Lac Tchad

  • Cameroun : au moins neuf morts et plusieurs blessés dans une série d’attaques de Boko Haram

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    (Attention E.B.)

    Au moins neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une série d’attaques, attribuées à l’organisation jihadiste Boko Haram, menées dans la nuit de lundi à mardi dans la région de l’Extrême nord du Cameroun.

    Ces attaques ont été confirmées mardi matin par des sources militaires et locales.

    L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à Kouyapé, un village camerounais situé près du Nigéria, suite à l’activation d’une charge explosive par un terroriste, tuant 6 personnes et blessant 7 autres.

    « Vers 1 heure (heure locale, TU+1), des combattants de Boko Haram ont lancé une attaque contre le village Kouyapé situé dans le canton de Kolofata. Quand les islamistes ont constaté l’arrivée de l’armée, l’un d’eux a déclenché une charge explosive tuant six civils et blessant sept autres », a précisé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Un membre de Boko Haram a été neutralisé et du matériel de guerre récupéré », a-t-il ajouté.

    Dans la même nuit de lundi à mardi, « vers 23 heures, un autre groupe de Boko Haram a perpétré une attaque contre le village Talakatchi dans le canton Mayo Moskota tuant deux civils et blessant un militaire », a affirmé le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram, le général Bouba Dobkréo.

    Cet officier de l’armée camerounaise ajoute, par ailleurs, que des éléments de la Force Mixte Multinationale (FMM) « en mission de ravitaillement, sont tombés dans une embuscade de Boko Haram à Wulgo » département du Logon et Chari dans la zone du Lac Tchad.

    Le bilan fait état d’«un militaire nigérian de la FMM tué, un soldat nigérian blessé et trois militaires camerounais blessés ».

    Le groupe terroriste Boko Haram, dont le nom signifie « Le livre (book) est péché », est né dans le Nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières; des enlèvements, notamment de femmes et de filles; et des pillages et destructions systématiques de biens.

    « Les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé plus de 322 000 personnes à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014 », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans son rapport du 25 août 2020.

  • Cameroun : Deux pêcheurs tués dans une attaque de Boko Haram

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    Au moins deux personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi 26 août par des membres présumés de Boko Haram, qui ont mené une offensive contre un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, a fait savoir le gouverneur de la région.

    «Deux pêcheurs de nationalité nigériane ont été tués dans cette attaque qui a eu lieu autour de l’île de Bargaram dans l’arrondissement de Hile Alifa, département du Logon et Chari », a souligné le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    « Les terroristes ont tué les pêcheurs et incendié leurs maisons avant de se replier dans les marécages », a-t-il ajouté.

    Le gouverneur indique, par ailleurs, que le poste militaire de la Force Mixte Multinationale (FMM) à Ladari près de la frontière avec le Nigéria, chargé de combattre Boko Haram, a été également attaqué, mardi soir, par les terroristes.

    L’attaque a été repoussée par les éléments de la Force Mixte Multinationale « sans faire de victimes».

    Cette force de la coalition, censée avoir été mise en place par les États riverains du lac Tchad, ne s’est pas réellement matérialisée, faute de moyens et d’équipements.

    La recrudescence des attaques des éléments de Boko Haram contre les civils dans le Lac Tchad n'a cessé de croître.

    « Le droit international humanitaire applicable au conflit armé avec Boko Haram interdit les attaques commises délibérément et sans discernement contre des civils et des biens civils », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié le 25 août courant.

    « Les individus qui ordonnent ou commettent de telles attaques avec une intention criminelle se rendent responsables de crimes de guerre », indiqué l’organisation.
    Dans ce rapport, l’ONG a souligné que les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé « plus de 322 000 personnes » à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014.

  • Sahel/Bassin du lac Tchad : près de 300 civils tués par les mines et les engins explosifs

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    L’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a alerté mardi sur le nombre croissant d’incidents mortels causés par les mines et impliquant des populations déracinées au Sahel et dans la région du lac Tchad.
    Une tendance constatée depuis le début de l'année 2020, a précisé l'ONU sur son site.
    « Bien que les cibles visées par de nombreux groupes armés antigouvernementaux et non étatiques semblent être les forces de sécurité, de plus en plus de civils sont aveuglément tués et mutilés », a déclaré mardi le porte-parole du HCR Babar Baloch, lors d’un point de presse virtuel depuis Genève.
    Au Sahel et dans la région du lac Tchad, ce sont au moins 286 civils dont 9 réfugiés qui ont été tués par les mines et les engins explosifs depuis 2019, précise l'ONU, soulignant que le Nigéria et le Tchad sont les pays les plus touchés dans le bassin du lac Tchad.
    Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) constate également une tendance à la hausse dans le Sahel, rapporte encore l'ONU.
    Au Mali, la population civile représente près de la moitié des victimes des mines terrestres et des explosions d’engins improvisés dans tout le pays, indique la même source. Au moins 42 civils ont, ainsi, été tués dans 82 incidents entre janvier et mai de cette année principalement dans les régions de Mopti, Gao et Kidal.
    Le Sahel est confronté à l’une des crises de déplacement les plus importantes au monde. Des millions de personnes ont fui les attaques des groupes armés contre les civils, avec notamment des exécutions sommaires, le recours généralisé au viol des femmes et des attaques contre les institutions de l’État, y compris les écoles et les établissements de santé, rappelle l'ONU.
    Les mines représentent également un danger supplémentaire pour les réfugiés et les personnes déplacées qui fuient la violence et la persécution et constituent une entrave à leur droit de rentrer chez eux. Le HCR considère d’ailleurs les mines et les munitions non explosées comme des obstacles majeurs au retour dans la sécurité et la dignité. Elles représentent pour les réfugiés et les personnes déplacées qui rentrent chez eux un danger mortel pendant de nombreuses années après la fin du conflit.
    Le HCR appelle, à cet effet, à renforcer les efforts visant à atténuer les risques que les mines terrestres et les engins explosifs improvisés font peser sur les réfugiés et les personnes déplacées dans les régions du Sahel et du bassin du lac Tchad.
    Outre le nombre élevé de morts, de blessés et les séquelles infligées, y compris les dommages psychologiques, la présence d’engins explosifs entrave également l’accès aux moyens d’existence des populations locales tels que les pâturages, les champs, les fermes, le bois de chauffage ainsi que les infrastructures communautaires. Ils affectent également l’acheminement de l’aide humanitaire et les activités de développement, souligne l'ONU.

    Lien permanent Catégories : CAMEROUN, Lac Tchad, MALI, NIGERIA, TCHAD 0 commentaire
  • Cameroun : six combattants de Boko Haram neutralisés dans l’Extrême-Nord

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    Des combattants de l'organisation extrémiste islamiste Boko Haram ont mené quatre incursions, samedi 25 juillet, dans l’Extrême-Nord du Cameroun au niveau des frontières avec le Nord-est du Nigéria, fief du mouvement terroriste.
    Au cours de la première attaque menée samedi contre le village de Gouzda Vreket situé dans le canton Mayo Moskota, cinq combattants de Boko Haram ont été neutralisés par l’armée camerounaise, selon le chef de division de la communication au ministère camerounais de la Défense, le capitaine de Frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo.
    « Le 25 juillet, une équipe commando de nos forces de Défense, des éléments du bataillon d’intervention rapide (Bir) détachés pour l’Opération Alpha a eu un accrochage particulièrement violent avec les terroristes de Boko Haram au pied des Monts Mandara, non loin de la localité de Gouzda Vreket », at-il affirmé sur le compte officiel Twitter du ministère de la Défense.
    « Côté Boko haram, on enregistre cinq terroristes neutralisés, quatre fusils d’assaut récupérés dont 3 kalachnikov AK 47 et 1 fusil Fal », a précisé le porte-parole de l’armée camerounaise.
    Boko Haram a mené une autre attaque vers 2 heures dans la nuit de samedi à dimanche dans le village de Malia situé près de Waza.
    « La population de Malia s’est mobilisée et a repoussé ces terroristes avant l’arrivée de l’armée. Un combattant de Boko Haram a été neutralisé par la population et une fillette a été blessé lors de l’attaque », a relevé le chef du village Malia, Lawan Ousseni.
    Toujours dans la nuit de samedi à dimanche, des membres de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le poste militaire de la Force Mixte Multinationale situé à Wambasché dans le département du Mayo Sava.
    « Un véhicule de l’armée qui pourchassait les terroriste, a sauté sur une mine posée par Boko Haram sans faire de victimes », a souligné le commandant du secteur 1 de la Force Mixte, le général de brigade Bouba Dobkréo.
    D’après cet officier camerounais, des membres de Boko Haram ont mené une autre attaque samedi vers 23 heures contre le village Krawa Mafa situé dans le canton Moskota. « Un vieillard d’environs 60 ans a été tué », a-t-il indiqué.
    La région où se sont déroulées ces attaques est régulièrement secouée par des violences perpétrées par les terroristes islamistes dont les civils sont les premières victimes.
    Boko Haram a déjà mené de nombreux raids contre l’Extreme-Nord du Cameroun, proche du Nigeria, cible depuis 2015 des jihadistes, dont des combattants se sont également retranchés dans le lit du lac Tchad partagé par le Niger, le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.

  • Cameroun : un militaire tué dans une attaque attribuée aux terroristes islamistes de Boko Haram

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    Un militaire camerounais a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque attribuée à Boko Haram contre un poste de la Force mixte multinationale situé dans la région de l'Extrême-nord du pays.
    « Dimanche vers 22h 30 (heure locale) des terroristes de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le poste de la Force Mixte Multinationale à Touski situé dans le canton Bonderi dans l’arrondissement de Mora. Nous déplorons la mort d’un militaire » a déclaré le commandant du secteur 1 de la Force Mixte, le général de brigade Bouba Dobekréo.
    Ce bilan a été confirmé par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa ajoutant que l’armée camerounaise mène depuis dimanche soir, un ratissage dans la zone de l’attaque.
    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre le groupe terroriste islamiste Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée autour du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés d'habitants.
    « Le fait de n’avoir pas réussi à pérenniser les opérations de 2015 et 2016 a probablement favorisé le retour des terroristes, mais ces derniers sont également parvenus à rebondir après la longue campagne de 2019 », a souligné l’ONG Crisis Group dans un rapport publié le 7 juillet courant.
    L’organisation a estimé qu’une réponse efficace contre la menace terroriste islamiste dans la zone du Lac Tchad, impliquera « des efforts civils pour fournir des services publics, améliorer les conditions de vie des habitants des zones durement touchées, et ramener – ou simplement inspirer – la confiance populaire dans l’autorité publique ».

  • Cameroun : Les djihadistes massacrent une cinquantaine de pêcheurs sur une île du lac Tchad

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