Karama (mouvement islamiste)

  • Tunisie : La coalition Al-Karama condamne les caricatures insultantes envers le Prophète Mohamed

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    La coalition politique tunisienne « Al-Karama » a dénoncé « fortement le racisme envers les Arabes et les musulmans, qui évolue de jour en jour, et qui a atteint son paroxysme en re-publiant les caricatures françaises insultantes envers le Saint Prophète », selon un communiqué, publié vendredi, et dans lequel elle condamne également tous les crimes de violence et de terrorisme quels que soient leurs motifs.

    Et d’affirmer que les politiques d’extrémisme et de racisme ne font qu’engendrer des réactions extrémistes, dont les innocents des deux parties payent le prix au final. Pour rebondir ensuite sur le fait que la liberté n'a rien à voir avec le fait de cibler le sacré et les croyances religieuses.

    « L’obstination du gouvernement français, qui adopte une politique de fuite en avant, en alimentant les conflits identitaires et en propageant la haine et les sentiments d’injustice chez la majorité des musulmans, ne privilégiera pas la consolidation de la culture de la coexistence et la reconnaissance mutuelle », a rapporté le même communiqué.

    Pétition pour juger le député ayant justifié l'assassinat de Samuel Paty
    Une quarantaine d'intellectuels tunisiens ont lancé samedi une pétition appelant à juger le député tunisien qui a justifié l'assassinat de l'enseignant français Samuel Paty en qualifiant l'atteinte au prophète musulman de "plus grand des crimes".

    "Vanter les mérites de la décapitation du professeur Samuel Paty en public, comme châtiment divin, sur les réseaux sociaux, est une forme d'assassinat indirect", ont estimé les signataires de ce texte "contre l'apologie du terrorisme" publié sur la plateforme Change.org.

    Pour la plupart des universitaires ou des artistes, dont l'historienne Sophie Bessis ou l'ex-ministre Kamel Jendoubi, ils ont appelé les autorités tunisiennes à "donner suite à l'enquête décidée par le Parquet" et à lever l'immunité du député afin qu'il soit traduit en justice. Samuel Paty, professeur d'histoire de 47 ans, a été tué le 16 octobre à la sortie de son collège près de Paris pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète de l'islam Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression. Cette attaque a suscité émotion et effroi en France.

    Le lendemain de cet assassinat, le député tunisien Rached Khiari --indépendant mais élu sous la bannière du mouvement islamiste Karama, membre de la coalition gouvernementale-- a écrit sur Facebook: "Toute atteinte au prophète Mahomet est le plus grand des crimes. Tous ceux qui le commettent (...) doivent assumer ses retombées". La police a ouvert une enquête préliminaire dans la foulée mais aucune enquête judiciaire n'a été ouverte pour le moment.

    Le pôle judiciaire "a chargé une brigade spécialisée dans les affaires de terrorisme d'enquêter sur le contenu du message posté" sur Facebook, a indiqué à l'AFP Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis, le 19 octobre. "Le discours de justification du terrorisme est lui-même une des formes abjectes de terrorisme", ont souligné les signataires de la pétition.

    La société tunisienne connaît de profonds clivages concernant la religion. La révolution de 2011 dans le pays a consacré la liberté de conscience et de croyance, inscrites dans la Constitution de 2014.

    De nombreux Tunisiens ont partagé ces derniers jours sur les réseaux sociaux des messages appelant à davantage de respect pour le prophète Mahomet, tandis que d'autres soulignaient l'importance de défendre la liberté d'expression y compris en matière de religion.

  • Tunisie : Enquête après que le député Khiari ait justifié le meurtre d'un enseignant français

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    La police en Tunisie a ouvert une enquête après des propos d'un député indépendant qui a justifié la décapitation d'un enseignant français en estimant qu'il fallait "assumer" les retombées de toute "atteinte au prophète".

    Vendredi, l'enseignant Samuel Paty, 47 ans, qui avait montré à ses élèves adolescents des caricatures du prophète de l'islam Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression, a été tué à la sortie de son collège près de Paris, une attaque qui a suscité émotion et effroi en France.

    Le lendemain, Rached Khiari (photo ci-dessus), député indépendant tunisien, élu sous la bannière du mouvement islamiste Karama, membre de la coalition gouvernementale, a écrit sur sa page Facebook: "toute atteinte au prophète Mahomet est le plus grand des crimes. Tous ceux qui le commettent, s'agissant d'un Etat ou d'un groupe d'individus, doivent assumer ses retombés et répercussions".

    Ces propos ont été critiqués par certains internautes mais salués par d'autres.

    Ils ont également entraîné l'annulation de la diffusion d'une émission dans laquelle M. Khiari intervenait sur une chaîne privée tunisienne.

    Le député s'est dit, lui, prêt à abandonner son immunité parlementaire.

    Aucune enquête judiciaire n'a été ouverte pour le moment, mais le pôle judiciaire "a chargé une brigade spécialisée dans les affaires de terrorisme d'enquêter sur le contenu du post" sur Facebook, a déclaré lundi à l'AFP Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis.

    Cette brigade devra ensuite transmettre les résultats de l'enquête préliminaire au parquent qui "prendra les mesures appropriées", a-t-il précisé.

    Samedi, le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a exprimé à son homologue français Jean Castex les "condoléances" du peuple tunisien, lors d'une conversation téléphonique. M. Mechichi a souligné que son pays rejetait "toute forme d'extrémisme et de terrorisme, qui n'ont rien à voir avec l'islam", et souligné la nécessité de "respecter la liberté d'expression et de croyance".

    forward_2.gifReprésailles nécessaires
    La France devrait demander contre le député tunisien Rached Kiari une interdiction d'entrer sur le territoire de l'Union Européenne, et au moins prendre cette décision pour la France, ainsi qu'imposer des sanctions économiques comme le gel de ses avoirs éventuels dans l'ensemble de  l'Union européenne.