Lutte contre le terrorisme islamiste

  • Tunisie : Arrestation d’un individu suspecté de planifier un acte terroriste

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    Les autorités tunisiennes ont annoncé, mardi, l’arrestation d’un individu suspecté de planifier un acte terroriste dans la capitale Tunis.

    Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali, a indiqué qu’un individu suspecté de planifier un acte terroriste avait été arrêté, mardi, sur l’Avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis.

    Le suspect a été arrêté suite à des informations qui sont parvenues sur son intention de mener une opération terroriste dans la capitale Tunis, a ajouté Dali.

    L’unité de recherche de crimes terroristes, a entamé une enquête sur les circonstances de l’opération terroriste que l'individu projetait de commettre.

    Le responsable judiciaire n’a pas donné de détails sur l’individu arrêté, ni sur la partie à laquelle il est présumé appartenir, ou sur la nature de l’acte terroriste.

    Dans un développement similaire, le ministère tunisien de l’intérieur a fait état de l’arrestation d’un individu, condamné à six ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste (qu’il n’a pas mentionnée).

    « Les forces de la sureté nationale de la ville de Moknine, relevant du gouvernorat de Monastir, situé à l’est de la Tunisie, ont réussi à arrêter un élément terroriste âgé de (22 ans), condamné à six ans de prison », indique le ministère dans son communiqué.

    « Le parquet a décidé d’arrêter cet homme et de prendre les mesures judiciaires à son encontre », lit-on dans le texte du communiqué.

    Depuis mai 2011, la Tunisie a été le théâtre d’actes terroristes, qui se sont intensifiés depuis 2013, et ont causé la mort de dizaines de sécuritaires, de militaires et de touristes étrangers, selon les autorités du pays. L’organisation terroriste « Daech » est impliquée dans certains de ses actes.

  • Tunisie: 4 terroristes islamistes neutralisés - Plusieurs autres blessés

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    Le ministre tunisien de la Défense, Brahim Al-Bartaji, a annoncé l'élimination de 4 éléments terroristes de premier plan lors d'opérations conjointes, infligeant des blessures à d'autres, en plus de saisir des quantités d'armes, de munitions et de matériel.

    Lors d'une audition devant la commission parlementaire chargée de l'organisation de la gestion et des affaires des forces armées au Parlement, il a révélé qu '"une cellule de soutien au terrorisme avait été arrêtée au cours du mois de novembre. Elle fournissait aux éléments terroristes stationnés dans les montagnes d'Al-Maghila des fournitures et du matériel utilisés pour préparer des engins explosifs improvisés en échange d'argent". Il a rappelé que la situation exigeait de rester vigilant.

  • France : Le ministre de l'Intérieur se rendra en Tunisie et Algérie pour parler lutte contre le terrorisme

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    Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé lundi qu'il se rendrait en Tunisie et en Algérie en "fin de semaine" pour aborder la question de lutte contre le terrorisme et du renvoi d'étrangers "radicalisés".

    "Je pars en fin de semaine", a indiqué sur la chaîne BFMTV le ministre, interrogé après l'attaque de la basilique dans la ville française de Nice jeudi qui a fait trois morts et dont l'auteur présumé est un Tunisien de 21 ans, arrivé peu avant en France. L'objectif de ce déplacement est de "discuter avec mes homologues du ministère de l'Intérieur et avec les services de renseignement, échanger pour avoir davantage d'informations", a ajouté M. Darmanin. "Le président de la République a eu ses homologues pour pouvoir nous mettre d'accord sur le renvoi d'un certain nombre de personnes qui ont la nationalité de ces pays et qui sont confondues de radicalisation dans notre pays", a-t-il ajouté.

    La présidence française avait annoncé dimanche soir que le président Emmanuel Macron avait demandé à M. Darmanin de se rendre en Tunisie. "Nous avons expulsé 16 personnes confondues de radicalisations" depuis un mois, a-t-il précisé. Il a aussi évoqué un déplacement en Russie "dans les prochains jours" pour évoquer ces questions. "J'ai demandé aux préfets de mettre l'intégralité des étrangers en situation irrégulière confondus de radicalisation dans les CRA", les centres de rétention administrative, a ajouté le ministre. Ils sont "une centaine", a-t-il précisé.

  • Tunisie: une cellule terroriste démantelée à Gafsa

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    Les autorités sécuritaires tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste ayant pour objectif d’établir “un émirat” dans le gouvernorat de Gafsa, au sud du pays.

    C’est ce qu’a fait savoir, mercredi, le ministère tunisien de l’Intérieur via un communiqué rendu public.

    “Le Département de la lutte contre le terrorisme de la Garde nationale a découvert le plan des trois terroristes arrêtés, après avoir tenté d’influencer un imam pour attirer des jeunes”, rapporte le communiqué.

    Lundi, l'organisation terroriste Daech a revendiqué l’attaque terroriste de Sousse (est), qui a fait un mort et un blessé dans les rangs des forces de l’ordre.

    Depuis mai 2011, la Tunisie a été le théâtre de plusieurs attaques terroristes qui se sont intensifiées en 2013, tuant des dizaines de membres de l'armée et des forces de sécurité et des touristes étrangers, avant que la fréquence des attentats ne baisse au cours de ces dernières années.

  • Tunisie : découverte et démantèlement d'une cellule terroriste

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    Les forces de sécurité tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste dans la ville côtière de Sousse qui projetait de mener des attaques dans le pays. C'est ce qu'a fait savoir le ministère de l'Intérieur, le mercredi 22 juillet, en précisant que le groupe était composé de 5 membres. Pour l'instant, les suspects sont tous en détention. Selon les autorités, ils prévoyaient des attaques contre les quartiers généraux de la sécurité et les patrouilles de police.
    Le ministère tunisien a souligné que, selon l'enquête, certains membres de la cellule essayaient de rejoindre les militants retranchés dans les régions montagneuses du pays pour être formés à la fabrication d'explosifs. En avril, les autorités avaient déjà arrêté un groupe terroriste prévoyant de frapper les forces de sécurité du pays et diverses installations vitales et, en mai, un militant tunisien de Daech avait été capturé.
    Le dernier attentat en Tunisie a eu lieu le 6 mars 2020, lorsque deux kamikazes, Mohamed Selim Zenadi et Khoubaieb Laâqa, âgés respectivement de 29 et 27 ans, ont déclenché leur charge d'explosifs, près d'un poste de contrôle de police situé près de l'ambassade des États-Unis à Tunis, dans le quartier des Berges du Lac. Un officier est mort, le lieutenant Tawfik Mohamed Missaoui, et 6 autres personnes ont été blessées, dont 5 policiers et une femme qui était de passage. Selon le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Khaled Hayouni, la cible de l'attaque n'était pas l'ambassade des États-Unis, mais la voiture de patrouille devant le bâtiment. Cet épisode a en tout cas mis en évidence le danger que représentent les terroristes en Tunisie, qui, selon des sources de la sécurité intérieure, ont entamé une phase caractérisée par l'imprévisibilité.
    Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon le rapport national sur le terrorisme de 2019, se référant à 2018, la Tunisie reste un pays à haut risque en ce qui concerne le terrorisme.
    La législation antiterroriste actuelle a été adoptée en 2015, dans le but d'améliorer la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'extrémisme violent, conformément à la résolution 2178 du Conseil de sécurité des Nations unies et au régime de sanctions contre Al-Qaïda et l'Etat islamique. Le 23 novembre 2018, le Conseil des ministres a annoncé la nécessité de procéder à un nouvel examen des dispositions relatives à la garantie des libertés civiles et au contrôle juridictionnel. En outre, en octobre 2018, le Comité national de lutte contre le terrorisme a publié la Stratégie nationale tunisienne de lutte contre le terrorisme, qui comprend quatre piliers principaux, à savoir la prévention, la protection, les poursuites et la réponse, et contient 59 mesures au total. La Commission travaille avec les ministères de l'éducation, de la culture, de la communication et de la religion, ainsi qu'avec les organisations de la société civile tunisienne et les partenaires internationaux pour mettre en œuvre de vastes campagnes de lutte contre le terrorisme violent et de prévention du recrutement, en mettant l'accent sur les jeunes et les prisonniers. La loi de 2015 sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent est toujours en cours de révision. Les amendements discutés en 2018 comprennent la levée de l'immunité de toute personne impliquée dans des enquêtes sur des infractions de terrorisme ou de blanchiment d'argent, l'établissement de cadres juridiques et procéduraux pour mettre en pratique l'interdiction de la prolifération et du financement des armes de destruction massive, la création d'un tribunal pour mineurs, le renforcement des sanctions pour les infractions de blanchiment d'argent et l'élargissement de la définition du crime.