Kani Massi

  • Irak : Un civil tué lors de combats entre le PKK et l'armée turque au Kurdistan irakien

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    Un civil a été tué vendredi 13 août par "des tirs de l'armée turque" lors d'affrontements avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région du Kurdistan irakien, a affirmé un responsable local à l'AFP.

    L'homme tué vendredi à l'aube se trouvait dans sa ferme dans le village de Dashish lorsqu'il a été "victime d'un coup de feu tiré par l'armée turque", a expliqué Serbest Sabri, directeur du district de Kani Masi, situé dans la province de Dohouk, frontalière de la Turquie.

    La veille, un soldat turc avait été tué par des tirs d'obus dans cette même région autonome du Kurdistan irakien où le PKK, considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara, dispose de bases arrières. Ankara avait imputé l'attaque au groupe rebelle.

    "L'un de nos héroïques soldats a été grièvement blessé lors d'une attaque au mortier menée par des terroristes du PKK contre l'une de nos bases. Il a été transporté à l'hôpital, où il n'a pas pu être sauvé", a déclaré le ministère turc de la Défense dans un communiqué. "Nous avons immédiatement riposté et d'après nos premières informations, trois terroristes ont été neutralisés", a ajouté le ministère, précisant que l'attaque s'était produite dans une zone proche de la frontière turque.

    La Turquie, qui a de facto installé une dizaine de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien, bombarde régulièrement dans les montagnes du nord de l'Irak des bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts. Ankara mène depuis le 23 avril une nouvelle campagne militaire, aérienne et parfois terrestre, contre le groupe rebelle. En juin, toujours au Kurdistan, des drones de l'armée turque avaient bombardé un camp de réfugiés kurdes de Turquie, tuant deux civils et un commandant du PKK.

    Le PKK, qui refuse de reconnaître le gouvernement kurde irakien et milite pour un Kurdistan unifié à cheval sur la Syrie, la Turquie, l'Irak et l'Iran, est autant l'ennemi d'Ankara que d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été invité à participer à un sommet régional organisé à Bagdad à la fin du mois d'août avec d'autres dirigeants, mais on ignore encore s'il s'y rendra et si les opérations militaires turques dans le nord de l'Irak seront au menu des discussions.

  • Irak : Le PKK abat un hélicoptère turc dans le Kurdistan irakien

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    Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, groupe indépendantiste kurde de Turquie) a annoncé lundi avoir abattu un hélicoptère turc au cours d'une violente bataille dans le secteur de Sidakan, dans la montagne du Zagros, dans le Kurdistan irakien. Au moins dix soldats turcs auraient perdu la vie. Les guérilleros du PKK, aguerris et qui vivent et s'entraînent en haute altitude,  ont résisté à l'offensive turque et tenu leur territoire malgré leur infériorité numérique et leur infériorité en armement !

    Le maire de Kani Massi, la localité où l'hélicoptère s'est écrasé le long de la frontière avec la Turquie, a confirmé le crash d'un appareil turc à l'AFP. "Nos forces ont mené une opération contre des hélicoptères Sikorsky (...) et ont abattu l'un des appareils turcs", indique un communiqué des Forces de défense du peuple, branche armée du PKK. "Dix minutes après le crash du premier hélicoptère, un autre a été touché et forcé de rebrousser chemin", ajoute le texte.

    Serbest Aqraoui, le maire de Kani Massi, a assuré à l'AFP ne pas pouvoir confirmer cette seconde cible ni l'étendue des dégâts, tant l'accès à la zone des combats est réduit. "Cette opération a été menée en mémoire du martyr Akid Karzan et des deux officiers irakiens tués dans un raid aérien de l'armée d'occupation turque", précise le communiqué. Il n'a pas été possible dans l'immédiat d'obtenir une réaction des responsables turcs.

    L'hélicoptère a été abattu alors que l'armée turque a lancé une vaste opération dans le nord de l'Irak, avec l'intervention de nombreux hélicoptères de combat, pour tenter de déloger les combattants du PKK de la région. 

    Mardi dernier, un drone turc avait visé une réunion entre commandants des garde-frontières irakiens et du PKK au Kurdistan, tuant deux haut-gradés irakiens, un soldat et un commandant du PKK.

    Bagdad a vivement protesté auprès d'Ankara. Mais la Turquie, inflexible, poursuit ses raids aériens et terrestres, assurant devoir se charger elle-même de bouter le PKK hors d'Irak tant Bagdad "détourne le regard" des actions d'un groupe qu'elle considère comme "terroriste".

    L'Irak, de son côté, tente de mobiliser pays arabes et européens pour forcer Ankara à se retirer de son sol, où depuis 25 ans, elle a consolidé des positions militaires, pour contrer le PKK, qui lui aussi a multiplié les bases au Kurdistan d'Irak.

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