MALI

  • Mali : L'opération Barkhane annonce la neutralisation de plusieurs "terroristes" 

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    L'opération française Barkhane a annoncé, dimanche 7 août 2022, avoir neutralisé plusieurs ''terroristes'' du Rassemblement pour la victoire de l'islam et des musulmans (RVIM), dont un cadre de ce groupe, dans la zone de Talataye, à 200 km de Gao, dans le nord du Mali.

    Par voie de communiqué, la Force Barkhane indique que « dans le contexte d'une menace de reprise des actions armées jihadistes au Sahel, dont les populations sont les premières victimes, les militaires de la Force Barkhane ont mené une opération le 6 août courant contre des membres armés terroristes au Mali ».

    Et de préciser : « En début de soirée, le recoupement de différentes sources de renseignements a mis en évidence le regroupement de plusieurs cadres appartenant au Rassemblement pour la victoire de l'islam et des musulmans (RVIM) ».

    La même source souligne que « la surveillance mise en place a permis de localiser avec précision, puis de neutraliser un cadre de mouvement et plusieurs de ces combattants dans la zone de Talataye à 200 km au nord-est de Gao » ajoutant que « les armées françaises restent déterminées à combattre les groupes armés terroristes avec leurs partenaires et leurs alliés ».

    Cette annonce intervient alors que Barkhane se prépare activement à quitter sa dernière base à Gao pour se redéployer au Niger, après son retrait du Mali.

    Dans un tweet, Barkhane a annoncé, dimanche, le démontage du dernier hangar pour hélicoptères sur la plateforme opérationnelle désert (PFOD) de Gao expliquant que la ré-articulation hors des frontières du Mali se poursuit.

    La Force Barkhane a, en outre, transféré aux Forces armées maliennes ses Bases Opérationnelles Avancées (BOA) de Ménaka, de Tessalit, de Kidal, de Tombouctou et de Gossi dans le nord du Mali.

    La crise entre Paris et Bamako a atteint son paroxysme lorsque le Mali a décidé, fin janvier 2022, d'exclure l'ambassadeur français à Bamako, Joël Meyer, suite à des propos virulents du chef de la diplomatie française à l'égard des autorités maliennes.

  • Mali : Onze morts dans une attaque complexe à Tessit

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    L'armée malienne a indiqué, dimanche 7 août 2022, avoir été victime d'une attaque complexe et coordonnée de l'Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) qui a visé l'emprise de Tessit, dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, dans le nord du pays.

    "Ce dimanche 07 août 2022 vers 15h00, les unités FAMa de Tessit ont réagi vigoureusement contre une attaque complexe et coordonnée des groupes armés terroristes de l'Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS)", a déclaré la Direction de l'information et des relations publiques des Armées (Dirpa).

    Le bilan provisoire établi par l'armée fait état de quatre militaires maliens tués, 2 autres blessés, 2 civils également tués et 2 autres blessés ainsi que cinq  "terroristes" neutralisés et 3 motos détruites.

    La Dirpa annonce, en outre, qu'au cours de cette attaque complexe plus de 3 véhicules militaires ont été détruits.

    Le 21 mars dernier, lors d'une attaque terroriste contre le poste de Tessit, deux soldats maliens avaient été tués et 10 autres blessés, a rappelé l'Etat major général des armées soulignant que les soldats avaient vigoureusement repoussé l’attaque et neutralisé 9 terroristes.

    En outre, cinq policiers maliens ont été tués et trois autres portés disparus, dimanche 7 août, dans une explosion sur l'axe Koury-Koutiala, dans le sud du pays, a annoncé l'inspecteur général de la police, Soulaïmane Traoré.

    Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d'attaques terroristes, notamment dans le nord, le centre et le sud du pays.

  • Mali: L'ONU confirme l'implication de soldats maliens et « blancs » dans la mort de 33 civils

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    L'armée malienne et des soldats « blancs » sont impliqués dans la mort de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et 4 Maliens, au mois de mars dernier à Robinet El Ataye, un village situé dans la région de Ségou, proche de la frontière mauritanienne, selon un rapport d’un groupe d'experts missionnés par les Nations unies.

    Le rapport publié vendredi indique que « Les soldats ont rassemblé les hommes, y compris les adolescents, leur ont lié les mains derrière le dos et bandé les yeux. Ils ont ensuite été rassemblés au milieu du village » alors que « les femmes et les enfants ont reçu l'ordre de rentrer chez eux et ne pas regarder ».

    Le groupe d'experts a en outre, précisé « qu'il n'a pas pu se rendre sur place, mais qu'il a recueilli plusieurs témoignages indiquant que les soldats déployés ont ensuite dépouillé les maisons de toutes leurs possessions, y compris la literie, les téléphones portables, les bijoux, les ustensiles de cuisine et les vêtements ».

    « Un groupe de FAMa (Forces armées maliennes) est arrivé dans le village vers 11 heures du matin » poursuit le texte. « Ils ont commencé à frapper les hommes attachés aux yeux bandés en utilisant les bâtons utilisés par les bergers sur leurs troupeaux. Les femmes enfermées dans les maisons, ne pouvaient qu'entendre les cris des hommes qui étaient battus », a déclaré la même source onusienne.

    Le rapport ajoute que « Les FAMa ont ensuite libéré certains des hommes les plus jeunes, et ont emmené 33 hommes, 29 Mauritaniens et 4 Maliens [touaregs] ».

    Les experts de l’ONU relatent dans leur rapport qu’« Après le départ des soldats à 14 heures, les femmes ont attendu le retour des hommes au village. Le lendemain, des proches ont découvert les corps à 4 kilomètres de Robinet El Ataye. Ils avaient été abattus puis brûlés » évoquant un « schéma similaire de pillage et de passage à tabac » dans cinq autres localités de la zone entre le 5 et 6 mars, sans faire de victimes.

    Le rapport indique que des témoins ont vu un « hélicoptère transportant les soldats à la peau blanche ».

    Le groupe d’experts a relevé que onze corps retrouvés à Robinet El Ataye auraient été remis à leurs familles par les autorités mauritaniennes, qui ont eu accès au village.

    La Mauritanie avait accusé l'armée malienne d'« actes criminels récurrents » contre des citoyens mauritaniens dans cette région frontalière. Bamako avait réfuté ces accusations affirmant que rien ne mettait en cause son armée.

    Les soldats "à la peau blanche" dont il est fait mention dans le rapport, seraient des membres du groupe russe "Wagner".

  • Mali:12 paysans tués dans le centre du pays

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    Au moins 12 paysans ont été tués, vendredi 5 août 2022, dont cinq dans un attentat au cadavre piégé, et six autres par les balles d’hommes armés non identifiés, entre Ouakan et Demba dans la commune rurale de Dimbal, située dans le cercle de Bankass dans la région de Bandiagara (centre).

    « Des hommes armés non identifiés ont assassiné un paysan vendredi 5 août dans son champ entre Ouakan et Demba aux environs de 9 heures. Ils ont piégé le cadavre de la victime avec un engin explosif improvisé », a expliqué la même source qui a préféré garder l’anonymat, précisant que « lorsque les parents et les proches sont venus chercher le corps, ils ont été victimes d’une explosion ».

    Selon l'autorité communale « cette explosion a fait 5 morts ». Et la même source d’ajouter que des assaillants ont également tué six personnes dont trois dans le village de Sokanda et trois autres dans le village de Demba. D'autres personnes sont portées disparues, a-t-elle ajouté.

    L'autorité communale explique, en outre, que cette situation a déclenché une psychose dans les villages avoisinants, dont les habitants ont commencé à fuir leurs habitations.

    Le 21 juin 2022, les forces vives du cercle de Bankass dans la région de Bandiagara (centre), composées d'élus, de leaders communautaires et de la société civile, avaient engagé une « désobéissance civile », en fermant les services étatiques et non étatiques pour réclamer la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la région, suite à l'attaque contre les villages de Diallassagou, Dianweli, Deguessagou et environs qui a fait 132 morts.

    Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d'attaques terroristes, notamment dans le nord et le centre du pays.

     

  • Mali : Les autorités aéroportuaires exigent le départ des forces étrangères dans un délai de 72 heures

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    Les autorités aéroportuaires du Mali ont exigé avec effet immédiat, lundi 1er août 2022, de Sahel Aviation Services (SAS) de procéder à l'évacuation des forces étrangères dans l'enceinte du dit aéroport dans un délai de 72 heures à compter du mardi 2 août courant.

    L'information a été annoncée par le colonel Lassina Togola, Président Directeur Général des Aéroports du Mali, et adressée à la gérante de Sahel Aviation Services.

    Selon lui, l'accueil et l'hébergement des forces étrangères à l'aéroport constituent des risques pour la sureté intérieure et extérieure de l'Etat.

    « Il nous a été donné de constater que contrairement aux activités autorisée par la convention citée en référence, vous effectuez l'accueil et l'hébergement de forces armées étrangères et avez à cet effet réalisé un hôtel avec d'autres commodités », explique-t-il dans sa correspondance adressée à la gérante de « Sahel Aviation Services SARL ».

    Colonel Togola souligne que « cet état de fait engendre des risques pour la sureté intérieure et extérieure de l'Etat et constitue une violation de vos obligations contractuelles notamment l'article 2 intitulé ''destination du bien'' qui stipule que : le bien mis à la disposition du concessionnaire lui est remis à titre strictement personnel pour servir à la construction de bureaux, hangar et à l'aménagement de voies de circulation ». Et d'ajouter : « Je vous demande alors de faire cesser les activités d'accueil et d'hébergement avec effet immédiat ».

    Par conséquent dit-il, « je vous demande de prendre les dispositions qui s'imposent pour le départ des forces étrangères de vos locaux dans un délai de soixante-douze (72) heures à compter du mardi 02 août 2022 ».

    « Faute de quoi, je me verrai dans l'obligation d'enclencher toutes les voies de droit pour la résiliation du bail qui lie nos deux structures sans préjudice d'autres voies de recours » conclut le Colonel Lassina Togola.

    Pour rappel, après l'arrestation de quarante-neuf militaires ivoiriens à Bamako, le 10 juillet 2022, le Gouvernement de la Transition les a qualifiés “des mercenaires”.

    Le colonel Abdoulaye Maiga avait annoncé, de ce fait, que le gouvernement de la transition a décidé de mettre fin, avec effet immédiat, à l’activité de protection de la Compagnie aérienne « Sahel Aviation Services » par des forces étrangères et exiger leur départ immédiat du territoire malien.

    La Compagnie aérienne « Sahel Aviation Services » a également été invitée à confier dorénavant sa sécurité aux forces de défense et de sécurité maliennes.

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  • Niger : des organisations de la société civile créent une coalition contre la présence militaire française

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    Une quinzaine d'organisations de la société civile nigérienne ont lancé, mercredi 3 août 2022, un mouvement dénommé "M62: Union sacrée pour la sauvegarde de la souveraineté et de la dignité du peuple", en vue de s'opposer à la présence militaire française au Niger.

    "Considérant les multiples assassinats de nos populations civiles par la force Barkhane chassée du Mali et illégalement présente sur notre territoire qu'elle estime conquis pour matérialiser son dessein funèbre de déstabilisation du Sahel, réitérons notre opposition à la présence militaire française dans notre pays et exigeons son départ immédiat", ont écrit les organisations de la société civile, parmi lesquelles des associations de défense des droits de l'homme et des syndicats.

    "Lançons la semaine de la dignité à compter de ce jour mercredi 3 août marquant le 62ème anniversaire de la date de proclamation de l'indépendance du Niger et engagerons à cet effet toutes les citoyennes et tous les citoyens à se constituer en comité citoyen pour la dignité dans les quartiers, les villages et les communes, en organisant des initiatives de sensibilisation", ont ajouté les organisations de la société civile. Elles ont, en outre, lancé un appel "à tous les syndicats, les organisations de la société civile, les universitaires, les hommes des médias, les transporteurs, les agriculteurs, les éleveurs et les leaders religieux" à se joindre à elles "pour la défense et la sauvegarde de la souveraineté et de la dignité du peuple dangereusement menacées".

    Elles ont aussi appelé à "une journée de protestation à travers l'organisation d'une marche pacifique suivie de meetings le mercredi 17 août 2022 à partir de 9h sur l'ensemble du territoire national notamment dans tous les chefs-lieux de communes, de départements et de régions".

    La création du M62 intervient dans un contexte de redéploiement de Barkhane au Niger, après la décision des forces françaises et européennes de quitter le Mali suite au désaccord avec les autorités de transition maliennes.

    Depuis plusieurs semaines des convois de Barkhane arrivent au Niger. Ces derniers jours, des véhicules et camions de ces convois ont été impliqués dans des accidents de la route qui ont fait au moins quatre morts et plusieurs blessés.

    Mardi, le nouveau commandant de Barkhane Général Bruno Baratz a été reçu en audience par le président Mohamed Bazoum. Dans un entretien à la presse, il a indiqué que 6000 conteneurs de Barkhane attendent encore d'être acheminés du Mali vers le Niger.

  • Mali : 11 civils tués par l'Etat islamique dans la région de Ménaka

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    Au moins onze civils ont été tués dans la zone de Tevolat, région de Ménaka, dans le nord du Mali, par des hommes armés "appartenant à l'Etat islamique", a annoncé samedi soir la Communauté Touareg Idaksahak.

    « 11 civils ont été froidement tués par des hommes armés roulant à moto, le 29 juillet 2022, qui appartenaient à Daech » a déclaré la même source ajoutant que les « assaillants ont par la suite pris les voitures des victimes et brûlé d'autres avec leurs animaux dans la zone de Tevolat dans la commune rurale d'Askari, dans la région de Ménaka ».

    La communauté Idaksahak appelle une fois de plus « les autorités, les signataires de l'accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d'Alger et les organisations de défense des droits de l'homme à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces crimes et traduire les auteurs en justice ».

    Pour rappel, la région de Ménaka est confrontée, depuis le 3 mars dernier, à des attaques attribuées aux hommes armés appartenant à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).