Khost

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

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    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
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    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

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    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
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    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
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    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi. 

  • Afghanistan : Derniers évènements sécuritaires (mise à jour au fur et à mesure des évènements)

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    Les talibans prennent Mazar-i-Sharif, grande ville du nord.
    Les talibans se sont emparés, samedi soir 14 août, de Mazar-i-Sharif, dernière grande ville du nord de l'Afghanistan encore contrôlée par le gouvernement, accroissant encore leur emprise sur le pays.

    Les talibans "paradent sur leurs véhicules et leurs motos, tirant en l'air pour célébrer" la prise de la ville, a raconté samedi soir à l'AFP un habitant de Mazar-i-Sharif, Atiqullah Ghayor, qui vit près de la célèbre mosquée bleue. Il a précisé que les talibans étaient entrés "sans vraiment rencontrer de résistance" dans la quatrième ville la plus peuplée du pays (500.000 habitants), après le retrait des forces afghanes. D'autres habitants ont fait des récits similaires et les talibans ont revendiqué la prise de la ville, capitale de la province de Balkh et carrefour commercial, dont les faubourgs étaient encore le théâtre d'intenses combats samedi matin. "Les combattants (talibans) se sont emparés de Mazar-i-Sharif. Tous les bâtiments officiels (...) sont sous leur contrôle", ont affirmé les talibans dans un communiqué.

    Le maréchal Abdul Rashid Dostom, ancien vice-président afghan, et Atta Mohammad Noor, ex-gouverneur de Balkh, qui avaient pris la tête de forces locales de résistance aux talibans à Mazar-i-Sharif, ont trouvé refuge en Ouzbékistan voisin, selon un proche du second, précisant que leurs forces s'étaient elles retirées à une soixantaine de km de la ville.

    Le célèbre seigneur de guerre Qaisari a été capturé par les talibans à Mazar-i-Sharif.
    On ignore quel sera son sort. Qaisari est accusé de graves violations des droits humains non seulement par les talibans, mais aussi par des organisations locales et internationales. Vidéo.

    La ville de Khost également tombée aux mains des talibans
    Le porte-parole des talibans  a officiellement revendiqué la capture de la ville de Khost.
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    Plus tôt, le président afghan Ashraf Ghani avait promis de poursuivre le combat contre les insurgés qui continuent à se rapprocher de la capitale Kaboul, presque encerclée et où les habitants ne cachent pas leur angoisse de l'avenir.
    "La re-mobilisation de nos forces de sécurité et de défense est notre priorité numéro un et d'importantes mesures sont prises à cet effet", avait assuré à la mi-journée, le président Ghani dans une adresse télévisée. Il n'a fait aucune allusion à une possible démission, réclamée par certains, mais a précisé avoir entamé des "consultations" au sein du gouvernement, avec des responsables politiques et les partenaires internationaux, pour trouver "une solution politique dans laquelle la paix et la stabilité" seront préservées.
    "Ces consultations avancent rapidement et nous ferons part de leur résultat à nos compatriotes très vite", a-t-il ajouté. Dans la soirée, le palais présidentiel a précisé qu'"une délégation sera prochainement constituée par le gouvernement et prête à négocier".

    6 provinces tombées aux mains des talibans en une seule journée, samedi 14 août 2021 :
    1: Paktika
    2: Paktia
    3: Kunar
    4: Faryab
    5: Balkh
    6: Laghman 
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    "Inquiet pour l'avenir"
    La situation militaire est critique pour le pouvoir en place. En à peine plus d'une semaine, les talibans ont pris le contrôle de presque tout le nord, l'ouest et le sud de l'Afghanistan et sont arrivés aux portes de Kaboul. Ils ne sont plus qu'à 50 km de la capitale et ne montrent aucun signe de vouloir ralentir leur marche. Samedi, ils avaient déjà pris la province de Kunar, dans l'Est, et pourraient bientôt approcher de Kaboul par le nord, le sud et l'est.

    E8fulV8WYAA-YyM.jpegLe général Saadat nouveau promu responsable de la sécurité pour Kaboul
    Le général Seyed Sami Saadat (photo ci-contre) nommé responsable de la sécurité publique dans la ville et la province de Kaboul.
    La présidence afghane a tweeté hier soir que le général Saadat avait été nommé par le président Ashraf Ghani.
    Le général Saadat était à la tête de l'armée afghane lors des récentes batailles de Kandahar et de Laskargah, qui sont toutes deux tombées en 24 heures.
    Le poste était devenu vacant car le général Hebatullah Alizai, ancien commandant du 209e corps Shaheen et récemment nommé à la tête de l'armée afghane, s'était rendu aux talibans samedi 14 août dans la province de Balkh. Il semble qu'il ait conspiré avec les talibans et abandonné les lignes de défense, ordonnant à ses troupes de se rendre.

    Jalalabad
    Les talibans viennent d'annoncer (dimanche matin 15 août) leur arrivée à Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar. La ville est tombée sans aucune résistance selon des sources locales. Vidéo des talibans à Jalalabad. Autre vidéo. Ci-dessous, photo prise ce dimanche 15 août). 
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    La peur s'empare de Kaboul
    Au sein des habitants de Kaboul et les dizaines de milliers de personnes qui ont fui leur foyer ces dernières semaines pour se réfugier dans la capitale, la peur prédomine. "Je pleure jour et nuit quand je vois que les talibans forcent des jeunes filles à épouser leurs combattants", a confié à l'AFP Muzhda, 35 ans, une femme célibataire arrivée avec ses deux soeurs, de la province de Parwan, un peu plus au nord. "J'ai refusé des propositions de mariage par le passé (...) Si les talibans viennent et me forcent à les épouser, je me suiciderai", prévient-elle.
    Dawood Hotak, 28 ans, un commerçant de Kaboul, est aussi "inquiet pour l'avenir" de ses jeunes soeurs et ne sait pas "ce qui va leur arriver". 

    Les rues de la capitale étaient normalement animées samedi, mais de longues queues étaient observées à la sortie des banques, et certains hommes ont indiqué à l'AFP avoir commencé à se laisser pousser la barbe, en prévision d'une arrivée prochaine des talibans.
    Beaucoup d'Afghans - les femmes en particulier -, habitués à la liberté acquises ces 20 dernières années, craignent un retour au pouvoir des talibans.

    Lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001, avant d'être chassés il y a 20 ans par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les talibans avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées.

    Dans le même ordre d'idées, le réseau des églises en Afghanistan rapporte que ses dirigeants ont reçu samedi soir 14 août des lettres des talibans les avertissant qu'ils savent où ils se trouvent et ce qu'ils font. Il semble que les talibans aient l'intention de mettre fin à la liberté religieuse dans le pays. 

    Kaboul : Dernières nouvelles : Violents combats dans un quartier de la capitale afghane
    De violents affrontements ont été signalés, dimanche 15 août, dans le district de Paghman à Kaboul et autour de la périphérie de la ville de Kaboul. Des sources pro-talibanes prétendant que les moudjahidines ont capturé plusieurs positions des forces de sécurité à Paghman. Selon des sources locales, les talibans auraient lancé l'assaut final sur Kaboul. Nous attendons d'autres rapports sur la situation.
    forward_2.gifLe ministère afghan de l'intérieur vient de confirmer que les talibans ont commencé à entrer à Kaboul de toutes parts. Vidéo de l'entrée des talibans à Kaboul ce dimanche 15 août.
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    Des négociations sont en cours à Kaboul entre les talibans, le gouvernement afghan et les États-Unis. Le gouvernement afghan, la démission d'Ashraf Ghani et la mise en place d'un gouvernement de transition ont été proposés aux talibans. On ne sait pas si ceux-ci accepteront la proposition. Le résultat des négociations déterminera ce qui va se passer à Kaboul dans les prochaines heures.
    forward_2.gifLe président Ghani va céder le pouvoir à Ali Ahmad Jalali dans les prochaines heures. Jalali est l'une des figures de proue de la résistance contre les Soviétiques. Jalali formera le gouvernement de transition avec le représentant des talibans, le mollah Biradar.
    Mollah Baradar (photo ci-dessous), le chef des talibans, est arrivé à Kaboul avec Jalali pour former le gouvernement intérimaire.
    Un responsable afghan a déclaré que les troupes avaient livré la base aérienne de Bagram aux talibans. La base abrite une prison abritant 5 000 détenus. 
    forward_2.gifLe président Ghani a quitté l'Afghanistan, selon l'ancien vice-président Abdullah Abdullah
    Le président afghan, Ashraf Ghani, a quitté l'Afghanistan, où les talibans sont sur le point de prendre le pouvoir, a annoncé dimanche l'ancien vice-président Abdullah Abdullah. "L'ancien président afghane a quitté la nation", a déclaré M. Abdullah, qui est aussi le chef du Haut Conseil pour la réconciliation nationale, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
    Ashraf Ghani a d'abord gagné Douchanbé, au Tadjikistan avant de se réfugier à Oman.
    On a appris que le ministre de la défense, Bismillah Mohammadi, avait également pris la fuite et s'était réfugié aux Emirats Arabes Unis.
    forward_2.gifAux dernières nouvelles, les talibans sont entrés dans le Palais présidentiel et affirment à présent qu'il n'y aura pas de gouvernement de transition. Ils ont pris le pouvoir. Les talibans devraient bientôt déclarer l'Émirat islamique d'Afghanistan depuis le palais présidentiel. C'était le nom du pays sous le gouvernement taliban renversé par les forces dirigées par les États-Unis en 2001. 
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    Humayoon Humayoon, l'ancien vice-président et ancien allié d'Ashraf Ghani, a déclaré qu'il avait été nommé chef de la police de Kaboul par les talibans pour l'émirat islamique d'Afghanistan. On assiste à un vaste changement de bord de nombreux responsables politiques et sécuritaires, sans doute préparé de longue date et à l'insu des services américains. Vidéo.

    Pendant ce temps, les talibans continuent d'investir Kaboul :
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    Instruction des talibans aux étrangers
    Les étrangers à Kaboul pourront partir s'ils le souhaitent ou enregistrer leur présence dans les prochains jours auprès des fonctionnaires talibans qui seront établis prochainement.

    Marines américains
    Un ballet d'hélicoptères a survolé samedi Kaboul, entre l'aéroport et le l'ambassade américaine, gigantesque complexe situé dans la "zone verte" ultrafortifiée, au centre de la capitale. Un premier contingent de Marines est arrivé pour sécuriser les évacuations du personnel diplomatique, ainsi que d'Afghans ayant travaillé pour les Etats-Unis et craignant des représailles des talibans. Les Etats-Unis entendent évacuer des "milliers de personnes par jour" et pour cela le Pentagone va déployer avant la fin du week-end 3.000 soldats à l'aéroport de Kaboul, a précisé vendredi son porte-parole, John Kirby. L'ambassade américaine a ordonné à son personnel de détruire les documents sensibles et symboles américains qui pourraient être utilisés par les talibans "à des fins de propagande". Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir la vidéo d'al-Jazeera :

    Londres évacue son ambassadeur dès dimanche 15 août
    Londres a parallèlement annoncé le redéploiement de 600 militaires pour aider les ressortissants britanniques à partir.
    Plusieurs pays - Pays-Bas, Finlande, Suède, Italie et Espagne - ont annoncé vendredi réduire au strict minimum leur présence, ainsi que des programmes de rapatriement de leurs employés afghans. L'Allemagne va aussi réduire son personnel diplomatique "au minimum absolu". D'autres, dont la Norvège et le Danemark, ont fermé provisoirement leur ambassade.
    Aux dernières nouvelles, la Grande Bretagne a décidé d'évacuer son ambassadeur par avion dès dimanche soir car on craint que les Talibans s'emparent de façon imminente de Kabul et de l'aéroport qui reste le seul moyen de s'échapper.
    L'ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Afghanistan (@NicolasK111) a déclaré de son côté qu'il "baissait la tête de honte" en suivant les évènements d'Afghanistan.

    Chaos à l'aéroport de Kaboul
    Tous les vols commerciaux suspendus depuis l'aéroport de Kaboul et seuls les avions militaires sont autorisés à opérer, a déclaré un responsable de l'OTAN.
    La France va déployer un A400M pour évacuer ses ressortissants encore présents à Kaboul. Il partira lundi 16 août à 8h00 d'Orléans en direction de la base militaire française d'Abu Dhabi d'où plusieurs rotations sont programmées avec Kaboul afin d'exfiltrer environ 200 ressortissants.

    L'administration Biden toujours satisfaite de sa décision de retrait
    Les talibans ont lancé leur offensive en mai, quand le président américain Joe Biden a confirmé le retrait des dernières troupes étrangères du pays, censé être achevé d'ici le 31 août. Joe Biden a depuis affirmé ne pas regretter sa décision, même si la rapidité avec laquelle l'armée afghane s'est désintégrée a surpris et déçu les Américains, qui ont dépensé plus de 1.000 milliards de dollars pour la former et l'équiper.
    forward_2.gifVendredi 13 août, l'administration Biden affirmait encore que Kaboul ne faisait pas face à une "menace imminente" et que la prise du pouvoir par les talibans n'était pas à leurs yeux une issue inéluctable.

    L'armée de l'air américaine intervient contre des positions talibanes
    Une source de sécurité afghane affirme qu'environ 35 militants talibans ont été tués lors de frappes aériennes par les forces américaines dans 3 provinces afghanes.

    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques
    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques en Afghanistan. Il reste le contingent turc chargé de sécuriser l'aéroport de Kaboul. Les talibans ont exigé de la Turquie qu'elle retire également ses troupes avant la fin août et menace : "pas un ne sortira vivant" si Ankara ne les retire pas."

    forward_2.gifL'immense arsenal d'armes modernes capturé par les talibans : un grave problème pour l'avenir
    Les talibans se sont emparés d'un immense arsenal mis à disposition de l'armée afghane, notamment par les Etats-Unis, au cours de leur prise de contrôle de nombreuses bases militaires. Les Etats-Unis ont dépensé 88 milliards$ pour équiper une armée afghane supposée être forte de 350.000 hommes alors qu'il s'est avéré qu'elle n'en comptait pas plus de 60.000, selon des estimations récentes. Une grosse erreur de la CIA pourtant omniprésente dans le pays. Parmi ces armes, se trouvent des avions de guerre, des hélicoptères de combat, des drones (notamment au moins 15 drones ScanEagle qui coûtent 4.000.000 $ chacun -  photos ci-dessous), des missiles, des véhicules blindés et Humvees par milliers, et toutes sortes d'armes individuelles.
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    Les avions tombés entre les mains des talibans sont des avions de combat A-29 Super Tucano COIN (contre-insurrection) livrés par les États-Unis à l'armée de l'air afghane. 
    Les avions de combat ont été saisis par les talibans dans la section militaire de l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis avaient acheté un total de 26 avions de combat A-29 pour l'Armée de l'air afghane au cours des cinq dernières années. Seulement 19 ont été livrés à cette date.
    L'A-29 est facile à piloter et à entretenir, et il est considéré comme l'un des avions de combat les moins chers à exploiter. Une heure de vol dessus ne coûte que 1 000 $.
    Les Super Tucano fournis à l'AAF étaient équipés de systèmes électro-optiques d'observation et de ciblage AN/AAQ-22 Star SAFIRE II. Les avions de combat étaient également armés de bombes à guidage laser GBU-58 Paveway II et de roquettes à guidage laser APKWS.
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    Les talibans ont également capturé au moins un hélicoptère d'attaque léger MD 530F Cayuse Warrior sur l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis ont fourni plus de 60 hélicoptères MD 530F à l'AAF. L'hélicoptère peut être armé de nacelles FN HMP400 avec mitrailleuse lourde FN M3P .50 BMG ou de nacelles M260 avec 7 roquettes Hydra 70 non guidées.
    Au cours des derniers jours, les talibans ont capturé plus d'une douzaine d'hélicoptères, dont des Mi-8/17, des UH-60 Black Hawk et des MD 530F. Les talibans n'ont pu faire décoller jusqu'ici que deux Mi-8/17 laissés par les forces gouvernementales afghanes en état opérationnel à Herat.
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    Mais les talibans n'auront pas l'utilisation de ces armes qui ne manqueront pas de faire l'objet d'une intense activité de marché noir. Le trafic  se déroulera en premier lieu au travers de l'Iran (sans compter le matériel militaire amené par l'armée afghane ayant fuit en Iran / Vidéo). Il touchera également les pays d'Asie centrale, soit directement par les frontières montagneuses de l'Afghanistan avec ses pays voisins, soit par le Pakistan. On devrait voir très rapidement les conséquences de ce trafic d'armes, tout d'abord au Cachemire indien, dans les régions troublées du Pakistan comme le Balouchistan, et plus loin ans les régions "chaudes" du Moyen Orient (Irak, Syrie, Yémen).

    N'oublions pas, enfin, qu'al-Qaïda va profiter de la victoire des talibans pour reconstituer ses bases en Afghanistan et puiser sa part du butin d'armements capturé par les talibans avec toutes les conséquences que cela pourrait représenter dans un avenir proche pour tous les pays dans le collimateur de l'organisation islamiste radicale.

    Ne pas oublier que talibans et al-Qaïda poursuivent le même but : Imposer l'islam et la charia au monde entier comme le rappelle ce commandant des talibans à CNN : « Nous sommes convaincus qu'un jour les moudjahidines remporteront la victoire et que la loi islamique ne s'appliquera pas seulement à l'Afghanistan, mais partout dans le monde. Nous ne sommes pas pressés. Nous pensons que cela viendra un jour. pas jusqu'au dernier jour." Vidéo de la déclaration de ce commandant taliban à CNN.

  • Afghanistan : Les talibans s'emparent d'une deuxième capitale provinciale

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    Les talibans se sont emparés, samedi 7 août 2021, de la ville de Shabarghan (nord), deuxième capitale provinciale à tomber aux mains des insurgés en moins de 24 heures et depuis le début du retrait définitif des forces étrangères d'Afghanistan en mai.

    "Les forces (afghanes) et les responsables ont fui vers l'aéroport" a indiqué à l'AFP Qader Malia, vice-gouverneur de la province de Jawzhan, dont Shabarghan est la capitale, alors qu'à Kaboul, les inquiétudes montent déjà après la chute d'une autre capitale provinciale la veille.

    La province de Jawzhan est le bastion du maréchal Abdul Rashid Dostom, puissant dirigeant de milice ouzbek, réputé pour sa loyauté changeante et sa barbarie. Si son bastion de Shabarghan devait rester aux mains des talibans, ce serait un nouveau revers pour le gouvernement qui a récemment fait appel aux anciens chefs de guerre pour tenter d'endiguer l'avancée des insurgés. Les talibans s'étaient déjà rendus maîtres vendredi d'une première capitale provinciale, Zaranj (sud), sans réelle résistance des forces afghanes.

    Selon un journaliste de Shabarghan qui a demandé l'anonymat, les combats ont débuté vers 04H00 du matin avec des "coups de feu et explosions", avant le retrait des forces pro-gouvernementales vers midi. "Maintenant les talibans sont partout, avec leurs drapeaux (...) les rues sont désertes et nous n'osons pas quitter nos maisons", a-t-il raconté. Un conseiller du maréchal Dostom a confirmé la chute de Shabarghan. "Les forces de sécurité et les responsables se sont retirés dans une zone située à environ 20 km de la ville. Ils s'étaient déjà préparés, notamment en y transférant assez de munitions pour se défendre face à une attaque des talibans", a-t-il précisé. Ehsan Niro, un porte-parole de M. Dostom, a cependant assuré que des miliciens continuent de combattre les talibans aux abords de la ville.

    Les talibans se sont emparés ces trois derniers mois de vastes territoires ruraux et dirigent désormais leurs offensives sur les grandes villes, encerclant plusieurs capitales provinciales, dont Kandahar (sud) et Hérat (ouest), deuxième et troisième villes du pays.

    La peur à Kaboul
    A Kaboul, des résidents interrogés par l'AFP samedi matin ont exprimé leurs inquiétudes suite à la prise de Zaranj. "Si le gouvernement ne prend pas la situation sécuritaire sérieusement (...) toutes les provinces pourraient tomber aux mains des talibans", a déploré Walid Ahmad, 20 ans, qui a fui les combats à Takhar (nord) il y a deux semaines.

    Mohammad Qaim, 35 ans, a quant à lui fui Lashkar Gah, ville du Sud ravagée par les combats. "Les talibans pourront peut-être prendre plus de villes", s'est-il alarmé, martelant que la situation dépendait de l'interférence de pays tiers. "La guerre est imposée aux Afghans, et les Afghans brûlent."

    Povince de Nimruz : Les talibans contrôlent la ville de Zaranj, la capitale provinciale
    Zaranj est une ville relativement reculée, qui compte environ 63 000 habitants. Un porte-parole de la police de Nimruz, qui a préféré garder l'anonymat pour des raisons de sécurité, a déclaré à l' agence de presse Reuters que les talibans avaient réussi à prendre la ville en raison de l'échec du gouvernement de Kaboul à envoyer des renforts. 
    Un commandant taliban a souligné que la ville est d'une importance stratégique car elle est située à la frontière avec l'Iran. "C'est le début et d'autres provinces vont tomber entre nos mains très bientôt", a-t-il ajouté.
    Aux premières heures du 6 août, les talibans avaient annoncé qu'ils avaient libéré les prisonniers de la prison de Zaranj et pris le contrôle du quartier général provincial des renseignements. Le groupe avait ensuite demandé aux autorités locales de se rendre, en envoyant une demande écrite, accompagnée de photos et de vidéos des combattants à proximité des bâtiments du gouvernement. Les photos montraient les combattants talibans stationnés à l'extérieur de l'enceinte du gouverneur provincial.
    Sur les réseaux sociaux, les vidéos diffusées par les talibans suggèrent un accueil plus chaleureux de la part des civils à Zaranj. Ces publications montrent les talibans brandissant leurs drapeaux sur des véhicules militaires alors que des jeunes hommes et garçons les acclament. Il est cependant difficile de savoir si ces réactions suggèrent un réel soutien aux insurgés ou si les civils doivent montrer leur soutien afin d'assurer leur sécurité.
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    Province de Kunduz : Civils pris au piège à Kunduz
    Depuis Kunduz, ville du Nord assiégée par les talibans depuis des semaines, l'activiste Rasikh Marof a raconté à l'AFP par téléphone que les combats ont fait rage la nuit dernière dans des villages stratégiques autour de la ville de Kunduz et près du centre-ville, sans que les talibans ne puissent gagner du terrain. Les assauts sont menés par un nombre considérable de talibans. Les forces gouvernementales ont "sérieusement défendu" la ville pour empêcher les talibans d'entrer, a-t-il expliqué, précisant que ces derniers utilisaient "des mortiers et des armes lourdes".

    Les forces afghanes ont eu recours à des frappes aériennes, selon M. Marod et un responsable local. "De nombreux magasins ont fermé et les gens restent chez eux pour se protéger", a continué l'activiste. Selon le Dr Fazli, responsable de la santé pour la province de Kunduz, contacté par l'AFP dans la matinée, 38 blessés et 11 morts civils avaient été emmenés à l'hôpital principal de la ville depuis la reprise des violences la nuit dernière. "Les ambulances ne peuvent pas se déplacer à cause des combats", a-t-il ajouté, précisant que ces chiffres pourraient augmenter dans la journée.
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    Province de Baghlan
    Huit talibans ont été tués et trois autres blessés après que l'Armée afghane ait repoussé les attaques des talibans dans le district de Khost.
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    Les États-Unis envoient des bombardiers en Afghanistan pour combattre les talibans
    Les États-Unis ont envoyé des bombardiers B-52 Stratofortress en Afghanistan pour combattre les militants talibans, écrit le journal Times, citant des sources de la communauté de défense des États-Unis.
    Le nombre d'avions n'a pas été précisé. Le rapport dit que les Américains frappent dans les provinces de Kandahar, Herat, Lashkar Gah et Helmand.

  • Afghanistan : Violents affrontements entre l'armée  et les Talibans

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    Province de Herat
    Des affrontements violents ont éclaté, mercredi 31 mars 2021, entre les forces afghanes (ANDSF) et des combattants Talibans dans le district de Shindand, dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, rapportent des responsables locaux.

    La chaîne locale "Ariana News" a fait savoir que les Talibans ont utilisé des voitures piégées S(VBIED) pour cibler la base des forces de sécurité nationale (NDS) à Shindand. Les NDS sont les services de renseignement afghans.

    L'armée a dépêché des renforts sur place et l'armée de l'air est intervenue en soutien des forces au sol.

    Toujours dans la province de Herat, deux kamikazes ont été arrêtés par les forces de sécurité.
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    Province de Balkh
    Des explosifs placés sur une charrette à Kilafr, dans le district de Balkh, ont explosé. Au moins 2 civils dont un enfant ont été tués. 14 personnes dont 11 civils et 3 membres de l'ANDSF ont été blessés.
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    Province de Khost
    Les forces de sécurité de Khost ont confirmé que des talibans avaient tiré, mardi soir 30 mars, deux roquettes sur une base américaine située dans l'ancien aérodrome de Khost, Ds maisons d'habitation ont été touchées par le tir de deux roquettes. 

    Zabihullah Mujahid, l'un des porte-parole des talibans, a déclaré que l'attaque à la roquette était une réponse à l'attaque des troupes stationnées sur la base du district de Sabri, au cours de laquelle au moins trois civils avaient été tués.
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    Province de Logar
    Un commandant de l'armée a été tué lors d'une attaque armée à Logar.
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    Province de Sar-e-Pul
    Et dans la province de Sar-e-Pul, c'est un commandant qui a été tué par une bombe en bordure de route (IED) alors qu'il rentrait du district de Sayad au district de Sar-e-Pul, mercredi 21 mars. Un soldat de son escorte a également perdu la vie. Deux autres soldats ont été blessés. Le véhicule blindé dans lequel le commandant voyageait a été détruit. 

    L'incident a eu lieu dans la partie du cours supérieur de la piste du pêcheur. On ignore à ce moment quel groupe d'insurgés est responsable de l'attaque.

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    2021:03:31 - 2.jpegProvince de Takhar : Le chef du conseil Takhar Ulema a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée.
    Le porte-parole de la police de Takhar, Khalil Asir, a déclaré qu'une mine terrestre (IED) avait explosé au passage de la voiture de Maulvi Samad (photo), chef du conseil de Takhar Ulema dans la ville de Taloqan, tuant Maulvi Samad et en blessant trois autres.
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  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires 

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    Kaboul : Un membre de l'armée de l'air afghane tué à l'ouest de Kaboul
    Un membre de l'armée de l'air afghane a été tué lors d'une attaque par des inconnus armés dans le district de Paghman à l'ouest de la ville de Kaboul.

    L'incident s'est produit samedi soir dans la région de Bagh-e-Daud, dans le district de Paghman, lorsque des hommes armés ont attaqué le véhicule d'un membre de l'armée de l'air.

    Aucun groupe, y compris les talibans, n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque.

    Dans une déclaration, la police de Kaboul a confirmé la fusillade, mais n'a pas clarifié l'identité de la victime.

    Il convient de mentionner que les assassinats ciblés et les explosions de mines sont devenus une grave préoccupation pour les habitants de Kaboul et différentes villes des provinces à travers le pays. Le gouvernement a blâmé à maintes reprises les talibans pour de telles attaques, mais le groupe a nié toute responsabilité.

    Province de Faryab : Les talibans attaquent un  avant-poste de sécurité protégeant le barrage de  Dahandara
    Des talibans ont tué deux gardes du barrage de Dahandara dans le district de Pashtun Kot, dans le nord-ouest de la province de Faryab, a déclaré l'Autorité nationale de régulation des affaires hydrauliques.

    Nizam Khpolwak, porte-parole de l'Autorité nationale de régulation des affaires de l'eau, a déclaré aux médias que les talibans avaient tué deux gardes et en blessé un autre lors de l'attaque du barrage.

    Il a ajouté que les talibans avaient déjà attaqué le barrage il y a deux mois au cours de laquelle sept membres des forces de sécurité protégeant le barrage de Dahandara avaient été tués.

    Selon certaines informations, un membre affilié des Taliban a également été tué au cours de l’escarmouche.

    Les talibans n'ont pas encore commenté l'incident.

    Estimé à 37 millions de dollars sur le budget du gouvernement, le barrage est conçu pour irriguer environ 4 000 hectares de terres agricoles et produire un mégawatt et demi d'électricité.

    Le réservoir est le cinquième plus grand du pays avec 67 mètres de hauteur et pourrait stocker plus de 25 millions de mètres carrés d'eau.
    Barrage de Dahandara.jpegProvince de Khost : Des civils tués lors d'une opération des forces de sécurité afghanes
    Des civils ont été tués lorsque les forces de sécurité afghanes ont lancé une opération contre les talibans dans l'est de la province de Khost, ont annoncé dimanche des responsables.

    Selon l'administration provinciale, l'action a été menée par les forces afghanes dans le district de Sabari après que les talibans se soient infiltrés dans la région et aient fermé la route qui relie la province de Maidan Wardak à Khost.

    Le ministère de l'Intérieur a déclaré que deux civils avaient été tués, mais les talibans ont accusé les forces de sécurité d'en avoir tué au moins 20, dont des femmes et des enfants.

    Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré que le gouvernement afghan, soutenu par "les forces d'occupation étrangères", menait des opérations dans diverses zones du district.

    << Les informations recueillies jusqu'à présent dans la région suggèrent que 20 civils innocents, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été assassinés chez eux ... de nombreux autres sont blessés, des dizaines de maisons, de magasins et d'étals ont été détruits et tous les objets de valeur volés aux habitants, "a-t-il déclaré dans un communiqué.

    «L'émirat islamique [taliban] condamne cette horreur de l'ennemi et le meurtre de civils dans les termes les plus forts, et le considère comme un exemple de l'oppression et du crime de l'administration de Kaboul et promet de venger le peuple opprimé par les criminels. "

    Le ministère de l'Intérieur, quant à lui, a accusé les talibans d'avoir cacher des mines terrestres à l'intérieur des maisons des habitants lors d'une opération de ratissage de l'armée.

    Syed Hamid Roshan, un porte-parole du ministère, a déclaré que les talibans avaient forcé les habitants à cacher la bombe qui avait causé la mort d'un enfant et d'une femme.

    «Les groupes antigouvernementaux ont toujours utilisé des maisons, des écoles religieuses et des mosquées comme dépôts d'armes, usines de fabrication de bombes et abris à leurs propres fins, ce qui fait des victimes civiles et les forces de sécurité afghanes sont ensuite blâmées», a-t-il déclaré.

  • Afghanistan : Nombreux incidents sécuritaires 

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    Kaboul
    Deux policiers tués et un autre blessé dans l'explosion d'une bombe artisanale près de l'université de Kaboul. Le ministère afghan de l'Intérieur a confirmé la nouvelle, affirmant qu'une mine magnétique avait visé une voiture appartenant au commandement de la police dans le troisième district de l'université de Kaboul vers 9 heures du matin.

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    Province de Helmand
    Juma Gul, un agent du renseignement afghan (NDS) ia été assassiné ce matin à Lashkargah, dans la province de Helmand.

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    Par ailleurs, à Goryan Herat, dans la province de Helmand, une attaque d'infiltrés a eu lieu dans un avant-poste de l'Armée afghane à Kajaki. Le taliban infiltré a réussi à prendre la fuite avec quelques d'armes.. Selon les premières informations, au moins 12 policiers et militaires auraient été tués lors de cette attaque. 
    De son côté, les autorités afghanes affirment que 12 talibans ont été tués au cours de de cette attaque.

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    Province de Herat
    Une femme a été tuée et 11 autres personnes, dont des femmes et des enfants, ont été blessées lorsque des obus de mortier ont frappé une maison d'habitation à proximité de l'autoroute Herat-Islam Qala dans la région de Qudusabad.

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    Province de Baghlan
    Un policier a été tué et un autre blessé par une explosion dans le ville de responsable de Pul-e-Khumri, a rapporté la police de la province.
    Er2VekBWMAMYW7K.jpegToujours dans la province de Baghlan, les Talibans ont intercepté et incendié plusieurs camions citernes transportant du pétrole (probablement destinés aux forces pro-gouvernementales) à Dushi. Selon des sources locales, certains chauffeurs auraient été portés disparus.
     
    Province de Faryab
    Pour une fois, ce sont les services de renseignement afghans (NDS) qui ont réussi à mener une "attaque d'infiltrés" contre les talibans. Ce sont généralement les Talibans qui mènent ce genre d'attaques.
    Er2w4iAXEAEhNvV.jpegUn infiltré de la NDS a tué au moins un membre des Talibans à Shirin Tagab, province de Faryab. Il a réussi à prendre la fuite.
     
    Province de Kandahar
    Le chef de la sécurité de Kandahar a déclaré que quatre kamikazes avaient été tués dans une attaque contre un atelier de réparation de véhicules de la Direction de la sécurité nationale (NDS) dans le district de Daman.

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    Photos de trois des quatre kamikazes :

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    Province de Khost
    4 personnes ont été tuées lors d'un raid de la Force de protection de Khost (KPF), une force soutenue par la CIA. Des  sources locales affirment que les quatre personnes décédées seraient des civils. L'incident s'est produit dans la région de Spera.
     
    Province de Balkh
    Les responsables de la sécurité afghans affirment que huit frappes aériennes contre des cibles taliban dans la province de Balkh ont tué huit insurgés.

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  • Afghanistan : Attaque secrète présumée contre une base américaine

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    Aux États-Unis, des experts discutent d'une attaque présumée contre la base militaire américaine du Camp Chapman, près de la ville de Khost, qui a été tenue secrète. 
     
    Le 13 janvier, le magazine spécialisé Foreign Policy a annoncé qu'en décembre 2020, les talibans avaient lancé une attaque contre une base militaire américaine dans la province de Khost. L'agression a été considérée comme une violation de l'accord de paix américano-taliban, signé le 29 février 2020 à Doha, au Qatar. Cependant, selon Foreign Policy, les sources locales et la presse internationale n'ont pas rendu compte de l'affaire, car les talibans et l'administration du président sortant, Donald Trump, ont tenté de garder l'attaque secrète. 
     
    «Onze ans après l'une des plus grandes pertes en vies humaines de l'histoire de la CIA dans une base militaire notoire du sud-est de l'Afghanistan, le camp Chapman a de nouveau été attaqué début décembre, une violation apparemment flagrante de l'accord de paix. entre les États-Unis et les talibans », a écrit Foreign Policy. «Cependant, contrairement aux quatre attaques majeures précédentes sur Camp Chapman, une base située au nord-est de la ville de Khost, l'assaut meurtrier de décembre dernier n'a pas été signalé ni reconnu. L'attaque a coûté la vie à quatre membres de la Force de protection de Khost, ou KPF - une milice formée et équipée par la CIA qui maintient une emprise de fer sur la province - ainsi que trois soldats afghans et au moins six civils », lit-on dans l'article. 
     
    Washington et la mission dirigée par l'OTAN en Afghanistan n'ont partagé aucune information sur une telle attaque en décembre. Les journaux américains ont posé des questions à ce sujet, sans recevoir de réponses. Selon Foreign Policy, immédiatement après l'attaque, l'armée afghane et la police de Khost se sont vu refuser l'accès au camp. En outre, le ministère afghan de l'Intérieur et le Département du génie criminel de Kaboul ont déclaré qu'ils n'avaient aucune documentation sur l'incident. Il convient toutefois de noter que l'attaque a eu lieu environ six semaines avant la date limite fixée par les États-Unis pour retirer leurs troupes d'Afghanistan. Selon les analystes américains, une telle attaque aurait souligné à la fois le vide que les troupes américaines laissent derrière elles en se retirant d'Afghanistan. et les nombreuses façons dont les Taliban semblent violer les termes de leur accord de paix. Selon Foreign Policy, le "silence assourdissant" entourant l'attaque du Camp Chapman fait partie d'un "modèle de manque de transparence et d'information sur la mission américaine dans le pays, alors que Washington ferme de plus en plus les yeux sur une vague d'attentats terroristes ces derniers mois, y compris des attaques contre des bases longtemps associées aux forces américaines ».
     
    Pendant ce temps, la situation dans le pays reste complexe, étant donné que les progrès des négociations intra-afghanes sont également lents . Les négociateurs des talibans et des gouvernements afghans ont tenu 3 réunions, du 9 au 14 janvier, et ont annoncé que l’ordre du jour à discuter lors des pourparlers de paix était divisé en six catégories. Les deux parties ont confirmé que parvenir à un consensus sur l'ordre du jour prend plus de temps que prévu, mais les parties sont optimistes que la question sera résolue la semaine prochaine. Selon des sources, l'insistance des talibans à centrer les négociations sur le système politique a retardé le processus. "La demande fondamentale du peuple afghan est de restaurer une paix durable et un cessez-le-feu permanent, nous nous concentrons donc sur le cessez-le-feu ainsi que sur l'ordre du jour des pourparlers", a déclaré Sharifa Zurmati Wardak, membre de l'équipe de négociation de la République islamique d'Afghanistan. 
     
    Entre-temps, le président afghan Ashraf Ghani a de nouveau appelé les talibans à accepter un cessez-le-feu. Arrêter la guerre et l'effusion de sang et convenir d'un cessez-le-feu sont des priorités absolues, selon Ghani. Dans le même temps, certains dirigeants politiques afghans ont déclaré que la création d'un gouvernement intérimaire dans le cadre du processus de paix pourrait améliorer l'efficacité des négociations. "La plupart des politiciens pensent que la création d'un gouvernement intérimaire est une nécessité, qu'il y aura également un cessez-le-feu après la mise en place d'un gouvernement intérimaire", a déclaré Mohammad Ismail Khan, un ancien commandant moudjahidin. Le 7 janvier, Ghani a exclu la possibilité d'établir un gouvernement intérimaire. Le président a déclaré que le système politique actuel doit être protégé et que le pouvoir doit être transféré pacifiquement et légalement. Selon Ghani, le peuple afghan n'est pas favorable à la dissolution du gouvernement et à l'affaiblissement de la démocratie. Par conséquent, son principal devoir en tant que président est de transférer pacifiquement le pouvoir à son successeur, conformément à la loi.