Khatibzadeh Said porte-parole du ministère des AE)

  • Yémen : L'Iran envoie un ambassadeur à Sanaa, aux mains des rebelles chiites houthis

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    Le nouvel ambassadeur d'Iran au Yémen est arrivé à Sanaa, capitale tenue par les rebelles chiites houthis, a annoncé samedi 17 octobre le ministère des Affaires étrangères de la République islamique, qui soutient ces insurgés dans le conflit les opposant aux forces gouvernementales.

    "Hassan Eyrlou, l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d'Iran au Yémen, est arrivé à Sanaa", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh dans un entretien avec l'agence Fars. "Il présentera ses lettres de créance à Mehdi al-Machat, président du Conseil politique suprême du Yémen", a ajouté M. Khatibzadeh, en référence à un haut responsable des houthis. Il n'a pas précisé quand ni comment l'ambassadeur s'était rendu à Sanaa, dont l'aéroport reste fermé aux vols commerciaux.

    Le conflit au Yémen oppose les houthis soutenus par Téhéran aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont le gouvernement reconnu par l'ONU s'est réfugié il y a plus de cinq ans à Aden (sud), capitale "provisoire" du pays. Les forces loyalistes sont appuyées depuis 2015 par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, grande rivale régionale de l'Iran.

    Le prédécesseur de Hassan Eyrlou avait quitté Sanaa en septembre 2015. En octobre 2019, les Affaires étrangères iraniennes avaient indiqué que le processus d'envoi d'un nouvel ambassadeur au Yémen avait été notamment perturbé par "des attaques contre l'ambassade" à Sanaa.

    L'Iran est le seul pays à avoir des relations diplomatiques avec les houthis. L'annonce de l'arrivée de l'ambassadeur survient peu après un échange de plus de 1.000 prisonniers de guerre entre le gouvernement et les houthis.

  • Iran : Levée de l'embargo sur les armes - une "défaite historique" de Washington

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    Les Etats-Unis subiront à la fin de la semaine une "défaite historique" avec la levée attendue d'un embargo onusien sur les armes visant l'Iran, a affirmé lundi Téhéran. Institué par la résolution 2231 du Conseil de sécurité ayant validé en juillet 2015 l'accord international sur le nucléaire iranien. Cet embargo interdisant notamment la vente d'armes et d'équipements militaires lourds à l'Iran est censé expirer le 18 octobre. En août, les Etats-Unis ont échoué dans une tentative visant à pousser le Conseil de sécurité à prolonger cet embargo et à rétablir les sanctions internationales contre l'Iran levées par la résolution 2231.

    Moscou a confirmé en septembre sa volonté de développer sa coopération en matière militaire avec l'Iran une fois l'embargo levé et la Chine ne cache pas non plus son intention de vendre des armes à l'Iran après le 18 octobre.

    Cette date verra "la concrétisation d'une défaite historique des Etats-Unis en dépit de leurs (...) ruses", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran.

    "L'Iran a montré une fois de plus que les Etats-Unis ne sont pas aussi puissants qu'ils le disent", a-t-il ajouté.

    En mai 2018, le président américain Donald Trump avait sorti unilatéralement les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne.

    M. Trump argue - contre les autres Etats parties à cet accord avec l'Iran (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) - que ce texte n'offre pas des garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

    L'Iran a toujours démenti vouloir une telle arme. L'accord de Vienne lui offre une levée des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie en échange de garanties vérifiées par l'ONU destinées à attester la nature exclusivement civile de ses activités nucléaires.

    Depuis que M. Trump a dénoncé ce pacte, Washington a rétabli toutes les sanctions contre l'Iran que les Etats-Unis avaient accepté de lever à Vienne et les a même amplifiées au nom d'une politique de "pression maximale" privant la République islamique des bénéfices qu'elle escomptait de l'accord.

    En riposte, l'Iran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart des engagements-clés qu'il avait pris à Vienne, notamment concernant la limitation de ses activités d'enrichissement de l'uranium.

  • L'Iran concentre des troupes à la frontière de l'Azerbaïdjan

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    Face à la rapide escalade du conflit arméno-azerbaïdjanais, la République islamique d'Iran a commencé le transfert de matériel militaire à la frontière avec l'Azerbaïdjan, rapporte le site Internet The Oriental Express en référence à la chaîne de télégramme Intelligence Report.

    Intelligence Report publie des photographies d'équipement militaire - chars T-72S et obusiers D-30 de 122 mm. Ils appartiendraient à la 216e brigade blindée.

    L'Oriental Express rapporte qu'un véhicule aérien sans pilote a été abattu dans l'espace aérien de la province iranienne de l'Azerbaïdjan oriental. L'Iran n'a pas dévoilé à qui appartenait ce drone.

    Le 29 septembre, le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti les informations selon lesquelles l'Iran transférerait des armes et du matériel militaire russes vers l'Arménie. Un porte-parole du ministère, Said Khatibzadeh, a déclaré que les autorités contrôlaient soigneusement toutes les cargaisons traversant la frontière.