KURDISTAN

  • Irak : Les forces de sécurité capturent le coordinateur de Daech au Kurdistan

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    Les forces de sécurité de la région du Kurdistan irakien ont appréhendé un dangereux terroriste dirigeant une cellule dormante de l'Etat islamique lors d'un raid près de la capitale de la région, Erbil, a annoncé la coalition dirigée par les États-Unis le 21 août dernier.

    "Agissant sur mandat, le 20 août, les troupes d'élite de la direction de lutte contre le terrorisme kurde ont capturé les membres d'une cellule dormante de Daech à Erbil", a révélé dans un Tweet le colonel Myles B. Caggins III, porte-parole de la coalition.

    Selon le colonel Caggins, le terroriste était responsable de la coordination du mouvement des terroristes de Daech, de l'argent et des armes à travers la région du Kurdistan.

    "La cellule dormante qui a été démantelée à Erbil était en contact avec d'autres responsables de l'Etat islamique - des dirigeants de niveau intermédiaire - et s'arrangeait pour que les combattants se déplacent à travers le Kurdistan vers d'autres régions d'Irak et de Syrie. Cela implique de transférer de l'argent, d'organiser des maisons d'accueil et de donner des instructions à ces combattants", a expliqué le porte-parole.

    Le porte-parole a refusé de révéler plus d'informations car elles sont utilisées par les services de renseignement pour planifier des raids supplémentaires.

    Le Kurdistan est considéré comme l'une des régions les plus sûres d'Irak. Néanmoins, les terroristes de Daech y maintiennent une petite présence.

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  • Irak : Le PKK abat un hélicoptère turc dans le Kurdistan irakien

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    Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, groupe indépendantiste kurde de Turquie) a annoncé lundi avoir abattu un hélicoptère turc au cours d'une violente bataille dans le secteur de Sidakan, dans la montagne du Zagros, dans le Kurdistan irakien. Au moins dix soldats turcs auraient perdu la vie. Les guérilleros du PKK, aguerris et qui vivent et s'entraînent en haute altitude,  ont résisté à l'offensive turque et tenu leur territoire malgré leur infériorité numérique et leur infériorité en armement !

    Le maire de Kani Massi, la localité où l'hélicoptère s'est écrasé le long de la frontière avec la Turquie, a confirmé le crash d'un appareil turc à l'AFP. "Nos forces ont mené une opération contre des hélicoptères Sikorsky (...) et ont abattu l'un des appareils turcs", indique un communiqué des Forces de défense du peuple, branche armée du PKK. "Dix minutes après le crash du premier hélicoptère, un autre a été touché et forcé de rebrousser chemin", ajoute le texte.

    Serbest Aqraoui, le maire de Kani Massi, a assuré à l'AFP ne pas pouvoir confirmer cette seconde cible ni l'étendue des dégâts, tant l'accès à la zone des combats est réduit. "Cette opération a été menée en mémoire du martyr Akid Karzan et des deux officiers irakiens tués dans un raid aérien de l'armée d'occupation turque", précise le communiqué. Il n'a pas été possible dans l'immédiat d'obtenir une réaction des responsables turcs.

    L'hélicoptère a été abattu alors que l'armée turque a lancé une vaste opération dans le nord de l'Irak, avec l'intervention de nombreux hélicoptères de combat, pour tenter de déloger les combattants du PKK de la région. 

    Mardi dernier, un drone turc avait visé une réunion entre commandants des garde-frontières irakiens et du PKK au Kurdistan, tuant deux haut-gradés irakiens, un soldat et un commandant du PKK.

    Bagdad a vivement protesté auprès d'Ankara. Mais la Turquie, inflexible, poursuit ses raids aériens et terrestres, assurant devoir se charger elle-même de bouter le PKK hors d'Irak tant Bagdad "détourne le regard" des actions d'un groupe qu'elle considère comme "terroriste".

    L'Irak, de son côté, tente de mobiliser pays arabes et européens pour forcer Ankara à se retirer de son sol, où depuis 25 ans, elle a consolidé des positions militaires, pour contrer le PKK, qui lui aussi a multiplié les bases au Kurdistan d'Irak.

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  • Irak : Nouveaux raids turcs, trois combattants du PKK tués

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    Un nouveau bombardement turc a tué jeudi soir trois combattants du Parti des travailleurs kurdes (PKK, opposition kurde en Turquie) dans le nord de l'Irak, selon un responsable local, alors que Bagdad tente de rassembler des soutiens contre la campagne turque sur son sol.
    "Un bombardement turc a visé une voiture dans le village de Rachanki, dans la province de Dohouk, tuant trois combattants du PKK et en blessant un quatrième qui a pris la fuite", a déclaré vendredi à l'AFP Mouchir Bachir, maire de la localité. "Le 4X4 sans plaque d'immatriculation venait de Dohouk et s'était arrêté devant une épicerie", a-t-il précisé.
    Depuis jeudi, l'Irak ne cesse de contacter ses voisins arabes pour tenter de former un front uni contre Ankara qui défend son droit à bombarder le PKK, accusant Bagdad et le Kurdistan irakien de ne pas lutter contre la présence du groupe qu'elle considère comme "terroriste".

    Opération militaire turque "Griffes du Tigre"
    En juin la Turquie a lancé l'opération "Griffes du Tigre" au Kurdistan irakien, et depuis, Bagdad et Ankara n'ont cessé de s'opposer --sur le plan diplomatique-- au sujet des frappes aériennes et de l'incursion terrestre de commandos turcs. Mardi, deux hauts gradés et un soldat irakiens ont été tués par un tir de drone turc, menaçant de provoquer une crise entre les deux pays.
    Bagdad a convoqué mercredi pour la troisième fois en deux mois l'ambassadeur turc. Vendredi, le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein a contacté ses homologues bahreïni et émirati, après s'être entretenu la veille avec ses homologues égyptien, jordanien, saoudien et koweïtien ainsi que le patron de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. Il a plaidé pour "une position unie obligeant la Turquie à retirer ses forces infiltrées en territoire irakien".
    Une tâche qui s'annonce difficile, affirment les experts, car la Turquie possède depuis 25 ans une dizaine de postes militaires au Kurdistan irakien. Autant de positions qu'elle n'entend pas perdre et auxquelles elle aurait même ajouté de nouvelles implantations, selon des sources kurdes. Depuis le début de l'opération "Griffes du tigre", au moins cinq civils ont été tués. Ankara a annoncé la mort d'au moins sept de ses hommes et le PKK et ses alliés de 14 combattants et partisans.

    Le PKK refuse de laisser ses positions aux forces de sécurité irakiennes
    Le PKK refuse de laisser les gardes-frontières irakiens avancer et prendre le contrôle de certains points spécifiques près de la frontière turque. Les militants kurdes menacent d'ouvrir le feu si les forces de sécurité irakiennes entrent dans "leurs" zones le long de la frontière.

  • Irak : Bagdad annule la visite du ministre turc de la Défense après que des soldats irakiens aient été tués dans une frappe aérienne turque

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    Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé l'annulation d'une visite prévue de Hulusi Akar, le ministre turc de la Défense, à Bagdad demain, jeudi, sur fond «d'attaques répétées des forces militaires turques et de violation de la souveraineté de l'Irak».
    Une déclaration du ministère irakien des Affaires étrangères diffusée mercredi soir indique : «Nous annonçons l'annulation de la visite du ministre turc de la Défense en Irak, prévue jeudi, et le ministère des Affaires étrangères convoquera l'ambassadeur de Turquie, lui remettra une note de protestation fortement formulée et l'informera du rejet confirmé par l'Iraq des attaques de son pays. Et les violations ».
    Le ministère déclare que «l'Iraq rejette catégoriquement et condamne fermement l'attaque flagrante que la Turquie a menée en bombardant à l'intérieur des terres irakiennes dans la région de Sidakan du gouvernorat d'Erbil dans la région du Kurdistan irakien avec un drone, qui a causé la mort de deux officiers et d'un soldat des forces armées irakiennes, et que l'Irak considère cet acte comme une violation...C'est un acte d'hostilité qui viole les chartes et les lois internationales qui régissent les relations entre les pays.
    Il a ajouté que ces actions contredisaient «le principe de bon voisinage, qui devrait être une raison de la volonté de mener à bien le travail participatif de sécurité au service des deux parties», et que «la répétition de telles actions, et le non-respect des demandes de l'Irak d'arrêter les violations et de retirer les forces turques pénétrant à l'intérieur de nos frontières internationales, sont une cause de reconsidération de la taille de la coopération entre les deux pays à différents niveaux.
    La déclaration a renouvelé la position de l'Irak de ne pas "utiliser ses territoires comme quartier général ou couloir pour nuire à l'un quelconque des pays voisins", et il refuse également d'être "une arène de conflits et de règlement de comptes pour des parties extérieures". (Dpa)

  • Irak : Deux hauts gradés irakiens tués par un drone turc au Kurdistan

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    Deux haut gradés irakiens ont été tués mardi, a annoncé l'armée irakienne dénonçant "une agression turque flagrante menée par un drone", alors qu'Ankara mène depuis des semaines des frappes aériennes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, opposition kurde en Turquie) au Kurdistan d'Irak.
    Bagdad a déjà convoqué à deux reprises l'ambassadeur turc pour protester contre les raids d'Ankara sur son sol. En dépit de ces protestations, qui pourraient désormais s'intensifier après la mort pour la première fois de membres des troupes régulières irakiennes dans des raids turcs, Ankara assure avoir le droit de continuer à lutter contre le PKK qu'elle considère comme une organisation "terroriste" à l'instar des Etats-Unis et de l'Union européenne.
    Le communiqué de l'armée assure que les deux hauts gradés, à la tête de bataillons de garde-frontières, ont été tués avec un chauffeur alors qu'ils se trouvaient à bord d'un véhicule. Ihssane Chalabi, maire de la localité de Sidakan, dans le nord de la province d'Erbil, a toutefois indiqué à l'AFP que le drone turc avait visé "des commandants des gardes-frontières irakiens alors qu'ils étaient en réunion avec des combattants du PKK".
    Des témoins ont rapporté que des accrochages avaient eu lieu dans la matinée entre combattants du PKK et forces irakiennes. La réunion visée par le drone avait été convoquée en urgence pour tenter de calmer les tensions, selon des sources locales.
    Erbil est actuellement dans une position inconfortable. D'une part, le Kurdistan autonome irakien se présente comme le prolongement naturel de la région semi-autonome kurde de Syrie et un exemple pour les Kurdes de Turquie et d'Iran. Mais d'autre part, il est régulièrement le théâtre de bombardements contre des positions du PKK et de ses alliés syriens et iraniens sur son sol.
    A la mi-juin, Ankara a ainsi lancé une nouvelle campagne au Kurdistan irakien, "Griffes du tigre", avec frappes aériennes et commandos héliportés pour opérer au sol. Au moins cinq civils ont déjà péri dans ces violences, tandis qu'Ankara a annoncé la mort de deux de ses soldats et le PKK et ses alliés de dix combattants et partisans.
    Le PKK livre une guérilla séparatiste sur le sol turc depuis 1984. Le conflit entre l'Etat turc et les combattants kurdes a fait plus de 40.000 morts, parmi lesquels de nombreux civils, depuis son déclenchement.

  • Irak : Offensive turque dans le Kurdistan irakien - Un parti lié au PKK annonce 9 morts dans ses rangs

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    Une formation kurde liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, opposition kurde en Turquie) a annoncé lundi la mort de sept de ses combattants et deux de ses partisans dans des frappes turques au Kurdistan irakien.
    Le Parti pour une vie libre du Kurdistan (PJAK), une formation de Kurdes iraniens opposés au régime de Téhéran et qui dispose de bases au Kurdistan irakien, a affirmé que ces personnes ont été tuées "le 7 août lors de frappes aériennes turques".
    Le 4 août, des frappes "menées par des drones" cette fois, avaient entraîné "d'importants dégâts matériels et des incendies", sans faire de victimes, dans la même région de Charbazher, au nord de Souleimaniyah, frontalière de l'Iran, précise le communiqué du PJAK.
    Erbil, capitale du Kurdistan irakien, est actuellement dans une position inconfortable. D'une part, le Kurdistan autonome irakien se présente comme le prolongement naturel de la région semi-autonome kurde de Syrie et un exemple pour les Kurdes de Turquie et d'Iran. Mais d'autre part, il est régulièrement le théâtre de bombardements contre des positions du PKK et de ses alliés syriens et iraniens sur son sol.
    En dépit des protestations des autorités irakiennes, la Turquie continue à lutter contre le PKK qu'elle considère comme "terroriste", comme les Etats-Unis et l'Union européenne. Mi-juin, Ankara a ainsi lancé une nouvelle campagne au Kurdistan irakien, "Griffes du tigre", avec frappes aériennes et commandos héliportés pour opérer au sol Au moins cinq civils ont déjà péri dans ces violences, tandis qu'Ankara a annoncé la mort de deux de ses soldats et le PKK d'un de ses combattants.
    Le PKK livre une guérilla séparatiste sur le sol turc depuis 1984. Le conflit entre l'Etat turc et les combattants kurdes a fait plus de 40.000 morts, dont de nombreux civils, depuis son déclenchement.

  • Irak : L'armée de l'air turque frappe des positions Kurdes dans le nord de l'Irak - quatre morts

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    Dimanche 2 août, le ministère turc de la Défense a annoncé que les forces armées turques avaient à nouveau attaqué les positions du "Parti pour la vie libre du Kurdistan" (PJAK) dans le nord de l'Irak, rapporte Anadolu .
    Le rapport indique que quatre militants kurdes ont été tués au cours de la une aérienne dans la région de Zap.
    Bagdad a fermement condamné les actions de la Turquie. Cependant, Ankara déclare que «les opérations des forces armées turques (en Irak) se poursuivront jusqu'à ce que le dernier terroriste soit tué».
    PJAK
    Le PJAK a été créé au printemps 2004. Il revendique lutter pour une société fonctionnant sur les principes du confédéralisme démocratique, autogestionnaire, anticapitaliste, féministe et écologique.
    Depuis 2007, le PJAK fait partie de la structure faîtière organisationnelle de la Koma Civakên Kurdistan (Union des communautés du Kurdistan), au même titre que le Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), le Parti de l'union démocratique syrien ou le Parti de la solution démocratique du Kurdistan irakien, ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile kurde.
    Forces armées du PJAK
    Le PJAK dispose d'une branche armée de quelque 3 000 combattants mais ne privilégie pas l'option militaire. Les combats avec les militaires iraniens sont très rares depuis 2011.
    Les unités armées du PJAK portent le nom de HRK, Forces de l'Est du Kurdistan (Hêzên Rojhilatê Kurdistan)
    L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis8.