KAZAKHSTAN

  • Asie centrale : Progression du terrorisme

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    Le retrait des troupes américaines, suivi par la victoire totale des talibans en Afghanistan, semble avoir créé de nouveaux espoirs et une nouvelle dynamique pour les organisations terroristes qui visent directement à la Russie. L'objectif de Moscou de maintenir son influence sur le anciennes républiques soviétiques est de plus en plus menacé.

    Incapables de vaincre les talibans en Afghanistan, les  groupes islamiques radicaux rivaux ont été contraints de migrer vers les pays voisins d'Asie centrale. La tactique de ces groupes est simplement de gagner de l'espace, de former de plus en plus de bases et ainsi de permettre une expansion de leurs activités dans cette région. Le Turkménistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan sont devenus les cibles de plusieurs organisations islamiques radicales qui ont fait leurs armes en Afghanistan mais qui doivent maintenant trouver des cieux plus cléments pour perpétrer leur idéologie sans passer sous le joug des talibans dont le crime, à leurs yeux, est d'avoir pactiser avec les Américains. Le résultat en est la propagation constante du chaos à travers le sous-continent d'Asie centrale, sapant les gouvernements locaux et les possibilités de coopération internationale entre ces pays et d'autres États.

    Parallèlement, des organisations islamiques radicales préexistantes dans ces pays ont commencé à intensifier leurs activités dès le moment où elles ont commencé à recevoir des jihadistes venus d'Afghanistan en renfort de leurs troupes. Le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) et le Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM) ont connu une croissance exponentielle ces derniers mois. Ces organisations ont des liens historiques avec les talibans, avec un soutien mutuel, une coopération militaire et financière. Cependant, contrairement à ces groupes, les talibans ont eu du mal à expliquer la position « plus douce » de leur régime à Kaboul ces derniers temps, ce qui a sapé les relations et généré des frictions. Les talibans ont récemment promis à Pékin qu'ils réprimeraient les actes contraires à la souveraineté chinoise et qu'ils ne soutiendraient pas les actions des terroristes ouïghours, comme c'est le cas avec l'ETIM.

    Dans le même ordre d'idées, le MIO est en mauvais termes avec les talibans depuis les années 1990, lorsqu'il a mené des raids sur le sol afghan sous le gouvernement taliban. En 2015, le groupe a conclu une alliance avec l'Etat islamique, provoquant la rupture totale de  leurs liens avec les talibans. Bien plus, il considère les talibans comme des "renégats", un groupe ennemi qu'il faut combattre. 

    D'autres milices locales affiliées à l'Etat islamique ont récemment intensifié les actes de violence, formant un vaste réseau international d'organisations islamiques radicales, travaillant ensemble contre tous les gouvernements d'Asie centrale, y compris les talibans, qui est le gouvernement de facto à Kaboul aujourd'hui.

    Rendant la crise sécuritaire dans la région encore plus tendue, les talibans eux-mêmes vont être contraints dans un proche avenir « d'internationaliser » leurs actions sécuritaires et effectuer des raids dans d'autres pays d'Asie centrale contre les bases des groupes islamiques radicaux afin de les empêcher de poursuivre leurs actions hostiles en Afghanistan même. 

    Il faut donc s'attendre à une grande crise sécuritaire où toutes les parties essaient de se protéger face à une situation en rapide évolution. La Russie essaie depuis des décennies de consolider une politique d'influence sur l'espace d'Asie centrale qui appartenait à l'Union soviétique, et cela a raisonnablement réussi. Mais maintenant, la menace à changer, et elle est frontale. Avec autant de conflits qui menacent dans la région, la Russie ne pourra maintenir son influence que si elle participe activement à assurer la sécurité des pays victimes des violences des groupes islamiques radicaux. Mais elle va se trouver en concurrence avec une autre super-puissance, les Etats-Unis, qui  – avec le soutien de la Turquie – cherchent à créer des bases militaires en Asie centrale pour combattre les terroristes.

    Sans oublier la Chine qui a également l'intention d'accroître son influence dans la région, tant pour des raisons sécuritaires qu'économiques. En plus des négociations avec les talibans, Pékin a mené des manœuvres militaires avec le Tadjikistan, dont on peut considérer qu'il est déjà passé sous influence chinoise. 

    Une coalition de forces entre Moscou, Pékin et les talibans peut empêcher la formation d'un scénario encore pire dans la région, mais il n'est dans l'intérêt des deux parties que les talibans s'étendent au-delà de l'Afghanistan, donc dans un éventuel accord, les talibans devraient accepter de ne pas effectuer d'incursions à l'étranger.

  • Afghanistan : les chefs des services de renseignement régionaux se rassemblent au Pakistan pour discuter de la question afghane

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    Hamid (chef).jpegLe Lieutenant général Faiz Hamid, directeur général de l'Inter Services Intelligence (ISI), les services de renseignement pakistanais, a accueilli samedi 11 septembre 2021  à Islamabad les chefs des services de renseignement des pays de la région pour discuter de la situation afghane.

    Selon des sources, les chefs des services de renseignement de la Russie, de l'Iran, de la Chine, du Kazakhstan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan ont participé à la réunion.

    Les participants ont échangé leurs points de vue sur la situation sécuritaire en Afghanistan. Il y a une semaine, le chef de l'ISI s'était rendu en Afghanistan et avait rencontré le chef du Hizb-e-Islami, Gulbaddin Hekmatyar.

    Les chefs des services de renseignement des États-Unis et du Royaume-Uni ont également rencontré le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, principalement pour discuter de la situation en Afghanistan.

    La réunion de samedi est considérée comme une reconnaissance de facto du rôle du Pakistan dans la question afghane.

  • Turquie : Des médias turcs publient une carte sous le titre "cinq Etats, une nation"

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    Dimanche 27 décembre, la chaîne de télévision Haber TV a publié une carte montrant un « plan d'amitié » pour ce qu'ils ont appelé le « monde turc ».
     
    La carte reprend les déclarations du général russe à la retraite, Leonid Ivashov. Ivashov est l'ancien chef de la Direction de la coopération militaire internationale au sein du ministère russe de la Défense. Il s'exprimait  à l'antenne de la chaîne Internet Roy TV.
     
    Selon Ivashov, Ankara cherche à étendre son influence sur les anciennes terres de l'Empire ottoman et considère même la Crimée comme un ancien territoire. Selon Ivashov, des documents officiels turcs indiquent que la Crimée fait partie de l'ancien territoire de l'Empire ottoman.
     
    «La Turquie parle de la Crimée comme si elle était neutre, ne la reconnaissant pas comme russe, mais en même temps ne promet pas de la renvoyer en Ukraine. Autrement dit, elle joue son jeu », a déclaré le général.
     
    «Nous voyons donc que cela ne se terminera pas avec le Karabakh. Mais un mouvement vers l'Asie centrale, (comme en témoigne) l'activité montrée là-bas par des fonctionnaires de troisième niveau, etc. », note le général à la retraite.
     
    Ivashov souligne que la Turquie, au niveau de l'État, travaille avec l'Ukraine, à la fois en Crimée et dans le Donbass.
     
    Selon Haber TV, les Russes craignent le concept des «cinq États - une nation». La réalisation de ce projet est soulignée par les nombreux accords de coopération que la Turquie a signés avec des pays comme l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Turkménistan et l'Azerbaïdjan.
     
    Le plan initial était un projet à "deux États - une nation", entre la Turquie et l'Azerbaïdjan, mais il s'est finalement étendu.

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    La carte présentée par Haber TV fournit des indications intéressantes. Elle montre que le projet couvre de vastes parties du Caucase, de la Crimée, une très grande partie de l'Asie centrale, environ 1/3 du territoire de la Russie et même de la Chine, en plus de certaines parties en Syrie, Irak, Iran et plus encore.
     
    Haber TV n'a pas expliquer comment Ankara compte faire pour transformer le projet en réalité. 

     

  • Turquie : Renforcement de l'influence turque dans les pays d'Asie centrale

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    La Turquie et l'Ouzbékistan signent un accord de coopération militaire
    Le 27 octobre, les ministres de la défense de Turquie et d'Ouzbékistan ont signé un accord militaire et ont souligné leur volonté de coopérer davantage dans les domaines militaire, de la défense et de la sécurité.

    Après avoir visité le Pakistan et le Kazakhstan ces derniers jours, le ministre de la défense Hulusi Akar est arrivé en Ouzbékistan et a rencontré son homologue Bakhodir Kurbanov dans la capitale Tachkent.

    "Nous faisons des efforts pour améliorer les relations dans tous les domaines. Cela inclut les relations commerciales, économiques, sociales, politiques et, bien sûr, militaires. Nous avons fait des progrès significatifs", a déclaré M. Akar.

    Kurbanov a pour sa part déclaré : "Il est important pour nous de faire progresser la coopération en matière militaire, de défense et de sécurité."

    Les deux ministres de la défense ont signé un accord de coopération militaire.

    Akar a également rencontré le conseiller à la sécurité nationale de l'Ouzbékistan, Viktor Mahmudov, lors de sa visite et a déclaré la nécessité de poursuivre la coopération dans le domaine de la formation militaire et de l'industrie de la défense.

    Kazakhstan
    En ce qui concerne le Kazakhstan, Hulusi Akar a été accueilli par le ministre de la défense du Kazakhstan, Nurlan Yermekbayev, lors d'une cérémonie militaire avant une réunion bilatérale dans la capitale Nur-Sultan.

    Décrivant le pays d'Asie centrale comme une "patrie" turque, Akar a remercié les responsables kazakhs pour leur hospitalité.

    "Je crois que les relations existantes en matière de formation militaire, de coopération et d'industrie de la défense continueront à se développer, ce qui sera très bénéfique pour nos pays et nos forces armées", a-t-il déclaré.

    Akar a ajouté qu'un accord de partenariat stratégique pour 2019 entre les deux pays a contribué à établir une importante feuille de route pour les relations.

    M. Yermekbayev a salué Hulusi Akar avec l'expression "Bienvenue dans la patrie depuis la mère patrie".

    "En tant qu'États frères amis, nous devons développer davantage nos relations", a déclaré M. Yermekbayev.

    Après la réunion, Hulusi Akar a déclaré qu'ils avaient discuté de la manière dont les relations entre les deux pays et leurs forces armées pouvaient se renforcer.

    De plus, Hulusi Akar a rencontré Beibut Atamkulov, le ministre de l'industrie et du développement des infrastructures du Kazakhstan.

    "L'amitié entre les présidents turc et kazakh est connue. Nous devons avancer sur la voie qu'ils ont tracée et faire le travail nécessaire pour nos pays, nos forces armées et nos nations", a déclaré M. Akar.

    Le Premier ministre du Kazakhstan, Askar Mamin, lors d'une réunion avec le général turc, a noté le haut niveau de coopération entre les deux pays. Au cours des années d'indépendance, la Turquie a investi plus de 3,7 milliards de dollars au Kazakhstan et figure parmi les dix premiers pays - partenaires commerciaux de Nur-Sultan.

    Fin 2019, les échanges commerciaux entre les deux pays dépassaient les 3 milliards de dollars. Le Kazakhstan discute de plus en plus de la question d'une coopération plus étroite et même d'une quasi-union avec la Turquie.

    Aucun accord n'a été signé, et ce parce qu'il l'a déjà été en 2018.

    Suite aux discussions, le département militaire kazakh a abordé les questions liées à la mise en œuvre des accords conclus précédemment. En particulier, l'accord de coopération militaire qui a été signé en septembre 2018 lors de la visite officielle à Ankara du premier président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev.

    Selon le général Akar, les parties ont convenu de la nécessité d'étendre la coopération militaro-technique entre le Kazakhstan et la Turquie.

  • https://www.frontlive-chrono.com du mercredi 28 novembre 2018

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    Afghanistan: forte explosion près de la société privée de sécurité britannique G4S à Kaboul

     

    Algérie : Bouteflika, « manœuvres politiques » en vue des prochaines élections présidentielles

     

    Cameroun : 29 blessés dans un attentat-suicide dans l’extrême-nord

     

    Italie : arrestation d’un Libanais d’origine palestinienne préparant un attentat au nom de l’EI

     

    Syrie: Saoudiens et émiratis auraient déployés des troupes à l’est de l’Euphrate

     

    Syrie: Nouveau round de négociations à Astana (Kazakhstan)

     
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  • Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

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    La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
    Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

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  • Astana: pas de pourparlers en face à face pour la première session, selon le porte-parole des rebelles syriens

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 24 janvier 2017
    Extrait de la 563ème newsletter envoyée aux abonnés le 23 janvier 2017.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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