Mafraq

  • Jordanie : Arrestation de 11 personnes en liens avec l'Etat islamique

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    Un tribunal jordanien a infligé, mercredi 13 janvier, de lourdes peines de prison à 11 personnes reconnues coupables d'avoir rejoint  l'Etat islamique et d'avoir planifié des attaques contre des églises et des agents de sécurité dans le royaume.
     
    Trois des accusés ont été condamnés par contumace après s'être rendus en Afghanistan en 2019 pour rejoindre le groupe dans sa lutte contre les forces américaines et les talibans.
     
    Ils étaient restés en contact avec les huit autres, qui avaient été arrêtés avant les attaques prévues en Jordanie sous la bannière de l'Etat islamique.
     
    Leurs cibles comprenaient les forces de sécurité et les églises des provinces de Mafraq et de Zarqa, selon une fiche d'accusation vue par l'AFP.
     
    Zarqa était la ville d'origine d'Abou Moussab al-Zarqawi, l'ancien dirigeant de la franchise irakienne d'Al-Qaïda, qui était le prédécesseur de l'Etat islamique. Zarqawi a été tué par une frappe aérienne américaine en 2006.
     
    Les huit accusés présents au tribunal mercredi ont été condamnés à entre cinq et 15 ans, tandis que ceux qui se trouvaient en Afghanistan ont été condamnés à neuf ans.
     
    Les huit ont été reconnus coupables d’accusations, notamment de «complot en vue de commettre des actes terroristes» et de «tentative de rejoindre des groupes armés et des organisations terroristes».
     
    Tous les accusés étaient soupçonnés de soutenir Daech.
     
    Les services de renseignement jordaniens avaient découvert les plans des militants et les ont arrêtés en 2019, selon l'acte d'accusation.
     
    La Jordanie, membre de la coalition dirigée par les États-Unis contre l'Etat islamique en Syrie et en Irak, a subi un certain nombre d'attaques meurtrières de militants, dont une en décembre 2016 qui avait fait 10 morts, principalement des agents de sécurité.