Koundjouaré

  • Togo : Recrudescence des attaques de groupes islamiques armés

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    Près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés dans le nord du Togo au cours des trois derniers jours. Les islamistes ont lancé des attaques contre quatre villages distincts et déclenché un engin piégé. 

    Voir la carte de l'historique des attaques islamistes en Afrique de l'Ouest littorale.
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    Au cours des trois derniers jours, près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés lors d'attaques contre cinq villages distincts du nord du Togo. Une sixième attaque, un engin explosif improvisé (EEI) signalé, a également été enregistrée dans ce pays littoral d'Afrique de l'Ouest. 

    Le 13 juillet, un individu a été enlevé dans le village de Bombengou, siète de la préfecture de Kpendjal, au nord du Togo, dans la région des Savanes. L'homme a été retrouvé le lendemain criblé de balles. Aucun groupe n'a assumé la responsabilité de la mort de l'homme, bien que des reportages locaux aient allégué qu'il travaillait pour le gouvernement togolais, faisant des reportages contre les mouvements djihadistes. 

    Lee 14 juillet, le Togo a connu sa pire journée de violence djihadiste à ce jour. Au cours de la nuit, les villages de Kpemboli , Blamonga, Lalabiga et Sougtangou ont été attaqués presque simultanément. Ces villages se trouvent tous à proximité des frontières avec le Burkina Faso. Trois des villages sont situés dans la préfecture de Kpendjal tandis que le dernier village, Kpemboli, se trouve dans la préfecture de Tône, au nord du Togo. 

    Les estimations varient quant au nombre total de civils tués. Les autorités locales togolaises ont dénombré au moins 25 tués dans les assauts contre les quatre villages. D'autres parlent de 30 civils tués.

    Le 15 juillet, alors qu'il se rendait pour inspecter les suites de l'un des attentats, le commissaire de Mandouri, siège de Kpendjal, a heurté un engin piégé placé sur la route. Au moins une personne aurait été tuée par l'explosion tandis que le commissaire et deux de ses assistants ont été blessés . 

    C'est que le deuxième engin explosif improvisé signalé dans le nord du Togo. Le premier s'est produit en mai lorsque des soldats togolais ont été visés par une explosion alors qu'ils allaient renforcer une base attaquée par des jihadistes. L'assaut contre la base avait tué au moins 8 soldats togolais tandis que 13 autres étaient blessés. 

    Le Groupe d'Al-Qaïda pour le soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) a par la suite revendiqué l'assaut d la base. C'est la première fois qu'il revendiquait publiquement une action à l'intérieur du Togo. Le GSIM est probablement à l'origine d'une grande partie de la violence djihadiste à l'intérieur du Togo et d'une grande partie du littoral de l'Afrique de l'Ouest. 

    Alors que la violence s'est aggravée dans une grande partie de la région sahélienne de l'Afrique et s'infiltre dans le littoral de l'Afrique de l'Ouest, le Togo a sérieusement renforcé ses défenses le long de ses frontières avec le Burkina Faso. En 2018, par exemple, il a lancé son opération Koundjoare, déployant des centaines de soldats le long de la région frontalière.

    Bien qu'il ait largement échappé à la violence djihadiste croissante hors du Sahel africain au cours des dernières années, le Togo a maintenant subi au moins 10 attaques à l'intérieur de ses frontières depuis novembre 2021 (voir la carte ci-dessous pour en savoir plus). 
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    Le Bénin voisin a également subi sa part de violence djihadiste, tout comme la Côte d'Ivoire voisine. Le Ghana a jusqu'à présent été épargné par la violence, même si cela ne signifie pas que des Ghanéens n'aient pas rejoint les rangs djihadistes au Sahel. On estime que jusqu'à 200 Ghanéens aient rejoint les rangs d'Al-Qaïda et de l'État islamique dans la région. Ce n'est probablement qu'une question de temps avant que le Ghana ne subisse également sa première attaque.

    Alors que la violence djihadiste, en particulier de la part du GSIM, continue de se propager vers le sud de manière plus meurtrière, les États côtiers d'Afrique de l'Ouest devront développer des stratégies plus efficaces et consacrer des ressources pour endiguer le flux désormais plus fréquent d'attaques. 

     

  • Togo : une nouvelle attaque terroriste dans le nord du pays

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    Une nouvelle attaque terroriste a eu lieu dans le nord du Togo, précisément sur le poste opérationnel avancé de Kpinkankandi, dans le canton de Koundjouaré (préfecture de Kpendjal), a-t-on appris de sources concordantes, mercredi.

    Il s'agit de la même localité où avait eu lieu, précisément à Sanloaga dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021, une première attaque repoussée par les forces de défense et de sécurité du Togo qui avaient réussi à neutraliser un des assaillants.

    Le ministère des armées du Togo a confirmé cette nouvelle attaque qui a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 mai. Mais il ne donne pas encore de précisions sur ce qui s’est passé et ne communique encore aucun bilan.

    En revanche, d’après les informations communiquées dans les médias locaux togolais de sources concordantes, une soixantaine de terroristes arrivées à moto ont conduit cette attaque qualifiée de vraiment « complexe » contre les militaires togolais au poste opérationnel avancé de Kpinkankandi.

    Il y aurait eu, indiquent les mêmes sources 8 soldats tués, plus d’une dizaine de blessés, un véhicule blindé de l’armée endommagé, une jeep brulée et une arme d’appui emportée par les terroristes.

    Au cours de cette attaque, précise-t-on, des renforts qui faisaient la ronde dans la zone des combats auraient sautés sur un engin explosif improvisé. Des pertes auraient été aussi enregistrées du côté des terroristes dans cet affrontement.

    « La situation a provoqué un vent de panique dans la région, mais aucun civil ne serait touché d’après les informations qui nous parviennent », a indiqué un journaliste de la région joint au téléphone.

    A noter qu’en février dernier, des habitants d’un des villages, toujours de cette préfecture de Kpendjal, avaient été sommés de quitter les lieux sous peine de représailles. Plusieurs avaient commencé à quitter les lieux et mis en sécurité par les forces déployées sur place.

    Les forces de défense et de sécurité du Togo mènent depuis quelques années dans cette localité du nord, une opération dénommée « opération Koundjouaré » du nom de la localité qui l’accueille.

    Elle consiste à l’installation d’une ceinture sécuritaire pour barrer la route aux terroristes qui fuient la riposte du côté du Burkina Faso, afin qu’ils ne parviennent pas à s’infiltrer sur territoire togolais.
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