Liptako (région)

  • Mali : Barkhane annonce la neutralisation de 15 terroristes sur la frontière entre le Mali et le Niger

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    La Force française Barkhane a annoncé, vendredi 25 mars 2022, dans un communiqué, avoir neutralisé 15 terroristes appartenant à l'Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

    « Le 24 mars, à la mi-journée, un drone Reaper de la Force Barkhane en mission de reconnaissance a identifié une colonne de treize motos aux abords de la frontière Malo-nigérienne, dans le secteur de Tankadémi », explique le communiqué de l'Etat major général des armées françaises.
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    « Le recoupement de différents renseignements a permis de confirmer qu'il s'agissait d'éléments appartenant à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) en déplacement vers la région de Ménaka ».

    Et d'ajouter que « la Force Barkhane a effectué une frappe sur la colonne. Quinze terroristes ont été neutralisés » précisant que « cette action constitue un nouveau succès tactique pour la force Barkhane qui reste pleinement engagée dans le combat contre les groupes armés terroristes ».

    Depuis plusieurs années, la "zone des trois frontières" située entre le Burkina, le Mali et le Niger fait face à des attaques attribuées aux groupes terroristes malgré la présence des forces du G5 Sahel dans le liptako-gourma.

  • Mali : Les autorités françaises annoncent la mort de 30 islamistes armés

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    Les autorités françaises ont rapporté qu'entre le 1er et le 6 février 2022, une trentaine de militants islamistes ont été tués et des dizaines de véhicules et d'armes détruits lors d'une opération conjointe entre la Task Force Takuba et des soldats maliens. 

    La nouvelle a été rapportée le 8 février par la presse française , citant l'Etat-major de la Défense de Paris. "C'est la première fois qu'une unité malienne engagée auprès de la force opérationnelle  Takuba remporte un tel succès opérationnel", a déclaré l'état-major, précisant que cette opération s'est déroulée du 1er au 6 février dans la zone dite des "trois frontières", aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger. De cette façon, il a été possible de saisir "beaucoup d'équipements et de composants pour la fabrication d'engins explosifs improvisés".

    Par ailleurs, selon des informations de l' agence de presse Reuters , qui cite une note du ministère français des Armées, lors de l'opération principale de la force opérationnelle européenne au Mali, menée le 3 février, une colonne de combattants à moto a été repérée par un drone. L'engagement d'un chasseur patrouilleur Mirage 2000 en soutien des forces européennes et maliennes déployées sur le terrain "a conduit à la neutralisation d'une vingtaine de terroristes", lit-on dans le communiqué auquel se réfère Reuters. Celui-ci ajoute qu'un véhicule transportant des dizaines de kilogrammes d'explosifs, ainsi que des armes et des motos, principalement utilisés par les combattants pour effectuer des raids dans la région, a été détruit.

    Le journal en ligne France24 précise que l'annonce du succès de cette opération intervient alors que "l'avenir de la Task Force Takuba est menacé". Elle est née en 2020 à l'initiative de Paris. Une dizaine de pays européens y participent. "Face à une junte malienne qui vient d'expulser son ambassadeur et a appelé au retrait d'un contingent danois récemment déployé dans le pays, Paris s'est donné jusqu'à mi-février pour décider avec ses partenaires européens de l'avenir de sa présence militaire" au Mali, "où la France se bat depuis 2013 au prix de 53 soldats tués", comme le rapporte le media. Cette situation pourrait conduire à un départ des troupes françaises et des forces spéciales engagées dans la mission européenne Takuba, qui le 8 février « ont été l'objet de sévères critiques de la part du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga », comme le rappelle France24. 

    Quant à la participation européenne à l'opération Takuba, quatre jours seulement avant l'annonce du déploiement danois,  le 14 janvier , la Suède avait annoncé retirer ses troupes employées dans la force opérationnelle au Mali. La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, a critiqué le  non-respect par la junte militaire malienne des engagements en faveur de la transition démocratique  et a notamment évoqué la  présence de mercenaires russes dans le pays africain. Une décision finale n'a pas encore été prise concernant la participation de Stockholm à la mission de l'ONU au Mali. Le Parlement suédois avait approuvé le déploiement de 150 soldats dans la force opérationnelle Takuba en 2020 et d'environ 250 soldats dans la mission de l'ONU, qui durera jusqu'en 2024.

    Concernant la décision de la Suède, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré que le retrait des troupes de l'opération européenne, attendu d'ici mars 2022, était conforme aux engagements de Stockholm et n'avait rien à voir avec la mise en place de mercenaires ou avec la situation politique dans le pays africain. Une source militaire française a ajouté que la Suède avait déjà prévu de retirer ses forces armées après deux ans, soulignant que les officiers suédois continueraient de faire partie de la mission. Dans ce contexte, il est important de rappeler quelques caractéristiques concernant la présence européenne au Mali. 

    Le 10 juin 2021, le président français avait annoncé la fin de l'opération Barkhane, qui depuis plus de huit ans avait pour mission de contrer le terrorisme djihadiste dans la région du Sahel. Dans le même temps, Paris avait prévu une "transformation profonde" de la présence militaire française dans la région grâce à une participation accrue de ses alliés. Dans cette optique, la soi-disant Task Force Takuba a été lancée le 27 mars 2020  . Environ 11 États européens, ainsi que le Mali et le Niger, avaient adopté la déclaration politique qui a mis en place l'opération dans le but de lutter contre les groupes terroristes dans la région du Liptako, à la frontière entre le Mali et le Niger.

    La task force est principalement composée de forces spéciales européennes, chargées de fournir conseil et assistance aux forces armées du Mali en coordination avec les partenaires du G5 Sahel, avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et avec les missions membres civils et militaires de l'Union européenne (EUTM Mali, EUCAP Mali et EUCAP Niger). Les signataires de la déclaration politique étaient la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l'Estonie, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, la Suède et le Royaume-Uni. En Italie, l'opération a été approuvée avec le  décret Missions  du 16 juillet 2020, sous le gouvernement dirigé par l'ancien premier ministre Giuseppe Conte. Rome participe au groupe de travail avec  une contribution de 200 unités de personnel militaire, 20 véhicules terrestres et 8 véhicules aériens. 

  • Mali : Un soldat français tué au combat

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    Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est mort  lors d'un échange de tirs avec un groupe terroriste, vendredi 24 septembre 2021 dans la zone connue sous le nom de Liptako, Gourma.au Mali. 

    Ce tireur d'élite opérait au sein du 7e BCA. Il a été déployé avec ses camarades du groupement Falco3 après une détection d'un groupe armé terroriste dans le Gourma, au sud-est de Gossi, dans la forêt de N'Daki. Ce groupe évoluait avec plusieurs motos.
    C'est un drone Reaper de la 33e ESRA qui a effectué la détection de ce GAT dans une zone boisée, situé à 50 km à l'est d'Hombori. 
    L'alerte du drone a fait décoller deux Tigre de Gao, ainsi que trois Caïman chargés avec les personnels de Falco. Le Tigre a engagé les GAT, et les commandos montagne ont commencé à investiguer la zone boisée, très dense. C'est sur le début de cette reconnaissance par nature très risquée qu'un GAT a ouvert le feu à très courte distance sur le caporal-chef Blasco. Grièvement blessé à la tête, il est décédé au bout de quelques minutes. Le combattant adverse a été neutralisé dans la foulée.
    Après mise en sécurité des combattants français, le drone et une patrouille de Mirage 2000 ont frappé la zone à plusieurs reprises.

    Le caporal-chef Maxime Blasco, membre du GCM (Commando de montagne) qui avait sauvé un équipage de Gazelle lors d'Aconit, en juin 2019. Le caporal-chef Maxime Blasco avait réalisé seul la mise en sécurité d'un équipage de pilote de Gazelle qui s'était écrasé lors de l'opération Aconit, en juin 2019. Il était lui-même à bord de l'hélicoptère, comme tireur d'élite. Il avait porté les deux membres de l'équipage blessés jusqu'à un Tigre, les avait arrimés au Tigre, permettant leur évacuation dans des conditions extrêmes et inédites.

    Titulaire de trois citations, il avait reçu sa médaille militaire des mains du président français le 18 août 2021, au mont Valérien.

    Un court passage du livre « du Courage » de Gérard Guerrier pour comprendre qui était le caporal-chef Maxime Blasco du 7e bataillon de chasseurs alpins.
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  • G5-Sahel : Les ministres de la Défense du G5 Sahel discutent d'une nouvelle approche sécuritaire

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    Les ministres de la Défense des pays du G5 Sahel ont entamé, mardi après-midi 31 août 2021, une réunion extraordinaire à Niamey, en présence des chefs d'état-major des armées de leurs pays.

    "En prenant cette initiative de nous retrouver à Niamey, il s'agira pour nous de définir une approche à adopter pour minimiser les conséquences que peut engendrer cette nouvelle donne sécuritaire", a déclaré le ministre nigérien de la Défense Alkassoum Indatou.

    "Aujourd'hui, tout en saluant les efforts entrepris à divers niveaux, force est de constater que la situation sécuritaire sur l'ensemble de notre espace commun reste imprévisible et volatile", a-t-il ajouté, précisant que cette situation "demeure particulièrement préoccupante dans le fuseau centre de la Force conjointe du G5 Sahel, communément appelé zone des trois frontières ou du Liptako-Gourma, avec la menace persistante et croissante des activités des groupes terroristes".

    Dans son discours d'ouverture de la rencontre, le ministre tchadien de la Défense et président du conseil des ministres de la Défense du G5 Sahel, le général Daoud Yaya Brahim a indiqué que la lutte contre le terrorisme au Sahel nécessite une "mutualisation" des efforts des différents pays de l'espace et l'appui des forces alliées.

    "La question sécuritaire doit être une priorité afin de préserver cet espace du banditisme transfrontalier, du trafic illicite et du terrorisme", a-t-il déclaré.

    "Nous devons mutualiser les ressources pour arriver à cet objectif, celui de sécuriser la bande du Sahel afin de permettre une libre circulation des personnes et des biens", a insisté le ministre Daoud Yaya Brahim.

    La rencontre de Niamey qui s'achève ce mercredi 1er septembre 2021, va déboucher sur des recommandations qui seront soumises aux chefs d'État des pays du G5 Sahel en vue d'une réorientation de la lutte contre le terrorisme au Sahel.

    Le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coopération et de suivi de politiques de développement et de sécurité créé lors d'un sommet organisé les 15 et 17 février 2017 par cinq États du Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

    Il est doté d'un Secrétariat permanent et d'une Force conjointe chargée de lutter contre le terrorisme.

  • G5 Sahel : le Tchad retire 600 soldats

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    Le gouvernement Tchadien a annoncé, samedi 21 août 2021, avoir retiré la moitié de son effectif militaire déployé depuis février au sein de la force du G5 Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la zone dite « de trois frontières » entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, précisant qu’il s’agit d’un redéploiement stratégique.

    « Il ne s’agit pas d’un retrait, il s’agit d’un redéploiement qui n’a aucune incidence sur la capacité des forces tchadiennes à jouer leur rôle de forces motrices dans la lutte contre le terrorisme », explique Abderaman Koulamallah porte-parole du gouvernement tchadien.

    « Il ne s’agit en aucun cas d’affaiblir les forces. Au contraire, ce redéploiement est bénéfique pour la mobilité des forces » a précisé la même source gouvernementale.

    Abderaman Koulamallah a, en outre, expliqué qu’il ne s’agit, également, en aucun cas de remettre en cause l’engagement international du gouvernement tchadien dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant que ce n’est pas le nombre de soldats qui est important c’est la qualité et l’efficacité des hommes sur le terrain qui sont importantes.

    Le porte-parole du gouvernement a aussi affirmé que cette décision a été prise en commun accord avec le G5 Sahel.

    Le Tchad a déployé 1 200 soldats dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel dont fait partie le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso pour lutter contre les groupes terroristes dans le Liptako gourma dite la zone « de trois frontières ».

    Des groupes terroristes mènent des attaques meurtrières depuis 2017 dans la "zone des trois frontières" située entre le Burkina, le Mali et le Niger.

  • Mali : deux leaders terroristes neutralisés par l'armée française à Ménaka

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    Deux leaders de l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) viennent d’être neutralisés par les forces armées françaises lors d’une opération à Ménaka (nord du Mali), a annoncé l’armée française dans un communiqué.

    « Ce nouveau résultat appuie la stratégie militaire française, qui consiste à cibler les chefs et cadres terroristes, afin d’affaiblir les groupes armés terroristes EIGS et GSIM (Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans), respectivement affiliés à Daech et Al-Qaida », souligne le texte publié, jeudi, sur le site du ministère français de la Défense.

    En coordination avec l’armée américaine, la force Barkhane a déclenché cette nuit, sur très court préavis, une opération contre un camp de l’EIGS, organisation affiliée à Daech, dans la région de Ménaka (Mali). L’identité des deux responsables de l’EIGS neutralisés au cours de cette action est en cours de confirmation, ajoute le communiqué.

    Il y a quelques semaines, les forces françaises et nigériennes avaient déjà porté des coups très durs contre l’EIGS, dans le Liptako malo-nigérien, lors de l’opération Solstice, alors que ce groupe terroriste continue de mener une politique de terreur contre les populations locales, forcées de quitter leurs villages, rappelle le texte.

    Plusieurs cadres de haut rang de l’EIGS avaient déjà été neutralisés au mois de juin 2021, dont l’un des chefs de groupe, Dadi Ould Chaib, plus connu sous le nom d’Abou Dardar, ainsi que Almahmoud ag Baye alias Ikaray, important cadre de l’EIGS, proche du leader de l’EIGS Adnan Abou Walid al Sahraoui, souligne encore l'armée française.

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

    Lien permanent Catégories : Abdelaziz Bouteflika, ALGÉRIE, Ali Khamenei, Aoun Michel, Asia Bibi, Ayatollah Ali Khameneï, Bambara (ethnie), Beyrouth, Bouteflika (président), Chrétiens du Pakistan, Condamnations pour blasphème, Contingent militaire britannique, Contingent militaire danois, Contingent militaire estonien, Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Corps expéditionnaire français, Dioura (localité), Diyab Hassan, Dogon (ethnie), Douentza, Dozos (chasseurs), Etat Islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Force al-Qods, FRONTLIVE-CHRONO, G-5 SAHEL, Gangafani (village dogon), Gourma (région proche du Burkina), Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans, Hariri Saad, Hirak (mouvement de contestation), IRAN, Islamistes radicalisés, Junaid Hafeez (professeur condamné à mort pour bla, Khadim Hussain Rizvi (chef du TLP), Koufa Amadou (prédicateur jihadiste peul), LIBAN, Liptako (région), MALI, Manifestations contre la classe politique, Minusma, Ogossagou (village peul), Opération Barkhane, PAKISTAN, Peuls (ethnie), Qasem Souleimani, Rawalpindi, Sinda (village peul), Sobane-Kou (village dogon), Tebboune Abdelmadjid (élu président le 12/12/2019), Tehreek-e-Labaik Pakistan, Yoro (village dogon) 0 commentaire