Lac Tchad

  • Nigeria : Près de 300 combattants islamiques de Boko Haram tués aux abords du lac Tchad

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    La force mixte multinationale (FMM) opérant au Nigeria a signalé qu'au moins 300 militants de Boko Haram ont été tués à la périphérie du lac Tchad ces dernières semaines.

    Dans un communiqué publié dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, Kamaruddin Adegoke, porte-parole de la La Force mixte multinationale, a déclaré que près de combattants islamiques avaient été tués lors de 30 rencontres distinctes au cours des dernières semaines, et que la CJTF (force civile de soutien à l'armée)) évaluait ses opérations pour préparer une prochaine phase critique.

    Adegoke a précisé que les insurgés islamistes avaient de plus en plus recours aux engins explosifs improvisés (IED) et que les contre-mesures nécessaires avaient été prises.

    Il a expliqué qu'"environ quatre ateliers des rebelles spécialisés dans la fabrication d'engins explosifs improvisés avaient été détruits au cours des opérations jusqu'à présent".

    Adegoke a ajouté que plus de 52 000 combattants et leurs familles s'étaient rendus dans les zones de responsabilité opérationnelle de la Force multinationale interarmées.

    Il a ajouté : "Au moins six soldats de la Force mixte multinationale et un membre de la force civile de soutien à l'armée (CJTF) ont été tués au cours des opérations, et de nombreux soldats ont été blessés."

    Il convient de noter que la Force opérationnelle interarmées multinationale est un effort militaire conjoint mis en place par des pays dont le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin pour combattre le groupe islamique « Boko Haram » et le groupe « État islamique d'Afrique de l'Ouest » (ISWAP), qui menacent la stabilité de la région du lac Tchad.

  • Tchad : cinq soldats tués dans une embuscade au Lac Tchad

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    « Plusieurs terroristes de Boko Haram lourdement armés ont tendu une embuscade mardi (22 février 2022) dans la localité de Kaïga Kindjiria, province du Lac Tchad, aux troupes de l’armée tchadienne qui étaient en mission de ravitaillement », a indiqué mercredi 23 février Adoum Moustapha Brahimi, gouverneur la province du Lac Tchad.

    « Nos forces ont repoussé les assaillants de Boko Haram et en ont tué plusieurs dizaines », a-t-il souligné.

    « Du côté de l’armée, il y a eu cinq morts et moins d’une dizaine de blessés évacués sur N'Djamena mardi soir », a précisé le gouverneur.

    Des militaires sont régulièrement ciblés au lac Tchad, une vaste étendue d'eau et de marécages parsemée d'îlots habités dans l'Ouest, dont certains sont des repaires du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

    Au moins 24 militaires tchadiens avaient été tués et plusieurs blessés en août 2021 dans une attaque de Boko Haram sur l'île de Tchoukou Telia au Lac Tchad, à 190 km au nord-ouest de N'Djamena, en proie à de nombreuses incursions de terroristes.

    En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués en une nuit par le groupe Boko Haram, sur la presqu'île de Bohoma, dans la province du Lac, où se trouve une base de l'armée tchadienne.

    L'ancien président Idriss Déby Itno avait lancé (avant sa mort en 2021) en avril 2020 une offensive contre les terroristes dans la région.

    La rébellion de Boko Haram a éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins tels que le Cameroun, le Niger et le Bénin.

    Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon l'ONU.

  • Cameroun : 12 pêcheurs tués par Boko Haram dans la région du lac Tchad

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    12 pêcheurs originaires de Darak et de Blangoua ont été tués par le groupe jihadiste Boko Haram dans la nuit du 23 décembre 2020 dans la région du lacTchad.
     
    L'attaque s'est produite dans la nuit du 24 au 25 décembre 2020, dans le secteur de Tongomani, un petit ilot à la périphérie de Darack. 

     

  • Tchad : Attaque de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) sur le lac Tchad

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    L'État islamique revendique (voir revendication ci-dessous) avoir attaqué un navire de l'armée tchadienne sur le lac Tchad, "tuant quatre soldats tchadiens".

    Le général de division Abadi Saïr Fadoul, gouverneur de la province du Lac a confirmé que « Dans la nuit de mardi à mercredi, une pirogue de l’armée tchadienne qui patrouillait dans la région du Lac, avait explosé en passant sur un engin explosif improvisé du groupe terroriste au niveau de l'île de papyrus ».

    Le général parle de « quatre militaires tchadiens tués et seize autres blessés ». Il a ajouté que es victimes avaient été évacuées par hélicoptère à Ndjamena. Mais il ne confirme pas la revendication de l'ISWAP au sujet de la mort de militaires canadiens (voir le texte de la revendication ci-dessous). Il s'agit en fait d'une erreur d'une information yéménite qui a confondu Tchadien avec Canadien.

    Depuis le début des exactions de Boko Haram et de l'ISWAP contre les pays riverains du Lac Tchad, c’est la première fois qu’une embarcation de l'armée est visée.

    L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest vise souvent les militaires pendant leurs patrouilles en posant des mines sur leur trajet.

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  • Cameroun : au moins neuf morts et plusieurs blessés dans une série d’attaques de Boko Haram

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    (Attention E.B.)

    Au moins neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une série d’attaques, attribuées à l’organisation jihadiste Boko Haram, menées dans la nuit de lundi à mardi dans la région de l’Extrême nord du Cameroun.

    Ces attaques ont été confirmées mardi matin par des sources militaires et locales.

    L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à Kouyapé, un village camerounais situé près du Nigéria, suite à l’activation d’une charge explosive par un terroriste, tuant 6 personnes et blessant 7 autres.

    « Vers 1 heure (heure locale, TU+1), des combattants de Boko Haram ont lancé une attaque contre le village Kouyapé situé dans le canton de Kolofata. Quand les islamistes ont constaté l’arrivée de l’armée, l’un d’eux a déclenché une charge explosive tuant six civils et blessant sept autres », a précisé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Un membre de Boko Haram a été neutralisé et du matériel de guerre récupéré », a-t-il ajouté.

    Dans la même nuit de lundi à mardi, « vers 23 heures, un autre groupe de Boko Haram a perpétré une attaque contre le village Talakatchi dans le canton Mayo Moskota tuant deux civils et blessant un militaire », a affirmé le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram, le général Bouba Dobkréo.

    Cet officier de l’armée camerounaise ajoute, par ailleurs, que des éléments de la Force Mixte Multinationale (FMM) « en mission de ravitaillement, sont tombés dans une embuscade de Boko Haram à Wulgo » département du Logon et Chari dans la zone du Lac Tchad.

    Le bilan fait état d’«un militaire nigérian de la FMM tué, un soldat nigérian blessé et trois militaires camerounais blessés ».

    Le groupe terroriste Boko Haram, dont le nom signifie « Le livre (book) est péché », est né dans le Nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières; des enlèvements, notamment de femmes et de filles; et des pillages et destructions systématiques de biens.

    « Les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé plus de 322 000 personnes à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014 », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans son rapport du 25 août 2020.

  • Cameroun : Deux pêcheurs tués dans une attaque de Boko Haram

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    Au moins deux personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi 26 août par des membres présumés de Boko Haram, qui ont mené une offensive contre un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, a fait savoir le gouverneur de la région.

    «Deux pêcheurs de nationalité nigériane ont été tués dans cette attaque qui a eu lieu autour de l’île de Bargaram dans l’arrondissement de Hile Alifa, département du Logon et Chari », a souligné le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    « Les terroristes ont tué les pêcheurs et incendié leurs maisons avant de se replier dans les marécages », a-t-il ajouté.

    Le gouverneur indique, par ailleurs, que le poste militaire de la Force Mixte Multinationale (FMM) à Ladari près de la frontière avec le Nigéria, chargé de combattre Boko Haram, a été également attaqué, mardi soir, par les terroristes.

    L’attaque a été repoussée par les éléments de la Force Mixte Multinationale « sans faire de victimes».

    Cette force de la coalition, censée avoir été mise en place par les États riverains du lac Tchad, ne s’est pas réellement matérialisée, faute de moyens et d’équipements.

    La recrudescence des attaques des éléments de Boko Haram contre les civils dans le Lac Tchad n'a cessé de croître.

    « Le droit international humanitaire applicable au conflit armé avec Boko Haram interdit les attaques commises délibérément et sans discernement contre des civils et des biens civils », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié le 25 août courant.

    « Les individus qui ordonnent ou commettent de telles attaques avec une intention criminelle se rendent responsables de crimes de guerre », indiqué l’organisation.
    Dans ce rapport, l’ONG a souligné que les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé « plus de 322 000 personnes » à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014.

  • Sahel/Bassin du lac Tchad : près de 300 civils tués par les mines et les engins explosifs

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    L’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a alerté mardi sur le nombre croissant d’incidents mortels causés par les mines et impliquant des populations déracinées au Sahel et dans la région du lac Tchad.
    Une tendance constatée depuis le début de l'année 2020, a précisé l'ONU sur son site.
    « Bien que les cibles visées par de nombreux groupes armés antigouvernementaux et non étatiques semblent être les forces de sécurité, de plus en plus de civils sont aveuglément tués et mutilés », a déclaré mardi le porte-parole du HCR Babar Baloch, lors d’un point de presse virtuel depuis Genève.
    Au Sahel et dans la région du lac Tchad, ce sont au moins 286 civils dont 9 réfugiés qui ont été tués par les mines et les engins explosifs depuis 2019, précise l'ONU, soulignant que le Nigéria et le Tchad sont les pays les plus touchés dans le bassin du lac Tchad.
    Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) constate également une tendance à la hausse dans le Sahel, rapporte encore l'ONU.
    Au Mali, la population civile représente près de la moitié des victimes des mines terrestres et des explosions d’engins improvisés dans tout le pays, indique la même source. Au moins 42 civils ont, ainsi, été tués dans 82 incidents entre janvier et mai de cette année principalement dans les régions de Mopti, Gao et Kidal.
    Le Sahel est confronté à l’une des crises de déplacement les plus importantes au monde. Des millions de personnes ont fui les attaques des groupes armés contre les civils, avec notamment des exécutions sommaires, le recours généralisé au viol des femmes et des attaques contre les institutions de l’État, y compris les écoles et les établissements de santé, rappelle l'ONU.
    Les mines représentent également un danger supplémentaire pour les réfugiés et les personnes déplacées qui fuient la violence et la persécution et constituent une entrave à leur droit de rentrer chez eux. Le HCR considère d’ailleurs les mines et les munitions non explosées comme des obstacles majeurs au retour dans la sécurité et la dignité. Elles représentent pour les réfugiés et les personnes déplacées qui rentrent chez eux un danger mortel pendant de nombreuses années après la fin du conflit.
    Le HCR appelle, à cet effet, à renforcer les efforts visant à atténuer les risques que les mines terrestres et les engins explosifs improvisés font peser sur les réfugiés et les personnes déplacées dans les régions du Sahel et du bassin du lac Tchad.
    Outre le nombre élevé de morts, de blessés et les séquelles infligées, y compris les dommages psychologiques, la présence d’engins explosifs entrave également l’accès aux moyens d’existence des populations locales tels que les pâturages, les champs, les fermes, le bois de chauffage ainsi que les infrastructures communautaires. Ils affectent également l’acheminement de l’aide humanitaire et les activités de développement, souligne l'ONU.

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