KIRGHIZISTAN

  • Кыргызстан/Узбекистан: трое погибших на границе между двумя странами

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    Кыргызстан объявил в пятницу, что трое его граждан были убиты на спорном участке границы с Узбекистаном, когда узбекские войска открыли огонь. 

    "Они умерли от огнестрельных ранений", - объявил Комитет национальной безопасности, отметив, что стрельба произошла в четверг, и не уточнив, были ли погибшие кыргызскими пограничниками или гражданскими лицами. Представители пограничных служб двух стран немедленно связались друг с другом и должны встретиться в пятницу для проведения расследования, добавляется в заявлении.
    Пограничный регион, который оспаривается двумя странами, является зоной контрабанды, где также происходят столкновения между местными общинами из-за пастбищных земель и водных ресурсов.

    С пограничной службой Узбекистана связаться не удалось.

    Отношения между двумя странами, которые долгое время были очень плохими, несколько улучшились после смерти бывшего президента Узбекистана Ислама Каримова в 2016 году, и в прошлом году две страны подписали соглашение о разделе земли в этом районе. Однако соглашение не было ратифицировано, поскольку граждане Кыргызстана отвергли один из пунктов сделки, который предоставлял Узбекистану право пользоваться водохранилищем, расположенным на территории Кыргызстана.

    С момента распада СССР между различными бывшими советскими республиками продолжаются пограничные споры, при этом страны используют разные советские карты. Самым взрывоопасным конфликтом в Центральной Азии сегодня является кыргызско-таджикская граница, где в прошлом году в военных столкновениях погибли десятки людей. 

  • Kirghizistan/Ouzbékistan : Trois morts à la frontière entre les deux pays

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    Le Kirghizstan a annoncé, vendredi 6 AVRIL, que trois de ses citoyens avaient été tués dans une zone disputée de la frontière avec l'Ouzbékistan, lorsque les troupes ouzbèkes ont ouvert le feu. 

    "Ils sont morts de leurs blessures par balle", a annoncé le Comité national de Sécurité, notant que les tirs avaient eu lieu jeudi et sans préciser si les morts étaient des garde-frontières kirghizes ou des civils. Les représentants des garde-frontières des deux pays se sont immédiatement contactés et doivent se rencontrer vendredi pour mener une enquête, ajoute le communiqué.
    Cette région frontalière que se disputent les deux pays est une zone de contrebande, qui connaît également des heurts entre les communautés locales à propos de pâturages ou des ressources en eau.

    Le service des garde-frontières ouzbek n'était pas joignable pour un commentaire.

    Les relations entre les deux pays, longtemps très mauvaises, se sont un peu améliorées depuis la mort de l'ancien président ouzbek Islam Karimov en 2016, et les deux pays ont signé l'an dernier un accord sur le partage des terres dans cette région. L'accord n'a toutefois pas été ratifié, les citoyens kirghizes refusant l'un des points de l'accord, qui accordait à l'Ouzbékistan l'usage d'un réservoir situé au Kirghizstan.

    Les disputes frontalières sont permanentes depuis la fin de l'URSS entre différentes ex-républiques soviétiques, les pays se basant sur des cartes soviétiques différentes. Le conflit le plus explosif actuellement en Asie centrale est celui à la frontière du Kirghizstan et du Tadjikistan, ou des dizaines de personnes ont été tuées l'an dernier à la suite d'affrontements militaires. 

  • Kazakhstan : Derniers développements

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    Massimov Karim.jpegL'ex-président du Comité de sécurité nationale, Karim Massimov, arrêté
    Ex-chef du Comité national de sécurité du Kazakhstan Karim Massimov a été arrêté, rapporte Orda.kz. Massimov est soupçonné de trahison. Il avait quitté son poste de chef du KNB il y a trois jours après le déclenchement des émeutes à Almaty.

    Il a également été signalé qu'un certain nombre d'autres personnes ont été détenues mais leurs noms n'ont pas été divulgués.

    Le KNB a ouvert une enquête préliminaire en vertu de la partie 1 de l'art. 175 du Code pénal du Kazakhstan (haute trahison, passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison, avec ou sans privation de nationalité).

    Pendant de nombreuses années, Masimov, 56 ans, a été membre de la direction du pays sous le président Nursultan Nazarbayev. Il est devenu Premier ministre à deux reprises, d'abord en 2007-2012, puis en 2014-2016. Dans l'intervalle entre les fonctions de premier ministre, il a dirigé l'administration du président du Kazakhstan, rappelle la BBC .

    Massimov était à la tête du Comité de sécurité nationale du Kazakhstan depuis septembre 2016.

    4266 arrestations, dont des ressortissants étrangers
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    Les Forces de l’ordre ont annoncé avoir interpellé 4266 personnes, donc des ressortissants étrangers.

    Dans un communiqué partagé samedi 8 janvier 2022, le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a dévoilé les chiffres mis à jour concernant les arrestations intervenues dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre en cours dans le pays.

    Ainsi, depuis le début des manifestations contre l’augmentation du GPL, 4266 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des citoyens des pays voisins.

    Plus de 100 personnes ont été arrêtées dans un village de la province d'Almaty, a précisé le communiqué, ajoutant que des armes et des munitions ont été saisies dans un bâtiment d’Almaty, ainsi que des produits volés tels que des vélos, des téléviseurs et des téléphones portables, et un dépôt d'armes découvert dans la province de Jambil.

    Le Kirghizistan va envoyer des soldats au Kazakhstan
    Le parlement kirghize a approuvé l’envoi de ses soldats au Kazakhstan pour participer à la force de maintien de l’ordre dans le cadre d’un mandat de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

    Le Parlement kirghize s'est réunie vendredi 7 janvier 2022 en Assemblée générale pour une session d’urgence, afin de discuter de la décision du Conseil des ministres, ratifiée par le président, qui prévoit l’envoi de soldats au Kazakhstan.

    Le Parlement a approuvé le mémorandum à une large majorité, ouvrant la voie à l’envoi de troupes au Kazakhstan.

    Le Kirghizistan avait précédemment annoncé son intention d’envoyer 150 soldats au Kazakhstan dans le cadre de la force de maintien de la paix de l’OTSC.

    La Chine soutient l'envoi d’une force collective de maintien de la paix dirigée par la Russie
    La Chine a fait part, vendredi 7 janvier 2022, de son appui à l’initiative des pays de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), dirigée par la Russie, d’envoyer une force collective de maintien de la paix au Kazakhstan, en proie à des troubles internes.

    C’est ce qui ressort des déclarations du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale, Pékin, au sujet de la situation au Kazakhstan et de l'envoi d’une force collective par l’OTSC dans ce pays d’Asie centrale.

    Wang Wenbin a déclaré que Pékin soutenait tous les efforts déployés par les autorités kazakhes pour mettre fin le plus rapidement possible aux troubles qui agitent le pays.

    Il a ajouté que le Kazakhstan est un pays voisin et un partenaire stratégique global et durable de la Chine, soulignant que la partie chinoise est disposée à apporter tout l’appui nécessaire à la partie kazakhe pour surmonter les difficultés.

    Le porte-parole de la diplomatie chinoise a fait observer que le Kazakhstan est membre de l'Organisation de coopération de Shanghai, qui inclut également la Russie et la Chine, et que l'Organisation pouvait jouer un rôle actif dans la résolution de la crise.

    Il a déclaré que la Chine et l'Organisation de coopération de Shanghai suivaient de près l’évolution de la situation au Kazakhstan.

     

     

  • Asie centrale : Progression du terrorisme

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    Le retrait des troupes américaines, suivi par la victoire totale des talibans en Afghanistan, semble avoir créé de nouveaux espoirs et une nouvelle dynamique pour les organisations terroristes qui visent directement à la Russie. L'objectif de Moscou de maintenir son influence sur le anciennes républiques soviétiques est de plus en plus menacé.

    Incapables de vaincre les talibans en Afghanistan, les  groupes islamiques radicaux rivaux ont été contraints de migrer vers les pays voisins d'Asie centrale. La tactique de ces groupes est simplement de gagner de l'espace, de former de plus en plus de bases et ainsi de permettre une expansion de leurs activités dans cette région. Le Turkménistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan sont devenus les cibles de plusieurs organisations islamiques radicales qui ont fait leurs armes en Afghanistan mais qui doivent maintenant trouver des cieux plus cléments pour perpétrer leur idéologie sans passer sous le joug des talibans dont le crime, à leurs yeux, est d'avoir pactiser avec les Américains. Le résultat en est la propagation constante du chaos à travers le sous-continent d'Asie centrale, sapant les gouvernements locaux et les possibilités de coopération internationale entre ces pays et d'autres États.

    Parallèlement, des organisations islamiques radicales préexistantes dans ces pays ont commencé à intensifier leurs activités dès le moment où elles ont commencé à recevoir des jihadistes venus d'Afghanistan en renfort de leurs troupes. Le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) et le Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM) ont connu une croissance exponentielle ces derniers mois. Ces organisations ont des liens historiques avec les talibans, avec un soutien mutuel, une coopération militaire et financière. Cependant, contrairement à ces groupes, les talibans ont eu du mal à expliquer la position « plus douce » de leur régime à Kaboul ces derniers temps, ce qui a sapé les relations et généré des frictions. Les talibans ont récemment promis à Pékin qu'ils réprimeraient les actes contraires à la souveraineté chinoise et qu'ils ne soutiendraient pas les actions des terroristes ouïghours, comme c'est le cas avec l'ETIM.

    Dans le même ordre d'idées, le MIO est en mauvais termes avec les talibans depuis les années 1990, lorsqu'il a mené des raids sur le sol afghan sous le gouvernement taliban. En 2015, le groupe a conclu une alliance avec l'Etat islamique, provoquant la rupture totale de  leurs liens avec les talibans. Bien plus, il considère les talibans comme des "renégats", un groupe ennemi qu'il faut combattre. 

    D'autres milices locales affiliées à l'Etat islamique ont récemment intensifié les actes de violence, formant un vaste réseau international d'organisations islamiques radicales, travaillant ensemble contre tous les gouvernements d'Asie centrale, y compris les talibans, qui est le gouvernement de facto à Kaboul aujourd'hui.

    Rendant la crise sécuritaire dans la région encore plus tendue, les talibans eux-mêmes vont être contraints dans un proche avenir « d'internationaliser » leurs actions sécuritaires et effectuer des raids dans d'autres pays d'Asie centrale contre les bases des groupes islamiques radicaux afin de les empêcher de poursuivre leurs actions hostiles en Afghanistan même. 

    Il faut donc s'attendre à une grande crise sécuritaire où toutes les parties essaient de se protéger face à une situation en rapide évolution. La Russie essaie depuis des décennies de consolider une politique d'influence sur l'espace d'Asie centrale qui appartenait à l'Union soviétique, et cela a raisonnablement réussi. Mais maintenant, la menace à changer, et elle est frontale. Avec autant de conflits qui menacent dans la région, la Russie ne pourra maintenir son influence que si elle participe activement à assurer la sécurité des pays victimes des violences des groupes islamiques radicaux. Mais elle va se trouver en concurrence avec une autre super-puissance, les Etats-Unis, qui  – avec le soutien de la Turquie – cherchent à créer des bases militaires en Asie centrale pour combattre les terroristes.

    Sans oublier la Chine qui a également l'intention d'accroître son influence dans la région, tant pour des raisons sécuritaires qu'économiques. En plus des négociations avec les talibans, Pékin a mené des manœuvres militaires avec le Tadjikistan, dont on peut considérer qu'il est déjà passé sous influence chinoise. 

    Une coalition de forces entre Moscou, Pékin et les talibans peut empêcher la formation d'un scénario encore pire dans la région, mais il n'est dans l'intérêt des deux parties que les talibans s'étendent au-delà de l'Afghanistan, donc dans un éventuel accord, les talibans devraient accepter de ne pas effectuer d'incursions à l'étranger.

  • Syrie : Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes

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    Syrie 
    Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes
    (De notre correspondant en Russie, Leonid R.)
    Les autorités kurdes du nord de la Syrie ont remis aux représentants de la Fédération de Russie des femmes et des enfants de jihadistes tchétchènes de l'État islamique.
    Ils avaient été capturés pendant les combats de Raqqa. 
    Au total, 13 femmes et 29 enfants ont été remis à la Russie. Ce sont tous des citoyens de la Fédération de Russie.
    Selon les Kurdes, aucun d'entre eux n'a pris part aux hostilités. 
    Des milliers de citoyens de pays européens, y compris des Russes, se sont battus dans les rangs de Daech.
    L'écrasante majorité des jihadistes originaires de la Fédération de Russie sont originaires du Caucase du Nord. Beaucoup de dirigeants du groupe islamiste étaient originaires du Caucase 
    Rappelons qu'un nombre important d'étrangers a été capturé par l'armée irakienne au cours des combats pour Mossoul. On estime à 1400 le nombre de femmes et d'enfants des jihadistes de Daech détenus par les forces irakiennes.
    Ils sont gardés dans un camp situé au sud de Mossoul. 
    La majorité des personnes détenues dans ce camp sont originaires de Turquie.
    Cependant,il y a parmi elles  un nombre important de citoyens d'États de l'ex-URSS : Russes, Azerbaïdjanais, Kirghizes, Ouzbèkes. 

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • Attentat en Russie : le FSB prône un contrôle plus strict de l'immigration

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    Le FSB prône un contrôle plus strict des immigrés en provenance d'Asie centrale
    Les services secrets russes ont appelé mardi à un contrôle plus strict des immigrés en provenance d'Asie centrale, soulignant que les complices présumés de l'auteur de l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg sont tous originaires de cette région.

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  • Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

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    La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
    Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

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