Khatibzadeh Said porte-parole du ministère des AE)

  • Arabie Saoudite/Iran : Changement de ton

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    L'Iran s'est félicité jeudi du "changement de ton" de l'Arabie saoudite, son rival régional, après que le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane ait dit souhaiter de "bonnes" relations avec Téhéran.

    "L'Iran (...) a été un pionnier sur la voie de la coopération régionale et se félicite du changement de ton de l'Arabie saoudite", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh, dans un communiqué.

  • Iran : Les Européens abandonnent leur projet de résolution à l'AIEA

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    Les Européens ont finalement décidé de ne pas soumettre la résolution contre l'Iran qu'ils avaient annoncé au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

    Appuyé par les Etats-Unis, ce texte de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne condamnait la décision de Téhéran de suspendre certaines inspections de son programme nucléaire. Il ne sera pas soumis au vote, ont indiqué à l'AFP plusieurs diplomates basés à Vienne, tandis que l'AIEA annonçait une conférence de presse de son directeur général, Rafael Grossi, à 12H00 heure locale (11H00 GMT).

    "Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M.Grossi" et l'Iran a fait preuve d'"un peu" de bonne volonté, a expliqué une de ces sources, sans souhaiter donner plus de détails à ce stade.

    Le journal iranian ultraconservateur Vatan-é Emrouz a écrit mardi, sans citer de source, que le président Hassan Rohani avait donné l'ordre de suspendre la production d'uranium métal dans l'usine d'Ispahan (centre). Le gouvernement n'a pas démenti ces informations.

    L'Iran avait annoncé en février avoir débuté la production d'uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, dépassant ainsi les limites fixées par l'accord nucléaire de 2015. Le sujet est sensible car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d'armes nucléaires, même si la République islamique a toujours nié vouloir se doter de la bombe.

    Le "plan d'action global commun" (PAGC), communément désigné par son acronyme anglophone JCPOA, ne tient plus qu'à un fil depuis le retrait américain en 2018 à l'initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions. Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans son giron "si" l'Iran respectait à nouveau le contrat. Mais à l'inverse Téhéran, qui exige au préalable une levée des mesures punitives qui asphyxient son économie, a franchi ces dernières semaines un nouveau cran dans son désengagement du JCPOA (passage à un niveau d'enrichissement d'uranium de 20%, production d'uranium métal et limitation des inspections).

    Saïd Khatibzadeh.jpgTéhéran salue une avancée diplomatique
    L'Iran a salué jeudi la décision des Européens d'abandonner un projet de résolution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui critiquait la République islamique pour son programme nucléaire.

    "L'évolution d'aujourd'hui peut maintenir ouverte la voie de la diplomatie amorcée par l'Iran et l'AIEA", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh (photo), dans un communiqué.

  • Iran : Téhéran met en garde contre le franchissement de ses "lignes rouges" dans le Golfe

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    L'Iran a mis en garde lundi contre toute atteinte aux "lignes rouges" de sa sécurité dans le Golfe, lors d'une conférence du porte-parole des Affaires étrangères, après des rapports sur le déplacement d'un sous-marin israélien vers la région. Saïd Khatibzadeh a également souligné que son pays se défendra contre toute "aventure" américaine durant les derniers jours du président Donald Trump à la Maison Blanche.
     
    Ces déclarations interviennent une semaine après l'annonce par l'US Navy que son sous-marin nucléaire avait emprunté le détroit d'Ormuz, dans une nouvelle démonstration de force dirigée contre l'Iran.
     
    Des médias israéliens ont ensuite rapporté qu'un sous-marin israélien, en route vers le Golfe, avait traversé le canal de Suez, information que l'Etat hébreu n'a ni confirmée ni démentie. "Tout le monde sait ce que signifie le golfe persique pour l'Iran (...)" et "connait les politiques de (Téhéran) dans le domaine de la sécurité et de la défense nationale", a déclaré lundi le porte-parole Khatibzadeh lors d'une conférence de presse en ligne. "Tout le monde sait très bien à quel point le risque est élevé s'il veut franchir les lignes rouges de l'Iran", a-t-il ajouté.
     
    Israël est l'ennemi juré de Téhéran qui l'accuse d'être à l'origine de plusieurs opérations contre le pays, dont la plus récente fut l'assassinat fin novembre du physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.
     
    Alors que Téhéran s'apprête à commémorer le premier anniversaire de la mort du général de division Qassem Soleimani, éliminé par une frappe aérienne américaine début janvier à Bagdad, Washington a accusé l'Iran la semaine dernière d'être impliqué dans une attaque près de son ambassade en Irak.
     
    "Nous avons envoyé des messages au gouvernement des Etats-Unis et à nos amis dans la région (avertissant) que le régime américain actuel ne se lance pas dans une nouvelle aventure dans les derniers jours de sa présence à la Maison Blanche", a déclaré M. Khatibzadeh.
     
    Le porte-parole a enfin dit espérer que "les personnes rationnelles à Washington seront capables de contrôler les tensions" jusqu'au 20 janvier, date de la prise de fonction du président américain élu Joe Biden.
     
    L'Iran et les Etats-Unis se sont trouvés au bord de la guerre par deux fois depuis juin 2019 --notamment après l'élimination de Soleimani-- sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l'accord international de Vienne sur le nucléaire iranien (2015) dénoncé unilatéralement par M. Trump et dont il s'est retiré en 2018.

  • Yémen : L'Iran envoie un ambassadeur à Sanaa, aux mains des rebelles chiites houthis

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    Le nouvel ambassadeur d'Iran au Yémen est arrivé à Sanaa, capitale tenue par les rebelles chiites houthis, a annoncé samedi 17 octobre le ministère des Affaires étrangères de la République islamique, qui soutient ces insurgés dans le conflit les opposant aux forces gouvernementales.

    "Hassan Eyrlou, l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d'Iran au Yémen, est arrivé à Sanaa", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh dans un entretien avec l'agence Fars. "Il présentera ses lettres de créance à Mehdi al-Machat, président du Conseil politique suprême du Yémen", a ajouté M. Khatibzadeh, en référence à un haut responsable des houthis. Il n'a pas précisé quand ni comment l'ambassadeur s'était rendu à Sanaa, dont l'aéroport reste fermé aux vols commerciaux.

    Le conflit au Yémen oppose les houthis soutenus par Téhéran aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont le gouvernement reconnu par l'ONU s'est réfugié il y a plus de cinq ans à Aden (sud), capitale "provisoire" du pays. Les forces loyalistes sont appuyées depuis 2015 par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, grande rivale régionale de l'Iran.

    Le prédécesseur de Hassan Eyrlou avait quitté Sanaa en septembre 2015. En octobre 2019, les Affaires étrangères iraniennes avaient indiqué que le processus d'envoi d'un nouvel ambassadeur au Yémen avait été notamment perturbé par "des attaques contre l'ambassade" à Sanaa.

    L'Iran est le seul pays à avoir des relations diplomatiques avec les houthis. L'annonce de l'arrivée de l'ambassadeur survient peu après un échange de plus de 1.000 prisonniers de guerre entre le gouvernement et les houthis.

  • Iran : Levée de l'embargo sur les armes - une "défaite historique" de Washington

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    Les Etats-Unis subiront à la fin de la semaine une "défaite historique" avec la levée attendue d'un embargo onusien sur les armes visant l'Iran, a affirmé lundi Téhéran. Institué par la résolution 2231 du Conseil de sécurité ayant validé en juillet 2015 l'accord international sur le nucléaire iranien. Cet embargo interdisant notamment la vente d'armes et d'équipements militaires lourds à l'Iran est censé expirer le 18 octobre. En août, les Etats-Unis ont échoué dans une tentative visant à pousser le Conseil de sécurité à prolonger cet embargo et à rétablir les sanctions internationales contre l'Iran levées par la résolution 2231.

    Moscou a confirmé en septembre sa volonté de développer sa coopération en matière militaire avec l'Iran une fois l'embargo levé et la Chine ne cache pas non plus son intention de vendre des armes à l'Iran après le 18 octobre.

    Cette date verra "la concrétisation d'une défaite historique des Etats-Unis en dépit de leurs (...) ruses", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran.

    "L'Iran a montré une fois de plus que les Etats-Unis ne sont pas aussi puissants qu'ils le disent", a-t-il ajouté.

    En mai 2018, le président américain Donald Trump avait sorti unilatéralement les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne.

    M. Trump argue - contre les autres Etats parties à cet accord avec l'Iran (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) - que ce texte n'offre pas des garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

    L'Iran a toujours démenti vouloir une telle arme. L'accord de Vienne lui offre une levée des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie en échange de garanties vérifiées par l'ONU destinées à attester la nature exclusivement civile de ses activités nucléaires.

    Depuis que M. Trump a dénoncé ce pacte, Washington a rétabli toutes les sanctions contre l'Iran que les Etats-Unis avaient accepté de lever à Vienne et les a même amplifiées au nom d'une politique de "pression maximale" privant la République islamique des bénéfices qu'elle escomptait de l'accord.

    En riposte, l'Iran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart des engagements-clés qu'il avait pris à Vienne, notamment concernant la limitation de ses activités d'enrichissement de l'uranium.

  • L'Iran concentre des troupes à la frontière de l'Azerbaïdjan

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    Face à la rapide escalade du conflit arméno-azerbaïdjanais, la République islamique d'Iran a commencé le transfert de matériel militaire à la frontière avec l'Azerbaïdjan, rapporte le site Internet The Oriental Express en référence à la chaîne de télégramme Intelligence Report.

    Intelligence Report publie des photographies d'équipement militaire - chars T-72S et obusiers D-30 de 122 mm. Ils appartiendraient à la 216e brigade blindée.

    L'Oriental Express rapporte qu'un véhicule aérien sans pilote a été abattu dans l'espace aérien de la province iranienne de l'Azerbaïdjan oriental. L'Iran n'a pas dévoilé à qui appartenait ce drone.

    Le 29 septembre, le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti les informations selon lesquelles l'Iran transférerait des armes et du matériel militaire russes vers l'Arménie. Un porte-parole du ministère, Said Khatibzadeh, a déclaré que les autorités contrôlaient soigneusement toutes les cargaisons traversant la frontière.