Kataeb Hezbolla

  • Irak : Le leader chiite Al-Sadr crie victoire aux élections législatives

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    Sadr Moqtada.jpgLe théologien nationaliste chiite Moqtada al-Sadr (photo ci-contre) a annoncé sa victoire aux élections législatives qui ont eu lieu le 10 octobre, malgré le fait que les résultats officiels du vote n'aient pas encore été publiés.

    Dans une allocution télévisée, al-Sadr a déclaré que le gouvernement qui devrait être formé avec sa participation chercherait le retrait de toutes les troupes étrangères d'Irak. "Nous accueillons toutes les ambassades qui n'interfèrent pas dans les affaires intérieures de l'Irak", a-t-il ajouté, exhortant ses partisans à s'abstenir de tirer lors de la célébration de la victoire.

    Selon des données non officielles, les sadristes ont remporté 73 des 329 sièges du parlement irakien. Par rapport aux élections de 2018, leur représentation a augmenté de 19 mandats. En deuxième position se trouve le mouvement dirigé par l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki. Le bloc pro-iranien "Fattah" arrive en troisième position.

    Le boycott l'emporte
    Seuls 41 % des Irakiens ayant le droit de vote ont participé aux élections législatives en Irak. Le faible taux de participation record était le résultat d'un boycott par de nombreux mouvements politiques.

    Dans la capitale irakienne Bagdad, un peu plus de 30% des électeurs ont participé au vote. La passivité est une manifestation de la méfiance à l'égard de l'ensemble du système politique, la conviction que les élections ne sont pas capables de changer la situation dans un pays en proie à la corruption.

    Les résultats des élections devraient être annoncés dans les prochaines heures. Alors l'une des principales interrogations du scrutin sera résolue : qui deviendra la principale force politique de la rue chiite où les partisans nationalistes de Moqtada Sadr s'opposent au bloc pro-iranien du Fattah.

    Les pro-Iraniens parlent de fraude
    Parallèlement, d'éminents représentants des forces chiites fidèles à l'Iran ont une"manipulation" et des "fraudes" dans les résultats du processus électoral, ce qui augure de négociations difficiles entre les blocs politiques cherchant à dominer un parlement fragmenté.

    Abu Ali al-Askari, porte-parole du Kata'ib Hezbollah, l'une des factions chiites pro-iraniennes les plus influentes, a annoncé lundi dans un communiqué que "ce qui s'est passé lors des élections représente la plus grande fraude et tromperie du peuple irakien dans l'histoire moderne."

    L'alliance al-Fattah a annoncé, mardi soir 12 octobre, qu'elle rejetait les résultats préliminaires annoncés par la Commission électorale.

    Cependant, malgré leur défaite, le courant politique allié à l'Iran reste un acteur incontournable de la scène politique irakienne. Dans un pays où une forte division politique caractérise la scène, le jeu politique ne se limite pas aux couloirs du Parlement, mais la rue a son mot à dire, les grands partis détenant une carte de pression représentée par leurs factions armées.

    La défaite des pro-iraniens n'est pas une surprise
    La baisse de popularité des forces fidèles à l'Iran ne surprend pas les observateurs. La colère contre les forces pro-iraniennes s'était intensifiée, notamment après la répression sanglante des manifestations de "Tishreen" en 2019. Les manifestants ont accusé les "groupes armés" chiites pro-iraniens d'être intervenus pour mater les manifestations. 

  • Syrie : Un officier syrien et des combattants irakiens tués par l'Etat islamique dans la région centrale

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    Les jihadistes de l'Etat islamique continuent de lancer des attaques contre les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés dans la vaste région centrale de la Syrie.

    Tôt mercredi 18 août, des cellules de l'Etat islamique ont attaqué plusieurs postes de l'armée arabe syrienne (AAS) près de la ville de Shoulah, située sur l'autoroute Deir Ezzor-Homs. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, un officier a été tué et cinq soldats ont été blessés à la suite de l'attaque.

    À peu près au même moment, les jihadistes ont bombardé les forces soutenues par l'Iran situées sur le mont al-Bishri, juste à la frontière administrative entre les provinces de Deir Ezzor et Raqqa. L'OSDH a déclaré qu'un combattant irakien du Kataeb Hezbollah a été tué dans l'attaque.

    Des cellules de l'Etat islamique ont également attaqué les troupes de l'AAS près de la ville de Soukhnah dans la partie orientale de la province de Homs. De violents affrontements ont eu lieu dans la région. Cependant, aucune perte n'a été rapportée.

    Pendant ce temps, les Syriens et les Russes continuent de cibler les repaires de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie. Le 17 août, au moins 30 frappes aériennes ont visé la périphérie de Shoulah ainsi que les environs de la ville de Resafa dans le sud de la province de Raqqa. Le 18 août, plus de 20 frappes aériennes ont visé la partie occidentale de la province de Deir Ezzor et la partie orientale de la province de Hama.

    Selon l'OSDH, les opérations de l'AAS et les frappes aériennes russes ont coûté la vie à 973 terroristes de l'Etat islamique depuis le 24 mars 2019.

    Malgré ses lourdes pertes, l'Etat islamique n'a pas cessé ses opérations dans le centre de la Syrie. Le groupe jihadiste sait que perdre cette région signifierait sa fin en Syrie.

  • Irak : Un drone kamikaze cible l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad

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    Dans les toutes premières heures du 6 Juillet 2021, un drone "suicide" chargé d' explosifs a été abattu une arme anti-aérienne C-RAM de la base Union 3 alors qu'il approchait de l'ambassade américaine dans la Zone verte lourdement fortifiée de Bagdad.

    Il s'agit de la 47e attaque contre les forces américaines en Irak depuis le début de 2021, dont six impliquant des drones, selon l'AFP.

    Cette nouvelle attaque de drone est intervenue quelques heures seulement après que trois roquettes aient frappé la base aérienne d'Ain al-Asad dans la province irakienne d' al-Anbar, le 5 Juillet.

    Les missiles n'ont fait ni mort ni blessé. Les dommages à la base sont toujours en cours d'évaluation.

    En avril, un drone bourré d'explosifs a frappé le quartier général irakien de la coalition dans la partie militaire de l'aéroport d'Erbil, la capitale régionale kurde irakienne.

    Le mois suivant, un drone bourré d'explosifs a frappé la base aérienne d'Ain Al-Asad abritant des troupes américaines.

    Le 9 juin, trois drones chargés d'explosifs ont visé l'aéroport de Bagdad, où des soldats américains étaient également déployés. L'un des drones a été intercepté par l'armée irakienne.

    Signe que les États-Unis sont préoccupés par les nouvelles attaques de drones, ils ont récemment offert jusqu'à 3 millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

    Ni l'attaque à la roquette, ni l'attaque de drone ont été revendiqués par un groupe, mais les Etats-Unis accuse les factions soutenues par l' Iran qui font partie de la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi. En représailles, les forces américaines ont ciblé les positions du Hashd al-Chaabi le 27 juin, tuant quatre miliciens.

    Le président Joe Biden a ordonné une série de frappes sur les installations utilisées par deux milices soutenues par l'Iran en Irak et en Syrie, Kata'ib Hezbollah et Kata'ib Sayyid al-Shuhada, affirmant que cette décision était destinée à « dissuader » de futures attaques. Bagdad, cependant, a condamné l'opération comme une « violation flagrante et inacceptable » de sa souveraineté nationale.

    Vidéo 1 : Tirs de C-Ram
    Vidéo 2 : Tirs de C-Ram

  • Irak : Situation sécuritaire

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    Affrontement Etats-Unis - Iran en Irak
    Il y a des signes d'escalade de la tension en Irak de la part des milices pro-iraniennes, dites de la "résistance" (Muqawama en arabe). 

    L'interview de Qais al-Khaz'ali jeudi soir, couplée à la déclaration du comité de coordination de la Résistance (muqawama), indique que les groupes paramilitaires pro-iraniens Kata'ib Hezbollah et Asaib Ahl al-Haq se sont mis d'accord sur une stratégie pour mener une escalade contre la présence militaire américaine dans le pays.

    Poursuite de la lutte contre l'Etat islamique
    Dans le même temps, les actions de recherche et de destruction des cellules de l'Etat islamique encore actives en Irak se poursuivent. Dans la province de Ninive, 9 engins explosifs appartenant aux jihadistes de Daech ont été découverts et neutralisés. Dans la province de Kirkouk, l'armée a récupéré 21 balles, 67 engins explosifs et découvert 4 tunnels, 10 ceintures explosives et 3 bidons en plastique de 20 litres remplis de plastic militaire  C4,. L'armée a détruit à l'explosif plusieurs abris et tunnels utilisés par les jihadistes..

  • L'Iran appelle l'Irak à identifier les auteurs des attaques anti-américaines

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    zarif Mohammad Javad.jpgL'Iran a appelé samedi l'Irak à "identifier les auteurs" des récentes attaques contre l'ambassade des Etats-Unis et des intérêts occidentaux sur son territoire, estimant qu'elles avaient pour but de perturber les relations irano-irakiennes.

    Des roquettes avaient été tirées lundi 22 février en direction de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne mais étaient tombées à proximité. Il s'agissait de la troisième attaque contre des intérêts occidentaux en Irak en une semaine.

    "Nous soulignons la nécessité pour le gouvernement irakien d'identifier les auteurs de ces incidents", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarifs (photo), dans un communiqué publié sur le site du ministère. "Les dernières attaques sont suspectes et pourraient avoir été planifiées avec l'objectif de porter atteinte aux relations irano-irakiennes et à la stabilité de" l'Irak, a affirmé M. Zarif.

    Le chef de la diplomatie iranienne s'est entretenu samedi avec son homologue irakien Fouad Hussein, en visite à Téhéran, au lendemain de raids américains visant des miliciens pro-iraniens dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak.

    M. Zarif "a condamné l'attaque américaine contre les forces irakiennes dans les zones frontalières" irako-syriennes, des attaques jugées "illégales" et en "violation de la souveraineté" du pays. Les Etats-Unis ont fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains" en Irak.

    Les tirs de roquettes à Bagdad en début de semaine n'ont pas été revendiqués mais Washington les a attribués au Kataëb Hezbollah, une faction membre de la coalition de paramilitaires pro-Iraniens de la puissante coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi, intégrée à l'armée irakienne depuis des mois.

    Ennemis jurés, la République islamique d'Iran et les Etats-Unis sont deux puissances agissantes en Irak. Ces raids interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.

  • Irak : L'armée de l'air américaine attaque des milices pro-iraniennes à la frontière syro-irakienne

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    L'armée américaine a lancé des frappes aériennes sur des positions de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie. Les raids aériens ont été réalisés en représailles au bombardement de cibles américaines, a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Selon un haut responsable du ministère de la défense U.S., les raids ont été menés par deux F15-E Strike Eagles qui ont largué sept JDAM de 250 kg sur 7 cibles. Toutes les bombes ont atteint leurs cibles.

    Il a ajouté que les frappes avaient été ordonnées par le président américain Joe Biden "en réponse aux récentes attaques contre le personnel militaire américain et de la coalition en Irak, et à la menace continue pesant sur ces troupes".

    Les frappes ont pris pour cible le secteur de la base Imam Ali, dans la région de la ville syrienne de Boukamal, à la frontière syro-irakienne. Les infrastructures de la base sont  notamment utilisées par les milices Kataëb Hezbollah et les brigades Sayyid al-Shuhada qui font partie du Hashd al-Chaabi, la coalition de groupes para-militaires principalement chiites et pro-iraniens. A noter que le Hashd al-Chaabi est intégré à l'armée irakienne. Les frappes ont également pris pour cible un passage utilisé par les milices pour déplacer des armes et d'autres marchandises à travers la frontière.

    Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a précisé que les frappes avaient été menées avec le soutien des autorités irakiennes, qui ont fourni des informations de renseignement.

    Sayed Rahi Al-Sharifi.jpegL'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté qu'au moins trois camions chargés d'armes et de munitions avaient été détruits. Les rapports divergent sur le nombre des combattants pro-iraniens tués et blessés. L'OSDH parle de 22 combattants pro-iraniens tués. Mais, selon le porte-parole du Pentagone, John Kirby, le raid aurait tué un milicien et blessé deux autres.

    De leur côté, les milices pro-iraniennes n'ont reconnu qu'un mort et plusieurs blessés légers. Les médias iraniens affirment que les milices avaient été informées à l'avance et évacué leurs positions, ce qui explique, selon eux, le faible nombre de victimes.Photo du combattant chiite irakien pro-iranien Sayed Rahi Al-Sharifi, tué au cours des bombardements.

    Les autorités syriennes ont confirmé les frappes aériennes, sans fournir d'informations sur les pertes.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné les actions des États-Unis en Syrie. A noter que le Pentagone avait informé Israéliens et Russes que des frappes aériennes allaient être menées, quelques minutes avant qu'elles n'aient lieu.

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  • Irak : Sept morts dans des combats entre l'Etat islamique et forces de l'ordre

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    Au moins sept combattants ont été tués dans des affrontements, samedi 20 février, au nord de Bagdad entre des membres de l'Etat islamique (Daech) et les forces de sécurité lors d'un raid contre l'organisation islamiste radicale.

    "Nous avons reçu des informations selon lesquelles l'Etat islamique tenait une réunion dans une maison pour planifier des attaques et des attentats suicide dans la capitale Bagdad", a déclaré à des journalistes le général Ahmad Salem, chef du commandement des opérations de Bagdad.

    Une force conjointe des forces de la 54e BDE, 6e Division de l'armée irakienne, et de combattants tribaux loyalistes a attaqué, sur la base de renseignements, un repaire de jihadistes situé à Basateen al-Tabi, district de Tarmiyah, dans les plaines de Tarmiyah, selon un communiqué de l'armée. Les affrontements qui ont suivi ont tué cinq jihadistes et deux membres des tribus loyalistes. Après un ratissage des lieux, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi est arrivé sur place et a rencontré de hauts commandants militaires.

    Le raid est intervenu près d'un mois après que deux kamikazes aient tué plus de 30 personnes sur une place bondée de Bagdad, l'attaque la plus sanglante  dans la capitale irakienne en trois ans. Les kamikazes s'étaient infiltrés à Bagdad depuis le nord et l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque. Quelques jours plus tard, plus de 10 combattants du Hashd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites intégrés à l'Etat, étaient tués dans une embuscade de l'Etat islamique, également au nord de la capitale.

    Depuis, les forces de sécurité ont intensifié leurs efforts pour traquer au nord de Bagdad les cellules dormantes de l'Etat islamique. Le Premier ministre a annoncé le 28 janvier l'élimination d'Abou Yasser al-Issaoui, présenté comme le dirigeant en Irak du groupe jihadiste. Début février, les forces de sécurité ont tué un autre chef de l'Etat islamique qui, selon elles, avait aidé à transporter les deux kamikazes à Bagdad.

    Par ailleurs, On a appris, samedi 20 février, qu'un membre important du Kataëb Hezbollah avait été tué par l'explosion d'une bombe artisanale dans la province de Babel. La milice Kataëb Hezbollah, affilie à l'Iran, est très présente dans le gouvernorat de Babel. 

    Fin 2017, l'Irak avait annoncé sa "victoire" face à l'Etat islamique après avoir chassé les jihadistes de tous les bastions urbains du pays. Dans leur guerre de trois ans contre les jihadistes, les forces irakiennes ont reçu l'aide cruciale de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Les attaques de l'Etat islamique dans les zones urbaines ont considérablement diminué depuis lors, mais les troupes irakiennes continuent de combattre des cellules dormantes dans les zones montagneuses et désertiques.