Kunduz

  • Afghanistan : Trois explosions

    Imprimer

    Trois explosions simultanées se sont produites dimanche 12juin 2022, dans différentes provinces d'Afghanistan. Deux d'entre elles ont visé des talibans, selon l'agence de presse afghane "Asfaka".

    L'explosion d'une mine en bordure de rue, près du marché des changes, dans la ville de Kunduz a blessé au moins 4 civils. À Faizabad, la capitale de la province de Badakhshan, un engin explosif a explosé à côté d'un poste de police occupé par les talibans, et dans la province de Kunar, un engin explosif a pris pour cible un véhicule des talibans dans la ville d'Asadabad. L'explosion a entraîné la mort de cinq talibans.

    Les autorités locales n'ont fait aucun commentaire sur les explosions et aucune victime n'a été signalée, mais les soupçons se portent sur les membres de l'Etat islamique-Khorasan.

    De son côté, l''État islamique-Khorasan (ISKP) a revendiqué une attaque à l'engin explosif ayant visé, samedi 11 juin, un bus transportant du personnel pénitentiaire travaillant dans la prison de Pul-e-Charkhi à l'est de Kaboul. L'ISKP affirme que 6 gardiens de prison auraient été tués et d'autres blessés. 
    FVBAaf6WYAAAJmy.jpeg

    Deux morts dans une attaque contre un bus à Mazar-i-Sharif, dans le nord
    Deux hommes armés ont ouvert le feu dimanche sur un bus transportant des techniciens employés dans un aéroport du nord de l'Afghanistan, tuant au moins deux personnes et en blessant six autres, selon la police.

    Le véhicule "a été attaqué alors que l'équipe technique se rendait à l'aéroport" de la ville de Mazar-i-Sharif, où les techniciens s'apprêtaient à prendre leur service, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police provinciale de Balkh, Mohammad Asif Waziri.
    g1-UizaH.jpeg

    Cette attaque survient alors que les compagnies aériennes étrangères n'ont pas encore repris leurs vols vers la capitale Kaboul et d'autres villes afghanes, depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août. Elles invoquent notamment des questions de sécurité pour leurs équipages et les passagers.

    Des combattants talibans assurent actuellement la sécurité de toutes les installations aéroportuaires du pays, et les autorités ont récemment confié à une société des Émirats arabes unis la gestion du contrôle des passagers et des bagages dans plusieurs aéroports afghans, dont celui de Kaboul.

    Le nombre d'attentats a diminué dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir des talibans, mais une série d'attaques meurtrières à la bombe, dans lesquelles des dizaines de personnes ont trouvé la mort, a frappé le pays fin avril, pendant le mois du ramadan, et aussi fin mai. La plupart ont été revendiquées par l'Etat islamique, et ont visé principalement la communauté chiite. 

     

  • Afghanistan : Au moins 16 morts dans quatre attentats revendiqués par l'Etat islamique

    Imprimer

    Au moins seize personnes ont été tuées, mercredi 25 mai 2022 en Afghanistan dans quatre attentats à la bombe, trois contre des minibus à Mazar-i-Sharif (Nord), revendiqués par l'Etat islamique, et un contre une mosquée dans la capitale Kaboul, selon les autorités.

    A Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord, "les bombes ont été placées à bord de trois minibus dans différents quartiers de la ville", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police provinciale de Balkh, Asif Waziri.

    Au moins dix personnes sont mortes et une quinzaine d'autres ont été blessées, selon la police et les service de santé. L'Etat islamique a revendiqué ces attaques dans la soirée de mercredi.

    "Les soldats du califat ont fait exploser deux bombes placées sur deux bus (...) et une troisième bombe sur un troisième bus", a indiqué l'Etat islamique via ses chaînes Telegram.

    Selon Najibullah Tawana, responsable du service de santé de Balkh, trois femmes figurent parmi les dix tués dans les explosions des minibus. A Kaboul, un autre attentat à la bombe a visé la mosquée de Hazrat Zakaria, située près d'un carrefour, tuant au moins six personnes et en blessant 18 autres, selon un dernier bilan donné dans la nuit de mercredi à jeudi sur Twitter par le porte-parole de la police de la capitale, Khalid Zadran.

    Le nombre d'attentats a diminué dans le pays depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août, mais une série d'attaques meurtrières à la bombe, dans lesquelles des dizaines de personnes ont trouvé la mort, a frappé le pays fin avril, pendant le mois de ramadan.

    Bombe dans un ventilateur de la mosquée
    A Kaboul mercredi soir, des témoins ont vu plusieurs ambulances rouler à toute vitesse vers les lieux de l'explosion, qui n'a pas été revendiquée jusque-là. Le ministère de l'Intérieur a précisé que la bombe avait été placée à l'intérieur d'un ventilateur dans la mosquée. Vidéo.

    Certaines des attaques meurtrières qui ont frappé le pays fin avril ont été revendiquées par l'Etat islamique et avaient visé en particulier la minorité chiite hazara, considérée comme hérétique par l'Etat islamique.

    L'Etat islamique-Khorasan, la branche afghane de l'organisation islamique est basée dans la province orientale de Nangarhar, à proximité des routes de trafic de drogue et d'êtres humains vers le Pakistan.

    L'organisation accuse les fidèles talibans d'abandonner le djihad.

    Le 28 avril, déjà à Mazar-i-Sharif, des attentats à la bombe, revendiqués par l'Etat islamique, contre deux minibus transportant des passagers chiites, avaient fait neuf morts. Le 21 avril, une mosquée chiite de cette ville avait aussi été la cible d'une bombe. Au moins 12 personnes avaient été tuées et 58 blessées, et là encore l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque. Le lendemain, au moins 36 personnes, dont des enfants, avaient trouvé la mort à Kunduz (nord-est) dans un autre attentat à la bombe contre une mosquée sunnite, fréquentée par des soufis, pendant la prière du vendredi. Les Soufis sont également considérés comme hérétiques par les islamistes de l'Etat islamique. A Kaboul, dix personnes avaient été tuées le 29 avril lors d'une explosion dans une mosquée sunnite, après la prière du vendredi.

    Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangarhar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent depuis quelques mois avoir vaincu l'Etat islamique-Khorasan, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan.

  • Afghanistan : Nouvelle explosion dans une mosquée dans le nord - Au moins 36 morts et 40 blessés selon un bilan provisoire

    Imprimer

    Une explosion a frappé la mosquée Mawlavi Sikandar, dans le district Imam Sahib à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, pendant la prière du vendredi. Contrairement à l'attentat de la veille dans la ville de Mazar-i-Sharif, la mosquée visée par ce nouvel attentat est sunnite. Vidéo.

    Selon un premier bilan, il y aurait au moins 36 tués et une quarantaine de blessés. L'État islamique a de nouveau revendiqué l'attentat.
    FQ9glB2WQAI5G4b.jpeg
    Cette explosion survient au lendemain de deux attentats revendiqués également par le groupe Etat Islamique en Afghanistan, qui ont fait au moins 16 morts et des dizaines de blessés. Douze fidèles ont péri dans un attentat jeudi contre une mosquée chiite dans la ville de Mazar-i-Sharif (nord). Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et 18 blessées à Kunduz par l'explosion d'une bombe placée sur un vélo, au passage d'un véhicule transportant des civils mécaniciens travaillant pour une unité militaire talibane.
    FQ9bWLQWQAYvcHc.jpegAttentat à Kaboul
    Par ailleurs, une autre explosion s'est produite vendredi 22 avril devant le siège du ministère du Commerce dans la capitale, Kaboul. Les "talibans" ont déclaré que l'incident n'avait pas fait de blessés.

  • Afghanistan : Au moins 12 morts dans un attentat de l'Etat islamique contre une mosquée chiite

    Imprimer

    Au moins 12 personnes ont été tuées et 58 autres blessées, jeudi 21 avril, dans un attentat de l'Etat Islamique contre une mosquée chiite de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, deux jours après une attaque contre une école d'un quartier chiite de Kaboul. .

    "Onze personnes sont décédées sur place et une autre sur la route de l'hôpital, ce qui fait 12 morts jusqu'ici", a déclaré à l'AFP Ahmad Zia Zindani, porte-parole du service de Santé de la province de Balkh, dont Mazar-i-Sharif est la capitale. Au total, 58 personnes ont été blessées, dont 32 grièvement, a-t-il précisé. Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.  Le groupe sunnite ultra-radical a affirmé avoir placé "un colis piégé" à l'intérieur de la mosquée et l'avoir activé à distance au milieu des fidèles rassemblés.

    Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des victimes emmenées vers les hôpitaux depuis la mosquée Seh Dokan, où le sol était jonché de morceaux de verre. "Des parents de victimes cherchant leurs proches sont arrivés dans les hôpitaux de la ville. Plusieurs habitants sont aussi venus donner leur sang", a souligné M. Zindani, selon qui l'explosion s'est produite au moment de la prière.

    Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et 18 blessées à Kunduz (nord-est) dans l'explosion d'une bombe placée sur un vélo, au passage d'un véhicule transportant des civils mécaniciens travaillant pour une unité militaire talibane, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police provinciale, Obaidullah Abedi.
    FQ23nUdXMAIdQum.jpeg

    'Hostilité religieuse et ethnique'
    La sécurité s'était améliorée en Afghanistan depuis la prise du pouvoir par les talibans en août et le retrait des troupes américaines, après 20 ans d'une guerre d'usure contre leur présence militaire.

    Des attaques, essentiellement revendiquées par l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), la branche régionale de l'Etat islamique, surviennent toutefois encore régulièrement.

    Mardi, au moins six personnes ont été tuées et 24 blessées dans deux explosions ayant frappé une école pour garçons d'un quartier de Kaboul largement peuplé par des membres de la minorité chiite hazara. Cette attaque n'a pas encore été revendiquée.

    La communauté chiite, qui est essentiellement Hazara et représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants), est persécutée de longue date dans ce pays à majorité sunnite. Elle a souvent été visée par l'Etat islamique, qui la considère comme hérétique, avant et depuis le retour au pouvoir des talibans, qui s'en étaient eux-mêmes pris à elle par le passé. "Il y a une hostilité religieuse et ethnique envers les chiites et en particulier les Hazaras", dont les traits physiques sont caractéristiques des populations d'Asie centrale, a déclaré à l'AFP le dirigeant chiite Mohammad Mohaqqiq. "Tous les groupes extrémistes en Afghanistan, que ce soit l'Etat islamique ou les talibans, ont montré cette hostilité."

    Lutte sans pitié
    Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangharar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent maintenant avoir vaincu l'Etat islamique-Khorasan, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan. Ce groupe est accusé d'avoir mené ou a revendiqué quelques-uns des attentats les plus meurtriers survenus ces dernières années en Afghanistan.

    En mai 2021, une série d'explosions s'était produite devant un établissement scolaire pour filles du même quartier chiite de Kaboul visé mardi, faisant 85 morts, en majorité des lycéennes, et plus de 300 blessés.

    Une voiture piégée avait d'abord explosé devant l'école, puis deux autres bombes avaient suivi au moment où les élèves se précipitaient dehors. L'Etat islamique, qui avait revendiqué un attentat en octobre 2020 contre un centre éducatif (24 morts) dans la même zone, est fortement soupçonné d'avoir mené cette attaque.

    Dans ce même quartier, en mai 2020, un groupe d'hommes armés avait attaqué une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières, tuant 25 personnes, dont 16 mères, certaines sur le point d'accoucher. Cet attentat n'avait pas été revendiqué, mais les Etats-Unis avaient accusé l'Etat islamique d'en être responsable.
    FQ3MKU7X0AE9lIY.jpeg

  • Afghanistan : Les talibans s'attaquent à l'Etat islamique dans le Sud du pays

    Imprimer

    Les talibans ont lancé l'assaut, lundi 15 novembre 2021, contre plusieurs caches présumées de la branche locale du groupe Etat islamique dans la province afghane de Kandahar (sud), opération dans laquelle au moins quatre combattants de l'Etat islamique et deux civils ont été tués, a-t-on appris de source policière.

    Cette opération contre l'Etat islamique-Khorasan (EI-K) a été lancée vers minuit dans quatre districts de la province et a continué dans la matinée, a expliqué à l'AFP le chef taliban de la police provinciale, Abdul Ghafar Mohammadi. "Jusqu'ici, quatre combattants de Daech ont été tués et 10 arrêtés (...) L'un d'entre eux s'est fait sauter à l'intérieur d'une maison", a-t-il affirmé lundi en milieu de journée. Un porte-parole des talibans a pour sa part écrit lundi soir sur Twitter que deux civils et trois membres de l'EI-K ont été tués lors de l'opération. Un membre des services de renseignement talibans ayant requis l'anonymat a lui indiqué à l'AFP qu'au moins trois civils avaient été tués.

    Aux dernières nouvelles (lundi 16H30 heure française), les affrontements se poursuivent dans les 15e, 6e et 3e arrondissements de la ville de Kandahar. Il y a de lourdes pertes des deux côtés.

    Depuis leur retour au pouvoir à Kaboul le 15 août 2021, les talibans, qui font de la sécurité leur priorité après des décennies de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats menés par l'EI-K. Ce groupe est particulièrement actif autour de la ville de Jalalabad (est), l'un de ses bastions de longue date où il a déjà visé à plusieurs reprises des talibans. Il a aussi ciblé la minorité chiite à Kunduz (nord-est), Kaboul et dans la ville de Kandahar où un attentat contre une de ses mosquées à la mi-octobre avait fait au moins 60 morts.

    L'EI-K, qui avait été fortement affaibli en 2019 par des opérations de l'armée afghane, aidée des Etats-Unis, et par sa rivalité avec les talibans, a retrouvé un nouvel élan avec le retour de ceux-ci au pouvoir. Groupe islamiste sunnite, comme les talibans, il est encore plus rigoriste et prône un "jihad global". L'EI-K constitue la principale menace envers le pouvoir taliban, même si celui-ci tend à minimiser son influence.
    FEPe3RuWQAIEXjX.jpeg

  • Afghanistan : L'Etat islamique affirme avoir tué ou blessé plus de 130 talibans en un mois

    Imprimer

    La branche afghane de l'Etat islamique, l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), a révélé que ses combattants avaient mené 34 opérations en Afghanistan entre le 7 octobre et le 2 novembre.

    Dans une infographie publiée le 5 novembre, le journal al-Nabaa du groupe islamique radical a déclaré que les opérations comprenaient dix attaques avec des engins explosifs improvisés, 18 assassinats, trois raids, trois attentats suicides, huit attaques contre des véhicules et une attaque contre une tour électrique.
    FDaekgYXIBMDVs3.jpeg

    IS-K a affirmé que les opérations avaient fait 644 morts ou blessés, dont 129 combattants et huit commandants des talibans, six responsables afghans et pakistanais ainsi que 501 civils chiites.

    Les attaques les plus meurtrières du groupe jihadiste ont visé des mosquées de la minorité chiite afghane Hazara dans la ville septentrionale de Kunduz le 8 octobre et la ville méridionale de Kandahar le 15 octobre . Une centaine de personnes ont été tuées dans les deux attentats suicides.

    IS-K a également tué le commandant militaire taliban Qari Hamdullah Mukhlis et 18 autres personnes lors d'une attaque complexe qui a visé l'hôpital Sardar Daud Khan dans la capitale afghane, Kaboul, le 2 novembre .

    La prise de contrôle des talibans et le retrait des forces américaines d'Afghanistan en août ont donné à l'EI-K l'occasion d'intensifier ses opérations dans ce pays déchiré par la guerre. 

    Actuellement, IS-K est le plus grand défi auquel est confronté le régime nouvellement installé des talibans en Afghanistan, qui lutte pour obtenir une reconnaissance internationale.

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

    Imprimer

    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
    kunduz-afghanistan-800x450_center_center.jpg

    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

    FBMJJ_4XoAckOsa.jpeg

    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
    افغانستان_0.jpeg

    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
    Carte 2.jpg
    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi.