 12 officiers, sous-officiers et caporal-chef qui servaient dans le 5e Régiment d'hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap, nous quittaient pendant une opération au Mali.

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  • Mali : 15 terroristes condamnés à mort

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    Un tribunal de la capitale malienne Bamako a condamné, vendredi, 15 terroristes à la peine de mort, ont rapporté des médias maliens et occidentaux.

    Selon le média en ligne "maliweb", les 15 terroristes sont accusés d'avoir mené des attaques près des frontières burkinabè et ivoirienne, dans le sud du Mali. Sur les 15 accusés, seuls trois étaient présents à l'audience, dont Souleymane Keita, un des chefs du groupe armé Ansar Dine, a précisé le média, rappelant que l'intéressé avait été arrêté en 2016.

    Souleymane Keita et ses compagnons sont accusés entre autres de "terrorisme, de détention d’armes de guerre, et d'assassinats".

    La condamnation à mort des 15 terroristes intervient quelques semaines après la libération du chef de l'opposition malienne Soumaila Cissé et de l'otage française Sophie Pétronin, obtenue en échange de celle de plusieurs dizaines d'autres terroristes présumés, d'après des médias maliens et occidentaux.

     

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  • Mali : La Force Barkhane neutralise des Terroristes à proximité du village de Niaki

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    Dans la soirée du 13 novembre, après les opérations de vérification permettant de catégoriser ces individus comme des groupes armés terroristes (GAT), la Force Barkhane a décidé de procéder à une opération de neutralisation.

    Quatre Mirage 2000D ont décollé de la base aérienne de Niamey. En parallèle, le groupement tactique désert Aérocombat (GTD-A) a dépêché une patrouille de 4 Tigre et 3 Caïman avec à leur bord un groupe de commandos de montagne (GCM).

    Les Mirage ont procédé à des tirs de bombes sur le campement repéré tandis que les commandos réalisaient leur infiltration. Appuyés par les moyens aériens ainsi que le module mixte aéromobile, les militaires du GCM ont procédé au contrôle de la zone et à la neutralisation de GAT.

    Après quelques heures de combat au sol, l’opération s'est conclue par la neutralisation de plusieurs dizaines de GAT, une vingtaine de motos et de l’armement ont été saisis ou détruits.

  • Mali : L'armée française annonce avoir tué Bah ag Moussa Diarra, le chef militaire d'Al Qaïda

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    La Ministre des armées confirme la neutralisation de Bah Ag Moussa du JNIM. Ce dernier a souvent été annoncé dans le secteur de Nampala et comme responsable des différentes attaques sanglantes de la zone.

    Bah Ag Moussa était le "chef militaire" du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et un "cadre historique de la mouvance jihadiste au Sahel"

    Bah Ag Moussa "est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était l'un des principaux chefs militaires jihadistes au Mali, notamment chargé de la formation des nouvelles recrues", selon le communiqué du ministère des armées.

    Bah Ag Moussa un chef touareg
    Bah Ag Moussa, alias "Bamoussa", est un ancien officier de l'armée malienne. Il est aussi membre fondateur du groupe jihadiste Ansar Dine. Ce Touareg, considéré comme un "terroriste" par les Nations unies et Washington, a été un acteur majeur des différentes rebellions touareg des années 1990 et 2000. Réintégré dans l'armée en 1996 puis en 2006, il avait fait défection à chaque fois pour reprendre les armes : vers la rébellion la première fois, puis vers le jihadisme à l'aube de son expansion dans la région en 2012. Selon le think-tank Counter-Extremism Project (CEP), "Bamoussa" était devenu en 2017 "le dirigeant opérationnel" du GSIM dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly. Le groupe est devenu depuis l'une des principales forces jihadistes au Sahel avec son ennemi intime, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS). Tous deux, par ailleurs en lutte armée l'un contre l'autre, sont depuis des mois les cibles prioritaires de Barkhane (plus de 5.000 soldats) et de ses alliés régionaux.

    Bah Ag Moussa était considéré comme le responsable d'attaques majeures contre les forces maliennes, dont une en juillet 2016 et l'autre en mars 2019, qui avaient fait plus de 20 morts chacune. Et son nom revenait avec insistance dans plusieurs attaques en 2020. Mais il jouissait aussi d'une immense popularité auprès des Touareg qui dépassait largement ses appartenances au GSIM. "Ba Ag Moussa est moins vu (par les communautés touareg, ) comme jihadiste que comme un leader historique de la contestation touareg", a ainsi expliqué à l'AFP Ferdaous Bouhlel, chercheuse associée à l'université de Tours (France), experte en médiation.

    La France priorise toujours l'option militaire
    Début 2020, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait admis vouloir discuter avec les groupes jihadistes et avoir envoyé des émissaires en direction de deux de leurs principaux chefs, Iyad Ag Ghaly et le prédicateur peul Amadou Koufa. Depuis, M. Keïta a été renversé en août par une junte militaire. Lors de la visite à Bamako fin octobre du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, avait défendu "la nécessité d'une offre de dialogue avec les groupes armés" jihadistes au sein du "dialogue national inclusif", vaste concertation nationale tenue fin 2019. Mais Paris ne bouge pas de sa ligne militaire. "On ne peut pas dialoguer avec les groupes jihadistes qui n'ont pas renoncé au combat terroriste", a récemment déclaré Florence Parly à l'AFP. "C'est de la responsabilité des autorités maliennes, pas la nôtre, mais il est important d'échanger".

    Cette dernière frappe confirme à tout le moins que l'option militaire demeure privilégiée par la France, qui avait annoncé ces derniers jours des opérations distinctes contre le GSIM et l'EIGS, en revendiquant la neutralisation d'une petite centaine de jihadistes.

    "Il est clair que ce coup contre le (GSIM) est une façon de marquer l'opposition de la France à ces éventuelles négociations", estime un analyste malien bon connaisseur du dossier, qui requiert l'anonymat. "Cela retardera d'éventuels pourparlers, parce que leurs responsables ne se mettront plus facilement à découvert".

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