Kaya

  • Niger : Trois morts dans de nouveaux heurts sur la route du convoi français au Sahel

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    Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau été pris à partie samedi 27 novembre 2021 à Téra, dans l'ouest nigérien, où des heurts ont fait trois morts, selon le maire de la ville.

    Le maire de Téra, Hama Mamoudou, qui était à Niamey au moment des manifestations bloquant le convoi français, a affirmé à l'AFP que les heurts avaient fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey". L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

    "Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a détaillé le porte-parole. "Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes", a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, "vers 10H30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole.

    Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. "Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions", a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

    Le convoi de près d'une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi. Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane. Dans ce contexte tendu, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a exprimé vendredi soir sa "reconnaissance" envers la France dont il a salué "les sacrifices" dans les pays du Sahel.

    Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les jihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

  • Burkina Faso: le convoi militaire français a repris sa progression vers le Niger

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    Le convoi de l’armée française bloqué depuis plus d’une semaine sur le territoire burkinabè a repris jeudi soir 25 novembre 2021, sa progression vers le Niger, et a  traversé la ville de Kaya (Centre-nord), où il avait passé trois jours de blocus.

    "Le convoi d’environ 90 véhicules légers et blindés a été aperçu peu avant minuit aux environs de 23H45 par le correspondant d’oméga média à Kaya. Le cortège n’a pas rencontré de résistance", a annoncé Radio Oméga (privée), vendredi.

    "Le convoi a traversé la ville de Kaya dans la nuit de jeudi, escorté par les forces de défense et de sécurité burkinabè", a précisé un journaliste local.

    "Il se dirige vers la ville de Dori (Sahel). On ignore la réaction des populations de cette dernière ville que le convoi doit traverser", a ajouté la même source.

    Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, entré mardi 16 novembre en territoire burkinabè, était toujours bloqué par des manifestants jeudi, à Loango à l’Est de la capitale Ouagadougou, où il a passé quatre jours.

    Les manifestants soupçonnent l’armée française de convoyer des armes au profit des groupes terroristes.

    Mercredi, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alpha Barry, avait déclaré que le convoi militaire français était "régulier et habituel", appelant les populations au calme.

    Rejetant les allégations selon lesquelles le convoi transportait des équipements pour les groupes terroristes, Barry avait souligné : "On voit des informations selon lesquelles les cargaisons qui passent ici sont destinées aux terroristes. Ce n'est pas le cas. Les convois qui passent, c'est avec notre accord".

    "Nous comprenons la colère de certains citoyens en ce moment au regard de la dégradation de la situation sécuritaire actuelle", avait-il dit.

    Samedi dernier, la tension était vive à l’entrée de la ville de Kaya à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou où le convoi a subi trois jours de blocus imposé par les manifestations. 

     

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  • Burkina Faso : un convoi de l’armée française bloqué depuis cinq jours

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    Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, et qui était entré mardi 16 novembre 2021 au Burkina Faso, est toujours bloqué ce lundi 22 novembre, par des manifestants à l’Est de la capitale Ouagadougou.

    Bloqués par des milliers de manifestants depuis jeudi, à l’entrée de la ville de Kaya située à 100 km au nord de Ouagadougou, le convoi a été obligé de rebrousser chemin, dimanche 21 novembre. Vidéo.

    A quelques kilomètres de la ville de Ouagadougou, le convoi a pris une autre direction, cette fois-ci vers la ville de Fada N’Gourma (Est). Mais il a été à nouveau bloqué par des manifestants dans le village de Loango.

    Samedi 20 novembre, les militaires français ont procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule à l’entrée de ville de Kaya, après trois jours de blocus. Trois personnes ont été blessées dans la bousculade provoquée par ces tirs de sommation, selon des médias locaux.

    Le convoi de l'armée française transportait de la logistique de Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel en direction du Niger (pays enclavé).

    Parti d’Abidjan (Côte d’Ivoire), le convoi devait traverser le Burkina Faso avec pour destination le Niger, en passant par les villes burkinabè de Banfora, Bobo-Dioulasso, Kaya et Dori, selon un responsable militaire burkinabè sous couvert d’anonymat.

    Il a d’abord été stoppé au Sud de Bobo-Dioulasso la capitale économique du Burkina Faso par des manifestants anti-français puis dans la nuit de mardi à mercredi à l’Ouest de Ouagadougou.

    Les manifestants exigent son retour, soulignant que l’armée française fournit des armes aux groupes terroristes présents sur le sol burkinabè.

    C’est la première fois qu’un convoi français est arrêté au Burkina Faso par des manifestants qui soupçonnent le convoi de transporter des armes au profit des groupes terroristes.

    Cette mobilisation a été initiée par des membres de la Coalition des patriotes du Burkina Faso (COPA-BF)

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de ce blocage.

    La France n'a pas officiellement réagi à ces événements. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères a souhaité que le président burkinabé intervienne pour débloquer la situation.

    "Nous avons fait savoir au président Kaboré que nous souhaitions qu'il aide à régler cette situation à Kaya", avait indiqué le ministre français des Affaires étrangères, dimanche, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

     

     

  • Burkina Faso : 25 civils tués dans le centre-nord

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    Att.E.B.

    Au moins 25 civils ont été enlevés par des individus armés non identifiés puis abattus dans la nuit de dimanche à lundi, dans la commune de Pissila, à une trentaine de kilomètres de la ville de Kaya, dans le centre-nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi matin de sources concordantes.

    "Au moins 25 civils ont été enlevés puis abattus dans la soirée du dimanche 4 octobre 2020. Nous avons interrogé une source qui a requis l’anonymat", rapporte le site d’information "lefaso.net".

    C’est au retour du marché de Pissila, à une trentaine de kilomètres de Kaya, que des habitants du village de Wintokuilga sont tombés dans un guet-apens tendu par au moins une vingtaine d’hommes armés.

    "Les otages ont été répartis en deux groupes, éloignés l’un de l’autre, avant de leur tirer dessus", précise la source du média.

    La plupart des médias locaux ont rapporté l'attaque mercredi.

    "Des hommes armés ont effectivement tué à Wintokuilga dans la commune de Pissila une dizaine de personne dimanche. C’est le lundi que les corps ont été découverts par les populations", a témoigné au téléphone un enseignant sous le couvert de l'anonymat.

    Joint au téléphone, un élu local a également confirmé l’attaque sans faire de commentaire.

    Mercredi, à 10H00 les autorités n’avaient pas encore réagi et aucune partie ne l’a revendiquée.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso .

    Elles ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso: Au moins trois gendarmes tués dans le centre-nord

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    Une équipe de gendarmerie burkinabè est tombée, samedi, dans une embuscade dans la localité de Foubé dans le centre-nord du Burkina Faso, tuant au moins trois gendarmes, a-t-on appris de source sécuritaire.

    " Ce samedi matin, des hommes armés non identifiés ont tendu une embuscade à des gendarmes à Foubé. Le bilan fait état de trois gendarmes tués et des dégâts matériels ", a expliqué une source sécuritaire locale sous couvert d'anonymat.

    Même si les autorités n'ont pas encore communiqué, l'attaque a été confirmée par plusieurs autres sources dont une source hospitalière dans la ville de Kaya, chef-lieu de la région du centre-nord, qui signale également des blessés.

    Foubé, où a eu lieu l'attaque, samedi, est une localité frontalière de la province du Soum, située à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Barsalogho, dans la province du Sanmatenga dans le centre-nord.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté aux attaques terroristes dans plusieurs localités notamment aux frontières avec le Mali et le Niger.

    En plus de nombreuses victimes -civiles et militaires - ces attaques ont occasionné au total 1.013.234 personnes déplacées internes dont la majorité sont des enfants, selon le dernier rapport périodique du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).