Kidal

  • Mali : l'armée française évacue sa base militaire à Kidal

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    L'opération française Barkhane, a engagé, mardi, la phase de transfert de ses bases militaires à la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) et à l'armée malienne.

    ''Dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne (BSS), décidée en juillet 2021 par le président de la République, le transfert de la base de Kidal à la MINUSMA a débuté, en étroite coordination avec les forces armées maliennes'', a indiqué le porte-parole de l'état-major de l'armée française, le colonel Pascal Ianni.

    La base française se situait au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d’un bataillon d’infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l’armée reconstituée.

    Pour rappel, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont aujourd’hui déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation indique le colonel Pascal Ianni.

    ''Un convoi logistique a quitté Kidal ce mardi matin (12 octobre 2021)'', souligne le communiqué ajoutant qu'un détachement de la Force Barkhane, reste sur place.

    ''Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de la base dans les prochaines semaines'', martèle l'armée française.

    ''Il sera en mesure de faciliter des missions de sécurité et d’appui au profit des partenaires, et travaillera en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa (Forces armées maliennes)'', a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

    Selon lui, cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa.

    En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

    "Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

  • Mali : 5 soldats maliens tués dans la zone du Macina

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    Cinq militaires maliens et 3 terroristes ont été tués, dimanche 12 septembre 2021, dans une embuscade contre une patrouille de l'armée malienne à Manidjè dans la commune de Kolongo (Cercle de Macina), dans la région de Ségou au centre du pays, a déclaré l'armée dans un communiqué publié dimanche sur sa page officielle.

    « Une patrouille de FAMA [Forces armées maliennes] de l'opération Maliko, Théâtre Centre Secteur 5 est tombée dans une embuscade ce dimanche aux environs de 11 h 45 dans la localité de Manidjè/Kolongo. Le bilan provisoire fait état de 5 morts côté FAMA et 3 terroristes tués », a indiqué le communiqué.

    « La patrouille a énergiquement réagi à l'embuscade tendue par un groupe armé terroriste non encore identifié », a ajouté le communiqué des forces armées maliennes, rapportant également que 5 véhicules des forces armées et de sécurité ont été réduits en cendre, ainsi que trois véhicules des assaillants.

    Affrontement entre chasseurs Donsos et djihadistes dans la région de Kidal
    Dans la région de Kidal, un affrontement entre chasseurs donsos  et djihadistes a  eu lieu dans le village de Sieni à 5 km de Niaro dans la commune de Koulongo. Deux chasseurs Donsos ont été tués et cinq autres blessés. Deux des blessés sont dans un état grave.

    3 soldats de la MINUSMA blessés dans la région de Kidal
    Dans un autre incident, Trois soldats de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été blessés par l'explosion d'un engin explosif samedi 11 septembre dans la région de Kidal.

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont récurrentes, notamment dans les régions de Ségou et Mopti au centre du Mali.

    Pour rappel, le Mali a basculé dans l'insécurité depuis 2012 et malgré le déploiement de forces régionales et internationales, la situation ne s'est toujours pas stabilisée.

    Deux chauffeurs marocains tués dans une attaque à Didiéni
    Deux conducteurs marocains ont trouvé la mort et un autre a été blessé, samedi 11 septembre 2021, dans une attaque armée à Didiéni dans la région de Kayes localité située à environ 300 km de Bamako au sud du pays, a indiqué l'ambassade du Maroc à Bamako dans un communiqué.

    « Deux camionneurs marocains tués, un blessé et un quatrième chauffeur a survécu à cette attaque », explique le communiqué de l'ambassade marocaine à Bamako ajoutant que les deux corps ont été acheminés vers Bamako.

    « L’agression a eu lieu dans la commune de Didiéni, lorsque les chauffeurs marocains se dirigeaient vers la capitale malienne à bord de camions transportant des marchandises », a déclaré la même source, expliquant que les hommes armés qui les ont attaqués se cachaient derrière les arbres au bord de la route.

    Le document note que le pronostic vital du chauffeur blessé, n'est pas en danger et a été transporté vers un hôpital local pour recevoir les soins nécessaires.

    Des sources locales ont également rapporté que les assaillants étaient cagoulés, portaient des gilets pare-balles et disposaient d’appareils de communication sans fil.

    Le Maroc a demandé au Mali d'ouvrir une enquête sur l'attaque et le meurtre des deux chauffeurs de camion marocains.
    538608572.jpegOn a appris le 13 septembre 2021 que le Maroc avait transféré des unités des forces spéciales sur la zone de l’attaque contre les camionneurs marocains au Mali.
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  • Mali : Un dirigeant de l'Etat islamique au Sahel arrêté par les forces françaises

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    Des combats ont opposé mardi 15 juin des soldats nigériens et français, qui menaient une opération conjointe de reconnaissance, à des jihadistes du groupe État islamique du grand Sahara (EIGS).

    Un soldat nigérien a été tué, un autre blessé, et deux soldats français de la force Barkhane ont également été blessés dans cette opération, selon les précisions apportées mercredi 16 juin par l’état-major français. Ces combats ont eu lieu à In Arabane, près de Ménaka, au Mali, dans la zone des Trois frontières. Une zone où plusieurs actions ont été menées ces derniers jours, qui ont conduit à l’arrestation de plusieurs cadres du groupe État islamique.

    Le déploiement conjoint de Barkhane et des forces nigériennes est « toujours en cours ». L’armée française donne peu de détails, mais évoque « une dizaine » de terroristes tués ou capturés et annonce l’arrestation, vendredi 11 juin près de Ménaka, d’« un cadre du groupe État islamique au Grand Sahara » (EIGS,  Dadi Ould Chouaïb, plus connu sous le nom d’Abou Dadar ou Abou Dardar. Ancien membre du Mujao, groupe jihadiste qui avait occupé le nord du Mali en 2012 avec Ansar Dine et Aqmi, il avait depuis rallié le groupe État islamique avec plusieurs cadres du Mujao.

    Dadi Ould Chouaïb, alias Abou Dardar, "l'un des cadres de l'EIGS", est "suspecté d'avoir mutilé trois hommes le 2 mai dernier lors du marché hebdomadaire de Tin Hama" (Nord), a indiqué l'état-major français dans un communiqué, précisant que le jihadiste s'était rendu sans résistance et qu'il portait "une arme automatique, une lunette de vision nocturne, un gilet de combat, un téléphone et une radio".

    L'arrestation a eu lieu le 11 juin dans la matinée dans la zone "des trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, une des zones principales d'action des groupes jihadistes installés au Sahel, notamment de l'EIGS. Il y avait été repéré par un hélicoptère au cours d'une opération conjointe de Barkhane et des forces armées nigériennes. 

    Arrêté une première fois en 2014, il avait été remis aux autorités maliennes. Mais il avait fait partie des quelque 200 jihadistes élargis en octobre 2020 en échange de quatre otages, dont la Française Sophie Pétronin, au terme de négociations auxquelles Paris avait revendiqué n'avoir pas été associée.

    Le 2 mai, des hommes armés avaient rassemblé la foule lors du marché hebdomadaire de Tin Hama, et lui avaient présenté trois hommes qualifiés de voleurs, auxquels ils avaient coupé la main droite et le pied gauche, selon des informations recueillies auprès d'interlocuteurs locaux s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Ces hommes armés étaient présumés appartenir à l'EIGS, avait indiqué la Mission de l'Onu (Minusma).

    Plusieurs sources font également état de l’arrestation de trois autres responsables de l’EIGS, dont Rhissa Al Sahraoui, lui aussi ancien pilier du Mujao, que plusieurs chercheurs et militaires locaux décrivent comme un haut responsable du groupe État islamique, proche du chef de l’organisation dans la zone, Abou Walid Al Sahraoui.

    L’armée française n’a pas souhaité confirmer cette arrestation, ni préciser si les personnes arrêtées étaient toujours interrogées par la force Barkhane ou si elles avaient été déjà remises aux autorités maliennes.

    "Décapiter les organisations islamistes"
    Selon une source sécuritaire, depuis sa libération en octobre, "il était cadi (juge islamique) dans la zone de ansongo-ménaka. Je le qualifierais de commandant de second rang, important au niveau local", a-t-elle estimé, soulignant par ailleurs à la fois sa longue absence du terrain et son retour de courte durée qui relativise son poids dans l'organisation.

    Son interpellation n'en est pas moins bienvenue pour la France, dont le président avait promis en février, lors d'un sommet avec les chefs d'Etats de la région, "une action renforcée" pour "essayer d'aller décapiter ces organisations", dont "la plus haute hiérarchie continue à nourrir un agenda jihadiste". Paris a donc depuis adopté une stratégie visant prioritairement les chefs.

    Barkhane vient à cet égard de revendiquer l'élimination d'un cadre du groupe el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), adversaire de l'EIGS dans la zone. Baye Ag Bakabo était responsable du rapt et de la mort de deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal (nord du Mali) le 2 novembre 2013.

    L'opération Barkhane est désormais officiellement promise à une fin prochaine. Elle sera remplacée par un dispositif international plus léger d'appui et d'accompagnement au combat des troupes des pays de la région, au prix d'une montée en puissance espérée des Européens et d'un investissement majeur des Etats concernés.

    La France souhaite ne plus tenter de sécuriser des zones où les Etats n'arrivent pas à garder pied, pour se concentrer sur la lutte ciblée contre les jihadistes et l'appui des forces locales. Une réorientation qui intervient alors que l'élection présidentielle de 2022 se rapproche en France, où cet engagement militaire suscite des interrogations croissantes, notamment au regard des 50 soldats tués au combat depuis 2013.

    Mais cette stratégie fait craindre que certaines zones du Sahel, notamment le nord du Mali, ne passent complètement entre les mains des groupes jihadistes tant les Etats locaux semblent dans l'incapacité de restaurer leur autorité dans ces vastes bandes désertiques et extrêmement pauvres.

  • Mali : l'armée neutralise quatre terroristes au centre du pays

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    ATT.E.B.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé quatre terroristes dans le Macina, région de Ségou, au centre du Mali.

    "Hier aux environs de 23h30 (22h30 GMT), les FAMa du check-point à la sortie du Macina dans le secteur 5 de l'opération Maliko, ont énergiquement réagi à une attaque des Groupes armés terroristes (GAT).

    Les assaillants étaient à bord d'un pick-up et de motos", a annoncé l'armée malienne dans un communiqué publié sur sa page Twitter.

    "Suite à cette riposte, quatre terroristes ont été neutralisés par les FAMa et deux pistolets mitrailleurs (PM) ont été récupérés", a ajouté la même source, précisant que les FAMa n'ont enregistré aucune perte en vie humaine et aucun dégât matériel.

    L'opération "Maliko" avait été lancée en janvier dernier par le gouvernement malien, avec pour mission "d'affirmer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans les régions de Gao, Tombouctou, Menaka, Ségou, Taoudeni, Mopti et Kidal".

    Depuis 2012 le Mali fait face à des attaques attribuées à des groupes terroristes.

    Au départ concentrées au nord, ces attaques se sont progressivement étendues à des régions du centre et du sud du Mali où se sont retranchés des combattants des groupes terroristes fuyant les offensives des forces armées maliennes et étrangères déployées au Mali.

  • Mali : un casque bleu égyptien tué dans une attaque armée à Kidal

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    Trois militaires égyptiens de la force de maintien de la paix au Mali, MINUSMA, ont été blessés, par l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule de la MINUSMA sur l'axe reliant Kidal à Tessalit, dans l'après-midi du 15 janvier . L’un d’eux a malheureusement succombé à ses blessures durant son évacuation médicale, précise la MINUSMA ajoutant que les deux autres reçoivent actuellement les soins appropriés..
     
    « Le Représentant spécial du Secrétaire-général (RSSG) et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a appris avec consternation l’attaque à l’engin explosif (IED/mine) perpétrée contre un camion-citerne de la MINUSMA qui fait partie d’un convoi logistique, vendredi vers 15h aux environs de Tessalit, dans la région de Kidal », indique le communiqué.
     
    Lors de la sécurisation du site, un autre engin explosif a été détecté puis neutralisé à proximité du site de l’explosion, souligne la même source.
     
    Cette attaque survient deux jours après celle qui a visé mercredi un autre convoi onusien dans la région de Tombouctou faisant quatre morts parmi les casques bleus ivoiriens.

  • Mali : trois attaques revendiquées par al-Qaïda contre la Minusma et Barkhane à Gao, Kidal et Menaka

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    Att. E.B.
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    Trois attaques, revendiquées par le groupe jihadiste al-Qaïda, ont eu lieu quasi-simultanément, lundi matin, dans le nord du Mali, contre des camps de la force française Barkhane et de la mission onusienne (Minusma) à Gao, Kidal et Ménaka.

    Selon des témoignages concordants, ces camps ont essuyé des tirs d'obus sans, à priori, faire des blessés ni de dégâts.

    A Gao, vers 5h30 (TU), il y a eu une explosion suivie d'une attaque dans la zone aéroportuaire, du côté du camp de la force française Barkhane. L’attaque aurait été vite repoussée.

    A Ménaka, à 7h, au moins 6 obus ont été lancés contre des positions de la Minusma et Barkhane et il n'y aurait pas eu, non plus, de dégâts importants à signaler.

    A Kidal aussi à 6h (TU), des tirs d'obus et de mortiers ont visé le camp de la Minusma.

    Seule la base de Kidal a subi des dommages, a déclaré a déclaré Thomas Romiguier, porte-parole de l'opération Barkhane. La base de Kidal abrite également des contingents de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali. L'Onu n'a pu être jointe dans l'immédiat.

    «En visant les camps de Barkhane et de la Minusma, le but recherché pourrait être de mettre la pression sur ces deux forces internationales, les obliger à s'intéresser, un temps, à leurs camps afin que les auteurs (groupes terroristes) puissent disposer de temps pour d'autres activités comme le déplacement des troupes et des matériels, le changements de positions…», a souligné une source sécuritaire.

    «Harcelés dans la zone dite des Trois frontières, les réseaux terroristes ont sans doute besoin de se repositionner. Et les attaques de ce matin visent sans doute à détourner l’attention des forces internationales pour leur laisser le champ libre un moment», a conclu notre source sécuritaire jointe à Gao, dans le nord du Mali.

    Suite à ces attaques, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a condamné "avec la dernière énergie les attaques qui ont ciblé les Forces internationales".

    « Nous restons solidaires auprès de nos partenaires et n'épargnerons aucun effort pour mener nos mandats respectifs à bien et ramener la paix au Mali », a-t-il indiqué sur le compte twitter de la Minusma.

  • Mali : un Casque bleu tué dans la région de Kidal

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    ATT.E.B.


    Un Casque bleu a été tué, jeudi 15 octobre, dans la région de Kidal au nord est du Mali, a annoncé dans un communiqué la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma).

    "Aujourd’hui vers 13h30, un véhicule de la Force de la MINUSMA a heurté une mine ou un engin explosif, à environ 50 km de la ville de Kidal. L'explosion a entraîné la mort d’un Casque bleu. Un autre, grièvement blessé, a été évacué par la MINUSMA pour recevoir des soins médicaux appropriés", a indiqué la Minusma dans le communiqué.

    La Minusma a fermement condamné les "attaques qui frappent indistinctement le personnel des Nations unies, les forces maliennes, internationales, et surtout des civils innocents".

    La Minusma "demeure déterminée à soutenir le peuple et le gouvernement malien dans leurs efforts pour ramener une paix durable au pays", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et Chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, suite à cette explosion.

    La Minusma, forte de plus de 15 mille homme avait été déployée depuis 2013 pour rétablir la paix dans le pays, en vain.

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