Kasserine

  • Tunisie : L'armée annonce avoir tué trois jihadistes

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    L'armée tunisienne a annoncé vendredi avoir tué trois jihadistes d'un groupe affilié à l'organisation Etat islamique lors d'une opération dans le centre-ouest du pays.

    Les trois jihadistes, membres du groupe Jund al-Khilafa (Soldats du califat), ont été tués le matin lors d'une opération de l'armée dans la zone du Mont Salloum, près de Kasserine, ville proche de la frontière avec l'Algérie, selon un communiqué du ministère de la Défense. Le 12 août, deux soldats tunisiens avaient été légèrement blessés dans un échange de tirs avec des jihadistes présumés dans le même secteur, selon les autorités.

    Après la révolte populaire de 2011 en Tunisie, le pays a connu un essor des groupes jihadistes qui ont mené plusieurs attaques ayant fait des dizaines de morts parmi les touristes et les forces de sécurité. Les autorités affirment avoir réalisé ces dernières années des progrès significatifs dans la lutte contre les jihadistes. La dernière attaque d'ampleur menée par les jihadistes contre les forces de sécurité remonte à 2016 à Ben Guerdane (sud-est) au cours de laquelle 13 membres des forces de sécurité et 7 civils avaient péri, de même que 55 jihadistes.

  • Tunisie : Peine capitale pour neuf jihadistes ayant décapité un soldat

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    La justice tunisienne a condamné à mort neuf jihadistes reconnus coupables d'avoir tué en 2016 un soldat à son domicile dans le centre-ouest de la Tunisie, ont rapporté samedi 15 janvier 2022 des médias locaux.

    La justice continue à condamner des prévenus à la peine capitale, malgré un moratoire observé depuis plus de 30 ans en Tunisie.

    Vendredi, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné également quinze personnes à des peines de prison allant de 32 à 44 ans pour implication dans l'attaque contre le soldat. Le 5 novembre 2016, le jeune caporal de l'armée, Said Ghozlani, a été retrouvé décapité dans sa maison dans la région du Mont Mghilla, près de Kasserine, un repaire de la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), appelée Phalange Okba Ibn Nafaa. Cet assassinat avait été revendiqué par l'organisation jihadiste Etat islamique.

    Les forces de sécurité traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés, retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi, dans la région de Kasserine. Plusieurs jihadistes dont certains sont en fuite, sont poursuivis par des tribunaux tunisiens pour leur implication dans des actes "terroristes".

    En 2020, le président Kais Saied a remis en cause le moratoire sur la peine de mort, se disant favorable à l'application de ce type de peines, après le meurtre d'une femme de 29 ans, retrouvée dans un fossé sur l'autoroute reliant Tunis à un quartier résidentiel. 

  • Tunisie : une patrouille de police attaquée par un terroriste

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    Des sources tunisiennes ont rapporté que des agents de sécurité ont été attaqués par un terroriste « takfiri », un mécréant, dans la ville de Douz, dans le sud de la Tunisie. L'agresseur aurait tenté de frapper la patrouille avec un couteau en criant « Allah Akbar ». Un policier a été blessé avant que ses collègues ne parviennent à arrêter l'agresseur, qui a ensuite été transféré au quartier général local de la brigade pour enquête.

    L'incident s'est produit dans l'après-midi du 4 janvier , dans la province de Kébili. La nouvelle a été annoncée par le porte-parole officiel du tribunal régional de première instance, Khalil Ben Fraj, également procureur adjoint de la République, qui a précisé que l'attentat avait eu lieu au carrefour Bir Soltan, au sud de la ville de Douz. L'agresseur, un homme de 39 ans originaire du gouvernorat sud-est de Médenine, a reconnu qu'il était affilié à une organisation islamique interdite en Tunisie, connue sous le nom d'« Ansar al-Charia », et qu'il avait exécuté les ordres donnés par son "émir". Selon Fraj, l'organisation préparait des attaques contre des personnalités et des dirigeants politiques, dont le président Kais Saied.

    La Tunisie est le théâtre d'attaques terroristes sporadiques depuis 2011, impliquant souvent des membres de l'armée et des forces de l'ordre. L'une des attaques terroristes les plus meurtrières impliquant des gardes et des soldats remonte au 16 juillet 2014, lorsque 15 hommes ont été tués et 22 autres blessés à Kasserine. A ce jour, le pays est toujours en état d'urgence, imposé suite à l'attentat du 18 mars 2015 contre le musée du Bardo à Tunis qui a coûté la vie à 24 personnes, dont 21 touristes, un agent des forces de l'ordre et deux terroristes, tandis que 45 autres étaient blessées. Jusqu'à présent, celui de 2015 semble être l'attentat terroriste ayant fait le plus de victimes à Tunis.

    Parmi les épisodes les plus récents, on rappelle toutefois celui du  6 septembre  2020, lorsque les forces de sécurité tunisiennes ont tué trois assaillants, définis comme des « terroristes », qui les avaient agressés au couteau à un poste de contrôle de la ville côtière tunisienne de Sousse, situé à 140 km au sud de la capitale. Le lendemain, 7 septembre, l'Etat islamique a revendiquait la responsabilité de l'attaque. Quelques mois plus tôt, le  22 juillet , les forces de sécurité tunisiennes avaient arrêté une cellule terroriste dans la ville côtière de Sousse qui prévoyait de commettre des attentats dans le pays.

    L'indice mondial du terrorisme 2020  de l'Institut pour l'économie et la paix a placé la Tunisie à la 49e place parmi les 138 pays analysés pour l'impact du terrorisme, avec un indice égal à 3,85 sur 10. Selon une étude menée par le Programme des Nations Unies pour Développement (PNUD), depuis 2007, le pays d'Afrique du Nord a été le théâtre de 77 attentats terroristes, qui ont coûté la vie à 163 personnes, avec un impact économique de 551,9 millions de dollars. Dans le même temps, la Tunisie a dépensé 1,6 milliard de dollars en 2019 pour sécuriser ses territoires.

    Cependant, comme le soulignent les Country Reports on Terrorism 2020 , préparés par le Département d'Etat américain, la lutte contre le terrorisme et la sécurité des frontières continuent de représenter les principales priorités du gouvernement tunisien. Le risque d'activités terroristes est resté élevé, exacerbé par l'instabilité prolongée en Libye, bien que la fréquence et l'étendue des attaques terroristes en 2020 aient diminué par rapport à 2019. En outre, au cours de 2020, des progrès ont été réalisés dans la professionnalisation de l'appareil de sécurité, qui collabore avec les États-Unis, tandis que les efforts conjoints des ministères de l'Intérieur et de la Défense ont réduit la capacité des organisations extrémistes violentes dans le pays.

    Comme le souligne le rapport du département américain, malgré les défis liés à la pandémie de COVID-19, qui affectent les ressources nationales, la Tunisie a fait preuve d'une disponibilité constante et a mené des opérations proactives tout au long de l'année, visant à contrer la menace terroriste. Par ailleurs, les opérations se sont poursuivies pour la mise en œuvre d'une stratégie nationale de prévention/combat contre l'extrémisme violent et le gel des avoirs des terroristes.

  • Tunisie : Un homme tué par l'explosion d'une mine à Kasserine

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    Un homme a été tué, jeudi 15 avril, par l'explosion d'une mine dans la région montagneuse du gouvernorat de Kasserine, à l'ouest du pays.

    L'homme, âgé de 31 ans, de la région de "Dawar Al-Masabih" de la ville de Sbiba, dans le gouvernorat de Kasserine, est décédé dans l'explosion d'une mine au Mont Mghila (ouest). .

    Des témoins oculaires ont déclaré que la victime, père de 5 enfants, se trouvait près de la zone militaire fermée de Kasserine, pour cueillir du "romarin", destiné à la vente.

    Aucun détail n'a été communiqué sur la partie responsable de l’implantation de mines explosives dans la région, cependant, des estimations pointent du doigt les groupes terroristes islamistes d'être à l’origine de cet acte.

    Au cours des dernières années, des militaires et des civils ont été pris pour cible à plusieurs reprises, sur les hauteurs tunisiennes situées à l’ouest, où se retranchent les éléments terroristes pour se prémunir contre les frappes des forces sécuritaires.

    Lien permanent Catégories : Kasserine, Monts Al-Maghila, TUNISIE 0 commentaire
  • Tunisie : Trois terroristes éliminés à l’ouest du pays

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    EyBkMHpXEAEF1HU.jpegLors d’une opération menée, jeudi 1er avril, par les forces spéciales de la Garde nationale et de la police en coordination avec des unités de l’armée nationale, l'élément terroriste «Hamdi Dhouib» (photo) affilié à l'organisation terroriste «Jund al-Khilafah» (JAK-T) a été éliminé, à Mont Mghila, situé, entre le gouvernorat de Kasserine et celui de Sidi Bouzid, à l’ouest de la Tunisie.

    Les forces de sécurité ont récupéré son fusil Steyr AUG au cours de cette même opération, a indiqué un communiqué du ministère tunisien de l’Intérieur.

    Cet élément, impliqué dans plusieurs opérations terroristes, est considéré comme l'un des principaux membres de l'organisation «Jund al-Khilafah» affiliée à Daech.
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    Par ailleurs, des unités de la Garde nationale de la région de Kasserine, plus précisément à Djebel Selloum, ont procédé ce jeudi, dans le cadre d’une opération sécuritaire préventive, à la traque d’un groupe terroriste.

    Les unités sécuritaires ont éliminé un élément terroriste accompagné de sa femme (de nationalité philippine, portant un niqab.

    Cette dernière s’est fait exploser en actionnant sa ceinture explosive pour ne pas être capturée vivante,  ce qui a entraîné sa mort ainsi que celle de sa petite fille, qu’elle portait dans ses bras, tandis que sa seconde fille, âgée de trois ans, a pu survivre à l’attaque.

    Les incidents liés au terrorisme islamiste sont concentrés dans les montagnes, en particulier les hauts plateaux de l'ouest, devenus un repaire où les groupes terroristes se sont fortifiés.
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  • Tunisie : Activité des services de sécurité contre le terrorisme 

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    Les services de sécurité tunisiens ont contrecarré des opérations terroristes et annoncé le démantèlement de dizaines de cellules extrémistes et l'arrestation de leurs membres près des frontières avec l'Algérie et la Libye.

    La menace terroriste existe toujours en Tunisie, en particulier près des frontières avec l'Algérie et la Libye, parallèlement au déclin des organisations terroristes dans plusieurs pays de la région.

    L'armée tunisienne s'emploie à encercler les zones montagneuses des gouvernorats de Kasserine, El Kef, Jendouba et Sidi Bouzid pour freiner les groupes takfiri qui tentent d'attenter à  la sécurité nationale tunisienne.

    Alors que les services de sécurité et l'armée ont fait de grands progrès dans la guerre contre le terrorisme, les forces de sécurité ont annoncé qu'elles avaient découvert des dizaines de cellules extrémistes et arrêté nombre de leurs membres, ce qui a permis de déjouer des complots terroristes.

    Le gouvernement tunisien a promis aux groupes terroristes une guerre implacable afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays qui souffre déjà de crises politiques, économiques et sociales successives. 

  • Tunisie : Colère après le décès d'un manifestant à  Sbeïtla et déploiement de l’armée

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    Des unités de l'armée tunisienne se sont déployées, lundi 25 janvier, pour protéger les bâtiments publics et privés de la ville de Sbeïtla relevant du gouvernorat de Kasserine (ouest), après le déclenchement de manifestations à la suite du décès d'un manifestant.

    Des témoins oculaires de la ville ont déclaré que des véhicules militaires étaient stationnés devant les installations administratives et les bâtiments publics et privés de Sbeïtla pour les protéger de toute éventuelle attaque.

    Ils ont rapporté que des dizaines de manifestants sont sortis dans la ville, lundi soir, pour protester contre la mort d'un homme du nom de Haikel Rachdi. L'homme en question aurait succombé à une grave blessure à la tête, lors des manifestations survenues dans la ville, la semaine dernière.

    Les témoins ont rapporté que de violents heurts avaient éclaté lundi entre les manifestants et les forces de l’ordre. Les protestataires ont incendié des pneus et bloqué les rues principales de la ville.

    Les manifestants ont tenté de prendre d'assaut le district de la sécurité nationale de Sbeïtla et ont caillassé les membres des forces de sécurité qui s’y trouvaient, ce qui a contraint ces derniers à réagir en faisant usage du gaz lacrymogène, et provoqué dans la foulée des échauffourées dans plusieurs artères de la ville qui se sont poursuivies jusqu'à 22h30.

    Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kasserine, Chaouki Bouazzi, a indiqué que le parquet avait autorisé, lundi soir, la présentation du corps de Haikal Rachdi, décédé lundi après-midi à l’Hôpital «Sahloul» dans le gouvernorat de Sousse (est), au médecin légiste de l'hôpital universitaire de Sousse "Farhat Hached" pour une autopsie dans le but de déterminer les causes du décès, selon une déclaration accordée à l'agence de presse officielle TAP.

    Bouazzi a justifié cette démarche par l'existence de deux versions sur la cause du décès de Rachdi : la première indique que le manifestant est tombé d’un escalier, tandis que la seconde explique que le défunt a été touché par une bombe de gaz lacrymogène lors des dernières manifestations.

    Depuis des jours plusieurs gouvernorats tunisiens ont été le théâtre de mouvements de protestation nocturnes, émaillés d'affrontements avec les forces de l’ordre, et qui coïncident avec l'entrée en vigueur d'un couvre-feu nocturne pour endiguer la propagation du coronavirus.