KURDISTAN

  • Irak : L'Armée turque neutralise 8 combattants du PKK sur les monts Gara

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    Le ministère turc de la Défense a annoncé la neutralisation de 8 membres du PKK dans la région de Gara, dans le nord de l'Irak, au cours de frappes aériennes.

    C'est ce qui ressort d'un communiqué partagé mardi par le ministère turc sur son compte Twitter.

    "Nous continuons à détruire les repaires des terroristes. 8 terroristes du PKK repérés dans la région de Gara, dans le nord de l'Irak, grâce à nos engins de reconnaissance et de surveillance, ont été neutralisés par des frappes aériennes. Nos opérations se poursuivront avec détermination", a expliqué le document.

  • Irak : les Forces de mobilisation populaire se déploient dans la région de Sinjar

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    Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), une coalition de paramilitaires chiites et pro-iraniens, se déploient dans la région de Sinjar, dans la province de Ninive, malgré le fait qu'un accord conclu entre Bagdad et Erbil (Kurdistan) oblige ces factions paramilitaires à quitter la région.

    Dans un communiqué, le Hashd al-Chaabi a déclaré :: "La formation de la force Sinjar, le troisième régiment des Forces de mobilisation populaire, a renforcé aujourd'hui vendredi son déploiement dans le district de responsabilité au sud du district de Sinjar dans le gouvernorat de Ninive, sous la direction de la défense de Ninive des Forces de mobilisation populaire. "

    Le communiqué ajoute que "le déploiement vise à renforcer les forces déjà stationnées pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région et à sécuriser le secteur sud en vue du retour des déplacés dans leurs zones de résidence".

    Le déploiement de renforts du Hashd al-Chaabi contrevient aux termes de l'accord entre Bagdad et la région du Kurdistan concernant la normalisation des conditions dans le district de Sinjar.

    L'accord conclu le 9 octobre 2020, prévoit le retrait des groupes armés affiliés au Parti des travailleurs  du Kurdistan (PKK) et des factions de la mobilisation populaire Hasd al-Chaabi).

    Bagdad dit avoir commencé à mettre en œuvre l'accord depuis le début du mois de décembre dernier en déployant les forces du gouvernement fédéral et en retirant les groupes paramilitaires.

    Cependant, le gouvernement régional du Kurdistan affirme que l'accord n'a pas encore été mis en œuvre et que la présence continue des combattants PKK et des Forces de mobilisation populaire (Hashd al)Chaabi) est l'obstacle le plus important à la mise en œuvre de l'accord et à l'établissement de la stabilité de la région. en vue du retour de milliers de personnes déplacées.

    Lien permanent Catégories : Erbil, Hashed al-Chaabi, IRAK, KURDISTAN, PKK, Sinjar 0 commentaire
  • Irak : L'armée turque tue 15 combattants du PKK et en capture 2 autres sur le mont Gara

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    Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a déclaré mercredi 17 février que quinze de ses combattants avaient été tués et deux autres capturés lors des affrontements de la semaine dernière avec les forces armées turques sur le mont Gara dans le gouvernorat de Duhok..

    Six des combattants ont trouvé la mort au cours de frappes aériennes.

    Le PKK maintient ses accusations concernant la mort de 13 prisonniers que l'organisation kurde détenait dans une grotte sur la montagne. Selon lui, c'est l'armée turque qui est responsable de leur mort. Rappelons que le gouvernement turc accuse le PKK de les avoir exécutés.

    L'opération Griffe-de l'Aigle 2 a duré quatre jours. L'armée turque a utilisé à la fois des frappes aériennes et des opérations au sol avec pour objectif la libération des prisonniers.

    La Turquie mène régulièrement des opérations trans-frontalières dans le nord de l'Irak et dans la région du Kurdistan, affirmant que ses actions sont nécessaires pour lutter contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis des décennies une insurrection pour les droits des Kurdes dans le sud-est de la Turquie.

  • Syrie : La coalition anti-Daech installe une base militaire le long de la frontière turco-syrienne

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    La coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis doit établir une nouvelle base militaire le long de la frontière turco-syrienne pour empêcher les jihadistes de s'échapper de Syrie.

    La base sera située dans la région d'Ain Dewar, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé l'arrivée d'un convoi de la coalition, avec plus de 50 véhicules et camions, dans ce secteur, la semaine dernière.

    Le convoi militaire, transportant des véhicules blindés, du matériel logistique et des armes, aurait été vu traverser le nord-est de la Syrie depuis la zone gouvernée par le gouvernement régional du Kurdistan dans le nord de l'Irak.

    La coopération locale potentielle avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui compte une majorité de miliciens kurdes, dans la lutte contre Daech devrait susciter la colère d'Ankara, car elle accuse les FDS d'être liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Les États-Unis ont annoncé la formation d'une large coalition internationale pour vaincre Daech en septembre 2014, et la Turquie a commencé à participer à la coalition l'année suivante en ouvrant sa base aérienne d'Incirlik au sud aux forces de la coalition.

    Nicholas Heras, directeur des relations gouvernementales à l'Institut pour l'étude de la guerre basé à Washington, a déclaré que l'emplacement d'une nouvelle base à Ain Dewar est une décision logique qui confirme l'intention des Etats Unis d'avoir une présence à long terme dans le nord-est de la Syrie.

    "La base serait située près du point d'entrée le plus important dans le nord-est de la Syrie depuis la région du Kurdistan d'Irak, où la plupart des voies terrestres de ravitaillement et de renfort entrent en Syrie pour mener la lutte contre l'Etat islamique, a-t'il déclaré. 

    Heras a ajouté que les Américains pourraient également déployer des moyens aériens, tels que des drones, à partir de cette base,  utiles pour la reconnaissance et pour cibler les principaux dirigeants restants de Daech.

    «Cependant, Ain Dewar est une base d'opérations avancée, ce ne sera pas une base de la taille d'Incirlik», a-t-il ajouté.

    «Incirlik est une installation majeure qui a joué un rôle important dans la planification de l'OTAN pendant plus d'un demi-siècle. Le but d'Incirlik est stratégique: soutenir les opérations de l'OTAN contre une grande puissance rivale, en particulier la Russie.

    La base d'Ain Dewar est destinée à soutenir une campagne spécifique sur un théâtre spécifique, une campagne de contre-terrorisme dans le nord-est de la Syrie contre Daech.

    La base d'Ain Dewar sera en relation avec la base de l'aéroport d'Erbil plutôt que celle d'Incirlik.

    Pour Navvar Saban, analyste militaire du Centre d'études stratégiques d'Omran basé à Istanbul,  la nouvelle base était nécessaire pour la stratégie américaine dans la région.

    «Suite au retrait de plusieurs troupes américaines, la présence américaine était remise en question par les milices pro-iraniennes et Daech qui multipliaient leurs attaques. Par conséquent, c'était nécessaire pour protéger la zone des attaques des groupes terroristes »

  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

  • Turquie : Treize otages turcs exécutés par des rebelles kurdes en Irak, selon Ankara

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    La Turquie a accusé dimanche le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d'avoir exécuté 13 de ses ressortissants qu'il retenait en captivité dans le Nord de l'Irak, où Ankara mène une opération contre les rebelles kurdes.

    Selon le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, des militaires turcs ont découvert 13 corps sans vie dans une grotte prise après de violents affrontements contre des membres du PKK, un groupe qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux. Les responsables turcs ont déclaré que le système de grottes souterraines, qui avait trois entrées et neuf chambres séparées, était occupé par dix combattants du PKK, dont deux ont été capturés avant que la grotte ne soit prise d'assaut par les troupes turques.

    "D'après les premiers éléments dont nous disposons, l'un de nos concitoyens a été tué d'une balle dans l'épaule et les 12 autres ont été tués d'une balle dans la tête", a déclaré M. Akar lors d'un point presse.

    Akar a ajouté que leur enlèvement n'avait pas été divulgué auparavant pour des raisons de sécurité.

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    Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a affirmé qu'il s'agissait de civils. Les corps ont été découverts dans la région de Gara, où l'armée turque mène depuis mercredi une opération contre le PKK dans le cadre d'une offensive plus large baptisée "Serre d'Aigle".

    Le PKK a confirmé dimanche la mort d'un groupe de prisonniers, présentés comme des membres des forces de sécurité turques, affirmant cependant qu'ils avaient été tués dans des frappes aériennes menées par Ankara. Selon M. Akar, 48 membres du PKK et trois militaires turcs ont été tués depuis le lancement de la dernière opération mercredi.

    La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du Nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc qui a fait plus de 40.000 morts. (combattants du PKK sur la photo ci-dessous).

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    Ces opérations suscitent des tensions avec le gouvernement irakien, mais le président turc Recep Tayyip Erdogan répète à l'envi que son pays entend "s'occuper" du PKK dans le Nord de l'Irak si Bagdad n'est "pas en mesure de le faire". En décembre, M. Erdogan avait appelé l'Irak à intensifier le combat sur son territoire contre le PKK en recevant à Ankara le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

    Carte du mont Gara et répartition des différents groupes de combattants kurdes 
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  • Irak : L'Armée turque revendique la mise hors de combat de 33 membres du PKK dans le nord de l'Irak

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    Le ministère turc de la Défense a revendiqué la neutralisation de 33 "terroristes" du PKK depuis le lancement de l'opération Griffe Aigle-2 dans le nord de l'Irak.

    "L'opération Griffe Aigle-2, lancée le 10 février contre les terroristes dans la région de Gara, dans le nord de l'Irak, se poursuit comme prévu", a  assuré le ministère avant d'ajouter:

    "Jusqu'à présent, 33 terroristes ont été neutralisés dans le cadre de l'opération, dont deux soi-disant responsables de l'organisation."

    "Plus de 50 cibles composées de dépôts de munitions, de soi-disant quartiers généraux et de grottes appartenant aux terroristes, ont été détruites au cours de frappes aériennes" a détaillé le document.

    Le ministère a notamment assuré que les forces turques ont, lors de ces opérations, utilisés principalement des munitions de fabrication nationale.

    "Lors de raids aériens menés principalement avec des munitions nationales, les cibles ont été touchées et l'organisation terroriste a subi des pertes sévères", a conclu le communiqué.

    Quelques uns des combattants du PKK tués par l'armée turque :
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