Macina (région de Ségou)

  • Mali : Attaque dans le centre du pays : 16 militaires tués

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    Une attaque jihadiste dans le centre du Mali a fait 16 morts mercredi 6 octobre 2021 parmi les militaires maliens, selon des sources de sécurité et médicale maliennes, l'armée malienne faisant pour sa part état de neuf tués et 11 blessés dans ses rangs.

    Un convoi de l'armée malienne qui effectuait une "jonction entre les localités de Koro et Bandiagara a été la cible d'une attaque complexe à l'EEI (engin explosif improvisé) suivie de tirs nourris" vers 11H25 (locales et GMT), a indiqué l'état-major des armées dans un communiqué publié mercredi dans la soirée. Le bilan provisoire s'établissait à "9 militaires morts et 11 blessés et 3 véhicules détruits", selon le texte.

    L'état-major a également affirmé que les militaires maliens avaient "énergiquement réagi" et poursuivi les assaillants, tuant 15 membres de "GAT" (groupes armés terroristes) et récupérant une vingtaine de motos. A l'appui de ce bilan côté ennemi, l'armée malienne n'a fourni dans l'immédiat qu'une photo montrant une dizaine de motos alignées.

    Auparavant, une source de sécurité avait déclaré à l'AFP que le bilan parmi les militaires maliens s'élevait à "16 morts et 10 blessés, dont des cas graves". Cette source a affirmé que les assaillants avaient également subi des pertes significatives.

    Ce bilan de 16 morts et 10 blessés parmi les militaires maliens a été confirmé par une source au centre de santé communautaire de Bandiagara, soulignant que les 16 corps se trouvaient à la morgue de cette localité. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière frappant l'armée malienne depuis celle contre un convoi le 19 août sur la route entre Boni et Douentza, également dans le centre du Mali, qui avait fait 17 morts.

    Le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) a revendiqué la responsabilité de l'attaque dans une vidéo non officielle.

    Le 28 septembre, cinq gendarmes maliens qui escortaient un convoi d'une entreprise minière avaient péri dans une attaque entre Sébabougou et Kwala, dans l'ouest du Mali. Cette attaque avait ensuite été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou Jnim en arabe), lié à el-Qaëda, dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

    Le GSIM a également revendiqué une autre attaque visant le 20 septembre un convoi d'évacuation médicale de l'armée dans le centre du pays, qui avait coûté la vie à quatre militaires maliens, ainsi qu'une embuscade le 12 septembre dans le cercle de Macina, dans la même région, dans laquelle cinq militaires avaient péri.

    Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, françaises et africaines. Les violences, entremêlées à des conflits intercommunautaires, se sont propagées du nord au centre du pays, qui en est devenu le principal foyer, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

  • Mali : 5 soldats maliens tués dans la zone du Macina

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    Cinq militaires maliens et 3 terroristes ont été tués, dimanche 12 septembre 2021, dans une embuscade contre une patrouille de l'armée malienne à Manidjè dans la commune de Kolongo (Cercle de Macina), dans la région de Ségou au centre du pays, a déclaré l'armée dans un communiqué publié dimanche sur sa page officielle.

    « Une patrouille de FAMA [Forces armées maliennes] de l'opération Maliko, Théâtre Centre Secteur 5 est tombée dans une embuscade ce dimanche aux environs de 11 h 45 dans la localité de Manidjè/Kolongo. Le bilan provisoire fait état de 5 morts côté FAMA et 3 terroristes tués », a indiqué le communiqué.

    « La patrouille a énergiquement réagi à l'embuscade tendue par un groupe armé terroriste non encore identifié », a ajouté le communiqué des forces armées maliennes, rapportant également que 5 véhicules des forces armées et de sécurité ont été réduits en cendre, ainsi que trois véhicules des assaillants.

    Affrontement entre chasseurs Donsos et djihadistes dans la région de Kidal
    Dans la région de Kidal, un affrontement entre chasseurs donsos  et djihadistes a  eu lieu dans le village de Sieni à 5 km de Niaro dans la commune de Koulongo. Deux chasseurs Donsos ont été tués et cinq autres blessés. Deux des blessés sont dans un état grave.

    3 soldats de la MINUSMA blessés dans la région de Kidal
    Dans un autre incident, Trois soldats de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été blessés par l'explosion d'un engin explosif samedi 11 septembre dans la région de Kidal.

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont récurrentes, notamment dans les régions de Ségou et Mopti au centre du Mali.

    Pour rappel, le Mali a basculé dans l'insécurité depuis 2012 et malgré le déploiement de forces régionales et internationales, la situation ne s'est toujours pas stabilisée.

    Deux chauffeurs marocains tués dans une attaque à Didiéni
    Deux conducteurs marocains ont trouvé la mort et un autre a été blessé, samedi 11 septembre 2021, dans une attaque armée à Didiéni dans la région de Kayes localité située à environ 300 km de Bamako au sud du pays, a indiqué l'ambassade du Maroc à Bamako dans un communiqué.

    « Deux camionneurs marocains tués, un blessé et un quatrième chauffeur a survécu à cette attaque », explique le communiqué de l'ambassade marocaine à Bamako ajoutant que les deux corps ont été acheminés vers Bamako.

    « L’agression a eu lieu dans la commune de Didiéni, lorsque les chauffeurs marocains se dirigeaient vers la capitale malienne à bord de camions transportant des marchandises », a déclaré la même source, expliquant que les hommes armés qui les ont attaqués se cachaient derrière les arbres au bord de la route.

    Le document note que le pronostic vital du chauffeur blessé, n'est pas en danger et a été transporté vers un hôpital local pour recevoir les soins nécessaires.

    Des sources locales ont également rapporté que les assaillants étaient cagoulés, portaient des gilets pare-balles et disposaient d’appareils de communication sans fil.

    Le Maroc a demandé au Mali d'ouvrir une enquête sur l'attaque et le meurtre des deux chauffeurs de camion marocains.
    538608572.jpegOn a appris le 13 septembre 2021 que le Maroc avait transféré des unités des forces spéciales sur la zone de l’attaque contre les camionneurs marocains au Mali.
    Forces spéciales marocaines.jpeg

  • Mali : l'armée neutralise quatre terroristes au centre du pays

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    ATT.E.B.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé quatre terroristes dans le Macina, région de Ségou, au centre du Mali.

    "Hier aux environs de 23h30 (22h30 GMT), les FAMa du check-point à la sortie du Macina dans le secteur 5 de l'opération Maliko, ont énergiquement réagi à une attaque des Groupes armés terroristes (GAT).

    Les assaillants étaient à bord d'un pick-up et de motos", a annoncé l'armée malienne dans un communiqué publié sur sa page Twitter.

    "Suite à cette riposte, quatre terroristes ont été neutralisés par les FAMa et deux pistolets mitrailleurs (PM) ont été récupérés", a ajouté la même source, précisant que les FAMa n'ont enregistré aucune perte en vie humaine et aucun dégât matériel.

    L'opération "Maliko" avait été lancée en janvier dernier par le gouvernement malien, avec pour mission "d'affirmer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans les régions de Gao, Tombouctou, Menaka, Ségou, Taoudeni, Mopti et Kidal".

    Depuis 2012 le Mali fait face à des attaques attribuées à des groupes terroristes.

    Au départ concentrées au nord, ces attaques se sont progressivement étendues à des régions du centre et du sud du Mali où se sont retranchés des combattants des groupes terroristes fuyant les offensives des forces armées maliennes et étrangères déployées au Mali.