Makalondi (poste frontière avec le Burkina)

  • Niger : trois gendarmes tués dans l'explosion d'une mine près de la frontière burkinabé

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    Trois gendarmes nigériens ont trouvé la mort dans l'explosion d'une mine, vendredi 7 janvier 2022 dans le sud-ouest du Niger, a annoncé le président nigérien Mohamed Bazoum.

    "J'ai une pensée particulière pour les familles des trois gendarmes morts aujourd'hui, non loin de Torodi suite à l'explosion d'une mine posée sur leur route par des terroristes criminels", a déclaré Bazoum dans un discours diffusé vendredi soir par la télévision d'Etat.

    Selon des médias locaux qui ont rapporté l'incident, l'explosion a eu lieu entre la localité de Torodi et celle de Makalondi, toutes deux situées dans la région de Tillabéri et à quelques dizaines de kilomètres de la frontière du Burkina Faso.

    En décembre dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué un poste de douanes et un autre de la police basés à Makalondi. Trois militaires et trois civils avaient été tués dans cette attaque.

    Depuis 2017 la région de Tillabéri est confrontée à des attaques armées attribuées aux groupes terroristes opérant dans le nord du Mali. Dans le souci de circonscrire ces attaques, le gouvernement nigérien a instauré un état d'urgence dans toute la région.

  • Niger : Sept morts lors d'une attaque contre un poste frontière avec le Burkina Faso

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    Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessés, jeudi 23 décembre 2021, dans une double attaque qui a visée, dans la nuit du mercredi au jeudi, le poste de police et le pont bascule de Makalondi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Niamey, sur la route de Torodi, à la frontière burkinabé (Région de Tillabéri).

    Selon des sources locales, c’est aux environs de 2h du matin que les tirs ont commencé à retentir au niveau du poste de police situé à l’entrée de la ville et au niveau du pont bascule.

    Les combats ont été très violents et ont duré jusqu’aux environs de 4h du matin. Les assaillants ont réussi à se rendre maitres des lieux où ils ont emporté ce qu’ils peuvent et incendié le reste notamment les  véhicules garés sur les lieux.

    Un bilan provisoire non officiel fait état d’au moins sept morts dont deux douaniers, un policier, un gendarme et trois civils. Certaines des victimes ont été calcinées.

    Le poste visé est situé à quelques km de Makalondi, dernière ville importante au Niger avant la frontière burkinabè.

    Cette attaque qui n’est pas la première enregistrée à Makalondi, témoigne de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette zone placée en état d’urgence face à la multiplication des attaques terroristes. Depuis plusieurs jours d’ailleurs, des individus armés, présumés membres de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) sont signalés dans plusieurs villages et hameaux de la zone où ils dispensent des prêches ou prélèvent la Zakat. Ils circulent à bord de motos qui sont pourtant interdites dans toute la région de Tillabéri.

    Makalondi est une commune du département de Torodi situé dans le sud-ouest de la région de Tillabéri qui se trouve dans la zone dite des "trois frontières" entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, devenue un repaire des jihadistes sahéliens, dont l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).

    Depuis des années, l'ouest du Niger continue d'être visé régulièrement par les assauts de groupes islamistes, en dépit du déploiement massif des forces nationales anti-jihadistes et de l'état d'urgence en vigueur depuis des années. En novembre 2018, deux gendarmes avaient déjà été tués à Makalondi lors de l'attaque contre leur position par des hommes circulant sur des motos.

    Mercredi, le gouvernorat de Tillabéri avait annoncé la fermeture de nombreuses stations services dans plusieurs départements afin de perturber le ravitaillement en carburant des jihadistes qui opèrent à moto et en tout-terrain.

    Pour tenter de prévenir les déplacements et le ravitaillement de jihadistes, les autorités avaient déjà fermé des marchés et des camps de réfugiés et interdit la circulation des motos. 

    En plus des violences jihadistes, l'Ouest nigérien est frappé par une grave crise alimentaire.