Khenchela

  • Algérie : Pompiers, militaires et civils en lutte contre les incendies meurtriers

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    Nouveau bilan : 56 morts, dont 28 militaires
    Le bilan des incendies en Algérie, notamment dans les forêts de la région de Tizi Ouzou en Kabylie orientale, est passé à 56 morts, dont 28 militaires, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

    Des pompiers soutenus par des militaires et des volontaires luttaient toujours mercredi 11 août pour tenter d'arrêter les incendies monstrueux qui ravagent depuis lundi le nord de l'Algérie. Le nombre des victimes est au moins 42 morts dont 25 soldats, selon un dernier bilan.

    Ces incendies, pour lesquels les autorités ont évoqué des pistes "criminelles", touchent plusieurs régions de Kabylie, dont Tizi Ouzou, et des images impressionnantes.

    Sur des images de l'AFP, on peut voir des habitants tentant désespérément d'étouffer un départ de feu à l'aide de modestes branches. Alors que l'Algérie fait face à une vague de chaleur extrême, des vents propagent les feux et compliquent la tâche des secouristes, selon Youcef Ould Mohamed, un responsable local des forêts cité par l'agence officielle APS.
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    Encore 69 foyers 
    Le porte-parole de la protection civile, Nassim Barnaoui, a dit mercredi à la presse que 69 foyers d'incendies au total étaient encore actifs, dans 17 wilayas (préfecture). Les plus importants se trouvent dans la wilaya de Tizi Ouzou, qui a également connu le plus lourd bilan en pertes humaines, avec 16 morts. "J'ai laissé tous mes biens dans mon village et je me suis enfui avec ma femme et mes trois enfants vers la ville de Tizi Ouzou" a dit a l'AFP Abdelhamid Boudraren, un commerçant du village de Beni Yeni. "Heureusement, je possède un appartement dans le centre de Tizi Ouzou, où je me suis réfugié avec ma famille et quelques voisins", a-t-il raconté.
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    Depuis mardi, des appels à l'organisation de convois de solidarité avec les habitants des villages de Tizi Ouzou se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Les internautes y appellent notamment à collecter de la nourriture, des médicaments et aider à l'acheminement de l'eau pour lutter contre les incendies. Plusieurs camions sont partis de la capitale transportant du matériel offert par des citoyens et des commerçants, a constaté un correspondant de l'AFP. Et une page "Médecins" sur Facebook a publié un appel à se porter volontaire pour venir en aide au personnel de l'hôpital de Tizi Ouzou. D'autres appels ont été lancés sur les réseaux sociaux exhortant les autorités à solliciter une assistance internationale. La piste criminelle a été évoquée par les autorités algériennes, qui n'ont toutefois donné aucune précision. La radio publique algérienne a annoncé mardi l'arrestation de trois "pyromanes" à Médéa. Un quatrième a été arrêté à Annaba, selon l'APS.

    "Origine criminelle" 
    D'après le ministre de l'Intérieur Kamel Beldjoud, une cinquantaine d'incendies "d'origine criminelle" attisés par les conditions météo ont débuté lundi soir. Le Premier ministre, Aïmène Benabderahmane,a lui évoqué plus de 70 incendies dans 18 wilayas (préfectures) du nord du pays. La protection civile a fait état d'une centaine de feux dans 16 wilayas. Les villes de Bouira, Sétif, Khenchela, Guelma, Bejaïa, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès, Tiaret, Médéa, Tébessa, Blida et Skikda sont touchées, a indiqué sur Twitter la direction générale de la protection civile. Le pire drame est survenu mardi en fin de journée quand 25 militaires ont péri alors qu'ils évacuaient des villageois menacés par les flammes, dans les montagnes de Bejaïa et Tizi Ouzou. Dix-sept civils ont perdu la vie depuis le début de ces incendies.

    Chaque année, le nord de l'Algérie est touché par des feux de forêt. En 2020, près de 44.000 hectares de taillis sont partis en fumée. Les autorités avaient annoncé avoir arrêté plusieurs auteurs d'incendies criminels. 

    La chaleur extrême doit se poursuivre jusqu'en fin de semaine au Maghreb -jusqu'au 15 août selon les services météorologiques algériens, avec des températures atteignant 46 degrés.

    Incendies en Tunisie
    En Tunisie voisine, la capitale Tunis a battu mardi son record absolu, avec 49 degrés. Une quinzaine de départs de feu ont été enregistrés dans le nord et le nord-ouest, sans heureusement faire de victime, selon Moez Triaa, porte-parole de la protection civile.
    D'énormes incendies ont ravagé les zones forestières d'Ain al-Dibba et d'al-Fawazia, de la délégation de Fernana dans l'État de Jendouba, en Tunisie.
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    Vidéo 1 (dans la région de Tizi Ouzou)
    Vidéo 2 (dans la région de Bejaia)

  • Algérie : Reddition d'un jihadiste rentré du Sahel

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    Un Algérien, qui avait rejoint des groupes jihadistes au Sahel, s'est rendu aux autorités militaires dans une ville frontalière du Mali, a annoncé mercredi le ministère algérien de la Défense.

    "Dans le cadre de la lutte antiterroriste (...) un terroriste s'est rendu aux autorités militaires à Bordj Badji Mokhtar. Il s'agit du dénommé Larbi Ladmi Mahdi alias "Abba" qui avait rallié les groupes terroristes en 2012 au niveau du Sahel", indique l'armée dans un communiqué. Il s'agit du deuxième jihadiste à se rendre aux autorités dans la ville algérienne de Bordj Badji Mokhtar depuis le début de l'année. L'armée a récupéré un fusil d'assaut Kalachnikov et des munitions.

    Lors de deux opérations menées entre le 20 et le 26 janvier, l'armée algérienne a affirmé avoir arrêté "trois éléments de soutien aux groupes terroristes à Tiaret (sud-ouest) et Khenchela (sud-est)".

    Le terme "terroriste" est utilisé par les autorités pour désigner des islamistes armés restés actifs depuis la guerre civile (1992-2002) L'Armée nationale populaire (ANP) a multiplié ces dernières semaines les opérations "antiterroristes" à travers tout le pays.

    Depuis le début janvier, sept islamistes armés ont été tués dans des accrochages avec des soldats, deux autres se sont rendus et "cinq éléments de soutien" ont été arrêtés, selon le ministère de la Défense.

    Malgré la mise en œuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" des années 1990 qui a fait quelque 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs notamment dans l'est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.

    Selon le bilan de la "lutte antiterroriste" pour l'année 2020, l'ANP a indiqué avoir mis "hors d'état de nuire" 37 jihadistes, dont 21 qui ont été "abattus", neuf capturés et sept qui se sont rendus aux autorités militaires. Elle a ajouté dans un communiqué avoir arrêté 108 "éléments de soutien aux groupes terroristes" au cours de l'année passée. A titre de comparaison, elle avait tué 15 islamistes armés et en avait arrêté 25 en 2019. Selon la presse officielle, l'armée aurait déjoué en décembre un plan de redéploiement de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali.

  • Algérie : Cinq civils tués dans l'explosion d'une bombe artisanale

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    Cinq civils ont été tués et trois autres blessés jeudi à la suite de l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur véhicule dans la région de Tébessa, dans l'est de l'Algérie, a indiqué le ministère algérien de la Défense dans un communiqué. Le ministère de la Défense a par ailleurs fait état, dans le même communiqué, de "l'élimination" d'un jihadiste dans la région voisine de Khenchela, dans le cadre de la lutte antiterroriste, sans qu'un lien ne soit établi entre les deux incidents.

    Lien permanent Catégories : ALGÉRIE, Khenchela, Tébessa 0 commentaire