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  • Cisjordanie : Opération de Tsahal à Jénine

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    Des sources palestiniennes rapportent que tard dans la soirée du lundi 1er août 2022, les forces de sécurité israéliennes sont entrées à Jénine. Les "pseudo-arabes" de l'unité Yamas, de la police des frontières, des combattants de l'unité des forces spéciales de la brigade Nahal, ainsi que le Service général de sécurité (SHABAK) ont participé à l'opération.

    Selon des informations reçues, les soldats ont encerclé une maison. L'opération a aussitôt provoqué des affrontements avec des membres armés du Jihad islamique. Les soldats israéliens ont riposté en direction des éléments armés, enregistrant plusieurs coups au but", a indiqué le service de presse dans un communiqué.

    L'agence "Shehab" a rapporté un blessé dans un état grave parmi les membres du Jihad islamique. Plus tard, le ministère de la Santé de l'autonomie a signalé que le blessé était décédé.

    Les médias associés au Jihad islamique affirment que des combattants du Jihad islamique avaient participé aux affrontements avec les soldats israéliens. Il n'y a aucun blessé parmi les soldats israéliens.

    L'armée israélienne a capturé un dirigeant du Jihad islamique en Cisjordanie
    Au cours de l'opération israélienne, l'un des dirigeants du Jihad islamique en Cisjordanie, Basam al-Saadi, 62 ans, a été arrêté. Bassam al-Saadi a été détenu par les forces de sécurité israéliennes à plusieurs reprises dans le passé. Au total, il a passé environ 15 ans dans les prisons israéliennes.

  • Cisjordanie : Deux Palestiniens tués dans un raid israélien à Naplouse

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    Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 juillet, lors d'une opération dans la vieille ville de Naplouse (Kasbah), une fusillade a éclaté entre l'armée israélienne et des militants palestiniens.

    Selon les rapports des agences palestiniennes, la fusillade a été longue et intense. Des dégâts importants ont été causés à plusieurs bâtiments. Plusieurs voitures ont été endommagées.

    L' agence Maan , citant le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne, rapporte que deux militants "locaux" ont été tués et 12 autres blessés lors de l'accrochage, dont un dans un état grave.

    Les militants décédés sont  Aboud Subah (28 ans - photo de gauche) et Muhammad al-Azizi (25 ans - photo de droite). Selon les informations disponibles, les deux personnes tuées étaient des militants qui ont participé aux échanges de tirs avec l'armée israélienne. Subah a été tué d'une balle dans la tête et Azizi d'une balle dans la poitrine.

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    Plus tard, le site israélien Ynet a rapporté que quatre militants avaient été tués. Mais cette information n'a été confirmée ni par l'armée ni par l'Autorité palestinienne. Les informations sont en cours de spécification.

    Rapport de Tsahal
    Le rapport de Tsahal et du service frontalier indique qu'il s'agissait d'une opération anti-terroriste à grande échelle menée dans la Kasbah par des soldats de l'armée et des forces spéciales frontalières, ainsi que des membres du Service général de sécurité (SHABAK) . La maison où se cachaient les militants armés a été encerclée. Il y a eu une fusillade pendant plusieurs heures. D'autres militants sont arrivés plus tard sur le site de l'opération, essayant d'attaquer les Israéliens. Plusieurs militants ont été éliminés, de nombreux militants ont été blessés. Il n'y a pas de victimes parmi les Israéliens. Une fois l'opération terminée, un grand nombre d'armes ont été retrouvées dans la maison. Aucun Israélien n'a été blessé, selon Tsahal.

    A en juger par les publications des médias palestiniens, les services spéciaux israéliens recherchaient dans la Kasbah Ibrahim al-Nablussi, le seul militant des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (FATAH), qui avait réussi à s'enfuir, le 8 février 2022, alors que des militants palestiniens étaient liquidés à Naplouse par les forces spéciales de la police des frontières du YAMAM. Ces Palestiniens étaient impliqués dans le bombardement des Israéliens près de la tombe de Joseph.

    Autre opération de l'armée israélienne au sud de Jénine
    Le matin du 24 juillet, des informations ont également été reçues selon lesquelles des soldats de l'unité spéciale Duvdevan menaient une opération antiterroriste dans le village de Kabatia, au sud de Jénine. Selon des informations non confirmées, une recherche est en cours à Kabatia pour rechercher des militants palestiniens qui ont attaqué l'armée israélienne à Naplouse. Entre Kabatia et Naplouse (30-40 km).

     

  • Cisjordanie :  Trois Palestiniens armés tués au cours d'affrontements avec des soldats israéliens à Jénine

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    Trois Palestiniens armés ont été tués dans le secteur de Jénine, vendredi matin 17 juin 2022 au cours d'affrontements avec les forces israéliennes qui menaient une opération baptisée "Breakwater" destinée à interpeller des personnes soupçonnées de terrorisme. .  Dix autres Palestiniens ont été blessés. Le secteur de Jénine concerné est un bastion des factions armées palestiniennes en Cisjordanie, ont indiqué des responsables israéliens. Au cours des affrontements, les militants palestiniens ont utilisé des armes à feu et des engins explosifs. 

    L'opération Breakwater impliquait des militaires de la brigade Golani, des membres de la police des frontières (MAGAV)et du Service général de sécurité (SHABAK).
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    Selon l'agence officielle palestinienne, les trois Palestiniens, tous âgés dans la vingtaine, ont été tués par des tirs de riposte alors qu'ils venaient d'ouvrir le feu sur les soldats israéliens à partir de leur voiture Mazda blanche.
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    Dans la voiture, ont été retrouvés deux fusils M-16, une mitraillette "Carlo" ("Karl Gustav"), un gilet pare-balles et des munitions.
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    Les trois hommes tués sont Baraa Kamal Lahlouh (24 ans), Youssef Nasser Salah (23 ans) et Laith Salah Abou Srour (24 ans), ces deux derniers ayant chacun un frère ayant été tué par le passé dans des affrontements avec les forces israéliennes à Jénine, selon des responsables locaux et l'agence Wafa.

    Certaines sources rapportent qu'une autre personne est décédée des suites de ses blessures. Les informations sont en cours de spécification.

    La direction du mouvement de résistance islamique Hamas a confirmé que trois de ses militants avaient été tués lors de l'échange de tirs avec l'armée israélienne à Jénine : le commandant de terrain des Brigades Ezzedine al-Qassam, Baraa Lahlouh (surnommé "le Tchétchène" ) et deux de ses subordonnés Yusuf Salah et Laith Abu Surur. 

    Dans le même temps, le "Djihad islamique" a déclaré que Lahluh - "le Tchétchène" était un militant de cette organisation. Pour preuve, un instantané de la casquette tchétchène avec les symboles des Brigades Al-Qods, la branche militaire du Dhihad islamique, est fourni.

    Les trois militants étaient recherchés non seulement par les services secrets israéliens, mais aussi par les services spéciaux de l'Autorité palestinienne.

  • Israël : Attaque terroriste à l'entrée d'Ariel. Un Israélien tué -  les terroristes ont pris la fuite

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    Vendredi 29 avril à 23h19, près de l'entrée ouest de la ville d'Ariel, un homme a été grièvement blessé par balle. Malheureusement, les ambulanciers ont été contraints de déclarer le décès du blessé, un soldat d'une vingtaine d'années.

    Après 40 minutes, le service de presse de Tsahal a signalé qu'il s'agissait d'une attaque terroriste. Deux terroristes sont arrivés à l'entrée d'Ariel en voiture. L'un d'eux a tiré sur le garde du poste de contrôle, l'autre est sorti de la voiture et a tenté de frapper un autre garde avec un couteau. Ensuite, les deux terroristes sont montés dans la voiture et ont quitté les lieux de l'attaque.

    On apprendra, un peu plus tard, que le militaire décédé avait protégé de son corps une soldate qui se trouvait à côté de lui et qui s'est avérée être sa petite amie. La jeune femme n'a pas été atteinte par les tirs.

    On suppose qu'ils auraient pu se rendre au village de Salfit. Les soldats de Tsahal les recherchent. Le bataillon de reconnaissance de terrain du 636e Nitzan, des combattants de Sayeret Tsankhanim et d'autres forces spéciales sont impliqués dans l'opération. La zone où les terroristes pourraient se cacher est bloquée par les militaires.

    L'aile militante du Fatah revendique l'attaque d'Ariel
    Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, branche militaire du Fatah de l'Autorité palestinienne (AP), ont revendiqué l'attaque d'Ariel, au cours de laquelle un agent de sécurité de 20 ans a été tué.

    Le service de presse de Tsahal a déclaré que la chasse des terroristes est en cours. Les médias arabes ont fait état d'escarmouches menées par des unités de Tsahal avec des militants dans plusieurs endroits de Cisjordanie.

    Chasse-à l'homme pour retrouver les terroristes
    Les autorités israéliennes pensent que les terroristes ont pris la fuite vers le village de Salfit. 

    Les images d'une vidéo prise par des caméras de surveillance ont montré que les terroristes sont arrivés dans une voiture dont les plaques d'immatriculation ne correspondaient pas au type de véhicule. Cela signifie que les plaques d'immatriculation ont été volées ou transférées illégalement sur cette voiture depuis un autre véhicule.

    Selon les rapports, la plaque d'immatriculation correspond à une MVP Mazda alors que les terroristes sont arrivés dans un véhicule Suzuki.

    Les médias palestiniens ont rapporté que la voiture des terroristes avait été retrouvée incendiée dans les environs de Salfit.

    La brigade des forces spéciales des Commandos, le bataillon de reconnaissance de terrain du 636e Nitzan, les combattants de Sayeret Tsankhanim et d'autres unités ont été déployés d'urgence dans la zone de l'attaque terroriste. 

    De plus, des unités de l'YSAM et des combattants du MAGAV ont encerclé le village de Salfit, procédant à des contrôles à l'entrée et à la sortie de celui-ci. En outre, les forces de la police des frontières de Cisjordanie ont opéré sur le territoire de la brigade régionale Menashe. un suspect  a été arrêté, des armes et des munitions ont été retrouvées. Un autre suspect a été arrêté par des combattants de l'unité Duvdevan dans le camp de réfugiés palestiniens de Balata.

    FRm0V-FXIAAVjqp.jpegLes forces de Tsahal et du YAMAM ont arrêté les deux terroristes qui ont perpétré l'attaque terroriste à l'entrée d'Ariel
    Dans le village de Karawat Bnei Hasan, à proximité de Salfit, sur le territoire de la brigade régionale "Ephraim", les deux terroristes armés (armes en photos) qui ont perpétré l'ttaque terroriste à l'entrée d'Ariel ont été arrêtés par les forces spéciales de Tsahal et de la police des frontières ( YAMAM).

    Les terroristes n'ont opposé aucune résistance. Ils ont été remis pour interrogatoire au Service général de sécurité (SHABAK).

    Le directeur général de la police, Yaakov Shabtai, a déclaré que la capture des terroristes et de leurs armes a été rendue possible grâce aux actions professionnelles et décisives des combattants du YAMAM et de Tsahal.

  • Jérusalem : Nouveaux heurts sur l'Esplanade des Mosquées

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    Des nouveaux heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont éclaté vendredi matin 22 avril 2022 sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, lieu au cœur de tensions qui ont débordé ces derniers jours jusque dans la bande de Gaza.
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    Tôt vendredi matin, le forces de police israéliennes sont entrées sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple. Les Palestiniens présents sur place ont alors  lancé des pierres dans leur direction.

    Selon la police israélienne, peu après la prière du matin, qui a eu lieu à 4 heures, des "émeutiers masqués et arborant des drapeaux du Hamas" palestinien, ont ont commencé à lancer des pierres et des pétards sur la police. Les membres de la police des frontières n'ont pas utilisé d'équipement spécial jusqu'à la fin de la prière, mais plus tard, lorsque les manifestants se sont approchés de la zone du mur occidental, ils ont commencé à rétablir l'ordre.

    Les émeutes se sont poursuivies pendant de nombreuses heures. La police a arrêté environ 480 contrevenants à l'ordre, mais la plupart des détenus ont été rapidement libérés.

    Plus de 150 Palestiniens ont été blessés dans les affrontements avec des blessures légères à modérées, selon la Croix-Rouge. Un policier a également été blessé. La situation restait tendue sur l'esplanade en ce troisième vendredi de ramadan - qui coïncide avec la fin des célébrations de Pessah, la pâque juive. Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ont échangé des jets de pierres et des tirs de balles en caoutchouc.

    Le 21 avril, Tsahal a bloqué les territoires palestiniens. Mais près de la mosquée Al-Aqsa, les émeutes sont organisées principalement par des habitants des quartiers arabes de Jérusalem, le blocus de l'AP n'affecte pas leur activité.

    Après les émeutes, 150 000 musulmans ont participé à la prière de masse sur l'esplanade des Mosquées
    Jusqu'à 150 000 musulmans ont participé le vendredi 22 avril à une prière de masse près de la mosquée Al-Aqsa. Des participants brandissaient des drapeaux du Hamas scandant : "Juifs, rappelez-vous, l'armée de Mahomet est de retour".
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    Statu quo ? 
    Des affrontements sur le Mont du Temple à Jérusalem ont lieu tout au long du mois de Ramadan qui se termine le 1er mai). Le vendredi, entre les prières du matin et de l'après-midi, ces affrontements sont généralement les plus violents.

    La présence sur le site pendant le ramadan de nombreux juifs - autorisés à visiter le lieu sous certaines conditions et à des heures précises sans y prier, d'après le statu quo en vigueur - et le déploiement sur place de forces policières ont été largement perçus par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme un geste de "provocation".

    Plusieurs ministres arabes réunis dans la capitale jordanienne ont ainsi condamné "les attaques et les violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, site administré par la Jordanie, mais dont l'accès est contrôlé par l'Etat hébreu. 

    "Israël préserve et continuera de préserver le statu quo sur le Mont du Temple" mais "nous n'accepterons en aucun cas des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza", a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid. Celui-ci venait de rencontrer la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Yaël Lempert, et l'émissaire chargé des relations israélo-palestiniennes, Hady Amr.

    Les deux responsables américains se sont ensuite entretenus jeudi soir avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne. "Le président (Abbas) a demandé l'intervention urgence de l'administration américaine afin de mettre fin une fois pour toutes à l'escalade israélienne dans les Territoires palestiniens", a déclaré après la rencontre Hussein al-Cheikh, un ténor de l'Autorité palestinienne.

    Attentats et roquettes 
    En mars-avril 2022, des terroristes palestiniens ont perpétré 15 attentats, tuant 15 personnes (13 citoyens israéliens et deux citoyens ukrainiens).

    Cette nouvelle escalade des tensions a entraîné aussi des tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël et des frappes israéliennes en représailles sur cette enclave palestinienne de 2,3 millions d'habitants  contrôlée par le Hamas islamiste.

    Six roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, dont quatre ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien, une s'est abîmé sur Gaza et la dernière s'est abattue sur la localité israélienne de Sdérot sans faire de blessés, a indiqué l'armée israélienne. Ces tirs de roquettes de la bande de Gaza sont les plus importants depuis la guerre meurtrière de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à Israël après des semaines de tensions à Jérusalem.

    Décès d'un participant à des affrontements avec l'armée israélienne près de Jénine
    Vendredi 22 avril, l'hôpital Ibn Sina de Jénine a signalé que Lutfi Ibrahim Labadi, 20 ans, d'Al-Yamun, était décédé des suites de ses blessures.

    Il y a quelques jours, selon l'agence Maan , Labadi a été blessé lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Al-Yamun, où se déroulait une opération anti-terroriste.

    Les Forces de défense israéliennes (FDI) et le Service général de sécurité (SHABAK) poursuivent une opération antiterroriste à grande échelle "Brise-lames" en Judée-Samarie, dont le but est d'arrêter les tentatives d'attentats terroristes.

     

  • Cisjordanie : Trois combattants Palestiniens tués par des tirs des forces israéliennes

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    Le ministère palestinien de la Santé a rapporté mardi 8 février 2022 que trois combattants Palestiniens avaient été tués par des tirs des forces israéliennes dans le nord de la Cisjordanie occupée, une opération contre une "cellule terroriste", selon l'Etat hébreu.

    "Trois citoyens" ont été tués par les forces israéliennes qui leur ont "tiré dessus" à Naplouse, a indiqué le ministère palestinien dans un court communiqué, sans détailler les circonstances des faits. La police israélienne aux frontières a affirmé qu'une "cellule terroriste" avait été "neutralisée" à Naplouse (nord) lors d'une opération conjointe de plusieurs unités de la police et de l'armée.

    Le Service général de sécurité d'Israël (SHABAK) a précisé que l'opération avait été planifiée et menée par le Shin Bet, les forces spéciales de Tsahal et des soldats des forces spéciales de la police des frontières YAMAM. Rappelons qu'en janvier 2022, les forces spéciales de la police des frontières YAMAM avaient été déclarées "unité opérationnelle entièrement israélienne" pour combattre le terrorisme.

    Trois personnes "armées" à bord d'un véhicule, qui ont d'abord tenté d'ouvrir le feu en direction des forces israéliennes, ont été tuées lors de cette opération. Deux armes ont été saisies, a ajouté la police aux frontières. "Cette cellule était responsable d'une série d'attaques à main armée dans le secteur contre l'armée et contre des civils israéliens ces dernières semaines", a affirmé la police dans un communiqué. Aucun membre des forces israéliennes n'a été blessé, selon cette source.

    Le service de presse de la police des frontières (MAGAV) a publié une photo de deux fusils automatiques M-16 retrouvés dans la voiture des militants tués.
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    "Nos forces ont une nouvelle fois prouvé aujourd'hui que les terroristes n'ont pas d'impunité. Quiconque nous attaque, sera attaqué", a réagi sur Twitter le Premier ministre israélien Naftali Bennett. Son ministre de la Défense, Benny Gantz, a lui aussi salué l'opération, affirmant dans un communiqué avoir "récemment" "ordonné l'augmentation des activités de contre-terrorisme au regard des attaques à main armée" en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.

    L'Autorité palestinienne a dénoncé un "crime brutal et odieux", "reflétant la brutalité et le racisme" de l'Etat hébreu. D'après des sources au sein du parti palestinien Fatah, les trois hommes étaient membres de sa branche armée, les brigades des martyrs d'Al-Aqsa.

    Après avoir été amenées à l'hôpital Rafidia de Naplouse, leurs dépouilles ont été transportées à l'extérieur de l'établissement où elles ont été portées par une foule endeuillée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le pare-brise du véhicule dans lequel se trouvait les trois hommes a été criblé de dizaines de balles, ont-ils également constaté. Selon le Centre d'Information Palestinien (CIP), les forces israéliennes ont tiré plus de 80 balles sur le véhicule. Des sources de sécurité de l'Autorité palestinienne affirment que les forces spéciales israéliennes sont entrées à Naplouse dans deux véhicules (l'un qui ressemblait à un minibus taxi, l'autre à une camionnette privée). Elles ont bloqué la voiture dans la zone d'Al-Mahfiyah et ont ouvert le feu. 

    Le ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a qualifié les actions des forces spéciales israéliennes à Naplouse d'"exécution" et a exigé une enquête internationale sur le "crime des soldats d'occupation".

    L' agence de presse palestinienne Maan a publié les noms des personnes tuées : Ashraf Mubaslat (Ibrahim al-Nabulsi), Adham Mabrok ("Tchétchène") et Muhammad ad-Dakhil. L'agence a qualifié les personnes tuées de "civils" alors que le Fatah a reconnu qu'il s'agissait de membres des Brigades des Martyrs d'al-Aqsa. 
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    Des affrontements avec l'armée israélienne éclatent régulièrement en Cisjordanie, en marge de manifestations contre la colonisation israélienne ou d'arrestations dans des localités palestiniennes par les forces de sécurité israéliennes.

    Plus de 2,8 millions de Palestiniens habitent en Cisjordanie. Environ 475.000 Israéliens vivent aussi sur ce territoire palestinien, dans des colonies jugées illégales par le droit international.


  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par l'armée israélienne

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    Un Palestinien a été tué, vendredi 10 décembre 2021, par l'armée israélienne lors de heurts dans le nord de la Cisjordanie au cours d'un rassemblement contre la "colonisation israélienne", a rapporté le ministère palestinien de la Santé dans un communiqué.

    Un citoyen ayant été "gravement blessé à balles réelles dans la tête" lors d'affrontements avec les forces israéliennes près de l'avant-poste israélien d'Evyatar, dans le village de Beita, a succombé à ses blessures, à l'hôpital Rafidia de Naplouse où il avait été admis, a indiqué le ministère palestinien.

    D'après l'agence officielle palestinienne Wafa, Jamil Abou Ayash, 31 ans, était originaire du village de Beita, théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre une colonie israélienne qui a été implantée à ses abords.

    Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a fait état d'une "émeute violente" qui a éclaté au sud de Naplouse, durant laquelle "des centaines de Palestiniens ont lancé des pneus en feu et des pierres" en direction des soldats israéliens et des gardes-frontières du MAGAV. Ceux-ci ont "riposté avec des moyens de dispersion anti-émeute afin de restaurer l'ordre", a indiqué l'armée israélienne, précisant être au courant d'informations selon lesquelles un Palestinien avait été tué.

    Les vendredis, jour de repos hebdomadaire, de nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie pour protester contre l'expansion des colonies israéliennes. A Beita, les rassemblements dégénèrent fréquemment en affrontements avec l'armée israélienne et ont déjà fait plusieurs morts.

    Environ 475.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.