Kasserine

  • Tunisie : Un homme tué par l'explosion d'une mine à Kasserine

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    Un homme a été tué, jeudi 15 avril, par l'explosion d'une mine dans la région montagneuse du gouvernorat de Kasserine, à l'ouest du pays.

    L'homme, âgé de 31 ans, de la région de "Dawar Al-Masabih" de la ville de Sbiba, dans le gouvernorat de Kasserine, est décédé dans l'explosion d'une mine au Mont Mghila (ouest). .

    Des témoins oculaires ont déclaré que la victime, père de 5 enfants, se trouvait près de la zone militaire fermée de Kasserine, pour cueillir du "romarin", destiné à la vente.

    Aucun détail n'a été communiqué sur la partie responsable de l’implantation de mines explosives dans la région, cependant, des estimations pointent du doigt les groupes terroristes islamistes d'être à l’origine de cet acte.

    Au cours des dernières années, des militaires et des civils ont été pris pour cible à plusieurs reprises, sur les hauteurs tunisiennes situées à l’ouest, où se retranchent les éléments terroristes pour se prémunir contre les frappes des forces sécuritaires.

    Lien permanent Catégories : Kasserine, Monts Al-Maghila, TUNISIE 0 commentaire
  • Tunisie : Trois terroristes éliminés à l’ouest du pays

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    EyBkMHpXEAEF1HU.jpegLors d’une opération menée, jeudi 1er avril, par les forces spéciales de la Garde nationale et de la police en coordination avec des unités de l’armée nationale, l'élément terroriste «Hamdi Dhouib» (photo) affilié à l'organisation terroriste «Jund al-Khilafah» (JAK-T) a été éliminé, à Mont Mghila, situé, entre le gouvernorat de Kasserine et celui de Sidi Bouzid, à l’ouest de la Tunisie.

    Les forces de sécurité ont récupéré son fusil Steyr AUG au cours de cette même opération, a indiqué un communiqué du ministère tunisien de l’Intérieur.

    Cet élément, impliqué dans plusieurs opérations terroristes, est considéré comme l'un des principaux membres de l'organisation «Jund al-Khilafah» affiliée à Daech.
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    Par ailleurs, des unités de la Garde nationale de la région de Kasserine, plus précisément à Djebel Selloum, ont procédé ce jeudi, dans le cadre d’une opération sécuritaire préventive, à la traque d’un groupe terroriste.

    Les unités sécuritaires ont éliminé un élément terroriste accompagné de sa femme (de nationalité philippine, portant un niqab.

    Cette dernière s’est fait exploser en actionnant sa ceinture explosive pour ne pas être capturée vivante,  ce qui a entraîné sa mort ainsi que celle de sa petite fille, qu’elle portait dans ses bras, tandis que sa seconde fille, âgée de trois ans, a pu survivre à l’attaque.

    Les incidents liés au terrorisme islamiste sont concentrés dans les montagnes, en particulier les hauts plateaux de l'ouest, devenus un repaire où les groupes terroristes se sont fortifiés.
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  • Tunisie : Activité des services de sécurité contre le terrorisme 

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    Les services de sécurité tunisiens ont contrecarré des opérations terroristes et annoncé le démantèlement de dizaines de cellules extrémistes et l'arrestation de leurs membres près des frontières avec l'Algérie et la Libye.

    La menace terroriste existe toujours en Tunisie, en particulier près des frontières avec l'Algérie et la Libye, parallèlement au déclin des organisations terroristes dans plusieurs pays de la région.

    L'armée tunisienne s'emploie à encercler les zones montagneuses des gouvernorats de Kasserine, El Kef, Jendouba et Sidi Bouzid pour freiner les groupes takfiri qui tentent d'attenter à  la sécurité nationale tunisienne.

    Alors que les services de sécurité et l'armée ont fait de grands progrès dans la guerre contre le terrorisme, les forces de sécurité ont annoncé qu'elles avaient découvert des dizaines de cellules extrémistes et arrêté nombre de leurs membres, ce qui a permis de déjouer des complots terroristes.

    Le gouvernement tunisien a promis aux groupes terroristes une guerre implacable afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays qui souffre déjà de crises politiques, économiques et sociales successives. 

  • Tunisie : Colère après le décès d'un manifestant à  Sbeïtla et déploiement de l’armée

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    Des unités de l'armée tunisienne se sont déployées, lundi 25 janvier, pour protéger les bâtiments publics et privés de la ville de Sbeïtla relevant du gouvernorat de Kasserine (ouest), après le déclenchement de manifestations à la suite du décès d'un manifestant.

    Des témoins oculaires de la ville ont déclaré que des véhicules militaires étaient stationnés devant les installations administratives et les bâtiments publics et privés de Sbeïtla pour les protéger de toute éventuelle attaque.

    Ils ont rapporté que des dizaines de manifestants sont sortis dans la ville, lundi soir, pour protester contre la mort d'un homme du nom de Haikel Rachdi. L'homme en question aurait succombé à une grave blessure à la tête, lors des manifestations survenues dans la ville, la semaine dernière.

    Les témoins ont rapporté que de violents heurts avaient éclaté lundi entre les manifestants et les forces de l’ordre. Les protestataires ont incendié des pneus et bloqué les rues principales de la ville.

    Les manifestants ont tenté de prendre d'assaut le district de la sécurité nationale de Sbeïtla et ont caillassé les membres des forces de sécurité qui s’y trouvaient, ce qui a contraint ces derniers à réagir en faisant usage du gaz lacrymogène, et provoqué dans la foulée des échauffourées dans plusieurs artères de la ville qui se sont poursuivies jusqu'à 22h30.

    Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kasserine, Chaouki Bouazzi, a indiqué que le parquet avait autorisé, lundi soir, la présentation du corps de Haikal Rachdi, décédé lundi après-midi à l’Hôpital «Sahloul» dans le gouvernorat de Sousse (est), au médecin légiste de l'hôpital universitaire de Sousse "Farhat Hached" pour une autopsie dans le but de déterminer les causes du décès, selon une déclaration accordée à l'agence de presse officielle TAP.

    Bouazzi a justifié cette démarche par l'existence de deux versions sur la cause du décès de Rachdi : la première indique que le manifestant est tombé d’un escalier, tandis que la seconde explique que le défunt a été touché par une bombe de gaz lacrymogène lors des dernières manifestations.

    Depuis des jours plusieurs gouvernorats tunisiens ont été le théâtre de mouvements de protestation nocturnes, émaillés d'affrontements avec les forces de l’ordre, et qui coïncident avec l'entrée en vigueur d'un couvre-feu nocturne pour endiguer la propagation du coronavirus.

  • Tunisie : Poursuite de troubles nocturnes dans plusieurs villes

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    Des heurts ont éclaté pour la quatrième nuit consécutive dans plusieurs villes de Tunisie, où des manifestants ont pris pour cible la police mobilisée pour faire respecter le couvre-feu lié à la pandémie de coronavirus et qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes.
     
    A Tunis, quelques centaines de manifestants ont jeté des pierres et quelques cocktails Molotov sur des policiers déployés en force, notamment dans plusieurs quartiers populaires dont la vaste cité d'Ettadhamen située en périphérie de la capitale. Les forces de l'ordre ont tiré d'importantes quantités de gaz lacrymogènes. A Sfax, deuxième plus grande ville du pays, des protestataires ont incendié des pneus et coupé des routes, a constaté un correspondant de l'AFP. Des heurts ont également eu lieu à Gafsa, où les habitants protestaient contre la destruction par les autorités d'un point de vente informel, a indiqué un autre correspondant. Des échauffourées ont également éclaté au Kef, à Bizerte (nord) et Kasserine (centre-ouest), à Sousse et Monastir (centre-est), selon des médias locaux.
     
    Le ministère de l'Intérieur, qui avait annoncé lundi plus de 600 arrestations, n'était pas en mesure à ce stade de détailler les arrestations et dégâts survenus dans la nuit de lundi à mardi.
     
    Ces heurts ont éclaté au lendemain du dixième anniversaire de la révolution qui a chassé du pouvoir Zine el Abidine Ben Ali et son régime policier, alors que la pandémie de coronavirus a exacerbé une profonde crise sociale en Tunisie. La Tunisie a connu un confinement général de quatre jours qui s'est achevé dimanche pour tenter d'endiguer une flambée de cas de Covid-19. Un couvre-feu à 20 heures est en vigueur depuis octobre.

  • Tunisie : Un berger décapité dans une attaque "terroriste"

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    Un homme a été décapité dans la région de Kasserine, dans le centre de la Tunisie, ont annoncé dimanche les autorités tunisiennes, attribuant cette "attaque terroriste" à des jihadistes.
     
    "Le corps décapité d'un jeune homme a été retrouvé dans la région d'Al-Soltanya, dans le gouvernorat de Kasserine, et il est probable qu'un groupe terroriste soit derrière l'attaque", a indiqué à l'AFP le substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali. "Le corps appartenait à un homme de 20 ans nommé Oqba al-Dhibi", a précisé M. Dali, ajoutant que la justice s'était saisie de l'affaire.
     
    Selon les radios locales, Oqba al-Dhibi, un berger, faisait paître ses moutons lors de l'attaque. Le ministère de l'Intérieur contacté par l'AFP n'a pas donné de précisions sur cette attaque. Ce n'est pas la première fois qu'un Tunisien est décapité par des jihadistes dans les zones montagneuses du centre de la Tunisie. En 2015, Mabrouk Soltani, 17 ans, avait été décapité par un groupe extrémiste, un assassinat qui avait secoué l'opinion publique. Deux années plus tard, son frère aîné, Khalifa Soltani, avait été retrouvé mort lors d'une opération de ratissage lancée après l'annonce de son enlèvement par un groupe "terroriste", dans la même région. Ces deux assassinats avaient été revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
     
    Dans un bref communiqué dimanche, le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a évoqué une "opération terroriste", soulignant que la guerre contre ce phénomène "doit se poursuivre sans relâche et avec la même ferme détermination". 
     
    La Tunisie a été confrontée après sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers. Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis l'attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

  • Tunisie : Violentes manifestations à Sbeitla après la mort d'un homme âgé dans un kiosque détruit par les autorités

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    Des manifestations de colère ont éclaté mardi à Sbeitla, dans le gouvernorat de Kasserine, dans le centre-ouest de la Tunisie, où un homme est mort après que la municipalité a détruit le kiosque à journaux dans lequel il dormait, poussant les autorités à déployer des renforts. Mardi vers 03H00 du matin, les autorités locales avaient appliqué une décision de destruction d'un point de vente de journaux et de tabac illégal, dans un quartier de Sbeitla dans la région pauvre de Kasserine, ont indiqué des sources sécuritaires à l'AFP.

    Abderrazek Khachnaoui, le père du propriétaire de ce petit commerce, dormait dans la construction de fortune. Il est décédé lors de l'opération, ont confirmé des sources sécuritaires et le fils de la victime, Oussama. "Les agents de la municipalité ont procédé à la destruction sans vérifier s'il y avait quelqu'un à l'intérieur", a-t-il déploré à l'AFP. "Mon père (...) est mort sur le champ. Des agents de sécurité ont tiré du gaz lacrymogène sur ma famille qui avait tenté de s'approcher" du kiosque, a ajouté M. Khachnaoui.

    Ce décès a provoqué la colère de dizaines d'habitants, qui ont fermé des routes de la ville et incendié une voiture de la municipalité, ont indiqué des témoins à un correspondant de l'AFP. Les manifestants ont jeté des pierres et des objets sur les forces de sécurité, a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Hayouni.

    "Par précaution", des unités militaires et sécuritaires ont été déployées pour protéger les institutions sensibles de Sbeitla, a ajouté Mohamed Zekri, porte-parole du ministère de la Défense.

    Dans un communiqué, la présidence du gouvernement a apporté son soutien à la famille de la victime et annoncé l'ouverture d'une enquête. Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a limogé le préfet et le sous-préfet de la région, ainsi que le chef du district sécuritaire et le chef du poste de police municipale de Sbeitla, ajoute le communiqué. M. Mechini a demandé au ministre de l'Intérieur, Taoufik Charfeddine, de se déplacer "immédiatement" à Sbeitla et d'"offrir un encadrement matériel et moral à la famille de la victime", selon la même source.

    Sbeitla, située à 30 km du chef-lieu Kasserine, fait partie des villes de l'intérieur tunisien défavorisé où les mouvements de protestations sont récurrents pour réclamer travail et investissements.

    Le commerce informel, comme la vente de journaux ou de pain, permet à de nombreux jeunes de gagner de quoi aider leur famille. Alors que la situation économique était déjà difficile en Tunisie, les restrictions mises en place pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus ont un impact social dévastateur. Le taux de chômage, qui a grimpé à 18% et pourrait dépasser les 21% d'ici la fin de l'année au niveau national selon l'Institut national de la statistique, est nettement plus élevé dans les régions intérieures.