Lodar (province d'Abyane)

  • Yémen : Déclaration d'urgence au sud du pays pour faire face à la progression des Houthis

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    Le Conseil de transition du Sud au Yémen, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôle de vastes zones dans le sud et appelle à la sécession, alors que la population du sud est sortie dans la rue pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Le chef du Conseil de transition, Idrous Al-Zubaidi, a déclaré, dans un discours télévisé diffusé par la chaîne du conseil "Al-Mustaqilla" : "Nous déclarons l'état d'urgence dans tous les gouvernorats du sud, à partir d'aujourd'hui, mercredi. "

    Il a appelé les forces armées du sud et toutes leurs formations à élever au maximum la préparation au combat et l'état de vigilance, et à "mobiliser les énergies pour faire face aux menaces des Houthis, pour la défense de la religion, de la patrie et de l'honneur", a-t-il déclaré.

    L'appel d'Al-Zubaidi intervient après que les forces houthies ont progressé dans certaines zones frontalières et se sont approchées des districts de Lodar à Abyane (sud) et de Bayhan à Shabwa (est), coïncidant avec des manifestations populaires en colère dans la plupart des districts du gouvernorat d'Aden (sud). En raison de la médiocrité des services et de la détérioration de l'économie.

    Al-Zubaidi a également appelé les forces de sécurité à « frapper d'une main de fer quiconque cherche à déstabiliser la sécurité et à créer de la confusion et des troubles ». Pour Zubaidi, les manifestations contre l'extrême pauvreté et le manque de service à Aden sont parasitées par des agentsdes  frères musulmans du parti ennemi Al-Islah.

    Il a poursuivi : « Au moment où les milices houthies et les forces du terrorisme et de l'extrémisme lancent leur nouvelle invasion du sud, des terres et des peuples, nous déclarons, du cœur de la capitale, Aden, l'état d'urgence et la mobilisation générale. "

    Al-Zubaidi a exhorté les pays de la coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite voisine, à "sensibiliser la responsabilité qui leur incombe vis-à-vis de la sécurité nationale de la région".

  • Yémen : Le leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) arrêté au Yémen

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    Khalid Batarfi.jpegLe leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA), Khalid Batarfi (photo de 2015), a été arrêté en octobre 2020 au Yémen, où ce groupe jihadiste considéré comme particulièrement dangereux par Washington est bien implanté, indique un rapport de l'ONU rendu public jeudi 4 février 2021.

    Selon ce rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi, "a été arrêté en octobre 2020 au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui a également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi". Le document ne précise pas par qui Batarfi a été capturé, ni ce qu'il est devenu depuis. Il s'agit toutefois de la première confirmation officielle de cette arrestation, évoquée en octobre dans des "informations non confirmées" par le SITE Intelligence Group, selon lesquelles cette capture était le fait des forces de sécurité yéménites. Batarfi, qui serait âgé d'une quarantaine d'années, avait pris la tête d'AQPA en février 2020 après la mort de l'ancien chef du groupe Qassem al-Rimi, tué dans une frappe aérienne américaine au Yémen.

    AQPA
    Créé en 2009, AQPA est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles Houthis et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

    Charlie Hebdo
    AQPA a aussi revendiqué des attaques aux Etats-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 sur une base aéronavale américaine en Floride.

    Depuis 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. "Outre les pertes occasionnées au sein de son commandement, AQPA subit une érosion parmi ses rangs, du fait de dissensions et de désertions, menées principalement par un des anciens lieutenants de Batarfi", indique le rapport de l'ONU. Le document met toutefois en garde contre "la menace constante" que continue à faire peser ce groupe jihadiste au Yémen. Il évoque notamment une "attaque importante" qui a fait plusieurs morts à Lodar, dans la province d'Abiyan, malgré "la relative quiétude ayant suivi la capture de Batarfi".

    Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi la fin du "soutien" et des "ventes d'armes" à la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen, qui mène depuis des années des opérations offensives contre les rebelles houthis.

    Toutefois, le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre AQPA au Yémen.