Kandahar

  • Afghanistan : Explosion dans une mosquée chiite de Kandahar (au moins 63 morts - dernier bilan)

    Imprimer

    Un attentat complexe a été perpétré, vendredi midi 15 octobre 2021, dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté un journaliste de l'AFP. les explosions ont pris pour cible la mosquée Imam Bargah, située dans le centre de Kandahar, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Un bilan provisoire fait état d'au moins 63 morts et plus de 83  blessés. 

    Un kamikaze a commencé par tirer avant d’activer sa veste explosive pendant que le deuxième s’enfonçait au milieu de la foule avant d’activer sa veste.

    Province de Kunar

    L'Etat islamique-Khorasan a revendiqué l'attentat contre la mosquée et identifié les deux kamikazes, un Ouïghour et un Baloutch. Il s'agit d'Anas al-Khorasani et d'Abu Ali al-Balouchi. L'EI-K signifie ainsi qu'il entend s'afficher aux côtés des Islamistes luttant en Chine et au Pakistan.
    FBx9PJpXoAAAePO.jpeg



  • Afghanistan : Derniers développements (mis à jour au fur et à mesure des évènements)

    Imprimer

    Echange de tirs à l'aéroport de Kaboul : 1 mort
    Un garde afghan a été tué lors d'un échange de tirs tôt lundi matin 23 août 2021 à l'aéroport de Kaboul, entraînant l'intervention des forces allemandes et américaines, a annoncé l'armée allemande.
    "Ce matin à 04H13, il y a eu un échange de coups de feu entre des gardes afghans et des assaillants non identifiés à la porte Nord de l'aéroport de Kaboul. Un garde afghan a été tué et trois autres blessés", a indiqué l'armée allemande sur son compte Twitter.
    Des soldats allemands et américains ont pris part à "des échanges de tirs ultérieurs", a ajouté l'armée allemande en précisant qu'aucun soldat allemand n'avait été blessé.

    Toujours le chaos autour de l'aéroport de Kaboul
    Depuis leur entrée dans Kaboul le 15 août, les islamistes tentent de convaincre la population qu'ils ont changé, affirmant que leur politique sera moins brutale que lorsqu'ils étaient à la tête du pays de 1996 à 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent partir. "L'Amérique, avec toute sa puissance et ses équipements (...), a échoué à ramener l'ordre à l'aéroport. Il y a la paix et le calme dans tout le pays, mais il n'y a que le chaos à l'aéroport de Kaboul (...) Cela doit cesser le plus tôt possible", a déclaré dimanche un haut responsable taliban, Amir Khan Mutaqi.

    Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue à l'aéroport, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense, sans dire s'il parlait d'un seul incident ou de plusieurs, ni quand cela avait eu lieu.

    Un journaliste, faisant partie d'un groupe d'employés de presse et d'universitaires qui a eu la chance d'accéder à l'aéroport dimanche, a décrit des scènes d'Afghans totalement désespérés s'accrochant à leur bus au moment où ils y pénétraient. "Ils nous montraient leurs passeports et criaient: +Emmenez-nous avec vous, s'il vous plaît emmenez-nous avec vous", a raconté ce journaliste à l'AFP.

    Espérant toujours un miracle, des familles demeurent massées entre les barbelés qui entourent le périmètre séparant les talibans des troupes américaines, et l'accès à l'aéroport reste très difficile.

    Face à cette situation, les dirigeants du G7 vont tenir une réunion virtuelle mardi, a annoncé le Premier ministre britannique Boris Johnson, dont le pays assure actuellement la présidence du groupe. "Il est vital que la communauté internationale travaille ensemble pour assurer des évacuations sûres, prévenir une crise humanitaire et aider le peuple afghan à protéger les progrès (réalisés) les vingt dernières années", a-t-il ajouté.

    Le président américain Joe Biden a déclaré dimanche toujours espérer que les opérations d'évacuations puissent être terminées avant le 31 août, la date fixée par son gouvernement pour le retrait complet des troupes américaines en Afghanistan. "Nous espérons que nous ne devrons pas prolonger", a déclaré le président américain, tout en laissant la porte ouverte à une extension. "Il y aura des discussions, je pense."

    Washington a réquisitionné les avions de plusieurs compagnies aériennes privées afin d'aider à l'évacuation. Ces avions ne décolleront pas de l'aéroport de Kaboul mais aideront à transporter les personnes ayant été évacuées vers des pays tiers, comme le Qatar ou les Emirats arabes unis.

    Washington prévoit d'évacuer entre 10.000 et 15.000 de ses ressortissants, et de 50.000 à 60.000 Afghans et leurs familles, selon l'administration Biden. Mais un nombre considérable d'autres personnes tentent de fuir. "Il veulent évacuer 60.000 personnes d'ici la fin du mois. C'est mathématiquement impossible", a déclaré à l'AFP le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

    Vladimir Poutine tire la sonnette d'alarme sur la présence de combattants déguisés en réfugiés
    Depuis le 14 août, environ 25.100 personnes ont été évacuées d'Afghanistan à bord d'avions militaires américains et de pays alliés, selon la Maison Blanche.

    Dimanche 22 août, le président russe Vladimir Poutine a appelé à empêcher un afflux de réfugiés en provenance d'Afghanistan parmi lesquels pourraient se cacher des "combattants déguisés".

    "Nos partenaires occidentaux demandent avec insistance d'accueillir les réfugiés dans les pays d'Asie centrale jusqu'à ce qu'ils aient un visa pour les Etats-Unis ou pour d'autres pays", a déclaré M. Poutine. "Mais qui peut être (caché) parmi ces réfugiés, comment peut-on le savoir?", a-t-il souligné, en estimant que "des centaines, voire des centaines de milliers ou peut-être des millions" de personnes pourraient vouloir fuir le pays.

    Les talibans annoncent une offensive contre la vallée du Panjshir
    Une poche de résistance s'est formée dans la vallée du Panjshir, au nord-est de Kaboul, longtemps connue comme un bastion anti-talibans. Ce Front national de résistance (FNR) est notamment emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda.

    Après l'échec de négociations, les talibans ont annoncé dimanche 22 août 2021 le lancement d'une offensive d'envergure contre la vallée du Panjshir.
    "Des centaines de moudjahidines de l'Emirat islamique se dirigent vers l'Etat du Panjshir pour le contrôler, après que des responsables locaux aient refusé de le remettre de façon pacifique", ont indiqué les talibans sur leur compte Twitter en arabe. 
    L'offensive des talibans contre la vallée du Panjshir est dirigée par Qari Fasihud Din HafizuAllah. Lundi 23 août, ils ont annoncé avoirencerclé les combattants du Front National de Résistance dans le Panjshir, tout en ajoutant vouloir négocier plutôt que de combattre.E9coAxCXMAAXhvn.jpeg

    L'entrée principale de la vallée du Panjshir est une gorge étroite qui rend son invasion extrêmement difficile par des forces extérieures, à la merci des tirs de combattants positionnés sur les hauteurs alentours.

    Des rapports émanant de plusieurs sources, non confirmés, mais rapportés par la BBC , prétendent qu'une colonne de talibans serait tombée dans une embuscade tendue par les combattants anti-talibans du Jabal al-Siraj, avant d'entrer dans la région du Panjshir. Selon ces rapports,  plus de 300 talibans auraient été tués. En outre, les combattants du Front National de Résistance (anti-talibans) auraient fait sauter le pont Doshakh à Salang nord, coupant la route d'approvisionnement des talibans et piégeant plusieurs centaines de talibans.
    E9bkYfQVUAAdYjq.jpegE9a7e7fWQAIFnTK.jpeg

    E9awMvOXsAwjSTL.jpeg

    Les talibans affirment avoir nettoyé les districts de Banu, Pol-e-Hesar et Deh Salah de la province de Baghlan. Parallèlement, des sources locales ont indiqué que de violents combats avaient lieu entre les talibans et les combattants du groupe dans les districts de Deh Salah et Banu. Au cours des combats, le chef taliban du district de Banu a été tué avec 3 autres combattants.
    Les affrontements se poursuivent dans différentes parties d'Andarab.
    Une information en date du 23 août fait état d'une embuscade dans la région de Fajr au cours de laquelle une cinquantaine de talibans ont été tués et 20 autres faits prisonniers. Le Front National de Résistance (FNR) a eu un mort 1 et six blessés.

    Un porte-parole du FNR, Ali Maisam Nazary, a déclaré à l'AFP que le Front se préparait à "un conflit de longue durée" avec les talibans. Selon lui, des milliers d'Afghans ont rejoint la vallée du Panjshir pour combattre le nouveau régime.
    Des photos prises par l'AFP lors d'exercices d'entraînement montrent des véhicules blindés rouler à travers la vallée. "Les talibans ne dureront pas s'ils continuent ainsi. Nous sommes prêts à défendre l'Afghanistan et nous mettons en garde contre un bain de sang", a déclaré dimanche M. Massoud à la chaîne Al-Arabiya. Vidéo de combattants du FNR dans la région du Panjshir.

    Le "Lion du Panjshir"
    En 1997 Ahmed Shah Massoud, légendaire chef de guerre surnommé "Le lion du Panjshir", avait fait sauter le tunnel de Salang, construit lors de l'invasion soviétique de l'Afghanistan (1979-1989), fermant ainsi la porte d'entrée de la vallée par le sud. Malgré de nombreuses tentatives, les talibans n'étaient jamais parvenus à s'emparer du Panjshir.

    Les talibans envisagent de remplacer Kaboul par Kandahar comme capitale d'Afghanistan
    Dans une interview exclusive avec Al-Jazeera, Abdul Qahar Balkhi, membre de la commission culturelle des talibans, a déclaré que "des consultations sont en cours pour former un gouvernement et ce sera certainement un système global". Il a déclaré que le changement de la capitale de Kaboul à Kandahar est également un sujet de discussion.
    L'une des raisons pour lesquelles les talibans envisagent de changer de capitale est que la plupart des Kaboulis parlent une langue appartenant au groupe iranien de la famille des langues indo-européennes. Les Pachtounes sont minoritaires à Kaboul  et ceux de Kaboul sont de langue persane. Alors que Kandahar est une ville pachtoune. 
    La question du transfert de la capitale pourrait également révéler des dissensions entre les pachtounes Kandahari à l'égard des talibans pachtounes de Haqqani qui ont pris le pouvoir à Kaboul. les Haqqanis jouent un rôle dominant à la fois militairement et politiquement à Kaboul. Or, les relations étroites idéologiques, opérationnelles et même familiales des Haqqani avec al-Qaïda sont bien connues.
    Ajoutons que l'ONU a identifié la présence de hauts dirigeants d'al-Qaïda et de centaines de djihadistes armés, notamment dans la région d'Af-Pak.

    L"ambassade du Pakistan à Kaboul investie par les talibans
    Des sources locales confirment que l'ambassade du Pakistan à Kaboul a été investie par les talibans, lundi 23 août 2021. Les talibans ont averti le personnel de ne pas délivrer de visas pour les Afghans essayant de fuir le pays. (Source Suhaib Zuberi)

  • Afghanistan : Vers la fin de toute résistance à l'avancée des talibans - Pire que la chute de Saïgon en 1975 (mise à jour au fur et à mesure des évènements)

    Imprimer

    Les talibans aux portes de Kaboul
    Les talibans sont presque arrivés aux portes de Kaboul vendredi 13 août 2021, continuant leur implacable progression en Afghanistan, d'où les États-Unis et le Royaume-Uni vont évacuer en catastrophe leurs ressortissants et diplomates. Ce vendredi 13 août, seules trois grandes villes sont encore sous l'autorité du gouvernement : la capitale, Kaboul, Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord, et Jalalabad (est).
    Aout 2021.jpeg

    Province de l'Uruzgan
    Mohammad Omar Shirzad.jpegMohammad Omar Shirzad (photo), le gouverneur de la province d'Uruzgan, affirme que la crise actuelle dans la province est en train d'être résolue grâce à la médiation des sages tribaux.
    "Nous négocions toujours activement avec les talibans", a déclaré Sherzad. Nous parlons et nous verrons ce qui se passe. "
    A Tirinkot, la capitale de la province, les tallibans sont en train de récupérer les armes des soldats.
    Cela faisait des mois que des combats avaient lieu entre les forces de sécurité et de défense afghanes et les talibans autour de la ville de Tirinkot.

    Province de Farah
    Cinq hauts responsables de Farah se sont réfugiés en Iran avec des centaines de membres des forces de sécurité.
    E8rHCIXUYAUcdbv.png

    Province de Faryab
    Les talibans ont lancé l'assaut sur la ville de Maymana, capitale de la province de Faryab, ce vendredi soir 13 août. Les talibans ont offert un accord de reddition aux responsables de Faryab, qui l'ont refusé et déclaré qu'ils allaient se battre jusqu'au bout. Les combats font actuellement rage dans la ville.
    E8r744AXMAIYdSp.jpeg

    E8r74fIX0AI2UZu.jpeg

    Province de Ghor
    Les talibans ont capturé Firozkoh, la capitale provinciale. Les autorités locales afghanes ont confirmé que la ville, qui compte environ 130 000 habitants, est tombée sans aucune résistance, les forces de sécurité et les représentants du gouvernement s'étant retirés de la ville. La députée Fatima Kohistani a accusé le gouverneur de la province de Ghor d'avoir cédé la ville aux talibans.

    Province de Helmand
    La ville de Leshkar Gah dans la province du Helmand, qui compte une population de 200 000 habitants, est passée sous le contrôle des talibans islamistes radicaux.
    Les affrontements ont duré des semaines autour de la ville, que les talibans tentaient de prendre depuis longtemps. Mais la ville a finalement été prise par les talibans malgré l'envoi d'une unité militaire spéciale et un appui aérien des armées de l'air afghanes et américaines. La situation a tourné à l'avantage des talibans vendredi matin 13 août après de violents combats. Abdulmacid Akhundsada, membre du Conseil provincial, a déclaré que Sami Sadate, l'un des commandants de l'armée afghane dans la région, et le gouverneur avaient quitté la ville ce vendredi matin. Les forces de sécurité de la ville se sont également retirées. 
    La grande base militaire de Lashkargah est également tombée aux mains des talibans.

    Lashkargah.jpeg

    Province de Herat : le chef de guerre Ismaïl Khan s'est rendu aux talibans
    Les talibans ont capturé le guerre afghan Ismaïl Khan après la chute d'Herat. L'ancien chef moudjahidin et membre dirigeant du parti Jamaat-e-Islami s'est rendu. Vidéo.

    Ismaïl Khan.jpeg

    Ismaïl Khan (2).jpeg

    Une source bien informée de la province d'Herat a déclaré qu'environ 800 membres des forces afghanes ont évacué l'aéroport de Shindand avant l'arrivée des talibans.
    EKvdquww.jpeg

    Province de Kandahar
    Informations encore confuses à Kandahar. Les talibans ont capturé les districts de Takhta Pul et Daman à Kandahar. Ils auraient été aperçus dans le centre ville de Kandahar, mais le ministère de la défense affirme que la ville n'est pas tombée et que l'armée résiste toujours.
    E8pt2UYXIAMX0vd.jpegUne source locale semble avoir confirmé cette revendication, affirmant que les forces gouvernementales se seraient retirées en masse vers une installation militaire à l'extérieur de la ville.

    Province de Logar
    Abdul Qayoum Rahimi, gouverneur de la province de Logar s'est rendu aux Talibans avec plus de 100 combattants. Rappelons que la province de Logar est la province d'origine du président afghan Ashraf Ghani.
    Le bureau du gouverneur, le siège de la police et d'autres installations sont tombés aux mains des talibans tandis que les combats autour du siège de services de sécurité (NDS) et de  la base de Khider se poursuivent.
    E8qZ_lpWUAEhnxH.jpeg

    Au moment de la prise de Pul-e-alam par les talibans, certains soldats afghans ont refusé de se rendre et ont tenté de s'échapper. Leur convoi a été pris en embuscade et décimé par les talibans. Certains ont été tués et blessés tandis que les autres ont été capturés vivants. Vidéo.

    Province de Takhar
    Les talibans ont lancé un assaut sur le district de Warsaj dans la province de Takhar. Le district était un refuge pour les troupes de l'ANDSF en retraite. Il y a des rapports de violents combats et des victimes. Certaines sources pro-talibans affirmant que l'ANDSF a commencé à battre en retraite. Cette dernière 'information n'est pas encore confirmée. Ci-dessous photo de talibans à Warsaj :
    E8rtDZJXsAIlsB1.jpeg

    Atmosphère de panique à l'ambassade américaine de Kaboul
    Une atmosphère de panique règne à l'ambassade des États-Unis à Kaboul. Il n'y a plus de courier. Presque tous les employés font leurs valises et un très petit nombre acceptera de se rendre à un autre endroit. Le personnel se prépare à détruire les papiers sensibles, les ordinateurs, les téléphones.

    Les États-Unis et la Grande-Bretagne envoient des troupes en Afghanistan pour évacuer le personnel de leurs ambassades
    Des responsables américains ont confirmé l'envoi de 8 000 soldats en Afghanistan pour sécuriser l'ambassade américaine à Kaboul et pour faciliter le retrait du personnel militaire américain encore présent dans le pays. La Grande-Bretagne a également annoncé qu'elle enverrait environ 600 soldats en Afghanistan.

    Le porte-parole du Pentagone, John F. Kirby, a déclaré jeudi que les talibans progressaient à travers l'Afghanistan et que les troupes américaines auront pour mission d'assurer la sécurité du personnel de l'ambassade américaine et faciliter le départ des traducteurs afghans vers Kaboul et d'autres bases militaires américaines.

    Kirby a noté que le premier vol aurait lieu dans trois jours et transporterait la première partie des 8 000 soldats, dont trois forces terrestres, deux unités navales et une unité militaire, à l'aéroport de Kaboul.

    Selon Kirby, un total de 8.000 soldats américains seront envoyés en Afghanistan et seront commandés par Pete Wazley, le commandant de la marine américaine.

    Le Pentagone a ajouté que ces forces seront autorisées à se défendre en cas d'attaque.

    Selon le département américain de la Défense, la prochaine phase du programme de transfert de troupes américaines en Afghanistan comprendra environ 1 000 fonctionnaires pour faciliter le processus des demandeurs de visa américains. Selon un porte-parole du Pentagone, le personnel sera stationné en Afghanistan ou dans d'autres régions, dont le Qatar, dans quelques jours.

    La troisième phase du programme prévoit l'envoi d'une équipe d'infanterie de l'armée américaine de Caroline du Nord au Koweït et, si nécessaire, constituera une force de réaction rapide pour la sécurité de Kaboul.

    Kirby a déclaré que les troupes seraient stationnées au Koweït la semaine prochaine.

    Pendant ce temps, le secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, a déclaré que la Grande-Bretagne envoyait des centaines de soldats en Afghanistan pour aider les citoyens britanniques et les traducteurs locaux.

    Selon Wallace, le nombre de ces soldats, y compris les équipes médicales, atteindront 600 personnels.

    Par ailleurs, le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a averti vendredi que son pays pourrait retourner en Afghanistan s'il commençait à abriter al-Qaïda d'une manière qui menace l'Occident.

  • Afghanistan : les talibans s'emparent de Ghazni puis de Herat, la troisième ville du pays

    Imprimer

    Ghazni tombe entre les mains des talibans
    Les talibans ont pris jeudi la ville stratégique de Ghazni, à 150 km au sud-ouest de Kaboul, et se rapprochent dangereusement de la capitale de l'Afghanistan après s'être emparés en quelques jours de l'essentiel de la moitié nord du pays.

    Le gouvernement a reconnu que Ghazni était tombée, mais assuré que des combats y étaient toujours en cours. "L'ennemi a pris le contrôle de Ghazni (...) Il y a des combats et de la résistance (de la part des forces de sécurité)", a affirmé Mirwais Stanikzai, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, dans un message WhatsApp aux médias. M. Stanikzai a ensuite annoncé que le gouverneur de la province avait été arrêté par les forces de sécurité, après qu'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mais dont l'authenticité n'a pu être immédiatement vérifiée, l'a montré quittant Ghazni avec la bénédiction des talibans.

    Ghazni est la capitale provinciale la plus proche de Kaboul conquise par les insurgés depuis qu'ils ont lancé leur offensive en mai, à la faveur du début du retrait des forces étrangères, qui doit être achevé d'ici la fin août. 

    Mardi soir, les talibans avaient conquis Pul-e-Khumri, capitale de la province de Baghlan, à 200 km au nord de Kaboul. Ils se rapprochent ainsi donc de la capitale à la fois par le nord et par le sud. Ghazni, qui était déjà tombée brièvement en 2018, est la plus importante prise des talibans jusqu'ici avec Kunduz, carrefour stratégique du nord-est, entre Kaboul, à 300 km au sud, et le Tadjikistan.

    Même si les talibans étaient déjà présents depuis longtemps dans les provinces de Wardak et Logar, à quelques dizaines de kilomètres de Kaboul, la chute de Ghazni est un signal très inquiétant pour la capitale. Cette ville est aussi un verrou important sur l'axe majeur reliant Kaboul à Kandahar, la deuxième plus grande ville afghane, au sud. Sa prise permet aux insurgés de couper les lignes de ravitaillement terrestres de l'armée vers le sud, et va encore accentuer la pression sur l'armée de l'Air afghane. 

    Prise de Herat, la troisième ville du pays
    Après Ghazni, les talibans se sont emparés jeudi 12 août 2021, de Hérat, la troisième ville d'Afghanistan, dans l'Ouest du pays, une étape majeure de leur offensive. Vidéo de la prise de Herat. Autre vidéo. Autre vidéo. Vidéo des talibans dans le QG de la police de Herat.

    Les insurgés "ont tout pris", a indiqué à l'AFP un haut responsable des forces de sécurité sur place, précisant que les forces afghanes avaient battu en retraite "pour empêcher plus de dommages dans la ville" et se retiraient vers une base militaire située à Guzara, un district voisin. Les talibans ont hissé leur drapeau au-dessus du siège de la police de Hérat en fin de journée, a rapporté un correspondant de l'AFP, précisant que les rebelles n'avaient rencontré aucune résistance.

    Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, a indiqué sur Twitter que "l'ennemi a fui... Des dizaines de véhicules militaires, armes et munitions sont tombés dans les mains" des talibans.

    Selon des informations locales, des combats seraient toujours en cours entre des combattants fidèles au chef de guerre Ismail Khan et des talibans dans le district de Gozra, à environ 20 km de la ville d'Herat. Vidéo.

    Hérat, située à 150 km de la frontière iranienne et capitale de la province du même nom, était déjà assiégée, avec de violents combats à ses abords. Les insurgés ont pris le contrôle ces dernières semaines de la quasi-totalité du reste de la province, dont Islam Qala, le poste-frontière avec l'Iran, le plus important d'Afghanistan.

    Kandahar et Lashkar Gah encerclées
    Kandahar, capitale de la province du même nom, et Lashkar Gah, capitale du Helmand voisin, sont assiégées depuis des mois par les talibans, dont ce sont deux fiefs traditionnels. De violents combats les y opposent aux forces de sécurité depuis plusieurs jours.

    Mercredi, les talibans ont annoncé sur Twitter avoir pris la prison de Kandahar, située dans la banlieue, pour en libérer "des centaines de prisonniers". A Lashkar Gah, le quartier général de la police a été fortement endommagé par l'explosion d'un véhicule piégé mercredi soir, contraignant les forces de police à se replier vers les bureaux du gouverneur, pendant que 40 policiers se rendaient aux talibans, a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental sur place.

    Le gouvernement afghan recherche une issue de secours
    Face à la dégradation de la situation militaire, Kaboul a proposé "aux talibans de partager le pouvoir en échange d'un arrêt de la violence dans le pays", a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un négociateur du gouvernement aux pourparlers de paix à Doha.

    Le président afghan, Ashraf Ghani, avait toujours rejeté jusqu'ici les appels à la formation d'un gouvernement intérimaire non élu comprenant les talibans. Mais son revirement risque d'être bien tardif, les insurgés n'ayant montré aucun signe, depuis l'ouverture des négociations de paix en septembre 2020, qu'ils étaient prêts à un compromis. Ils y seront sans doute encore moins enclins après avoir avancé à un rythme effréné ces derniers jours. En une semaine, ils ont pris le contrôle de 10 des 34 capitales provinciales afghanes, dont sept situées dans le nord du pays, une région qui leur avait pourtant toujours résisté par le passé. Ils ont aussi encerclé Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord, où le président Ghani s'est rendu mercredi pour tenter de remobiliser l'armée et les milices favorables au pouvoir.

     

  • Afghanistan : Une sixième province tombe aux mains des talibans

    Imprimer

    Les talibans ont pris le contrôle d'une nouvelle ville dans le nord de l'Afghanistan, et le mouvement islamiste a annoncé qu'Aybak, la capitale de la province de Samangan, était devenue « hors du contrôle de l'ennemi ».

    Samangan est devenue la sixième province afghane à tomber aux mains des talibans, après le départ des forces étrangères du pays. 

    Le porte-parole du mouvement, Zabihullah Mujahid, a déclaré, via son compte Twitter, que la ville d'Aybak, la capitale de la province de Samangan, est devenue "hors du contrôle de l'ennemi", en référence aux forces de sécurité afghanes à l'issue de combats entre talibans et forces de sécurité. Il a également ajouté que selon les dernières informations, les quartiers généraux de la police et du renseignement étaient désormais vides des forces afghanes et sous le contrôle des combattants talibans.

    Les talibans resserrent leur emprise dans le nord, tandis que le régime conserve ses bastions dans le sud
    Depuis plusieurs semaines, les talibans tentent de prendre le contrôle des capitales des provinces méridionales de Kandahar et d'Helmand ainsi que d'Herat, dans l'ouest, mais sans succès jusqu'à ce jour. Par contre, le groupe islamiste a pris le contrôle de nombreuses villes du nord de l'Afghanistan.

    Les forces de sécurité nationales afghanes ont revendiqué des opérations de contre-offensive dans les principales villes alors que les talibans ont pris pied à la périphérie, tandis que les civils fuient les zones.

    Les gens souffrent non seulement des affrontements, mais aussi des frappes aériennes régulières sur des cibles situées à l'intérieur des villes, car les talibans se barricadent dans les quartiers d'habitation pour se protéger. Le 8 août, un membre du conseil provincial de Helmand a déclaré que les attaques aériennes du gouvernement avaient endommagé un dispensaire et un lycée à Lashkar Gah.

    Au moment même où les forces gouvernementales se concentrent principalement sur la protection des grandes villes du sud, les talibans prennent le contrôle des autres capitales provinciales une à une.

    La première capitale provinciale est passée sous le contrôle des talibans le 6 août. Il s'agit de la ville de Zaranj, dans la province de Nimruz à l'ouest de l'Afghanistan, à la frontière avec l'Iran et le Pakistan. La ville est tombée presque sans combat. Les talibans sont entrés dans la ville à bord de véhicules Humvee américains pris aux forces afghanes. On les voit désormais patrouiller dans les rues de Zaranj.

    Le lendemain, la ville de Sheberghan, dans le nord de la province de Jawzhan, est devenue la deuxième capitale provinciale à être prise par les talibans. Selon le vice-gouverneur, les forces gouvernementales et les responsables s'étaient repliés vers l'aéroport à la périphérie de la ville, où ils avaient l'intention de se défendre.

    Le 7 août, les talibans ont lancé une offensive dans la ville de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan. Selon des informations locales, les forces de sécurité afghanes se sont retirées dans la zone de l'aéroport, se préparant à une contre-offensive.

    Même le soutien aérien des États-Unis n'a pas réussi à empêcher la perte de la ville. Les B-52 américains bombardent des cibles à Kunduz, déclenchant des incendies majeurs. Au cours de la journée des combats, quelque 50 à 70 civils auraient été tués.

    Le 8 août, la ville de Sar-e-Pol dans le nord de l'Afghanistan est également tombée sous le contrôle des talibans. Les représentants du gouvernement et les forces restantes s'étaient repliés dans les casernes de l'armée à environ 3 km de la ville.

    La ville de Taloqan, la capitale de la province de Takhar a été reprise par les talibans le 8 dimanche août.

    La dernière mais non la moindre sur la liste des conquêtes des talibans est la ville d'Aibak, la capitale de Samangan dans le nord de l'Afghanistan. Elle est tombée aux premières heures du lundi 9 août. Les talibans ont affirmé qu'un commandant et ancien membre du parlement Mohammad Asif Nabi Jan avait rejoint les moudjahidines avec huit hommes armés.

    La capitale provinciale de la province de Balkh, Mazar-e Sharif, et la ville de Gardez, au centre de la province de Paktia, dans le nord de l'Afghanistan, sont susceptibles de tomber prochainement aux mains des talibans, alors que de violents affrontements ont éclaté à la périphérie de ces deux villes.

    En raison de l'avancée rapide des talibans, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont exhorté leurs citoyens à quitter immédiatement l'Afghanistan en utilisant les options de vols commerciaux disponibles. 

    Les Nations Unies ont affirmé que l'Afghanistan s'enfonçait dans une situation de catastrophe si grave qu'elle pourrait n'avoir que peu ou pas d'équivalents au cours de ce siècle.

     

  • Afghanistan : Deux fortes explosions à Kaboul revendiquées par les talibans

    Imprimer

    Deux grosses explosions dont celle d'un véhicule piégé, accompagnées d'un assaut armé, ont secoué Kaboul mardi soir 3 juillet. L'attaqua a visé le domicile du ministre de la défense dans le centre de Kaboul.

    Huit civils ont été tués et une vingtaine blessés, selon un bilan actualisé mercredi matin du ministère de l'Intérieur. Les forces de sécurité ont mis environ cinq heures pour briser la résistance des assaillants, qui ont tous été tués, l'un dans l'explosion du véhicule et les trois autres dans les échanges de coups de feu, selon la même source.

    Survenue tout près de la zone verte, enceinte ultra-fortifiée abritant notamment le palais présidentiel et des ambassades, cette attaque illustre une nouvelle fois les difficultés auxquelles est confronté le gouvernement, qui vacille face aux assauts coordonnés des talibans dans tout le pays.

    Les talibans revendiquent l'attentat contre le ministre de la défense
    Les talibans ont revendiqué mercredi l'attentat ayant visé la veille le ministre afghan de la Défense et promis de nouvelles attaques contre des responsables gouvernementaux, alors que la bataille pour le contrôle de trois grandes villes assiégées par les insurgés se poursuit.

    L'attaque mardi contre le ministre de la Défense, le général Bismillah Mohammadi, qui en est sorti sain et sauf, est "le début d'opérations de représailles" contre de hauts responsables gouvernementaux pour la campagne de bombardements qu'ils ont ordonnée, a prévenu dans un communiqué Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans.

    Violents combats à Lashkar Gah
    A Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand (sud-ouest), un fief des insurgés où ont eu lieu quelques-uns des combats les plus violents en 20 ans d'intervention internationale, les habitants cherchaient à s'enfuir mercredi, conformément aux consignes de l'armée.

    "Les familles qui ont les moyens financiers ou une voiture ont quitté leur maison. Mais les familles qui ne peuvent pas se le permettre, comme nous, doivent rester chez elles. On ne sait pas où aller, ni comment", a déclaré Halim Karimi, un habitant de Lashkar Gah. "Il n'y a aucun moyen de s'échapper de la zone, car les combats sont incessants. Il n'y a aucune garantie qu'on ne sera pas tué sur le chemin. Le gouvernement et les talibans nous détruisent", a affirmé Saleh Mohammad, un autre résident. Les combats ont continué dans la nuit et mercredi.

    Les civils, pris au piège des combats, ont déjà payé un lourd tribut au conflit à Lashkar Gah, ville de 200.000 habitants. Au moins 40 civils ont été tués et 118 blessés au cours des dernières 24 heures, avait annoncé mardi la Mission des Nations unies en Afghanistan (Unama). Le général Sami Sadat, plus haut gradé de l'armée dans le Sud afghan, avait appelé mardi les habitants à évacuer la ville en prévision d'une grande contre-attaque, promettant de ne pas laisser "un seul taliban en vie".

    Combats a Kandahar et Herat
    Des combats opposent aussi depuis plusieurs jours les talibans aux forces gouvernementales aux abords de Kandahar (sud) et Hérat (ouest), les deuxième et troisième villes d'Afghanistan. A Hérat, les autorités ont toutefois assuré mardi avoir commencé à desserrer l'étreinte des insurgés.

    Le spectre d'un retour au pouvoir des talibans, qui ont gouverné l'Afghanistan entre 1996 et fin 2001 en imposant un régime islamique ultra-rigoriste, avant d'être chassés par une coalition internationale menée par les États-Unis en raison de leur refus de livrer Oussama ben Laden dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, inquiète nombre d'Afghans, qui ont pris goût à la liberté acquise depuis lors.

    L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé dans un communiqué les talibans d'avoir "sommairement" exécuté, pour leurs liens présumés avec le gouvernement, des soldats, policiers et civils retenus prisonniers dans les territoires qu'ils ont récemment conquis. L'organisation a indiqué avoir compilé une liste de 44 noms de personnes tuées par les talibans dans le district de Spin Boldak (sud), à la frontière avec le Pakistan, dont les insurgés se sont emparé à la mi-juillet, les accusant d'avoir ainsi commis des "crimes de guerre".

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

    Imprimer


    Afghanistan : Troisième jour de combats autour d'Hérat, la grande ville de l'ouest
    Les combats entre talibans et forces afghanes ont repris samedi 31 juillet 2021, pour la troisième journée consécutive, aux abords d'Hérat, la grande ville de l'ouest de l'Afghanistan, où des locaux de l'ONU ont été attaqués la veille.
    0ZNu5nsV.jpeg

    Dans la matinée, les forces afghanes semblaient pourtant avoir desserré l'étau autour de la ville de 600.000 habitants, la troisième d'Afghanistan. Des militaires, dont des membres des unités de commandos (photo ci-dessus), et des policiers afghans étaient largement déployés dans les chefs-lieux du district d'Injil, qui enserre Hérat, et de celui de Guzara, au sud de la ville, théâtres d'intenses combats la veille, où le calme était revenu.

    Les troupes afghanes étaient notamment déployées dans la zone de Pashtun Pol, à proximité des locaux à Hérat de la Mission de l'ONU en Afghanistan (MANUA), attaqués vendredi.

    Mais les combats ont repris dans l'après-midi dans les faubourgs de la ville et ces deux districts, selon le gouverneur de la province d'Hérat, Abdul Saboor Qani. "En ce moment, il y a des combats dans les faubourgs sud et sud-est de la ville d'Hérat", notamment dans les zones de Pashtun Pul et Pul Malan, deux ponts situés à une dizaine de km au sud de la ville, a-t-il déclaré à l'AFP samedi après-midi. Vidéo d'une frappe d'hélicoptère à Herat.

    "Les forces afghanes de sécurité et les +forces de résistance+ (milices anti-talibans) se battent pour repousser et détruire les talibans. Nous avons essayé au maximum d'épargner la population, mais l'ennemi a pris position dans des domiciles privés. Nous nous déplaçons prudemment pour éviter les pertes civiles", a ajouté le gouverneur.

    Des combats se déroulent également à proximité immédiate de l'aéroport, selon M. Qani, apparu à la télévision afghane en treillis de combat, fusil d'assaut à l'épaule, au côté d'Ismail Khan, puissant chef de guerre local opposé aux talibans, dont les miliciens prêtent main forte à Hérat aux forces afghanes.
    E7oWGdVXEAU9Pn-.jpeg

    "Terreur chez les habitants" d'Herat
    "Des gens ont abandonné leurs maisons pour fuir vers la ville d'Hérat (...) cela crée la terreur chez les habitants", a raconté à l'AFP Gul Ahmad, qui habite le district d'Injil. Les talibans se sont récemment emparés de plusieurs districts de la province d'Hérat, ainsi que de deux postes-frontière qui y sont situés, celui d'Islam Qala (photo ci-dessous), principal point de passage avec l'Iran, et celui de Torghundi avec le Turkménistan.
    E7s5ttyWEAQtc5F.jpegLes talibans utilisent désormais leurs propres timbres « Emirat islamique » au bureau de douane d'Islam Qalah le long de la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.
    E7JrrxRX0AMsqlb.jpeg

    Jeudi et vendredi, ils s'étaient déjà rapprochés des limites de la ville, autour de laquelle s'étaient déployés forces afghanes et miliciens d'Ismail Khan.

    Combats dans le sud
    Les insurgés ont aussi accru ces derniers jours leur pression sur deux autres capitales provinciales du sud de l'Afghanistan: Kandahar, deuxième ville du pays et berceau des talibans, et Lashkar Gah, capitale du Helmand. Des combats se sont poursuivis samedi dans les faubourgs de Kandahar (650.000 habitants), où des hélicoptères de l'armée afghane ont bombardé les talibans, selon un correspondant de l'AFP. Des milliers d'habitants ont fui ces dernières semaines les zones alentour, touchées par les affrontements, pour se réfugier en ville.

    Dans ce contexte, on apprenait que le 1er août cinq civils avaient été tués lorsqu'un obus de mortier a touché un taxi dans le secteur PD-7 de Kandahar, a rapporté Ariana News . Parmi les morts il y a deux enfants et une femme.

    Les gens sont inquiets et plus des trois-quarts des commerces de Kandahar sont fermés, a indiqué le correspondant. A Lashkar Gah, un petit hôpital privé d'une dizaine de lits, dans lequel des talibans avaient trouvé refuge, a été largement détruit samedi au cours de combats. "Des combattants talibans sont entrés dans l'hôpital de force et en ont chassé le personnel. Des commandos (afghans) sont arrivés et ont ensuite appelé un soutien aérien", a raconté à l'AFP Agha Mohammed qui habite à proximité. Le directeur provincial de la Santé publique, le Dr Sher Ali Shakir, a confirmé que "l'hôpital Ariana Afghan avait été bombardé et détruit pour l'essentiel".
    On a appris, dimanche 1er août 2021 que l'aéroport de Kandahar avait été la cible de trois roquettes au cours de la nuit du samedi au dimanche. Deux roquettes ont atteint la piste, obligeant les autorités à annuler les vols. Les talibans ont expliqué que le bombardement de l'aéroport de Kandahar était une réponse aux bombardements aériens de leurs positions par les avions de guerre. 
    Aux dernières nouvelles, la piste de l'aéroport de Kandahar a été réparée dans l'après-midi du 1er août et les vols civils devraient reprendre lundi 2 août.
    Aéroport de Kandahar.jpeg


    Kandahar : Objectif majeur des talibans
    Les talibans encerclent la ville et la population n'a plus aucun moyen de s'échapper.
    Un membre du parlement de Kandahar a averti que la ville était en danger de tomber aux mains des talibans, avec des dizaines de milliers de personnes déjà déplacées et une catastrophe humanitaire imminente. Selon Gul Ahmed Kamin, la situation empire d'heure en heure. Il a ajouté que les combats à l'intérieur de la ville étaient les plus intenses depuis 20 ans.
    Kamin a expliqué que les talibans considéraient désormais Kandahar comme leur objectif majeur car ils veulent faire de la ville leur capitale temporaire.
    Il a averti que si les talibans parvenaient à s'emparer de Kandahar, le gouvernement finirait par prendre le contrôle de cinq ou six autres districts de la région. Le parlementaire a déclaré que plus de trois millions de personnes se trouvaient dans la ville et qu'il y avait un besoin urgent de ravitaillement.

    Jalalabad : Un membre des services de renseignement assassiné par l'Etat islamique
    L'Etat islamique a revendiqué avoir assassiné un responsable du renseignement afghan et blessé un autre dans le district 1 de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan.

    Province de Faryab : Attaque des talibans repoussée dans différents quartiers de la ville de Maimana
    Maimana  : la police de la province de Faryab affirme que cinq talibans et un civil ont été tués et trois autres blessés lors d'une attaque des talibans dans différentes parties de Maimana.

    Abdul Karim Yurash, porte-parole de la police de Faryab, a déclaré à que les talibans ont attaqué les forces de sécurité la nuit dernière dans le village de Deh Seydan du 6ème district et le village de Jat de Deh Azizan, Kuhikhaneh et le district de Baba Qashqar de la ville de Maimana, Les affrontements ont duré plusieurs heures. Cinq talibans ont été tués et trois autres blessés.

    Il n'y a pas eu de victimes parmi les forces de sécurité, mais un civil a été tué par un obus de mortier des talibans.

    Les Faryab nient avoir subi des pertes et affirment que le civil a été tué par un obus de mortier du gouvernement.

    D'autre part, les habitants des premier et sixième arrondissements de la ville de Maimana affirment que depuis près d'un mois maintenant, leurs quartiers résidentiels sont devenus des lignes de front. Ils sont touchés par des tirs de mortiers et des balles des deux côtés. Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées et des dizaines de maisons ont été endommagées.
    E7tPe86VIAoVjyj.jpeg

    Bilan des pertes civiles au cours des six premiers mois de 2021
    La Commission indépendante des droits de l'homme d'Afghanistan a écrit dans un rapport que les pertes civiles au cours des six premiers mois de 2021 ont augmenté de 80 %. Selon le rapport, 1677 personnes ont été tuées et 3644  blessées au cours des six premiers mois de cette année.

    La Turquie s'occupera de l'aéroport de Kaboul
    Le ministre turc de la Défense Khulusi Akar a déclaré que le gouvernement afghan avait donné son accord pour qu'Ankara reprenne la gestion de l'aéroport de Kaboul.

    Le communiqué indique que le ministre turc de la Défense a également exprimé la volonté de son pays de soutenir et de former les forces de sécurité afghanes.Le ministre turc de la Défense Khulusi Akar a déclaré que le gouvernement afghan avait donné son accord pour qu'Ankara reprenne la gestion de l'aéroport de Kaboul.

     Le communiqué indique que le ministre turc de la Défense a également exprimé la volonté de son pays de soutenir et de former les forces de sécurité afghanes.

    Province de Kunduz : Inqiétude pour les pays d'Asie centrale voisins de l'Afghanistan
    L'assassinat d'un agent de la circulation dans la plaine d'Abdan de la province de Kunduz, près de la frontière tadjike, au nom de l'Etat islamique, a tiré la sonnette d'alarme pour les pays d'Asie centrale ainsi que pour la Russie et la Chine.
    E7pzZ-XXIAIuHFI.jpeg