Loups Gris

  • Ukraine : Combattants étrangers

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    Au 16 avril, selon les données de la République auto-proclamée de Donetsk (DPR - pro-russe), il y avait environ 6 800 combattants étrangers de 63 pays. De ce nombre, plus de 1 000 combattants étrangers ont été tués et plus de 900 ont fui l'Ukraine. Parmi les combattants étrangers, il y avait 1 800 de Pologne, environ 500 des États-Unis, du Canada et de Roumanie, 300 de Grande-Bretagne et de Géorgie, 127 de France et 50 d'Allemagne. Des combattants étrangers arrivent également d'Italie, d'Espagne et de Turquie.

    Bien qu'ils soient principalement situés dans les villes de Kiev et de Kharkiv, avec le siège de la coordination de la légion internationale situé à Belaya Tserkov, ils apparaissent de plus en plus sur les fronts  du Donbass. Environ 200 ont été faits prisonniers par l'armée de la République populaire de Donetsk et des poursuites pénales ont été engagées contre eux. Au moins 72 mercenaires ont combattu à Marioupol, l'ancien bastion du bataillon Azov, à la mi-avril.

    Comme les citoyens britanniques, danois, polonais et croates bénéficient de régimes sans visa pour arriver en Ukraine, il y a un nombre plus élevé de combattants étrangers en provenance de ces pays. 

    Des sociétés militaires privées américaines sont présentes en Ukraine : Academy, Cubic, Din-corporation, Lancaster, Independent Security advisors, Professional Oversees Contractors. La société anglaise Halo Trust est également présente. 

    La Légion internationale ukrainienne a son propre site Web où elle fournit des instructions aux futurs combattants étrangers sur la façon d'entrer dans le pays et ce qu'il faut emporter. Au 6 mars, Les bureaux de la Légion internationale avaient reçu plus de 20000 candidatures, selon le ministre des Affaires étrangères .

    Le nombre de combattants étrangers actuellement en Ukraine est un secret d'État, mais le colonel Anton Myronovych a déclaré à CNN que : « Les meilleurs des meilleurs rejoignent les forces armées ukrainiennes. Ce sont des étrangers avec une réelle expérience du combat, ce sont des citoyens étrangers qui savent ce qu'est la guerre, savent manier les armes, savent détruire l'ennemi.

    Les autorités ukrainiennes restent discrètes sur les combattants étrangers, ce qui pourrait supposer que peut-être des membres des forces spéciales de pays étrangers opèrent en Ukraine sous la bannière de la Légion internationale.

    On sait également que des membres de mouvements ultra-droites  du Danemark, de Suède et d'autres pays européens ont afflué pour combattre les Russes en Ukraine, tout comme des membres de mouvements anarchistes ou de l'ultra-gauche. Les combattants originaires de Turquie sont eux plutôt motivés par leur idéologie pan-turque, comme les "Loups-gris". 

    Alors que la guerre en est maintenant à son quatrième mois, le flux de combattants étrangers s'est ralenti après l'enthousiasme initial. Ceux qui rejoignent maintenant la Légion internationale sont soit des extrémistes européens, américains ou turcs, soit des membres ou anciens membres des forces spéciales de pays occidentaux.

     

     

     

     

     

  • France : Un homme d'origine turque condamné pour "appel à la haine" contre des Arméniens

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    Un homme d'origine turque a été condamné jeudi à 4 mois de prison avec sursis pour "incitation à la violence ou à la haine raciale" après avoir appelé à s'en prendre à la communauté arménienne sur les réseaux sociaux.

    Cette condamnation du tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse survient au lendemain de la dissolution en France du groupe ultra-nationaliste turc les "Loups Gris", pointé du doigt dans des heurts ayant opposé ces dernières semaines des membres des communautés turque et arménienne dans la région lyonnaise.

    "Que le gouvernement me donne 2.000 euros et une arme, et je ferai ce qu'il y a à faire où que ce soit en France (...) On est à peu près 200.000 Turcs, faites ce que vous devez faire par vous-mêmes. Que chacun s'occupe de sa ville", avait exhorté cet été Ahmet Cetin, 23 ans, dans une vidéo en turc et français diffusée à ses 7.000 abonnés Instagram.

    Ce dernier était également apparu sur des vidéos tournées en marge d'incidents survenus le 24 juillet à Décines-Charpieu, lorsque des militants masqués, munis de barres à mine et d'armes blanches et se revendiquant des "Loups gris" avaient tenté de troubler un rassemblement de l'importante communauté d'origine arménienne de cette ville de la banlieue lyonnaise.

    L'homme a démenti faire partie des "Loups gris", groupe réputé proche de Recep Tayyip Erdogan, mais à l'audience fin septembre, l'agent de maintenance a éprouvé des difficultés à s'expliquer. Il avait notamment assuré qu'il avait simplement demandé aux membres de sa communauté de "faire attention". "Dans des villes où la communauté arménienne est plus nombreuse, il peut y avoir des actes de violence", avait-il ajouté. Le procureur avait requis une peine de 6 mois de prison avec sursis.

  • France/Turquie : Ankara "répliquera fermement" à la dissolution du groupe ultranationaliste turc "Loups gris" en France

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    La Turquie a prévenu mercredi qu'elle allait "répliquer fermement" à la dissolution par la France de l'organisation ultranationaliste turque des Loups Gris, qualifiant cette décision de "provocation". "Nous soulignons qu'il est nécessaire de protéger la liberté d'expression et de réunion des Turcs de France (...) et que nous répliquerons de la plus ferme des manières à cette décision", a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

  • France : Le mouvement ultra-nationaliste turque "Loups Gris" va être dissous

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    Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé lundi 2 novembre que le gouvernement français prendrait, lors d'une session ministérielle mercredi 4 novembre, la décision de dissoudre le mouvement nationaliste turc "Loups gris", qui soutient le président turc Recep Tayyip Erdogan.

    Ce mouvement a été pointé du doigt après les récents affrontements entre les communautés turque et arménienne à Décines-Charpieu, près de Lyon.

    L'inscription «loups gris» a également été peinte sur un monument en l'honneur des victimes du génocide arménien, toujours à Décines-Charpieu samedi soir.

    Les "Loups Gris" sont également impliqués dans le saccage de l'église Saint Antoine de Padoue" à Wien-Favoriten, en Autriche.

    L'organisation nationaliste turque "Loup Gris"
    L'organisation nationaliste turque appelée "Loups gris" ou "Ogaklari" a été formée dans les années 1960 et est classée comme un groupe nationaliste.

    Le mouvement a été impliqué dans des opérations terroristes. Les Loups Gris ont concentré leurs opérations sur les Kurdes dans les années 1990, en participant à des batailles contre l'organisation PKK dans l'ouest-est de la Turquie. On a également observé des membres des Loups Gris dans les combats contre les Arméniens du Haut Karabakh, aux côté des soldats azerbaïdjanais.

    Le mouvement croit en la supériorité ethnique des Turcs et cherche à restaurer leurs gloires et leur histoire et à unifier les peuples turcs dans les pays de langue turque. Le mouvement est particulièrement hostile à d'autres nationalités, telles que les Kurdes, la Grèce et les Arméniens.

  • France : Le mémorial du génocide arménien tagué d'inscriptions pro-Turquie

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    Le mémorial du génocide et le centre national de la mémoire arménienne en France ont été tagués dans la nuit de samedi à dimanche d'inscriptions pro-Turquie et d'insultes, a dénoncé dimanche le Comité de défense de la cause arménienne (CDCA).

    A la bombe jaune fluo, les deux édifices séparés de quelques mètres seulement, situés à Décines-Charpieu (centre-est), ont été tagués des inscriptions "RTE" - acronyme des initiales du président turc Recep Tayyip Erdogan - "Loups Gris", un mouvement ultra-nationaliste turc, et "Nique l'Arménie".

    Le CDCA et la Maison de la Culture arménienne de Décines et de ses environs ont déposé plainte dimanche auprès du parquet de Lyon pour "profanation de monuments édifiés à la mémoire des morts" et "dégradation", a indiqué à l'AFP leur avocate, Me Naïri Zadourian.

    "C'est terrible ce qu'il se passe dans le Nagorny Karabakh et cette guerre se prolonge en France, il faut y mettre un terme", a ajouté Me Zadourian.

    "Ces profanations insupportables (...) s'inscrivent dans une série d'événements visant à terroriser et intimider les citoyens français d'origine arménienne", a estimé le CDCA.

    Et de citer une "première descente" des Loups Gris à Décines le 24 juillet. Puis, le 28 octobre dernier une nouvelle descente, qui faisait suite à une rixe sur une autoroute à l'occasion d'une manifestation d'Arméniens pour la défense du Nagorny Karabakh, qui avait fait 4 blessés.

    Le CDCA "dénonce la très grave passivité de l'Etat" et rappelle sa demande de dissolution des Loups Gris.

    La maire de Décines, Laurence Fautra, a annoncé que des militaires allaient arriver sur les lieux à la mi-journée pour participer à la sécurité.

    "On espère une communication de soutien du consul de Turquie à Lyon et qu'il prône un message de paix", a ajouté Mme Fautra.

    Ville phare de la diaspora, Décines-Charpieu (30.000 habitants) abrite deux églises arméniennes, une radio arménienne, une maison de la culture. Le mémorial du génocide arménien de 1915 est le premier à avoir été érigé en Europe en 1972.

    La Turquie nie toujours le "génocide arménien"
    La Turquie nie toujours la réalité du "génocide arménien, comme le confirme une nouvelle fois la lettre envoyée à l'ONU niant l'existence du génocide arménien de 1915 et affirmant que c'est "un sujet de débat". (http://undocs.org/en/A/75/525). La Turquie exploite le fait que le génocide a débuté en 1915, alors que la Convention sur le génocide est entrée en vigueur en 1948.