Kidal

  • Mali: huit Casques bleus de la Minusma blessés dans une explosion

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    Au moins huit Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), ont été blessés, jeudi 23 juin 2022, lorsque leur véhicule a heurté un engin explosif improvisé à Ber dans la région de Tombouctou au nord du Mali, a tweeté le porte-parole de la mission, Olivier Salgado.

    « Une patrouille de sécurisation des Casques bleus a heurté une mine (un engin explosif) aujourd'hui vers 13h00 aux environs de Ber à une cinquantaine de kilomètres de Tombouctou », a déclaré la même source.

    Et Salgado d’ajouter que « Huit soldats de la paix ont été blessés et viennent d'être évacués ».

    Un Casque bleu du contingent guinéen de la Minusma avait trouvé la mort dimanche dernier, dans l'explosion d’une mine alors qu'il participait à une patrouille de sécurité à Kidal au nord du Mali, avait indiqué sur son compte Twitter le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Minusma, El-Ghassim Wane.

    Ceci intervient dans le contexte des négociations sur le renouvellement du mandat de la Minusma.

    Depuis la création de la Minusma en 2013, 175 de ses Casques bleus ont péri dans des attaques, ce qui en fait la mission onusienne la plus meurtrière au monde.

    Le Mali est plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n'a pas permis de régler.

    En mai 2021, l'armée a pris le pouvoir au Mali. Le chef de la junte militaire, Assimi Goïta, avait annoncé avoir placé « hors de leurs prérogatives » le président Bah N'Daw ainsi que son Premier ministre, Moctar Ouane, et promis d'organiser des élections en 2022.

    Le 7 juin 2021 Assimi Goïta a été investi président de la transition au Mali censée ramener les civils au pouvoir. Le 6 juin 2022, la junte au pouvoir à Bamako s’est donnée jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans (à compter du 26 mars) la durée de la période de transition.

  • Mali : 257 casques bleus tués au Mali depuis 2013

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    257 casques bleus ont été tués au Mali de 2013 à nos jours, a indiqué, vendredi soir, El-Ghassim Wane, le Chef de la Mission Multidimensionnelle pour la Stabilisation du Mali (Minusma). "Ce qui fait d'elle la mission de maintien de la paix la plus dangereuse" a-t-il annoncé à l'occasion d'une cérémonie d'hommage rendu aux casques en prélude à la journée internationale des casques bleus sous la bannière de l’ONU prévue le 29 mai courant.

    "La Minusma a le malheureux privilège d'être la plus dangereuse des opérations de maintien de la paix que les Nations unies conduisent en différentes parties du globe" a déclaré El-Ghassim Wane affirmant que "depuis son déploiement au Mali, il y a un peu moins d'une décennie, la Mission a perdu 257 casques bleus venus tous au Mali sans autre ambition que celle d'apporter leur pierre à l'édifice de la paix".

    En outre, neuf (9) casques bleus de la Minusma ont été blessé, ce samedi 28 mai 2022 dans l'explosion d'un engin artisanal au sud-ouest d'Aguelhok dans la région de Kidal, dans le nord du Mali, a annoncé la Mission onusienne sur son compte twitter.

    "Un véhicule d'un convoi logistique de la Force de la MINUSMA a heurté ce matin une mine au Sud-Ouest d'Aguelhok. Neuf Casques bleus ont été blessés, puis évacués pour soins médicaux. 

  • Mali : Le Bénin veut retirer ses troupes engagées au sein de la Minusma - La relève du contingent sénégalais bloquée par le Mali

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    Le Bénin, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a annoncé samedi 21 mai 2022 qu'il allait retirer ses 140 soldats engagés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) d'ici novembre 2023.

    Agbénonci a fait part de la décision de son pays dans une lettre adressée au secrétariat général des Nations Unies.

    Le chef de la diplomatie béninoise a souligné que son pays « est confronté ces derniers temps à une situation sécuritaire inquiétante du fait des actes de terrorisme orchestrés à ses frontières nord par des hommes armés non identifiés ».

    Face à cette situation, souligne-t-il « il est urgent que le Bénin déploie toutes les compétences humaines, matérielles et logistiques requises ».

    « Le Bénin va d'ici novembre prochain retirer ses 140 hommes qui composent une base de la police à Kidal, dans le nord du Mali. Ensuite, les 250 militaires qui constituent un régiment de l'infanterie basés à Sénou, en périphérie de la capitale malienne Bamako, seront rapatriés en novembre 2023 », a-t-il annoncé.

    A noter que depuis près de quatre ans, le Bénin est devenu la cible des attaques de groupes djihadistes.

    Le gouvernement malien bloque la relève des militaires sénégalais de la Minusma
    Les éléments du 10e bataillon présent sur zone doivent être relevés par ceux en provenance de Dakar. Mais depuis un mois, ils sont bloqués en terre malienne. La relève ne pouvant pas quitter la capitale sénégalaise pour survoler le territoire malien.

    Le Quotidien, qui donne l’information dans son édition de ce vendredi, croit savoir qu’il s’agit d’une mesure de réciprocité appliquée par la junte malienne contre un pays membre de la CEDEAO, qui a suspendu de ses instances et isolé le Mali.

    Le journal a obtenu la confirmation du blocage auprès d’une source anonyme de l’Armée nationale et du porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado. Mais ces derniers ne se sont pas avancés quant aux causes profondes de la situation.

    «Le contingent est toujours là et celui qui est au Mali attend la relève», s’est contenté de déclarer un officier supérieur sénégalais interrogé par Le Quotidien.

    Salgado acquiesce : «Tous les vols utilisés pour la relève des troupes à destination ou en provenance du Mali sont soumis aux autorisations de survol et d’atterrissage du gouvernement malien. Nous poursuivons activement nos démarches auprès des autorités maliennes sur la base des arrangements qui gouvernent le déploiement et les opérations de la Minusma.»

    Toutefois, regrette le porte-parole de la Minusma, le retard dans le déploiement des Casques bleus sénégalais affecte «le moral des troupes concernées (et) leur efficacité opérationnelle».

  • Mali : Déploiement de 1000 soldats tchadiens supplémentaires dans le cadre de la mission onusienne, Minusma

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    Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé avoir donné son accord pour le déploiement de 1 000 soldats tchadiens supplémentaires pour le renforcement du contingent du Tchad, dans le Nord du Mali, a rapporté l'agence malienne de presse (AMAP), samedi 18 décembre 2021.

    Selon la même source, dans un communiqué, le département en charge des Affaires étrangères précise que ce "déploiement entre dans un cadre bilatéral et à la demande du Gouvernement de la République du Tchad".

    Selon les autorités maliennes, l'accord intervient dans un contexte de reconfiguration de la Force Barkhane, en vue de faire face aux menaces et protéger ses troupes déployées dans la zone.

    Le communiqué souligne que ce déploiement de troupes tchadiennes, qui a été notifié aux Nations Unies, intervient "dans l’esprit des excellentes relations entre nos deux pays, au regard des sacrifices consentis par ce pays frère pour le Mali, et dans le cadre de la recherche de solutions aux défis sécuritaires" du Mali.

    Depuis 2012, la situation sécuritaire du Mali est marquée par la récurrence des attaques attribuées aux groupes armés terroristes.

    Une situation qui est consécutive à une insurrection sécessionniste au nord du pays et le coup d’Etat qui lui succéda dans la même année.

    Malgré la signature de deux accords de paix entre les différents protagonistes, à Ouagadougou en juin 2013 et à Alger en juin 2015 et la présence de troupes étrangères notamment françaises, la situation reste préoccupante, selon les observateurs.

    En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région, d'ici à 2023, à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

  • Mali : 7 Casques bleus togolais tués dans une nouvelle explosion dans le centre

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    Au moins 7 Casques Bleus togolais ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessés, mercredi 8 décembre 2021, dans l'explosion ayant visé un convoi logistique de la force de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) allant de Douentza, à Sévaré, au centre du pays, a indiqué la mission onusienne dans un tweet.
    « Ce mercredi 8 décembre dans la matinée, un convoi logistique de la Force MINUSMA allant de Douentza à Sévaré a heurté un engin explosif improvisé (IED) sur la RN16 dans la région de Bandiagara», a annoncé la MINUSMA sur sa page officielle.

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    « Un premier bilan fait état de 7 Casques bleus décédés et 3 grièvement blessés », explique la même source.

    Le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a précisé par la suite, dans un tweet, qu'il s'agissait de 7 Casques Bleus togolais.
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    Mardi, la mission onusienne a annoncé la mort d'un Casque bleu de la MINUSMA des suites de ses blessures, lundi 6 décembre, à Dakar, au Sénégal.

    Selon le document le soldat avait été grièvement blessé le 22 novembre dernier après que le véhicule dans lequel il se trouvait, dans le cadre d'un convoi logistique se rendant de Tessalit à Kidal. Le véhicule à bord duquel il se trouvait avait heurté un engin explosif improvisé, à environ 11 km du camp de la MINUSMA à Tessalit.

    ''Il avait alors été évacué à Dakar avec deux autres Casques bleus pour y recevoir des soins appropriés'' a indiqué la même source.

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont fréquentes, notamment dans le centre du Mali et la région des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
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  • Mali : la Minusma visée par des tirs de roquettes dans plusieurs localités du nord

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    Plusieurs camps de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), situés à Gao, Ansongo, Menaka et Kidal au nord du Mali, ont été visés par des tirs de roquettes, sans faire des victimes, a annoné la MINUSMA sur les réseaux sociaux.

    Dans un tweet, la mission onusienne a déclaré, lundi 6 décembre 2021, avoir a été victime des tirs indirects de roquettes ou de mortiers à Ménaka au nord du Mali.

    « Ce matin 6 décembre courant vers 6 heures, le camp partagé de la MINUSMA de Ménaka a été la cible de tirs indirects (roquettes ou mortier) sans faire de victime ni de dégâts matériels », a indiqué la MINUSMA.

    En outre, elle a affirmé qu'une attaque aux mortiers a visé, dimanche 5 décembre aux environs de 5H45 GMT, le camp de la MINUSMA à Gao. Il y a eu quatre impacts sur le camp de Gao, occasionnant uniquement des dégâts matériels, selon l'armée française. Les explosions ont fait vibrer les baraquements et poussé les militaires à se réfugier dans des abris pendant deux heures. . Le camp d'Ansongo a aussi été victime des mortiers, sans faire de victimes.

    Cependant, la mission onusienne indique que deux Casques bleus ont été blessés par un engin explosif improvisé samedi à Tassiga dans le cercle d'Ansongo dans la région de Gao.

    Dans la même journée du samedi 4 décembre, le camp des Casques bleus à Kidal a été la cible d'une attaque aux mortiers aux environs de 13 heures, a annoncé la même source.

    Le Chef de la MINUSMA, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane, a condamné avec la plus grande fermeté ces actions ''lâches'' qui entravent la paix au Mali.

    Il a, en outre, rassuré que la mission onusienne reste déterminée à œuvrer pour la paix aux côtés des Maliens.

    Lien permanent Catégories : Ansongo, Gao, Kidal, Menaka, Minusma 0 commentaire
  • Niger : Trois morts dans de nouveaux heurts sur la route du convoi français au Sahel

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    Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau été pris à partie samedi 27 novembre 2021 à Téra, dans l'ouest nigérien, où des heurts ont fait trois morts, selon le maire de la ville.

    Le maire de Téra, Hama Mamoudou, qui était à Niamey au moment des manifestations bloquant le convoi français, a affirmé à l'AFP que les heurts avaient fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey". L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

    "Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a détaillé le porte-parole. "Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes", a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, "vers 10H30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole.

    Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. "Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions", a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

    Le convoi de près d'une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi. Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane. Dans ce contexte tendu, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a exprimé vendredi soir sa "reconnaissance" envers la France dont il a salué "les sacrifices" dans les pays du Sahel.

    Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les jihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.