Mainok

  • Nigeria : les djihadistes de l'Etat islamique (ISWAP) tendent une embuscade à l'armée dans l'Etat de Borno

    Imprimer

    Les djihadistes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont mené une attaque complexe contre un convoi militaire et une base dans la région de Mainok de l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.

    Information en cours d'investigation.

  • Nigeria : les factions de Boko Haram étendent la terreur dans Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno

    Imprimer

    Maiduguri, la capitale de l'État de Borno au nord-est du Nigéria, a connu des vagues d'attaques de Boko Haram, signalant un retour de l'activité des islamistes armés dans la ville.

    Les  djihadistes de Boko Haram ont adapté leur tactique pour étendre leurs campagnes de terreur à la ville densément peuplée de Maiduguri, la ville principale de Borno au nord-est du Nigéria. 

    Depuis l'éviction du groupe d'insurrection de Maiduguri après le soulèvement de 2009, suivi d'une vague d'assassinats et de batailles dans la ville, Boko Haram et ses dissidents du groupe " Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest" (ISWAP) ont adopté au fil des ans de nouvelles tactiques pour terroriser les habitants.

    La ville métropolitaine, qui accueille une population diversifiée comprenant des résidents et des personnes déplacées de tout l'État, est entourée de tranchées et d'avant-postes militaires conçus pour la protéger des infiltrations et des attaques. 

    Les groupes terroristes utilisent diverses tactiques pour harceler la ville de garnison, allant de la mise en place de points de contrôle pour interrompre les approvisionnements, à l'enlèvement et au meurtre de voyageurs et à la pose d'engins explosifs improvisés (EEI) sur les routes menant à Maiduguri.

    Les jihadistes n'hésitent pas à s'affronter avec les militaires à la périphérie de la ville tout en ciblant également les tours électriques et en menant des attaques de saturation à l'aide de roquettes et d'obus de mortiers.

    Le 23 février, l'Abubakar Shekau, le leader de Boko Haram, a mené l'attaque la plus audacieuse et la plus meurtrière de ces dernières années contre Maiduguri en tirant une salve de mortiers et des roquettes artisanales qui ont entraîné la mort d'au moins 15 personnes et blessé des dizaines d'autres. Parmi les personnes décédées se trouvent neuf garçons qui jouaient au football sur un terrain dans le quartier de Gwange

    Une vidéo de cinq minutes et trente-deux secondes diffusée par Boko Haram, a montré une équipe tirant au mortier et des roquettes artisanales sans discernement sur Maiduguri. Le bombardement a été suivi par le lancement d'un assaut par un groupe de combattants arrivés à motos et au moins un camion chargé d'armes qui ont réussi à franchir la tranchée de protection.

    Cette attaque a causé plus de dégâts que celle lancée  le 23 février 2019 par l'Etat Islamique (ISWAP) qui avait tiré des roquettes Grad de qualité militaire contre des cibles militaires et gouvernementales.

    L'attaque de Boko Haram soulève également des inquiétudes quant à la capacité du groupe jihadiste à fabriquer des roquettes.

    L'incident de février s'est produit alors que les résidents faisaient déjà face à des  difficultés sociales et économiques après que l'ISWAP ait utilisé des explosifs pour détruire l'un des pylônes électriques alimentant Maiduguri. 

    D'autres pylônes ont par la suite été endommagés dans la région de Mainok le long de la route Maiduguri - Damaturu. 

    Au moins cinq électriciens ont été blessés par une mine posée par l'ISWAP et qui a frappé leur véhicule alors qu'il se rendait sur un chantier pour reconnecter la ligne de électrique. 

    Les routes principales telles que Damaturu-Maiduguri, Maiduguri-Monguno et Maiduguri-Damboa sont extrêmement dangereuses en raison de la fréquence des faux barrages sécuritaires installées par les jihadistes de l'ISWAP..

    Il y a quelques jours, le commandement du théâtre de l'opération de contre-insurrection du Nigéria avec son quartier général à Maiduguri a été attaqué dans le village de Garin Kuturu, entre les villes d'Auno et Jakana le long de la route Maiduguri-Damaturu. Deux soldats sont morts lors de la fusillade entre les troupes du convoi et les terroristes.

    Les attaques, en particulier sur la route Maiduguri-Damaturu, ont eu un impact sur les déplacements entre les deux capitales de Borno et de Yobe. La route relie également Maiduguri à d'autres régions du pays. 

    Ces faux barrages permettent aux factions islamistes radicales d'instaurer une campagne de terreur aen dépit des mesures de sécurité mises en place pour protéger Maiduguri.

  • Nigeria : L'armée de l'air nigeriane intercepte et détruit un convoi de l'Etat islamique (ISWAP)

    Imprimer

    Mardi 12 janvier, des hélicoptères d'attaque MI-35M de l'armée de l'air nigériane ont intercepté et décimé un convoi de camions de l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région de Mainok de l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.
     
    Depuis sa livraison en décembre 2016, le MI-35M est devenu un élément important des missions d'escorte, d'intervention rapide et d'appui aérien rapproché dans le nord-est du bassin du lac Tchad.
     
    Les hélicoptères de combat, également connus sous le nom de SkyHawks, ont été déployés suite à des rapports de renseignement indiquant que des insurgés  se déplaçaient en camions sur l'axe Jakana-Mainok.
     
    L'Etat islamique a mené une série d'embuscades et d'attaques contre des civils et des militaires le long de cet axe.
     
    John Enenche, un général de division et porte-parole de la défense, a déclaré que le groupe de travail aérien avait envoyé les hélicoptères de combat pour atta le convoi de camions d'armes à feu et de véhicules logistiques.
     
    Il a ajouté que les hélicoptères avaient détruit trois des véhicules. Plusieurs des jihadistes ont été tués au cours de l'engagement, a ajouté Enenche.
     
    Dans la nuit du 19 décembre 2020, le MI-35M avait mené une mission d'interception similaire et détruit un convoi d'environ sept camions de jihadistesdans l'État de Borno.