KAZAKHSTAN

  • Kazakhstan : Le président Tokaev nomme un pro-turc comme ministre de l'information et du Développement

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    Umarov Askar.jpegAskar Umarov (photo), 41 ans, a été nommé par le président Tokaev ministre de l'Information et du Développement social du Kazakhstan.
    Umarov, fortement pro-turc, est célèbre pour ses déclarations inamicales envers la Russie.

  • Kazakhstan : Plusieurs suicides parmi de hauts responsables kazakhs après la dénonciation d'un complot par le président Tokaev

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    Immédiatement après la déclaration du président du Kazakhstan Kasym-Zhomart Tokaev sur le complot de certains dirigeants des forces de sécurité et des forces étrangères, une vague de suicides a balayé de hauts responsables de la police du pays et du Comité de sécurité nationale.

    Azamat Ibrayev.jpegLe 10 janvier 2022, le colonel du Service de sécurité nationale du Kazakhstan Azamat Ibrayev (photo de gauche) a été retrouvé mort dans l'arrière-cour de sa maison dans la ville de Nour-Sultan. Selon des sources locales, il aurait sauté par la fenêtre. 

    Général Zhanat Souleimenov.jpegPlus tôt dans la même journée, le chef du département de police de la région de Zhambyl, le général Zhanat Suleimenov (photo de droite), s'est également suicidé. Après les émeutes, des poursuites pénales avaient été engagées contre lui.

    Lien permanent Catégories : KAZAKHSTAN, province de Jambil 0 commentaire
  • Volonté chinoise d'aider le Kazakhstan

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    Le ministère chinois des Affaires étrangères s'est déclaré prêt, dans la mesure de ses capacités, à fournir une assistance au Kazakhstan.

    "La Chine et le Kazakhstan sont des voisins amis et des partenaires stratégiques permanents. La Chine entretient une coopération étroite avec le Kazakhstan et fournira une assistance conformément aux souhaits de la partie kazakhe et dans la limite de ses capacités", a déclaré le ministère dans un communiqué.

    Le ministère des Affaires étrangères a noté que la Chine adopte une approche constructive des mesures prises par les autorités kazakhes pour aider à rétablir le calme, le développement économique et améliorer la vie des résidents du pays.

    Dans le même temps, le département d'État n'a pas répondu directement aux questions des journalistes sur le type d'assistance que la Chine est disposée à fournir au Kazakhstan et si elle est disposée à y envoyer des soldats de la paix, si nécessaire.

  • Kazakhstan : Missions de maintien de la paix achevées avec succès, affirme le président Tokaev

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    Kassym-Jomart Tokayev,.jpegLe président du Kazakhstan, Qasym-Zhomart  Tokaev (photo), a déclaré que les missions de maintien de la paix se sont terminées avec succès.

    Le président kazakh a ajouté dans un discours aux députés que le retrait des unités de maintien de la paix de l'Organisation du traité de sécurité collective commencera dans deux jours et ne prendra pas plus de 10 jours.

    Tokaev a souligné que la tentative de coup d'État au Kazakhstan avait échoué, ajoutant qu'"en général, la phase aiguë de l'opération antiterroriste est passée et la situation dans toutes les régions est stable".

    Le président kazakh a également précisé que la demande de son pays à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) d'envoyer des forces de maintien de la paix était dans le cadre de la loi, sinon il aurait été possible de perdre le contrôle d'Alma-Ata.

    Il convient de noter que conformément à la résolution du Conseil de sécurité collective de l'OTSC, adoptée le 6 janvier, les forces de maintien de la paix de l'OTSC ont été envoyées au Kazakhstan pour une période limitée afin de stabiliser et de normaliser la situation.

    Les forces de maintien de la paix comprenaient des unités des forces armées de Russie, de Biélorussie, d'Arménie, du Tadjikistan et du Kirghizistan.

     

     

  • Kazakhstan : Le président accuse des combattants afghans, d'Asie centrale et du Moyen-Orient

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    Le président du Kazakhstan a accusé, lundi 10 janvier 2022, des "combattants" étrangers venus d'autres pays d'Asie centrale, d'Afghanistan et du Moyen-Orient d'avoir participé aux récentes émeutes meurtrières qu'il a qualifiées "d'attaque terroriste".

    "Je n'ai aucun doute qu'il s'agit d'une attaque terroriste, un acte organisé et bien préparé contre le Kazakhstan avec la participation de combattants étrangers de pays d'Asie centrale, y compris d'Afghanistan. Des combattants du Moyen-Orient ont également participé", a dit Kassym-Jomart Tokaïev, selon un communiqué de ses services après un entretien avec le président du Conseil européen, Charles Michel. 

    Il a estimé qu'environ 1.300 entreprises avaient souffert de dégâts, avec notamment des attaques contre "100 centres commerciaux et banques". Environ 500 voitures de police ont par ailleurs été incendiées, a ajouté le dirigeant kazakh. Selon lui, "le préjudice économique pour l'Etat pourrait s'établir à deux-trois milliards de dollars". Il a une nouvelle fois fait état de "nombreuses victimes parmi les forces de l'ordre et les civils".

    Le Kazakhstan n'a toujours pas donné de bilan précis, sinon que des dizaines de personnes ont été tuées, dont seize parmi les forces de l'ordre. Les autorités kazakhes, soutenues par la Russie, ont accusé des forces "terroristes" internationales d'être derrière ces émeutes sanglantes, mais n'ont cependant jusqu'ici apporté aucun élément précis en ce sens. Ces troubles, les pires depuis l'indépendance du Kazakhstan de l'URSS en 1991, avaient été précédés d'un mouvement de contestation contre la hausse des prix du carburant, dégénérant en affrontements.

    Riche en hydrocarbures et en minerais, cette ex-république soviétique d'Asie centrale est un allié de la Russie. Moscou y a envoyé des troupes à la demande de M. Tokaïev à des fins de "maintien de la paix". Jouant les équilibristes, le Kazakhstan entretient également jusqu'ici des relations cordiales avec les Européens et les Américains.

  • Kazakhstan : Après les émeutes, la répression

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    Dernier bilan des émeutes : 164 personnes tuées
    Les émeutes qui ont secoué le Kazakhstan cette semaine ont fait au moins 225 morts, dont 19 membres des forces de l'ordre, et 2600 blessés, dont 67 dans un état grave, selon un dernier bilan publié le 15 janvier 2022. Le ministère de la santé kazakh a donné une répartition du nombre des morts par région pour 142 personnes : à Almaty - 103 morts ont été rapportés à Almaty, dont deux enfants ; 21 morts dans la région de Kyzylorda ; 10 morts dans la région de Zhambyl et 8 morts dans la région d'Almaty.  

    La répression bat son plein au Kazakhstan, où les autorités ont annoncé dimanche avoir arrêté près de 6.000 personnes en lien avec les émeutes meurtrières qui ont secoué cette semaine le Kazakhstan.

    Au total, 5.800 personnes, "dont un nombre conséquent de ressortissants étrangers", ont été interpellées dans le cadre de 125 enquêtes distinctes, a indiqué la présidence du Kazakhstan dans un communiqué, sans donner plus de précision. "La situation est stabilisée dans toutes les régions du pays", même si les forces de sécurité mènent encore des opérations de "nettoyage", a ajouté la même source, à l'issue d'une réunion de crise avec le président Kassym-Jomart Tokaïev.

    Le Kazakhstan, un pays d'environ 19 millions d'habitants riche en hydrocarbures, a été ébranlé cette semaine par des émeutes sans précédent depuis son indépendance en 1989, qui ont fait des dizaines de morts. La contestation a débuté en province dimanche 2 janvier 2022 après l'augmentation des prix du gaz, avant de gagner des grandes villes, notamment la capitale économique Almaty, où des émeutes ont éclaté, la police tirant à balles réelles sur les manifestants.

    Selon le ministère kazakh de l'Intérieur cité dimanche par les médias locaux, le préjudice matériel causé par les violences a été initialement évalué à environ 175 millions d'euros. Plus de 100 commerces et banques ont été pillés et plus de 400 véhicules détruits, selon la même source.

    Le Kazakhstan avait annoncé samedi l'arrestation de l'ex-directeur des services de renseignement, Karim Massimov, première personnalité majeure interpellée, pour des soupçons de "haute trahison". 

    Refusant tout dialogue avec les manifestants, le président Tokaïev avait autorisé vendredi ses forces à "tirer pour tuer".

    Un calme relatif semblait être revenu à Almaty depuis quelques jours, les policiers tirant parfois des coups de feu en l'air pour empêcher les habitants d'approcher de la place centrale de la ville, a constaté samedi un correspondant de l'AFP.

    Des magasins rouvrent 
    Signe d'un timide retour à la normale, une trentaine de supermarchés ont rouvert leurs portes à Almaty dimanche, ont rapporté les médias, alors que la population s'inquiète de pénuries. De longues files d'attente de véhicules se sont notamment formées ces derniers jours devant les stations-service, a constaté un journaliste de l'AFP. Mais Almaty portait toujours les stigmates de ces jours de violence, avec des façades d'immeubles noircies par les flammes et des carcasses de voitures brûlées jonchant les rues.
    L'aéroport d'Almaty, qui devait rouvrir lundi, restera finalement fermé "jusqu'à ce que la situation se stabilise", ont déclaré dimanche les autorités.

    Outre la hausse du coût de la vie, la figure de l'ex-président Nazarbaïev, qui a régné d'une main de fer sur le Kazakhstan de 1989 à 2019, était au centre de la colère des manifestants. Son porte-parole, Aïdos Oukibaï, a une nouvelle fois nié dimanche que M. Nazarbaïev ait quitté le pays, assurant qu'il soutenait M. Tokaïev. Sur fond de rumeur de lutte de pouvoir, il a aussi affirmé que M. Nazarbaïev avait cédé de son propre chef la direction du conseil de sécurité nationale à M. Tokaïev, qui avait brusquement annoncé cette semaine qu'il en prenait les rênes.

    Tensions russo-américaines 
    Les autorités ont affirmé que 26 "criminels armés" avaient été tués et plus d'un millier de manifestants blessés, les forces de l'ordre faisant état, selon un nouveau bilan dimanche, de 16 tués et plus de 1.300 blessés dans leurs rangs. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.

    La crise au Kazakhstan a aussi donné lieu à des tensions entre la Russie et les Etats-Unis, dans un contexte de crispations croissantes entre ces deux puissances. Moscou a déployé des troupes dans le pays d'Asie centrale dans le cadre d'un contingent multinational de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), à l'appel de M. Tokaïev. Les Etats-Unis ont estimé qu'il serait "très difficile" pour le Kazakhstan d'obtenir le départ des militaires russes, une critique que Moscou a qualifiée samedi de "grossière".

    Alors que des représentants américains et russes doivent se réunir à partir de dimanche soir à Genève pour parler de l'Ukraine et de l'Europe, Moscou a exclu toute discussion avec Washington sur le Kazakhstan. "Cette question ne les regarde en rien", a balayé dimanche le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

  • Kazakhstan : Derniers développements

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    Massimov Karim.jpegL'ex-président du Comité de sécurité nationale, Karim Massimov, arrêté
    Ex-chef du Comité national de sécurité du Kazakhstan Karim Massimov a été arrêté, rapporte Orda.kz. Massimov est soupçonné de trahison. Il avait quitté son poste de chef du KNB il y a trois jours après le déclenchement des émeutes à Almaty.

    Il a également été signalé qu'un certain nombre d'autres personnes ont été détenues mais leurs noms n'ont pas été divulgués.

    Le KNB a ouvert une enquête préliminaire en vertu de la partie 1 de l'art. 175 du Code pénal du Kazakhstan (haute trahison, passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison, avec ou sans privation de nationalité).

    Pendant de nombreuses années, Masimov, 56 ans, a été membre de la direction du pays sous le président Nursultan Nazarbayev. Il est devenu Premier ministre à deux reprises, d'abord en 2007-2012, puis en 2014-2016. Dans l'intervalle entre les fonctions de premier ministre, il a dirigé l'administration du président du Kazakhstan, rappelle la BBC .

    Massimov était à la tête du Comité de sécurité nationale du Kazakhstan depuis septembre 2016.

    4266 arrestations, dont des ressortissants étrangers
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    Les Forces de l’ordre ont annoncé avoir interpellé 4266 personnes, donc des ressortissants étrangers.

    Dans un communiqué partagé samedi 8 janvier 2022, le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a dévoilé les chiffres mis à jour concernant les arrestations intervenues dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre en cours dans le pays.

    Ainsi, depuis le début des manifestations contre l’augmentation du GPL, 4266 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des citoyens des pays voisins.

    Plus de 100 personnes ont été arrêtées dans un village de la province d'Almaty, a précisé le communiqué, ajoutant que des armes et des munitions ont été saisies dans un bâtiment d’Almaty, ainsi que des produits volés tels que des vélos, des téléviseurs et des téléphones portables, et un dépôt d'armes découvert dans la province de Jambil.

    Le Kirghizistan va envoyer des soldats au Kazakhstan
    Le parlement kirghize a approuvé l’envoi de ses soldats au Kazakhstan pour participer à la force de maintien de l’ordre dans le cadre d’un mandat de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

    Le Parlement kirghize s'est réunie vendredi 7 janvier 2022 en Assemblée générale pour une session d’urgence, afin de discuter de la décision du Conseil des ministres, ratifiée par le président, qui prévoit l’envoi de soldats au Kazakhstan.

    Le Parlement a approuvé le mémorandum à une large majorité, ouvrant la voie à l’envoi de troupes au Kazakhstan.

    Le Kirghizistan avait précédemment annoncé son intention d’envoyer 150 soldats au Kazakhstan dans le cadre de la force de maintien de la paix de l’OTSC.

    La Chine soutient l'envoi d’une force collective de maintien de la paix dirigée par la Russie
    La Chine a fait part, vendredi 7 janvier 2022, de son appui à l’initiative des pays de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), dirigée par la Russie, d’envoyer une force collective de maintien de la paix au Kazakhstan, en proie à des troubles internes.

    C’est ce qui ressort des déclarations du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale, Pékin, au sujet de la situation au Kazakhstan et de l'envoi d’une force collective par l’OTSC dans ce pays d’Asie centrale.

    Wang Wenbin a déclaré que Pékin soutenait tous les efforts déployés par les autorités kazakhes pour mettre fin le plus rapidement possible aux troubles qui agitent le pays.

    Il a ajouté que le Kazakhstan est un pays voisin et un partenaire stratégique global et durable de la Chine, soulignant que la partie chinoise est disposée à apporter tout l’appui nécessaire à la partie kazakhe pour surmonter les difficultés.

    Le porte-parole de la diplomatie chinoise a fait observer que le Kazakhstan est membre de l'Organisation de coopération de Shanghai, qui inclut également la Russie et la Chine, et que l'Organisation pouvait jouer un rôle actif dans la résolution de la crise.

    Il a déclaré que la Chine et l'Organisation de coopération de Shanghai suivaient de près l’évolution de la situation au Kazakhstan.