Mahamat Mahdi Ali (fondateur du Fact)

  • Tchad : "Plusieurs centaines de rebelles" neutralisés au Nord Kanem, annonce l'armée

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    Plusieurs centaines de rebelles ont été neutralisés lors des affrontements qui les ont opposés mercredi 28 et jeudi 29 avril aux forces armées tchadiennes dans la province du Nord Kanem, a annoncé vendredi le Conseil militaire de Transition (CMT).

    Mahamat Mahdi Ali.jpegPrésentant le bilan de ces affrontements entre le Front pour l’alternance et la concorde (FACT) dirigé par Mahamat Mahdi Ali (photo ci-contre) et l’Armée Nationale Tchadienne (ANT), le porte-parole du CMT, Azem Bermandoa Agouna, a précisé dans un communiqué que 60 rebelles avaient également été capturés et 9 véhicules d’armes lourdes et plusieurs armes de différents calibres récupérés, en plus de 13 véhicules du FACT calcinés.

    Du côté de l'armée six militaires ont été tués et 22 autres blessés selon la même source.

    L’Armée tchadienne a dépêché mardi 27 avril, des renforts combattre les colonnes de rebelles ayant trouvé refuge près de la frontière avec le Niger.

    Jeudi, le FACT a annoncé avoir abattu un hélicoptère de l’armée tchadienne au Nord Kanem. Une version rejetée par l'armée tchadienne qui a expliqué que le crash avait été provoqué par une panne technique.

    Le FACT a lancé depuis la Libye une offensive contre le pouvoir le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.

    Les rebelles ont promis de marcher vers N’Djamena mais ils ont rapidement été stoppés notamment par des bombardements intenses de l’armée.

     

  • Tchad : Crash d'un hélicoptère militaire : l'armée rejette la version des rebelles et évoque une "panne technique"

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    L'armée tchadienne a précisé jeudi soir 29 avril 2021 que le crash de l'un de ses hélicoptères dans le nord du pays était due à une "panne technique" rejetant la version des rebelles qui avaient annoncé plus tôt dans la journée avoir abattu cet hélicoptère.

    "Après avoir mis hors d'état de nuire cette bande de rebelles, une panne technique a causé le crash de l'hélicoptère Mi-24 lors de son trajet pour le retour de la zone de combat", a précisé le porte-parole du Conseil militaire de transition (CMT), le général Azem Bermandoa Agouna dans un communiqué publié jeudi soir.

    Les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) avaient affirmé dans un communiqué, jeudi matin avoir abattu un hélicoptère de l’armée.

    "La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce jeudi matin un hélicoptère pour bombarder les positions du mouvement rebelle dans le département du nord Kanem", avait souligné le FACT dans son communiqué jeudi.

    "La défense aérienne du FACT a détruit cet hélicoptère de combat" permettant aux combattants rebelles " de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite" aux éléments de l’armée nationale tchadienne (ANT), a précisé le FACT.

    Les forces gouvernementales ont indiqué de leur côté, avoir mis en débandade les rebelles qui étaient réfugiés vers la frontière tchado-nigérienne lors des précédents combats avant de se reconstituer.

    "Ils ont fait incursion vers Nokou au Nord de Kanem. La riposte des forces de défense et de sécurité ne s'est pas fait attendre. Dans leur débandade, comme à l'accoutumée, ils ont abandonné plusieurs hommes et matériels de guerre. À cela s'ajoute des véhicules entièrement détruits d'une part et récupéré d'autre part", a souligné le général de division Azem Bermandoa Agouna.

    Fondé en 2016, le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad qui est dirigé par l'opposant et chef de guerre tchadien, Mahamat Mahadi Ali, mène depuis le 11 avril des offensives armées parties de la frontière libyenne en avançant vers N’Djamena.

    Le 17 avril, le président tchadien Idriss Deby s’était rendu sur le front des combats qui opposaient ses troupes à celles du FACT. Il y succombera, d’une blessure par balle et son décès a été annoncé dans la matinée du 20 avril.

  • Tchad : Après les élections présidentielles, un risque de guerre civile

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    Le Front de l'alternance et de la concorde (Fact) de l'opposition tchadienne a confirmé avoir attaqué l'armée le 11 avril, jour de l'élection présidentielle, dans la ville de Zouarké, et que la ville est tombée "sans résistance entre les mains des rebelles".

    Le Front de l'alternance et de la concorde a appelé les soldats à le rejoindre.

    Lundi dernier, au matin, l'armée tchadienne a lancé des frappes aériennes contre un convoi rebelle dans la ville de Zouarké dans la région rocheuse du Tibesti au nord du pays, à mille kilomètres de N'Djamena, selon ce qu'une source militaire a rapporté à RFI, indiquant que "l'ennemi a été traité (c'est-à-dire qu'il a été neutralisé).

    Selon un témoin oculaire de "RFI", lundi matin, deux avions MiG-21 ont frappé la ville de Zouarké pour arrêter l'avancée des rebelles. L'armée a indiqué qu'elle avait envoyé des renforts au Tibesti et que "toutes les mesures avaient été prises pour neutraliser les rebelles". En réalité, l'armée et les douaniers ont abandonné les sites de Zouarké. Selon RFI, citant une source rebelle, "ils ont laissé beaucoup de matériel derrière " que les rebelles ont récupéré.

    Mahamat Mahdi Ali.jpegRFI" a révélé que selon ses informations, la coalition militaire tchadienne composée de quatre mouvements rebelles a envoyé environ 100 véhicules à Faya Largo avec environ 500 hommes. Mahamat Mahdi Ali (photo), secrétaire général de l'alliance militaire rebelle, a déclaré: "Nous forcerons Idriss Déby à partir".

    Depuis 2018, des groupes rebelles cherchant sans succès à renverser le régime tchadien mènent des incursions et des attaques dans le Tibesti depuis la Libye.

     

  • Tchad : l'armée repousse une attaque rebelle au Tibesti

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    L'armée tchadienne a confirmé dans un communiqué lundi soir 12 avril 2021 des frappes aériennes contre des rebelles à Zouarké, localité située dans la province tchadienne de Tibesti près de la frontière avec la Libye.

    Selon le gouvernement tchadien, il s’agit de « plusieurs colonnes de véhicules, lourdement armés, en provenance de la Libye » qui ont fait une incursion à l’intérieur du Tchad pour attaquer » le dimanche 11 avril aux environs de 18 heures (heure locale) le poste frontalier de douane de Zouarké dans la province de Tibesti.

    N'Djamena a relevé que depuis lundi matin, les rebelles sont « fixés et traités par l’aviation de l’armée de l’air tchadienne » et ils sont en débandade et pourchassés par les forces tchadiennes.

    « Un bilan exhaustif des opérations militaires sera communiqué », a annoncé le ministère de la Communication.

    « Comme il fallait s’y attendre, suite à la pression de la communauté internationale exigeant le départ de tous les mercenaires étrangers à la solde des factions libyennes pour stabiliser la Libye, une grande partie de mercenaires tchadiens s’est aventurée à entrer en profondeur, en contournant toutes les garnisons militaires du Tibesti », a estimé le gouvernement tchadien.

    Dimanche 11 avril, le Front de l'alternance et de la concorde au Tchad (Fact) a affirmé dans un communiqué avoir attaqué l'armée à Wour et Zouarké dans la zone de Tibesti, qui sont tombées « sans résistance aux mains de la rébellion ».

    Pour rappel, lors d’une assemblée générale constitutive, le 02 avril 2016 à Tanoua au nord du Tchad, le mouvement politico-militaire dénommé Front pour l'Alternance et la Concorde au Tchad a été créé sous le leadership de Mahamat Mahdi Ali.

    « La base opérationnelle du Fact se trouve dans la région de Tanoua au Tchad, mais nous disposons aussi d’un centre d’entraînement situé dans le Djebel Saoudah, dans le sud de la Libye. Nous avons toujours dit que les problèmes internes aux Libyens ne nous intéressaient pas », avait souligné Mahdi dans un communiqué sanctionnant l’assemblée générale en 2016.

    Le Fact « a pour objectif la réalisation des aspirations fondamentales du Peuple tchadien (...) la concrétisation de l'alternance politique », toujours selon le communiqué.

    Cette rébellion est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), mouvement fondé par l'un des plus influents chefs rebelles, le général Mahamat Nouri.

    Ces incidents interviennent au lendemain de l'élection présidentielle du 11 avril.