KURDISTAN

  • Irak : Un drone a attaqué des agents du Mossad dans le nord de l'Irak, affirme l'agence iranienne Fars

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    Dans la soirée du mercredi 8 juin 2022, une attaque de drone a été menée contre le consulat américain à Erbil (dans le nord de l'Irak). 

    Une source du service de sécurité kurde a confirmé que plusieurs explosions avaient été entendues du côté de l'aéroport international d'Erbil. 

    Un drone kamikaze est tombé à quelques centaines de mètres du consulat des Emirats Arabes Unis (près du chantier où est en cours de construction le nouveau consulat américain). Dans un premier temps, on a rapporté que trois personnes avaient été blessées et plusieurs véhicules endommagés. Selon une vidéo publiée sur Twitter par AuroraIntel , le drone a explosé près de la chaussée. En effet, plusieurs voitures ont été endommagées. Mais il est clair qu'aucun véhicule n'a été touché directement.

    L'agence iranienne Fars, citant des sources britanniques et arabes, a rapporté que la cible de l'attaque était un groupe d'agents de renseignement israéliens du Mossad.

    Le lendemain, il a été annoncé sur la page Twitter d'Intelsky que deux Israéliens auraient été tués dans cette attaque. Intelsky affirme que les victimes seraient le "commandant du département des assassinats du Mossad" identifié sous le nom d'Ilak Ron) et un "soldat des forces spéciales". Cette information est extrêmement douteuse. La publication, citant le Conseil de sécurité du Kurdistan, affirme que le drone était contrôlé par des militants du groupe chiite irakien Kataib Hezbollah. L' agence de presse iranienne Fars écrit que Kataib Hezbollah nie les allégations d'implication dans l'attaque.

    Aucune confirmation sérieuse n'est disponible pour l'instant. Si cette information est confirmée, il s'agirait d'une action de représailles de l'Iran à l'assassinat d'ingénieurs iraniens actifs dans les activités de défense.

    Les informations sont en cours de spécification.

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  • Irak : Un soldat turc tué en Irak, le septième en cinq jours

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    Un soldat turc a été tué et un autre blessé samedi 28 mai 2022 lors d'une opération militaire dans le nord de l'Irak, où Ankara affronte des rebelles kurdes turcs, a annoncé dimanche le ministère turc de la Défense.

    Ce décès porte à sept le nombre de militaires turcs tués dans la zone depuis mardi. Un engin explosif improvisé s'est déclenché au passage des deux soldats, selon le communiqué du ministère de la Défense.

    Ankara a lancé de nombreuses opérations en Turquie, en Syrie et en Irak contre des rebelles kurdes membres ou liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La dernière, baptisée "Griffe refermée", a débuté en avril dans le nord de l'Irak.

    Le PKK, qui dispose de bases et de camps d'entraînement dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, mène une insurrection contre l'État turc depuis 1984. Ce conflit a fait plus de 40.000 morts, dont de nombreux civils. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi le lancement prochain d'une nouvelle opération militaire turque dans le nord de la Syrie visant à assurer à Ankara une "zone de sécurité" large de 30 kilomètres à sa frontière.

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  • Irak : Un soldat turc tué dans le nord de l'Irak - 14 membres du PKK tués dans un raid aérien turc

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    Un soldat turc a été tué jeudi 26 mai 2022 lors d'une opération militaire dans le nord de l'Irak, où Ankara affronte des miliciens kurdes turcs du Parti des Travailleurs du Peuple (PKK), a annoncé le ministère turc de la Défense. Ce décès porte à six le nombre de militaires turcs tués dans la zone depuis mardi.

    Le PKK, qui dispose de bases et de camps d'entraînement dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, mène une insurrection contre l'État turc depuis 1984. Ce conflit a fait plus de 40.000 morts, dont de nombreux civils.

    Ankara a déclenché de nombreuses opérations en Turquie, en Irak et en Syrie contre des rebelles kurdes membres ou liés au PKK. La dernière, baptisée "Griffe refermée", a été lancée en avril dans le nord de l'Irak.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi le prochain démarrage d'une nouvelle opération militaire turque dans le nord de la Syrie visant à assurer à Ankara une "zone de sécurité" large de 30 kilomètres à sa frontière.

    De son côté, l'aviation turque affirme avoir éliminé 14 membres du PKK dans le nord irakien
    Les forces armées turques revendiquent avoir neutralisé 14 membres du PKK dans le cadre de l'opération "Griffes-Serrure" menée dans le nord de l'Irak.

    Dans un communiqué partagé jeudi 26 mai 2022, le ministère turc de la Défense a assuré que la lutte contre le terrorisme se poursuivait avec détermination jusqu'à l'élimination du dernier terroriste.

    "14 terroristes du PKK identifiés dans la zone de l’opération Griffes-Serrure, dans le nord de l'Irak, ont été neutralisés lors d'un raid aérien. Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra avec détermination", a écrit le ministère.

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  • Irak : Les tensions et les destructions entravent un retour des déplacés dans la région de Sinjar

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    Les violences et une lente reconstruction au Sinjar, foyer historique de la minorité yazidie en Irak, entravent le retour de deux tiers des familles de déplacés, a rapporté mercredi le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

    Cinq années après la fin de l'offensive contre les jihadistes de l'État islamique, plus de 193.000 habitants du Sinjar --des Yazidis, des Kurdes, des Arabes-- ne sont toujours pas rentrés dans cette région du nord de l'Irak. Début mai, de nouveaux affrontements entre l'armée et des combattants yazidis ont entraîné le déplacement de 10.000 personnes.

    "Outre l'escalade de tensions entre les groupes armés, les difficultés d'accès au logement, à la terre et à la propriété posent des obstacles au retour des déplacés", indique NRC dans son rapport. Environ "64% des déplacés ont fait état de maisons fortement endommagées", précise le texte, citant une enquête réalisée en décembre 2021 auprès de 1.500 personnes.

    "Les déplacés indiquent ne pas avoir les ressources pour reconstruire leurs maisons, en particulier au vu du peu de possibilités d'emplois et les retards dans le versement des dédommagements du gouvernement", ajoute le rapport. Selon l'ONG, "99% de ceux qui ont déposé une demande d'indemnisation du gouvernement pour une propriété endommagée n'ont reçu aucun financement".

    L'organisation appelle le gouvernement irakien et les autorités du Kurdistan autonome, voisin du Sinjar, à "prioriser la réhabilitation des infrastructures et la restauration des services, pour ouvrir la voie à des logements sûrs et habitables (...) mais aussi des infrastructures publiques: routes, écoles et bâtiments gouvernementaux". Car, rappelle NRC, après l'offensive anti-EI, "80% des infrastructures publiques et 70% des logements au Sinjar ont été détruits".

    Il y a aussi, chez un tiers des déplacés, "des inquiétudes importantes" concernant "des tensions sociales et des affrontements entre les acteurs sécuritaires". Début mai, des combats ont éclaté entre l'armée et des combattants yazidis, affiliés aux rebelles kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illustrant des luttes de pouvoir impliquant une multitude d'acteurs.

    Les combattants yazidis des Unités de résistance du Sinjar, affiliés aux ex-paramilitaires du Hachd al-Chaabi, ont combattu l'Etat islamique et accusent l'armée d'œuvrer à leur démantèlement. L'armée souhaite, elle, faire appliquer un accord négocié par Bagdad avec le Kurdistan irakien sur le retrait des combattants yazidis et du PKK. 

    Le Sinjar est sporadiquement la cible de raids aériens menés par la Turquie voisine contre des bases du PKK, groupe qualifié de "terroriste" par Ankara.

  • Irak : Plus de 4.000 personnes ont fui les combats au Sinjar

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    Plus de 4.000 personnes ont été déplacées par les récents combats ayant opposé l'armée irakienne à des combattants yazidis (Forces Yabshah) affiliés aux rebelles kurdes turcs du PKK dans la région du Sinjar, a annoncé mardi le Kurdistan d'Irak qui les a accueillies.

    Un soldat irakien a été tué lundi dans une nouvelle poussée de violences dans la région du Sinjar, dans le nord de l'Irak. Ce foyer historique de la minorité yazidie, communauté kurdophone pluricentenaire adepte d'une religion ésotérique monothéiste, est régulièrement secoué par des affrontements entre l'armée et les Unités de résistance du Sinjar, faction armée affiliée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Les dernières violences "ont entraîné le déplacement de 701 familles, soit 4.083 personnes, qui se sont rendues dans la province de Dohouk", qui fait partie de la région autonome du Kurdistan d'Irak, a annoncé en conférence de presse Hussein Klari, responsable du centre de crise du ministère kurde de l'Intérieur.

    Les autorités fédérales de Bagdad ont reconnu le phénomène. "Ces déplacements sont temporaires. La situation sécuritaire est très bonne et la situation est revenue à la normale" au Sinjar, a tempéré Ali Abbas, un haut responsable du ministère irakien de l'Immigration, chargé du dossier des déplacés internes. Les heurts ont éclaté dimanche soir et se sont intensifiés lundi, avant de cesser en fin d'après-midi. Chaque camp a accusé l'autre de l'attaquer.

    Les Unités de résistance du Sinjar, dont les combattants sont aussi affiliés aux ex-paramilitaires du Hachd al-Chaabi (une coalition de groupes majoritairement chiites et pro-iraniens) accusent l'armée de vouloir prendre le contrôle de leur région. L'armée souhaite, elle, faire appliquer un accord négocié par Bagdad avec le Kurdistan irakien voisin, qui stipule le retrait des combattants yazidis et du PKK.

    La minorité yazidie a été persécutée des siècles durant en raison de ses croyances religieuses avant de subir de plein fouet la violence des jihadistes de l'Etat islamique. Sinjar est sporadiquement la cible de raids aériens menés par la Turquie voisine contre des bases du PKK, un groupe "terroriste" selon Ankara.

  • Irak : Violents combats entre l'armée irakienne et les forces de défense de Sinjar (Al-Yabshah)

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    L'Observatoire irakien des droits de l'homme a rapporté que des dizaines de familles avaient fui, dimanche 1er mai,  le district de Sunomi, de la ville de Sinjar dans le gouvernorat de Ninive, dans le nord du pays, en raison des combats entre l'armée irakienne, et  notamment la 9e division blindée,  et les forces  "Yabshah" (Forces kurdes de protection de Sinjar). 

    Concrètement, l'armée irakienne, d'un côté, attaque les Yézidis et les Kurdes,  et l'armée turque de l'autre côté bombardent les Kurdes et les Yézidis de Sinjar sous prétexte qu'ils aident le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
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    Les violentes combats ont lieu à l'intérieur des zones résidentielles. Cette région avait été le théâtre d'un conflit majeur entre les forces locales et internationales et les jihadistes de l'Etat islamique s'étaient emparés de Sinjar en 2014 et commis contre ses habitants des crimes épouvantables contre l'humanité. Au cours de ce conflit une grande quantité d'armes avait été distribuée aux habitants de la région et ces armes sont toujours aux mains des habitants. 

    Selon des informations préliminaires reçues par l'Observatoire irakien des droits de l'homme, « de violents combats ont eu lieu au cours des dernières heures entre les forces de l'armée irakienne et les unités de protection « Yabsha » de Sinjar dans des zones peuplées, exposant les civils à un grand danger.

    Les combats, à l'arme moyenne et lourde, ont fait des victimes civiles. 
    Des observateurs locaux ont observé une concentration d'éléments "Al-Yabsha" à l'intérieur des quartiers résidentiels, ce qui a provoqué les combats avec l'armée irakienne au milieu des habitations civiles.

    Un habitant a expliqué que "les éléments Yabsha étaient barricadés à l'intérieur des habitations. De son côté, l'armée irakienne ne se souciait nullement du danger que faisait peser pour les civils l'utilisation d'armes lourdes dans les quartiers résidentiels. » Il a ajouté qu'"un grand nombre de familles ont fui vers d'autres régions du Sinjar et la région du Kurdistan irakien".

    L'Observatoire irakien des droits de l'homme a lancé un appel urgent au gouvernement irakien pour qu'il préserve la sécurité des civils et les éloigne du danger, car il est responsable de la sécurité des civils qui se trouvent à l'intérieur du territoire irakien. L'armée doit respecter le droit humanitaire international en tant que première force responsable de la sécurité et du système judiciaire. »

    L'observatoire a mis en garde contre la vague croissante de personnes déplacées, qui souffraient déjà des énormes destructions provoquées par les combats qui ont eu lieu au cours des années précédentes lors de la guerre contre l'Etat islamique.

  • Kurdistan irakien : Une raffinerie de pétrole appartenant au propriétaire de la base du Mossad attaquée à Erbil

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    Trois roquettes ont explosé près d'une raffinerie de pétrole située à Erbil. Selon les autorités du Kurdistan irakien, il n'y a pas eu de victimes et aucun dégât n'a été occasionné. Selon les premiers rapports, les roquettes ont été lancées depuis la province de Ninive.

    La raffinerie appartient à la holding KAR, détenue par l'homme d'affaires kurde Baz Karim Barzanji. Il y a quelques semaines, sa villa dans les environs d'Erbil avait été touchée par une attaque massive à la roquette. Les Iraniens ont prétendu que la villa servait de base au Mossad israélien.