Kodyel

  • Burkina Faso : une vingtaine de civils tués dans une attaque dans le Sahel

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    Une vingtaine de civils ont été tués vendredi, dans une attaque perpétrée par "des individus armés non identifiés" dans la localité de Tin-Akoff dans la province de l’Oudalan, dans le Sahel (Nord-est du Burkina Faso).

    "Des individus armés non identifiés circulant à moto ont attaqué des habitants de Tin-Akoff, tuant une vingtaine de personnes", a déclaré un membre des "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)", des civils engagés pour appuyer l'armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Cette attaque a occasionné un déplacement massif des populations, précise une source administrative qui a confirmé l’attaque sans toutefois fournir de bilan.

    Des médias locaux évoquent le bilan de 20 civils tués. 

    Aucune partie n’a encore revendiqué l’attaque.

    Depuis quelques jours les attaques terroristes contre les populations civiles se sont intensifiées au Burkina Faso.

    Dans un communiqué publié vendredi, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est dit "vivement préoccupé" par les conséquences humanitaires des récentes violences au Burkina Faso qui ont causé la mort de 45 personnes et en ont forcé plus de 17 500 autres à fuir leurs foyers au cours des 10 derniers jours.

    En début de semaine, des individus armés non-identifiés ont attaqué le village de Kodyel, situé à 300 kilomètres à l’est de la capitale Ouagadougou, faisant une trentaine de morts, dont deux supplétifs de l’armée et 11 terroristes.

    Jeudi, au moins huit terroristes ont été abattus dans un affrontement avec une équipe de "volontaires pour la défense de la patrie" dans la localité de Gorgadji, dans la province du Séno dans le sahel (nord-est), selon des sources sécuritaires.

    A l’instar de ses voisins de la région du Sahel, notamment le Mali et le Niger, le Burkina Faso est confronté depuis 2015, à une insécurité croissante qui engendre des besoins humanitaires importants.

    Fin mars, plus de 1,1 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays, selon les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).
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  • Burkina Faso : Plus d'une dizaine de civils tués par des hommes armés dans l'est du pays

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    On déplore un nouveau massacre de civils par plusieurs hommes armés dans le village de Kodyel ( département de Foutouri dans la province de Komondjari), à l'est du Burkina Faso, ce lundi 3 mai 2021.

    "Le bilan provisoire fait état de deux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) tombés, de plus d'une dizaine de populations civiles tuées, de nombreux blessés enregistrés et de plusieurs concessions et greniers incendiés", a écrit le gouverneur de la région de l’Est, le Colonel Saidou T. P.Sanou dans un communiqué. Selon plusieurs sources, le nombre de victimes décédées se monterait en fait à une trentaine.

    Selon la même source, le Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) de ladite localité a été saccagé et des produits pharmaceutiques emportés par les assaillants.

    Tout en condamnant une "attaque lâche et barbare" le gouverneur a indiqué qu’une opération de ratissage était en cours dans la zone.

    L 'attaque n’a pas été revendiquée pour l'instant.

    La région de l’Est burkinabè frontalière avec le Niger, le Mali et le Bénin abrite une grande réserve faunique infestée par des groupes terroristes, qui tentent également d’exploiter les sites miniers artisanaux et les ressources fauniques pour le financement de leurs activités, selon les autorités burkinabè.

    Mardi dernier, dans la même région, deux journalistes européens Espagnols et un Irlandais travaillant dans la protection de l’environnement avaient été tués, après avoir été portés disparus la veille au cours d'une embuscade, tendue contre une unité mixte anti braconnage.

    Débutées depuis avril 2015 au Burkina Faso, les attaques terroristes qui ont fait à ce jour de nombreuses victimes civiles et militaires ainsi que des milliers de déplacés, se sont multipliées ces derniers jours au Burkina Faso, notamment contre les civils.

    Depuis quelques jours, dans des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, on peut voir des hommes, présentés comme des terroristes portant des armes, sillonner les villages où ils tiennent des rencontres avec les villageois. Ils demandent à ces villageois de rejoindre leur lutte.
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    Lien permanent Catégories : BURKINA FASO, Foutouri, Kodyel 0 commentaire