Kombori

  • Burkina Faso : un militaire tué et 11 terroristes neutralisés

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    Un militaire burkinabè a été tué et 11 terroristes neutralisés, dans un accrochage avec "des individus armés non identifiés", dans la commune de Kombori, province du Yatenga, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi 12 janvier, l’armée burkinabè dans un communiqué.
     
    Selon le texte, le 9 janvier 2021, alors qu’une unité de l’armée partait pour appuyer des volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les civils armés par les autorités pour épauler l’armée), à Kombori (nord), elle a été accrochée par "des individus armés non identifiés".
     
    "Un militaire a été tué et six ont été blessés. 11 assaillants ont été tués au cours du combat", souligne l’armée.
     
    Le 5 janvier courant, dans la même localité, au moins six personnes avaient été tuées, dans un affrontement entre des terroristes présumés et les membres du groupe d’auto-défense "Koglweogo".
     
    Le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes, depuis plus de cinq ans dans plusieurs de ses régions, occasionnant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés confrontés à une grave crise humanitaire, selon les organisations humanitaires installées dans le pays.

     

  • Burkina Faso : trois personnes tuées dans une attaque armée dans le nord-ouest

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    (Att:E.B.)

    Trois personnes dont une femme ont été tuées jeudi 1er octobre, dans la commune rurale de Kombori, province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun (nord-ouest du Burkina Faso), lors d’une attaque menée par des hommes armés non encore identifiés, a rapporté vendredi, l’Agence d’information du Burkina (AIB).

    Citant des sources sécuritaires locales, l'AIB indique que des individus armés non identifiés ont fait incursion, le 1 octobre 2020, dans le village de Konna, situé à 7km de la commune rurale de Kombori (Province de la Kossi) tuant trois personnes dont une femme.

    D'importants dégâts matériels ont également été enregistrés, notamment des maisons et des greniers incendiés, rapporte la même source ajoutant que les assaillants ont également emporté des animaux et des cartouches de cigarettes.

    Aucune partie ne l’a encore revendiquée, vendredi, à 13h00 GMT.

    La région du nord-ouest, particulièrement la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblée par les attaques armées.

    Le 24 septembre dernier, deux militaires burkinabè avaient été tués au passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans la même région.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.